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Un retour, deux naissance, un départ, du changement

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Apple Queen
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Regina Mills de Locksley
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MessageSujet: Un retour, deux naissance, un départ, du changement Lun 12 Nov - 16:15

Un retour, deux naissances, un départ, du changement

Il y avait beaucoup de choses pour lesquelles s’inquiéter. Cette nuit passée à Camelot, ce roi fou transformé en arbre par cette sauveuse devenue ténébreuse. Les partisans d’Arthur se risqueraient-ils à des représailles ? Emma, que la magie noire avait si rapidement commencé à pervertir, serait-elle une menace ? Et que penser de la présence de Cora et Zelena, elles aussi prisonnières du roi Arthur en pleine recherche de son épée légendaire disparue ? Pourquoi la mère et la sœur de Regina étaient-elles présentes hors de Storybrooke, cette ville qu’elles avaient contribué à mettre à sac pour favoriser l’essor de Frollo ? Et Gold, pourquoi avait-il subtilisé Excalibur ? Avait-il eu une vision du futur, sachant qu’il devrait lier Emma Swan à l’épée pour la sauver d’une mort certaine ? Emma avait disparu dans un nuage de fumée, utilisant encore une fois les pouvoirs mis à disposition par sa nouvelle condition. Où était-elle allée ? Avait-elle rejoint le château dans la Forêt Enchantée pour retrouver Henry ? Henry… était-il en danger ? Et comment gérerait-il la nouvelle ?

Une nouvelle contraction, un peu plus violente que la précédente, ramena Regina à la réalité. Eve, la fée bleue, leur avait soufflé de la poussière de fée dessus, à elle et Robin, pour leur permettre, tout comme elle, de pouvoir voler pour se rendre plus rapidement en direction du château sombre. La reine n’avait pas vraiment l’habitude de ce genre de locomotion et ne se sentait pas vraiment à son aise dans les airs, mais elle était bien trop affaiblie pour utiliser sa propre magie et opter pour la téléportation, surtout pour aller aussi loin. Faute de mieux, il fallait se résoudre à accepter de l’aide extérieure. Les bébés allaient arriver, il fallait rentrer au plus vite. Regina n’avait pas lâché une seule seconde la main de Robin. Elle était épuisée, une nuit blanche à sept mois d’une grossesse gémellaire, ce n’était pas la chose la plus recommandée, encore moins avec de la torture, des combats, une chute, du stress et beaucoup de marche à pied. Quelle heure pouvait-il bien être ? Le jour s'était levé depuis un moment, leur disparition avait-elle été remarquée ?

Enfin ils se posèrent sur le sol, celui de sa terrasse, enfin Regina était en terres connues, chez elle, dans son palais. C’était rassurant, mais pas suffisamment pour palier les autres inquiétudes. Si eux avaient disparu pendant la nuit, peut-être que d’autres aussi… Les petits !

- Les enfants, est-ce qu’ils vont bien ? Henry, CJ, Roland…

Elle s’interrompit, serrant les dents et grimaçant à cause d’une nouvelle contraction qui vint lui asséner comme un coup de poignard. Regina ne savait plus comment se tenir tant aucune position n’était confortable. Elle s’accrochait fermement au bras de Robin pour mieux s’asseoir sur une banquette couverte de velours une fois l’intérieur de la chambre gagné.

- Je veux savoir comment ils vont, souffla-t-elle.

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Robin de Locksley
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MessageSujet: Re: Un retour, deux naissance, un départ, du changement Lun 12 Nov - 19:24

