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 Parler de ses peines, c'est déjà se consoler - Henry & Regina

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Regina Mills

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MessageSujet: Parler de ses peines, c'est déjà se consoler - Henry & Regina   Mer 14 Fév - 10:52


Parler de ses peines, c'est déjà se consoler - Henry &
Regina Mills

1er février 2013

Tout avait été si vite. Voilà une semaine que Regina et les autres étaient revenus de « l’autre côté ». Un passage aux Enfers à cause de la lyre d’Oprhée, puis le groupe s’était scindé en deux, ceux qui avaient pu rentrer à Storybrooke (Mushu, Rozen, Charles), et ceux qui avaient suivi Regina qui, voulant sauver Neïlina emportée par le kraken dans le portail magique, s’était retrouvés aux Sept Mers. Ainsi, CJ et Cora avaient plongé également. A vrai dire, Regina n’avait pas vraiment réfléchi, à ce moment-là elle était submergée par le chagrin et la colère, Robin venait de mourir, balancé dans le Styx par le kraken qui détenait Neïlina, et tout ce qu’elle voulait, c’était ne pas encore perdre une personne qu’elle aimait. Alors, elle s’était précipitée à la poursuite du monstre qui avait tué l’homme de sa vie et qui, bien qu’invoqué par la Méduse présente dans le corps de Neïli, avait embarqué avec lui cette dernière. La maire de Storybrooke, à ce moment précis, était loin de se douter qu’elle serait suivie de sa fille et de sa mère.

A présent toutes rentrées des Sept Mers après avoir bénéficié de l’aide d’Emma et Noa, notamment, qui étaient venues les chercher, Regina n’avait pas chômé. Elle avait confié à Emma, pour la première nuit du retour, CJ et Henry, parce qu’elle avait besoin de se retrouver seule pour faire le point. Elle s’était sentie si mal, les ténèbres lui tendant les bras, qu’elle avait eu peur d’être un danger pour les enfants. Et puis aux Enfers, elle avait appris que la Marianne qui était soi-disant en vie, de retour et pour qui Robin l’avait subitement quittée, n’était en fait qu’une usurpatrice. Le cœur de l’ancienne méchante reine avait été mis à rude épreuve ces dernières semaines, il fallait le reconnaître. Après un bonheur immense qu’elle n’aurait jamais espéré vivre (Robin l’avait demandée en mariage un peu avant Noël, ils l’avaient annoncé aux enfants), elle avait dû essuyer une rupture telle une immense gifle venue de nulle part. Elle ignorait toujours, à l’heure actuelle, que si Robin l’avait plaquée pour se remettre avec Marianne, c’était à cause de Cora qui avait arraché le cœur de l’archer, lui ordonnant de faire souffrir sa fille. Les événements s’étaient si vite enchaînés par la suite. Ils s’étaient retrouvés aux Enfers, puis Robin était mort.

Elle avait dû l’annoncer à Juliette et Petit Jean, les deux meilleurs amis de l’archer, juste après avoir récupéré Roland et avoir appris que la soi-disant Marianne n’était autre que Zelena, la méchante sorcière de l’ouest et accessoirement sa demi-sœur. Ça aussi, c’était un problème à surveiller, mais cette sorcière était puissante et s’était évaporée. Et elle avait le pouvoir de métamorphoser son apparence, ce ne serait pas facile de la débusquer. Pour l’heure, ce qui préoccupait Regina, c’était l’organisation des funérailles de Robin. Durnik s’était si gentiment proposé de l’aider avec la paperasse. Il avait été d’un tel réconfort. Son meilleur ami et psychologue, lui qui avait suivi Henry et elle-même pendant des années, toujours présent, toujours d’un tel soutien. Regina se sentait chanceuse d’avoir des gens sur qui compter malgré le mal qu’elle avait pu faire par le passé. Neïlina et Durnik étaient les meilleurs amis qui soient pour elle.

