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Quelle soirée ! [pv Killian Jones]

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MessageSujet: Quelle soirée ! [pv Killian Jones] Jeu 31 Mai - 15:11

Quelle soirée !
J'avais passé une mauvaise journée.
Enfin, mauvaise... Elle avait surtout été très longue. Trop longue.
Malheureusement, cela semblait être la loi des séries, depuis quelques semaines. Entre les récoltes que le mauvais temps avait mis en péril, puis une troupe de routiers qui avait pris le domaine pour cible et les négociations, complexes, avec mes voisins pour qu'ils tiennent parole et apportent le soutien militaire promis dans le cadre d'un accord mutuel de défense. Ils avaient tous tenté de profiter de la situation pour me pousser au remariage.
Si leur intérêt pour ma main avait été désintéressé, j'aurais sans doute pu jouer les oies blanches, ne serait-ce que pour me ménager, mais il n'en était rien.
Ils voulaient mes terres, davantage que ma personnes. Quoi que, l'intérêt porté à mon corps n'avait pas été dissimulé dans certains cas, ce qui était pire à mes yeux.
Je n'étais ni veuve, ni célibataire, comme j'avais dû, déplaisamment, leur rappeler, avant de marteler que j'étais sinon leur égale ou à défaut d'un rang supérieur. Malgré les épreuves et le temps, je n'avais pas oublié d'où je venais ni où j'étais née. Je valais mieux que ça, mieux qu'eux tous réunis.
Et mieux que ce cher époux qui avait choisi de m'abandonner sans un mot ni une explication...
Je m'étais couchée avec un début de migraine que le vin, dosé modérément, n'avait pas apaisé. Je n'aspirais qu'à sombrer dans un sommeil profond et réparateur mais, évidemment, je n'y étais pas parvenue. Comme toujours, la nuit ne faisait que ramener à mon esprit toutes les contraintes et les questionnements que la journée n'avait pas résolue. C'était là un moulin dont la roue menaçait de casser, là un champ menacé par des sangliers, là encore un vignoble qui ne tenait pas ses promesses, et encore ici des contrebandiers.
Avec tout cela, il faisait nuit noire lorsque mes yeux se rouvrirent, sur un soupir profond et puissant. Agacée, je tournais et me retournais dans le lit sans parvenir à trouver le sommeil. Il était loin le temps où je me reposais dans les bras de mon époux, où je lui laissais les rênes du domaine et la gestion des affaires courantes, sans me soucier de rien d'autre que d'être la meilleure épouse qui soit.
J'étais tellement futile à cette époque. Tellement différente. Par exemple, je n'aurais jamais pris le pli de me lever lorsque, dans le profond de la nuit, j'entendis un bruit étouffé. Je n'aurais pas, non plus, pris une lame entre mes mains, qui ne tremblait pas. Je passais un simple surcot par dessus ma chemise, pour ne pas trembler de froid tout ainsi que pour dissimuler ma pudeur.
Mon poignard dans une main, une chandelle dans l'autre, et je quittais le refuge de ma chambre pour m'engouffrer dans le couloir. Le manoir était grand et, de nuit, il semblait l'être plus encore. D'aucun aurait tremblé, appelé la garde, mais je n'avais ni ce luxe ni ce choix. En tant que femme, on s'attendait à ma faiblesse et au fait que j'ai besoin de la protection d'un homme. Sauf que je ne pouvais pas me le permettre. Il y avait bien quelques gardes, mais nettement moins qu'avant. Si j'étais une bonne gérante du domaine, j'avais dû me séparer d'une partie de mon personnel. Ceux qui ne me faisaient pas confiance en premier.
J'étais toujours sur mes gardes, consciente que les ennemis n'étaient pas tapis bien loin. Nombre de personnes voulaient me voir échouer.
Un bruit confirma mes doutes et me fit tourner en direction du bureau. Officiellement, il s'agissait toujours de celui de mon époux, le maître des lieux, absent pour raisons familiales. En réalité, il s'agissait de mon antre, mon espace. Beaucoupe voulaient me forcer la main et me priver de la maison que j'étais parvenue à me construire. Je n'étais pas prête de les laisser faire, dus sais-je les affronter de mes mains qui n'étaient plus si fragiles que cela !
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Killian Jones
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MessageSujet: Re: Quelle soirée ! [pv Killian Jones] Sam 2 Juin - 22:13

Quelle soirée !