Un retour, deux naissances, un départ, du changement



« Il arrive ! L'enfant sera là sous peu Robin. Mais nous ne pouvons point resté ici et ce même en dédiant chacune de nos prières à notre créateur, je doute que le shérif nous laisse du répit » La voix de frère Tuck résonnait encore dans la tête de Robin. L'hiver fut rude, tout comme le départ pour rejoindre Sherwood au plus vite. Marianne souffrait tant qu'elle était tout bonnement incapable de taire ses hurlements. Durant de longues minutes l'archer se sentit dépassé et impuissant, mais il gardait fermement sa main ancrée dans celle de son épouse de l'époque se jurant intérieurement que la fois prochaine, il comblerait cette impuissance. La voix de Regina le ramena à la réalité bien familière pour le coup. Ils avaient quitté leur état miniature et avaient de toute évidence regagnait le palais. Regina continuait à garder sa main fermement ancrée dans celle de son époux, qui encore un peu sonné par le déplacement magique, tâchait de reprendre ses marques. « - Il nous faudrait des draps humides et propres. » tenta-t-il pour tenter de ne pas se sentir inutile « - Et je ne veux pas que vous utilisiez la magie s'il vous plaît, sauf en dernier recours. » Il sourit alors à Regina dont les traits trahissaient sa faiblesse. Elle n'était plus en état de lutter présentement. Depuis combien de temps n'avait-elle pas fermé l'œil ? S'était-elle au moins reposer un peu à défaut de copiner avec Morphée ? Voilà que dehors, le soleil laissait déjà paraître ses premiers rayons. Un nouveau jour était sur le point de se lever offrant de nouvelles perspectives à tous les protagonistes de cette histoire. La reine fut déposée sur un siège avec mille et une précaution avant que Robin ne tente de la rassurer espérant ainsi amoindrir sa douleur « - Regina, je suis sûr que les enfants sont en sécurité. » lança-t-il avec conviction pour tenter de s'en convaincre lui-même. Mais pour dire vrai, il était aussi désemparé que son épouse. « - Ca va aller, ça va bien se passer. » Une nouvelle contraction l'a fit grimacer de plus belle, alertant son époux qui tenta de trouver appuie sur la fée. « - Rassurez- moi, vous savez ce que vous faites hein ? »


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Eve Copeland
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MessageSujet: Re: Un retour, deux naissance, un départ, du changement Lun 12 Nov - 22:51