Assise à la table de la salle à manger, la bague en brindilles, que Robin lui avait fabriquée pour la demander en mariage et qu’elle avait ensorcelée pour qu’elle reste éternelle, posée devant elle en face du bloc note, cela faisait une heure qu’elle recommençait une lettre destinée à Robin, une sorte de lettre d’adieu qui lui permettrait peut-être, selon les conseils de certains, de lui permettre de faire son deuil plus facilement. Elle en avait versé des larmes, depuis une heure qu’elle était assise là à griffonner puis à déchirer ou froisser les feuilles de papier, ne parvenant pas à réellement écrire ce qu’elle voulait. Elle retournait les derniers événements dans sa tête, chose qu’elle avait faite des milliers de fois depuis une semaine, sans parvenir à s’apaiser l’esprit. La vie devait pourtant reprendre son cours et continuer. Les enfants étaient retournés au collège, elle était retournée travailler à la mairie. Mais la vie n’avait plus la même saveur. Absorbée par la phrase qu’elle était en train de coucher sur le papier, madame le maire n’entendit pas la porte d’entrée s’ouvrir et les pas d’Henry s’approcher.

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Henry Mills

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MessageSujet: Re: Parler de ses peines, c'est déjà se consoler - Henry & Regina   Ven 16 Fév - 19:57


Parler de ses peines c'est déjà se consoler

La mort noircissait les environs, et avec eux, la tête de sa mère, de sa sœur, de tout le monde. Henry aussi, ne semblait pas le plus joyeux. Même s’il s’efforçait de le paraître, comme si ça semblait essentiel de tenir bon pour les autres. Mais il craquait aussi. Et ça il le savait.
L’école était difficile. Il savait qu’aujourd’hui était l’anniversaire de sa mère, il savait que CJ et lui avaient fait en sorte de pouvoir lui offrir un petit cadeau, mais cela ne suffirait certainement pas à apaiser sa souffrance.
A y songer, au vu de tout ce qu’il s’était passé ces derniers temps, la famille Mills avait été bien au bord du gouffre, mais à présent ils faisaient un grand pas en avant.
Rentrant après sa sœur, il espérait que ça irait, que l’ambiance à la maison serait un minimum douce.
Mais ça n’était pas le cas.
Il se dirigea tout de suite vers Regina, avec un petit sourire compatissant, son cartable encore sur le dos. D’habitude, Henry rentrait en rangeant d’abord ses affaires, et ensuite, il allait voir sa mère, mais les habitudes changeaient ces derniers temps. S’approchant d’elle toujours, il l’observa :

- Je suis rentré.

C’était stupide de dire ça, et le garçon lui-même se traita d’idiot, mais il alla surtout contre sa mère. Il jouait un peu de pom pom boy pour Emma et Regina, et savait alors que de toute évidence, un câlin était ce qui marchait le mieux.

- Ca va ?

Question stupide elle aussi. Henry avait l’impression de marcher sur des morceaux de verre, de se perdre inutilement dans des choses futiles. Ca le dérangeait un peu. Alors, il poursuivit sa phrase :

- Parce que sinon je suis rentré. Et hm… On peut discuter.

Il se demandait si CJ avait déjà contribué à aider. Il ne savait pas, il ignorait même où était sa sœur.
Forcément, le collège avait duré un peu plus longtemps, mais aussi, il s’était efforcé de tourner dans les rues de Storybrooke à la recherche d’un moyen de faire sourire sa mère.
Henry n’en avait pas vraiment trouvé, alors il était rentré.
De toute évidence, seule la magie aurait contribué à produire un miracle, et Henry n’aurait jamais été d’accord d’utiliser la magie pour contrôler les sentiments de sa mère. Il ne savait même pas utiliser la magie, mais c’était une réflexion qu’il avait eut.
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Regina Mills

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MessageSujet: Re: Parler de ses peines, c'est déjà se consoler - Henry & Regina   Lun 19 Fév - 13:11


Parler de ses peines, c'est déjà se consoler - Henry &
Regina Mills

1er février 2013
Henry était rentré, il avait fini un peu plus tard que CJ. Cette dernière était venue discuter un peu avec sa mère adoptive et était finalement montée dans sa chambre, surement qu’elle avait des devoirs. L’adolescente était d’une force insoupçonnée, elle avait réussi à reprendre le cours de sa vie après tous les malheurs qu’elle avait enduré, et Regina était admirative de la dynamique et le sourire qui continuaient à animer la jeune fille. Elle et Henry étaient une véritable source d’inspiration pour elle. La dernière arrivée dans le foyer avait rappelé à sa mère que c’était son anniversaire et lui avait rapporté un présent de la part d’Henry et elle. Les enfants avaient toujours de si gentilles attentions, Regina les aimait tellement. Mais ils grandissaient si vite, Henry en était la preuve, il était déjà un jeune adolescent, alors que l’ancienne méchante reine avait l’impression d’avoir ramené ce bébé à la maison la veille.