Un talisman d’or et de rubis. Sculpté en forme de tête de chat.
Un objet des plus précieux convoité par de puissants émissaires. Un cercle de magicien.
Le jeu en valait la chandelle. La récompense était des plus prometteuses  et la moitié m’avait déjà été versée, engloutie dans les réparations du Jolly Roger qui avait essuyé une vilaine tempête.

Seul, cette fois, je m’étais enfoncé dans les terres et j’avais réunis toutes les informations nécessaires à mon entreprise.
Vêtu d’une chemise noire, d’un pantalon court et de grandes bottes qui le recouvraient, ma cape dissimulait en partie mon sac où se trouvaient quelques affaires, torches, briquet, corde, et outils du voleur pour ouvrir toutes sortes de serrures.
Mon  épée battait sur ma cuisse au rythme de ma progression.
J’avais pénétré le jardin et me rassurait devant l’immense bâtisse, conforme aux descriptions que j’avais pu trouver.

Si mes renseignements étaient exacts, je ne devrais pas trouver une trop grande résistance et je me sentais tout à fait à même de la neutraliser.

A l’intérieur de la demeure, j’avais trouvé ce que je cherchais. La visualisation mentale que m’avait donnée l’un des sorciers du groupe était tout à fait exacte.
La serrure ne me donna pas de soucis particuliers et joua silencieusement, celle du coffret pareillement.
L’objet convoité dans ma poche, je décidais de repartir sans m’attarder. Sachant que les occupants des lieux pouvaient se réveiller à tout moment.

Alors que je redescendais l’escalier principal, des murmures se firent entendre de l’entrée principale.
Se pouvait-il que des gardes m’aient entendu ou vu ?

Je dévalais les marches et me cachais sur le côté de la rampe en marbre, dos plaqué à la pierre de façon à ne pas pouvoir être pris par derrière, puis j’avisais un abri plus sûr, une fenêtre avec d’épais rideaux qui m’accueillirent. Je posais mon sac et attendis de voir ce qui venait.
Je serais plus à même de me battre si j’avais les deux mains libres.

Trois hommes parlaient à voix basse. Ils ne semblaient pas décidés sur leur objectif.

« Les ordres sont de la kidnapper. »

« Il serait plus facile de la tuer. On peut toujours dire qu’elle a résisté et qu’on n’a pas eu le choix. »

« Il a besoin d’elle vivante. Elle doit signer son testament sinon il ne récupèrera pas ses biens.»


« Assez parlé, dépêchons-nous ! »

J’aurai pu les laisser faire. Après tout j’avais mené à bien ma mission et cela ne me regardait pas, néanmoins je ne me sentais pas d’agir ainsi.
Si je les laissais monter j’aurais du mal à intervenir. Je sortis donc de derrière mon rideau, bondissant au milieu d’eux en grognant.

« Où croyez-vous aller ? »

Mon ton peu aimable et le coup donné à celui qui avait parlé de tuer mis tout de suite les choses au point. Ils devraient sûrement me maîtriser  pour grimper l’escalier.
Avec un gémissement étouffé, il avait laissé s’échapper son pistolet, mais se reprenant il sorti son épée, moi j’avais déjà la mienne en mains.

« Tuez-le ! » lança celui qui semblait donner les ordres.