Un retour, deux naissances, un départ, du changement

« Je suis sûre qu’ils vont bien Majesté. Pensez à vos bébés, on va s’occuper d’aller trouver vos autres enfants. » ajoutais-je à la suite de Robin. J’avais eu raison d’utiliser la magie pour nous ramener plus vite au palais de Regina et Robin, il le fallait pour le bien des jumeaux. C’était désormais sur moi que reposait la sécurité de leur naissance. Aussi, une fois arrivés au palais, nous reprenons forme ordinaire, je pose mon regard sur Regina, espérant que tout allait bien se passer. Je ramène finalement mon regard sur Robin « Je ne ferais usage de la magie qu’en dernier recours Majesté. » oui il méritait ce titre étant l’époux de la reine et je me devais de rester polie, en toute circonstance. Des domestiques arrivèrent bien vite avant qu’elles n’agissent sous les directives de Robin, des draps humides et propres. Je me tourne vers l’une d’elle « Il me faudrait aussi des ciseaux et une bassine d’eau chaude. Faites-vite. » Je respire longuement avant d’aider Robin à installer Regina, les contractions n’étaient pas la meilleure solution pour la reine d’aller bien et il fallait agir vite. Je lève le regard vers Robin alors que je tente de réfléchir pour bien agir « Oui Robin, n’ayez crainte, je sais ce que je fais mais je vais avoir besoin de vous pour me seconder. » dis-je à ce dernier. Réussissant à coucher Regina pour tenter de diminuer un peu les contractions, les domestiques reviennent avec tout ce qui avait été demandé. Je pose mon regard sur le lever du jour et sourit. Un nouveau jour arrivait à nous et avec ça, deux nouvelles naissances. Très rapidement, mon regard revint sur les deux futurs parents et sur Regina « Soufflez Regina. » dis-je en m’approchant d’elle « Il faut que je compte combien de secondes il y a entre chaque contractions avant toute chose. Le col est dilaté, c’est un bon début. » dis-je en posant ma main sur le ventre de Regina avant de ramener mon regard vers Robin « pas de magie, je vous l’ai dit, je fais juste ce que je dois faire. » Une nouvelle contraction. Encore une. Je fais signe à Robin de commencer à s’occuper d’humidifier les draps et les linges pour tenter de rafraîchir Regina « Cette fois… » dis-je alors que les bébés allaient enfin montrer le bout de leur nez. Je lève mon regard vers Regina « Quand je vous le dis, vous poussez aussi fort que vous le pouvez Majesté. » Comme je m’en doutais, je voyais déjà le haut du crane de l’un des deux jumeaux « Maintenant ! » Quelques instants plus tard, je tenais la tête de l’un des deux bébés, tandis que Robin épongeait le visage de Regina, je lui ordonnais de pousser encore, on en était toujours au premier bébé. Des hurlements, des cris, je lui disais de respirer longuement avant de pousser à nouveau « Les épaules sont passées. Encore un effort. » Il était clair que ma robe était fichue mais sur le coup, je n’avais pas pris le temps de me changer. Elle hurle une nouvelle fois et le bébé termine entre mes bras. Un petit garçon. Je me relève un peu pour lui masser le torax et il se mets soudainement à pleurer « Un linge propre vite, l’autre bébé va arriver. » Des domestiques étaient restées avec nous, l’une d’elle me donna ce qu’il fallait et j’enveloppa le bébé dedans avant de le donner à l’une des domestiques pour qu’elle s’occupe de le nettoyer un petit peu « Cette fois-ci, elle arrive. » dis-je en levant les yeux vers Regina et Robin. Je lui fais signe de continuer avant de ramener mon regard vers Regina « Poussez ! » Je sens la transpiration perler dans le creux de mon cou mais je n’y fais pas attention. Très rapidement, j’aperçois le crane de la petite princesse « Je vois le crane, encore Regina ! » Elle respire et pousse à nouveau alors que j’aperçois le visage de la petite et rapidement viennent les épaules « Plus qu’un petit effort, les épaules sont passées. » Je lui fais signe de respirer profondément et elle pousse une dernière fois avant que je ne finisse par tenir leur petite fille dans mes bras, poussant son premier cri. Très vite, je l’enveloppe dans un linge propre avant de pousser un profond soupir « A présent, il faut pousser pour expulser les placentas et après, je vous promets que tout sera fini. » dis-je à la reine. Mon regard se pose sur Robin « Il faut lui appuyer sur le ventre pour aider. » dis-je avant de l’aider également. Nous y étions, l’accouchement était terminé. Les deux bébés tout propres, à présent, la maman méritait bien de voir ses deux bébés. Elle avait cependant perdue plus de sang qu'elle n'aurait dû, un regard à Robin, je vins à lever la main au dessus de Regina avant de lui redonner de l'énergie et surtout lui permettre de se remettre vite de l'accouchement. Les domestiques amènent les deux bébés aux parents « Je vous avais promis que tout se passerait bien ! Profitez de vos bébés, les domestiques vont nettoyer ça et moi…je vais aller…me nettoyer aussi… » dis-je avant de regarder les deux parents « Félicitations à tous les deux. » Il fallait que je me change et que je me nettoie pour être potable pour revenir auprès des deux parents.

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Henry Mills
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MessageSujet: Re: Un retour, deux naissance, un départ, du changement Mar 20 Nov - 23:24

Un retour, deux naissances, un départ, du changement

Les murs autour de lui semblent se rapprocher, l’enfermant un peu plus chaque minute, d’un mouvement imperceptible à des yeux impatients, semblable à celui d’une aiguille avançant parmi les chiffres entourant le cadran. Il a déjà pu apercevoir cette danse du temps les soirs où, guidé par une détermination féroce, il fixait sans relâche le symbole de la malédiction de sa ville, luttant contre ses paupières désireuses de se fermer par intermittence, clignements nécessaires risquant d’obstruer sa vision. Mais la concentration lui fait défaut et, s’il perçoit le rapprochement des murs, il ne doit pas cette conscience à sa vue mais au sentiment d’oppression qui l’étreint, toujours plus intense à mesure que le temps s’écoule dans sa prison de pierre. Il appelle à l’aide sans pouvoir expliquer la certitude ancrée dans son esprit, celle que personne ne viendra lui porter secours, malgré ses cris étouffés par l’épaisseur des murs sans doute, ou alors, et l’idée se distille tel un poison dans son esprit, ignorés par ceux qui l’entendent. La panique gonfle alors qu’il frappe sur les murs, sans succès, tentant par tous moyens de s’échapper, prenant même son élan dans l’espoir de briser l’un des blocs de pierres par la vitesse de sa course mais l’impact ne vient jamais, le mur s’étant soudain volatilisé alors que l’univers entier se fond dans des ténèbres opaques dont la pression se resserre autour de lui alors qu’il chute.