La voix de son fils la sortit de la contemplation de sa lettre inachevée pour Robin. Elle leva le nez de la table jonchée par une dizaine de feuilles chiffonnées roulées en boules car ne répondant pas aux attentes de madame le maire. Même pour une lettre qui ne serait jamais lue par l’intéressé, elle était perfectionniste, mais on lui avait assuré que ce serait un moyen d’aller un peu mieux, d’amoindrir un peu ses peines, alors, sceptique, elle voulait essayer. Henry approchait, demandant si ça allait. Refusant de répondre pour devoir mentir, la belle brune se contenta d’un léger sourire un peu crispé.

-Viens t’asseoir, chéri. Tu veux un goûter ? Je peux te préparer un chocolat chaud à la cannelle si tu veux.

Un drôle de goût qu’il avait hérité de sa grand-mère Blanche-Neige. Regina ne l’avait réalisé que bien tard, en constatant qu’Emma aussi avait cette préférence.
Voir le visage d’Henry réchauffait le cœur de sa mère. Elle l’aimait plus que tout au monde et ce depuis le premier jour, même si la vie n’avait pas été un long fleuve tranquille, loin de là. Elle n’était pas douée pour aimer, du moins elle en avait perdu l’habitude, et c’est la présence d’Henry dans sa vie qui l’avait aidée à avancer. Là, il voulait discuter. Refermant le bloc-note et posant le stylo refermé dessus, Regina regarda son fils avec le plus grand sérieux.

-Oui, bien sûr, je t’écoute. Quelque chose te préoccupe ? Tu sais que tu peux tout me dire.

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Henry Mills

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MessageSujet: Re: Parler de ses peines, c'est déjà se consoler - Henry & Regina   Hier à 20:17


Parler de ses peines, c'est déjà se consoler

Lorsque les jours sont froids, et toutes les cartes jetées, et qu’on ne sait plus quoi faire, il restait toujours de l’espoir. Du moins, c’est ce en quoi Henry voulait croire.
Et c’est pour ça qu’il était  heureux de la trouvaille qu’il avait pu faire. De ce qu’il avait pu trouver à offrir à cette mère au cœur gelé par la mort d’un proche.
Ce n’était pas grand-chose, une photo et un cadre fait main, avec sa grande sœur. Mais il estimait que c’était assez pour au moins réchauffer un peu le cœur de Regina. Il se demandait même si elle l’avait vu. Il faudrait qu’il lui demande.

D’abord, il l’entendit lui proposer de s’asseoir, et Henry lui fit un sourire, avant de lui obéir. Pour ça il voulait bien lui obéir, l’écouter. Prenant place sur une chaise, il l’observa avec un faible sourire tout doux.
Au goûter, il eut un instant de réflexion, et l’idée lui plaisait plutôt bien :

- Avec plaisir !

Henry était même heureux que sa mère pense à la cannelle. C’était vrai qu’il adorait ça. Il trouvait que ça s’accordait tellement avec le lait, donnant une touche légère qui lui plaisait. Henry resta à sa place, mais de fait, il savait que si jamais Regina bougeait pour le chocolat, il la suivrait, pour avoir sa tasse bien chaude directement.

Un instant, Henry fut surpris de la réaction de sa mère adoptive, qui sembla ne pas faire celle qui était touchée par la douleur. Il songea à la force qu’elle devait avoir, mais décida finalement de ne pas rentrer les pieds dans le plat.

- Oui…Quelque chose me préoccupe, commença-t-il pourtant.

Mais il n’allait pas la miner plus qu’elle ne l’était déjà. Henry était déjà assez intelligent pour ça. Si Regina ne voulait pas parler, il préférerait rappeler quel jour on était, mais dans le bon sens. C’est pour ça qu’après avoir pris une moue contrarié, l’enfant se mit doucement à sourire, et s’exclama :

- Vu tes réactions je ne sais pas si tu as reçu ton cadeau…

Comme ça si Regina ne l’avait pas eu encore, il pourrait garder la surprise de ce que c’était. Si CJ lui avait déjà donné, ça provoquerait sûrement une réaction chez elle.
Mais Henry n’avait pas fini de parler, il avait juste fait une légère pause :

- Parce que c’est ton anniversaire, aujourd’hui. Joyeux anniversaire !

Au moins, voilà, il lui avait souhaité.
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