Dégrafant ma cape de mon crochet, je la lançais sur son visage et d’un mouvement rapide, l’emmitouflait avant d’abattre le pommeau de mon arme sur ce que je pensais être sa nuque.
Son corps se fit tout mou, mais je n’eus le temps de récupérer mon vêtement que déjà je parais une autre attaque, et une seconde de mon crochet.
Je dansais parmi eux, jouant, le sourire aux lèvres. Il était des plus agréables de ferrailler même s’il fallait vite expédier le combat pour éviter que les gardes probablement réveillés ne me mettent aux arrêts. La case prison ne faisait pas partie de mes projets du soir.

Du bruit se fit entendre en haut des escaliers et une lueur fragile et incertaines éclaira un beau visage féminin.

« Il est l’heure de dormir. »


D’un violent coup à la tempe j’assommais celui qui avait évoqué un meurtre et que j’avais déjà blessé à la main. De mon crochet je rattrapais  par le col le dernier coquin qui tentait de prendre ses jambes à son cou et le précipitant contre le marbre, lui fit perdre connaissance quand son crâne rencontra la pierre.

Il ne me restait plus qu’à m’éclipser.
Récupérant ma cape, j’évitais de justesse un tir de la part de celui s’était conduit comme le chef et qui venait de reprendre connaissance. Du pommeau de mon épée je le renvoyais dans les bras de Morphée.

Me retournant je cherchais la femme du regard inquiet qu’elle ait pu faire les frais de cette balle perdue.



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MessageSujet: Re: Quelle soirée ! [pv Killian Jones] Sam 9 Juin - 10:31

Quelle soirée !
J'aurais dû regretter de m'être aventurée, seule, et de m'être placée à a la merci des assaillants. Mais j'étais maîtresse en ma demeure et je refusais à qui que ce soit le droit de me voler ça.
Enfin, ça, c'est la théorie. Dans la pratique, lorsque je tombais sur le groupe d'hommes qui se battaient comme des chiffonniers dans mes escaliers, je fis moins la fière et je me figeais, brandissant mollement ma lame, ne sachant plus quoi en faire. Tout se passa vite, trop vite. Je n'étais pas préparée à ça. J'avais appris les rudiments du maniement de l'épée, mais avec un maître d'armes toujours courtois et doux. S'il m'avait, quelques fois, bousculée pour pimenter un peu les choses (à ma demande expresse), je savais qu'il n'y avait commune mesure avec un véritable combat...
Ni avec une situation de vie ou de mort.
Un coup de feu partit et je laissais, bien malgré moi, échapper un petit cri. Elle était loin la digne maîtresse de maison, ne restait que la femme terrifiée. Parce qu'il ne faisait nul doute qu'une bonne partie des hommes présents, si ce n'est l'ensemble, étaient là pour moi. Ma vie était en danger.
Avec un temps de retard, je réalisais une piqûre qui me fit grimacer tandis que je portais la main à mon épaule. Avec un étrange détachement, je constatais qu'il y avait du sang sur ma main, mais mon cerveau ne fit pas le lien et ne m'informa pas qu'il s'agissait du mien. Pas immédiatement.
Perdue, je me retranchais dans mon bureau, voulus le verrouiller derrière moi, mais c'était trop tard. J'eus beau lutter de mes maigres forces pour repousser la porte, elle s'ouvrit sous la force de l'homme qui dépassait naturellement la mienne. Retrouvant un semblant de courage dans le fait que je n'avais d'autre choix, je reculais de deux pas et pointait ma lame dans sa direction avec le plus de conviction possible.

_ Un pas et mes cris indiqueront à la garde où vous retrouver, mentis-je.

Il n'y avait pas de gardes. D'ailleurs, on n'entendait, pour l'heure, personne se précipiter à mon secours. Il n'y avait que des serviteurs ici et, visiblement, aucun n'avait suffisamment de loyauté pour risquer sa vie pour la mienne. Seul mon intendant aurait eu ce genre de courage, mais il était parti en déplacement le matin même et ne reviendrait pas avant deux jours.
Glacée, je réalisais que rien, ou presque, n'empêchait cet homme de faire ce q'il voulait de moi. Je décidais de ne pas lui laisser ma vertu, s'il tentait de la voler.