Un sursaut et il est assis, la respiration saccadée et le cœur battant, des perles d’eau glaciale voyageant sur son corps secoué de frissons. Les visions nocturnes provoquées par le sort du sommeil ont cessé avec le temps mais elles ont marqué son esprit si bien qu’il en retrouve parfois des éléments dans d’autres cauchemars, souvent des murs impénétrables, parfois des flammes, le néant comme motif régulier et toujours, toujours, la solitude comme un étau se refermant autour de son être. Il balaie la pièce du regard tandis que son souffle se fait plus profond, à la fois rassuré et oppressé par l’espace immense qui l’entoure. Encore un aspect faisant naître en lui la nostalgie d’une vie plus simple, dans un lieu moins imposant, où chacun peut trouver l’autre en quelques pas, où le réconfort d’une étreinte ne se trouve pas au fond d’un couloir fait d’ombre et de glace. Henry voudrait franchir la porte de sa chambre et chercher la présence maternelle mais il redoute d’affronter ses démons dans le passage étroit, le château agréable devenant, derrière le filtre de ses terreurs nocturnes, le cadre idéal pour un nouveau cauchemar.

Il cligne des yeux, surpris de la luminosité pourtant rare lors de ses réveils impromptus, et tourne la tête en direction de la principale source de lumière de la chambre, une fenêtre dont les rideaux pourtant épais ne peuvent dissimuler la clarté diurne qui s’en échappe. Le jour s’est levé, réalisation qui frappe Henry, surpris de ce rêve tardif et soulagé par l’absence d’obscurité qui rend le songe moins présent, moins oppressant. Il peut voir, et entendre et parler, il n’est pas seul, personne ne l’a abandonné et il dissipe les noires pensées apportées par son subconscient, s’habillant hâtivement pour les rejoindre et apaiser ses craintes à la vue de leurs visages familiers.

« Quelle petite nature ! Si une simple naissance te met dans cet état, tu ne vas pas survivre longtemps ici ma jolie. » Un rire ponctue la phrase prononcée d’une voix où perce, derrière la légère moquerie, une émotion contenue et une affection certaine pour la jeune servante à qui est adressée la remarque. Il fait souvent cela, observer les autres, leurs allées et venues, leurs gestes, écouter leurs paroles et tâcher de comprendre leurs histoires, pour tuer l’ennui parfois mais aussi et surtout mû par un intérêt sincère pour ces fragments de vie cachés aux yeux de tous, ceux-ci étant tournés vers les grands de ce monde, souverains et membres de la cour. Le livre de contes, lui, ne fait pas de différence, bien que princes et princesses demeurent les visages les plus connus de ses pages, il se penche parfois sur les autres, ceux qui ne se distinguent ni par leur rang ni par leurs capacités magiques, ni par une qualité particulière mise en avant lors d’un événement hors du commun, ceux qui sont souvent à tort considérés comme des personnages secondaires, ceux dont l’histoire reste à découvrir, à écrire. Ces silhouettes discrètes qui peuplent le château et les villages alentours, le jeune brun les a observées  à maintes reprises, et il reconnait les deux servantes descendant les escaliers devant lui, l’une plus ancienne que l’autre, novice et candide, la première prenant souvent un ton bourru lorsqu’elle parle, un ton donnant envie au garçon de connaître son histoire, une voix aux accents maternels camouflés derrière ses manières brusques. Une fois encore, la question revient le tarauder avant qu’il ne prenne conscience du sujet de la conversation qu’il espionne et ses pas s’arrêtent tandis que les deux femmes de chambre disparaissent peu à peu de son champ de vision.