_ Qui êtes-vous et que faites-vous ici ? Qui vous a payé pour me tuer ?

J'allais tenter de marchander ma vie comme une somme plus importante d'argent mais je me sentis brusquement faible. L'émotion davantage que la blessure qui, je le saurais plus tard, n'était pas trop profonde, eut raison de mes dernières forces. J'étais une lady, pas une aventurière. J'avais beau me targuer de courage, je n'avais pas grand chose dans le ventre.
Piteusement au sol, je brandis à nouveau ma lame, mais ma main tremblait.

_ N'approchez pas où je vous plante cette lame dans le coeur, si toutefois vous en avez un !

Je pensais à mon père, qui aurait été si malheureux de voir sa fille dans une telle posture. Puis je songeais à mon mari, certaine que sa lâcheté ne lui avait jamais fait considérer le danger dans lequel il m'abandonnait...
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MessageSujet: Re: Quelle soirée ! [pv Killian Jones] Mer 13 Juin - 18:58

Quelle soirée !


Une fleur rouge commença à s’épanouir sur la chemise de nuit qu’elle portait au niveau de son bras. Je grimaçais. Je n’avais pu empêcher qu’elle soit blessée.
Je lu la terreur dans son regard et elle prit la fuite.
Montant les escaliers quatre à quatre je l’interpellais.

« Attendez ! »


Je ne lui voulais pas de mal mais les apparences étaient contre moi. Il me fallait au moins voir sa blessure pour être sûr qu’elle ne perde pas tout son sang et n’en meure.
Malgré ses efforts pour tenir la porte qui nous séparait, je la forçais et m’arrêtais sur le seuil.
Son couteau, ses paroles, tout montrait sa panique.
Je rangeais mon épée et m’avançais d’un pas levant ma main et mon crochet en signe de reddition.

« Je ne vous veux aucun mal. Ce sont les hommes en bas qui voulaient vous tuer. Et je ne sais pas qui les a payés, je n’ai pas eu le temps de le leur demander. »


Et  maintenant il était trop tard.

La demoiselle semblait savoir qu’elle était sous le coup d’une menace et pourtant elle n’avait pas de gardes contrairement à ce qu’elle avait avancé. Ou alors c’était les plus couards du royaume.
Je ne relevais pas pour ne pas la mettre mal à l’aise plus encore.

« Je m’appelle Killian Jones. Ou Capitaine Crochet. »
Me présentais-je en élevant l’objet qui me désignait de loin.

« Je vous propose juste de vérifier l’état de votre bras et de vous soigner pour ne pas que cela s’infecte puis je partirai. »


Au vu de la lenteur de la chemise à se peindre de rubis je doutais que ce ne soit plus qu’une éraflure mais je me proposais  tout de même de jouer les infirmiers. Avec nostalgie, je songeais que c’était ainsi que tout avait commencé avec Anne et un sourire nostalgique étira mes lèvres.

Me reprenant, je lui indiquais.

« Peut –être faudrait-il aussi vérifier que d’autres lascars ne se planquent pas dans votre demeure ? Et en fouillant les corps nous trouverons peut être le nom du commanditaire ou un indice qui vous parlera ? »


Avec une grimace, détestant être le porteur de mauvaise nouvelle, je tins quand même à lui donner les informations que j’avais recueillies involontairement.

« En réfléchissant, ils ne souhaitaient peut-être que vous enlever car ils ont dits mots pour mots : Il a besoin d’elle vivante. Elle doit signer son testament sinon il ne récupèrera pas ses biens.  Voyez-vous de qui cela pourrait provenir ? »

Si elle ne le savait pas, ce n’est pas moi qui pourrais l’aider.




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MessageSujet: Re: Quelle soirée ! [pv Killian Jones] Ven 15 Juin - 11:40

Quelle soirée !
J'aime à me targuer d'être quelqu'un de calme et de pragmatique. J'aime à me considérer maîtresse de moi-même et en maîtrise de mes émotions.
Ca, c'est en théorie.
Dans la pratique, en cet instant, une panique sourde s'empara de moi dès que je compris que je ne l'empêcherais pas d'entrer. Je reculais de l'autre côté du bureau, comme si cela pouvait me procurer le moindre refuge. Il rangea sa lame et leva les mains. Ou plutôt la main puisque son autre bras se terminait par un crochet. Mes yeux se figèrent dessus, comme incapables de se détourner.
Un instant, je me demandais si c'était avec cela qu'il allait me tuer. Puis, froidement, mon cerveau chercha à deviner combien de temps il me faudrait pour mourir, s'il me déchiquetait bout par bout. Tout dépendrait sans doute de par quoi il allait commencer...
Il m'assura ne pas vouloir me tuer mais je ne le crus pas un instant. J'avais lancé la menace, vide de sens, de mes gardes, mais je n'avais dupé personne. Il eut la courtoisie de ne pas relever. Puis il se présenta. Fut-ce de l'entendre, je cessais soudain de fixer le crochet, un relent d'éducation me soufflant que c'était malpoli. J'aurais pu rire de dérision quand je réalisais que la politesse était le cadet de mes soucis en cet instant, mais je parvins à ne pas le faire.

_ Pourquoi feriez-vous cela ? répondis-je, méfiante, à sa proposition d'aide. Soit vous êtes ici pour me faire du mal, soit vous n'aviez rien à y faire. A moins, bien sûr, que vous souhaitiez prétendre vous être introduit par effraction dans le seul but de me protéger ? Par bonté d'âme ?

J'étais ironique à souhait parce que c'était ma seule arme. Et puis, en tous les cas, je n'étais pas dupe.
Les informations qu'il me fournit en suite me glacèrent le sang. Je savais avoir des ennemis et pas mal de personnes qui me convoitaient, mais de là à imaginer qu'on voudrait ma mort... Ce qui n'était visiblement pas le cas, m'indiqua-t-il. Les derniers mots qu'il prononça eurent raison de moi. Un instant, tout se coupa. Comme si mon cerveau et mon corps refusaient de fonctionner. Cela ne dura pas, mais je me retrouvais tout de même au sol.
Heureusement, j'avais lâché mon poignard par réflexe et je parvins à ne pas m'empaler dessus, ce qui aurait été le summum.
Je m'étais toujours moquée des damoiselles qui usent du prétexte de la moindre émotion pour se pâmer et mieux se retrouver dans les bras des hommes. Ce n'avait jamais été mon style. Bon, je pouvais sans doute m'accorder que j'avais une bonne raison en cet instant, mais tout de même.
Quand je revins à mes sens, il était près de moi. Cela me troubla parce que cela faisait des mois à présent qu'aucun homme ne m'avait approché d'aussi près. Sans parler du fait de me toucher. Oh, il n'y avait rien de déplacé dans ce qu'il faisait. Il s'était contenté d'examiner ma blessure, comme il l'avait dit un peu plus tôt. Il aurait pu user de ce prétexte pour ouvrir plus que de raison ma chemise de nuit, et profiter de la vue directe sur mes seins, mais il ne le fit pas. Du coup, je me détendis un peu.
Je n'avais guère d'autres choix que de lui faire confiance de toute façon.

_ C'est grave ? demandais-je avec un étrange détachement.

C'était une simple question, dénuée de panique, juste un besoin de savoir. A croire que j'avais épuisé mes ressources en matière de panique.

_ Vous pouvez ouvrir le premier tiroir sur la droite ? Si vous me donnez ma flasque, je partagerais mon whisky. C'est un seize ans d'âge, je crois l'avoir bien mérité, surtout si vous devez triturer davantage ma blessure. Vous savez coudre ? Vous pourriez vous charger de refermer la plaie ?