Une naissance. Il passe en revue les enfants à venir parmi les nombreux résidents du château, faisant confiance à son observation continue ces derniers mois pour s’assurer qu’il s’agit bien de ce qu’il croit. Alors son chemin reprend, un but différent guidant ses pas, une légère inquiétude se mêlant à l’excitation et, une autre émotion, enfouie et indescriptible, qu’il choisit d’ignorer pour le moment, concentré sur l’événement heureux tant attendu. C’est à peine s’il frappe à la porte, du moins, il n’attend pas la confirmation pour entrer, soulagée à la vue d’une mère bien vivante et en bonne forme malgré la fatigue inondant son visage tout comme celui d’un beau-père qui semble avoir traversé une nuit de cauchemars. Pourtant même l’épuisement visible ne parvient pas à assombrir leur sourire radieux, une expression contagieuse faisant se mouvoir les commissures de ses propres lèvres alors qu’il les contemple, leur regard déjà empli d’amour pour les nouveau-nés reposant dans leurs bras.

Ce regard… Son cœur se serre légèrement alors qu’il songe à sa propre naissance et au sourire que sa mère n’arborait sans doute pas, l’amour invisible dans des yeux qui ne croiseraient le regard de l’enfant que bien plus tard. Il met cette pensée de côté au profit de souvenirs heureux, imprimant dans son esprit l’expression illuminant le visage de sa mère adoptive, imaginant ce même visage radieux faire face au nourrisson perdu qu’il était alors, avide de l’amour d’une mère dont il avait été privé.

Il s’approche du lit, émerveillé par l’existence même de cet instant de pur bonheur et sérénité, une scène qu’il aurait eu peine à imaginer une année auparavant et il profite de la joie émanant de ceux qui l’entourent, posant son regard sur ceux qui découvrent à peine le monde. Son frère. Sa sœur. Des mots étranges qui n’atteignent pas vraiment sa conscience malgré les mois d’attente, malgré la vie avec CJ, il a parfois du mal à croire qu’il n’est plus seul, qu’il n’est plus un enfant unique, du mal à mettre du sens sur des mots pourtant simples après toutes les années durant lesquelles sa vie familiale se résumait à une seule personne.

Son sourire s’élargit alors qu’il contemple ces deux êtres minuscules, son esprit apaisé par la simplicité singulière de ce moment pourtant si important. Son regard croise celui de sa mère, vibrant d’émotions qu’il ne saisit pas toutes, et il lui prend la main, la serrant légèrement comme pour la rassurer de sa présence, ou plutôt pour se rassurer lui-même, elle est bien là, elle est toujours sa mère, il n’est pas seul, il est aimé. Et ses pensées vagabondent vers d’autres êtres aimés, les bribes de cauchemar se dissipant pour de bon, chassées par la chaleur familiale de ce cocon dont il a tant besoin depuis son réveil. Son esprit l’embarque vers cette matinée qu’il revit intérieurement, se rappelant soudain ce qu’il s’apprêtait à faire avant que la nouvelle ne lui parvienne. Il sourit à sa mère, un peu gêné de briser cet instant de complicité mais peut-être vaut-il mieux laisser aux parents un peu d’intimité avec les nouveau-nés, un peu de repos aussi.

Il faut que… je dois aller voir Emma. Tu sais, pour le petit-déjeuner.

Ils ont mis cette habitude en place quelques mois plus tôt, peu après leur arrivée ici, une tradition instituée par Henry et acceptée avec plus ou moins d’entrain par Emma. Il vient la chercher tous les matins dans sa chambre, l’entraînant avec lui dans la salle où il prend son petit-déjeuner autour d’une table où sont souvent installés Mary-Margaret et David. Il sait que sans ses injonctions la sauveuse ne se déciderait sans doute pas à quitter ses quartiers, surtout pour partager un repas avec des parents absents de sa vie qu’elle peine à voir comme une véritable famille. Il sait aussi briser ses boucliers, conscient de l’envie de la blonde de rattraper avec lui le temps perdu ces dernières années, passé avec une autre mère, et il sait que malgré ses airs exaspérés, la proposition de son fils lui fait plaisir. Il tente parfois de se convaincre qu’elle ne le fait pas uniquement pour lui et qu’une infime partie d’elle souhaite partager des moments avec ceux qui l’ont abandonnée et qui, comme elle avec son propre fils, voudraient rattraper le temps perdu. Ses efforts quotidiens tendent à cette fin, à la réunion de cette famille brisée, au-delà du plaisir qu’il éprouve à passer du temps avec eux.