Je n'avais pas envie de faire venir un médecin, pas envie qu'il me traite comme une pauvre femme sans défense (ce que je suis pourtant). Je ne voulais surtout pas qu'on me voit dans cette position. Puisque c'était déjà fait pour lui, autant faire avec.

_ Le nécessaire de couture se trouve dans le troisième tiroir, sur la droite.

Avec un temps de retard, je me dis que c'était sans doute stupide de ma part de le laisser farfouiller dans mon bureau mais bon il était trop tard à présent et je ne pouvais rien faire pour l'en empêcher de toute façon.

_ Killian, c'est ça ? repris-je, mon cerveau ne traitant qu'une info à la fois. Je m'appelle Elise. Mais vous le saviez, n'est-ce pas ?

Je fermais les yeux un instant avant de les replonger dans les siens. Ils étaient mon seul moyen de savoir s'il mentait.
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MessageSujet: Re: Quelle soirée ! [pv Killian Jones] Sam 16 Juin - 4:20

Quelle soirée !



Mon crochet semblait la captiver.
Il était une arme qui pouvait couper, pourfendre, déchiqueter les chairs et à voir son expression, c’était peut-être ce qui lui passait par la tête.

Sa question sur les raisons de ma présence et de ma volonté à l’aider ne me fit pas ciller. J’avais prévu une échappatoire au cas où je me ferais prendre la main dans le sac.
Je ne répondis donc qu’au début de ses interrogations.

« Je ferai cela car vous en avez besoin, mais si cela vous incommode. »

Il aurait été plus sage de rebrousser chemin et de  la laisser mais au moment où je m’apprêtais à tourner les talons, vu qu’elle ne semblait pas se vider de son sang, la belle chancela et son corps tomba au sol comme une poupée de marionnettistes à qui l’on aurait coupé les fils.
Avec une grimace, je la rejoignis. Son surcot et sa chemise laissaient deviner une jolie poitrine et une taille fine.
Déchirant le tissu de sa manche, j’observais les dégâts.
Elle semblait s’inquiéter et parlait déjà de recoudre. Avec un sourire je secouais doucement la tête.

« Ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas besoin de recoudre, juste nettoyer la blessure et la protéger des souillures. »

Me relevant, j’ouvris le tiroir et sorti l’alcool puis revint vers elle.

« Ca va piquer un peu. »

Arrachant un bout de sa chemise, je nettoyais la plaie avec le whisky avant de lui tendre la bouteille pour qu’elle en boive un peu si elle le désirait, puis je lui fis un pansement sommaire mais efficace, montrant mon habitude de traiter ce genre de petites blessures.

« Voilà. Dans quelques jours vous ne sentirez plus rien et vous ne devriez pas avoir de cicatrice. Cela aurait été dommage. »

Sa peau avait un grain très fin et l’on voyait à ses manières qu’elle n’était pas du petit peuple.

Hochant la tête, je confirmais en prenant la bouteille.

« C’est ça. Killian. »


Je bus une gorgée et savourais l’alcool qui brûla ma gorge.
Effectivement, il était excellent.

« Et oui, je connaissais votre prénom avant de venir ici. »

La raison de ma présence ici revenait et je décidais de couper court aux possibles suppositions qu’elle devait faire.

« Je suis ici car votre époux avait dérobé un objet et j’ai été mandaté pour le ramener à son propriétaire d’origine. »


Ce n’était qu’une semi-vérité, mais aussi un demi-mensonge. Un bon menteur mêle toujours ce qui est vrai pour que se lise la sincérité dans ses propos. Je savais duper mon monde depuis des décennies et donc j’étais rompu à ce petit jeu.
L’un de mes commanditaires avait été brièvement en possession du talisman. Je ne mentais donc qu’à moitié.



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