Il reste cependant un peu, voulant s’assurer que Regina va bien malgré la fatigue occasionnée par les efforts fournis pour donner la vie, s’inquiétant un peu de son état malgré le bonheur irradiant de son être.

Tu as faim ? Je peux te chercher quelque chose à manger.

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Regina Mills de Locksley
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MessageSujet: Re: Un retour, deux naissance, un départ, du changement Mer 21 Nov - 18:05

Un retour, deux naissances, un départ, du changement

La douleur psychique, Regina y était habitué. Elle avait perdu bien des gens qu’elle aimait, elle s’était emmurée dans la solitude et les ténèbres et s’était vue détestée de tous. Seulement la douleur physique était bien moins habituelle pour elle. Chaque contraction était désormais devenu un supplice et elle en venait à regretter la modernité de Storybrooke. Sans doute qu’à l’hôpital, elle aurait pu bénéficier d’une salvatrice péridurale. Ici, dans son château, point de science. Seulement les méthodes traditionnelles. Heureusement, la fée bleue semblait savoir ce qu’elle faisait, elle l’avait dit à Robin. Robin, son cher mari dont elle ne lâchait plus la main une fois qu’il l’avait aidée à gagner le lit. La reine ne vit pas les allées et venues des domestiques à qui Eve avait donné des instructions. Tout ce qui l’inquiétait c’était qu’on lui dise si ses autres enfants allaient bien et étaient toujours au château, et les deux petits à naître et pour lesquels elle était en train de passer un sale quart d’heure. Elle entendait Robin et la fée échanger quelques paroles tandis qu’une nouvelle contraction lui arracha un cri et tandis qu’elle se crispait, toutes les flammes de la pièce et des pièces avoisinantes augmentèrent en volume et en intensité.
Fort heureusement, Eve semblait dire que le premier bébé arrivait et qu’il faudrait pousser. Ça avait l’air si facile, dit comme ça, mais la réalité était bien différente. En plus d’être extrêmement inconfortable, c’était douloureux au possible. Regina pensa à combien elle les voulait, ses bébés, combien Robin les avait voulus aussi et ça lui donnait un peu plus de courage, ça et les attentions de son mari qui était aux petits soins. Finalement, après quelques poussées, le premier bébé montra le bout de son nez. Les quelques secondes avant de l’entendre pleurer parurent interminables et l’angoisse gagna Regina qui échangea un bref regard avec Robin.

- Est-ce qu’il va bien ? demanda-t-elle d’une voix tremblante en essayant de se redresser pour mieux le voir.

Mais les soins de la jolie blonde furent efficace et le petit Richard se mit enfin à crier. Soulagée, la reine laissa reposer sa tête sur le torse de son mari. Elle aurait voulu le voir de plus près, mais Eve avait déjà confié le nouveau né à l’une des servantes que Regina ne quitta pas du regard jusqu’à que son champ de vision ne soit trop court pour les suivre encore. La fée bleue lui rappela qu’elle avait aussi sa fille à faire sortir. La pause fut de bien trop courte durée à son goût, Regina était épuisée mais il fallait pourtant mettre au monde Lina. La présence d’Eve était plus que rassurante, elle avait prouvé une première fois qu’elle savait ce qu’elle faisait, et puis n’était-ce pas elle qui lui avait annoncé sa grossesse, au moment où elle se trouvait au plus mal et qu’elle avait besoin d’une bonne nouvelle dans sa vie ? La jeune maman écouta donc les instructions de la fée bleue et poussa encore et encore jusqu’à ce que sa petite princesse soit enfin à l’air libre. Lina ne se fit pas prier pour pousser ses premiers cris, au grand soulagement de sa mère qui était à bout de forces et trempée. Les deux bébés allaient bien, ils respiraient, c’était merveilleux. Cependant Eve la ramena à la réalité en lui rappelant qu’il fallait encore expulser les placentas. Elle eut cette impression d’être une pâte à pain qu’on pétrissait alors que Robin et la fée accoucheuse d’un jour appuyaient sur son ventre pour lui venir en aide.
Quand enfin ce fut terminé, les flammes des bougies et de la cheminée reprirent une intensité normale. Eve passa une main au-dessus de Regina qui sentit un peu d’énergie lui revenir. A son tour, la reine fit un mouvement de main pour changer de tenue et surtout être propre à nouveau, tandis que deux servantes revenaient avec les nourrissons.

- Je sais que tu avais dit pas de magie, mais je ne voulais pas les accueillir dans cet état.

Regina se redressa un peu, prenant appui sur Robin, impatiente de faire connaissance avec Lina et Richard. Enfin, ils étaient là, bien qu’arrivés plus tôt que prévu. Le sourire de Regina ne quittait plus ses lèvres. Pendant cet instant, plus rien d’autre n’existait que sa famille.

- Merci Eve, merci pour tout, répondit-elle à la fée qui les félicitait avant de s’éclipser.

Regina se poussa pour laisser de la place à Robin pour qu’ils puissent tous deux tenir leurs petits. Ils étaient si mignons, si paisibles.

- Regarde-les, dit-elle, la voix étreinte par l’émotion. Lina et Richard, bonjour mes amours.

Puis, une présence familière fit son apparition, la présence d’un être aimé au-delà du dicible. Henry, le premier fils de Regina, celui qu’elle avait tant bataillé pour avoir et en être acceptée, et enfin l’élever seule. Cet enfant n’avait certes pas ses gênes, mais il était son trésor, son petit prince. Le voilà donc à présent auprès de sa mère qui venait de lui donner un petit frère et une petite sœur. Ce devait être étrange pour le jeune adolescent, lui qui avait vécu seul avec sa mère durant les dix premières années de sa vie, le voilà à présent avec quatre frères et sœurs, par alliance, adopté ou naturels. C’était à présent une famille nombreuse que la famille de Locksley-Mills. Regina sentit la main de son fils étreindre sa main libre et ce contact lui fit un bien fou. Elle sourit à Henry, le couvant d’amour tout comme elle couvait à présent les jumeaux.

- Je te présente Richard et Lina, dit-elle en lui montrant son petit frère qu’elle tenait, tandis que Robin avait la petite dans ses bras.

Mais Henry la ramena à une réalité beaucoup moins rose que l’heureuse naissance des jumeaux royaux. Le prénom d’Emma fut prononcé. Henry avait pris pour habitude d’aller chercher son autre mère pour la faire venir au petit déjeuner avec les autres dans la grande salle. Regina réalisa que son fils n’était pas au courant de ce qui s’était passé cette nuit. Lui, sans doute, venait de se réveiller et venait simplement dire bonjour. Le sourire de la jeune maman s’effaça peu à peu, elle échangea un regard avec Robin, cherchant dans l’azur des yeux de l’archer la force d’avouer à son fils ce qui s’était passé, ce qu’Emma était devenue. D’ailleurs, Mary-Margaret était-elle rentrée ? Sans doute avait-elle utilisé les charriots mis à disposition. La reine n’avait pas été en mesure d’aider qui que ce soit dans son état et s’était laissé emportée par Eve pour rentrer au plus vite avant que les bébés n’arrivent.

- Henry… commença-t-elle l’air penaud tandis que le jeune homme lui proposait de lui rapporter quelque chose des cuisines. Attends mon ange, je dois te parler.

Elle lâcha sa main le temps de se redresser un peu plus, tenant toujours le nourrisson de l’autre. Puis, elle reprit la main d’Henry pour l’approcher un peu plus d’elle.

- Viens t’asseoir près de moi quelques instants, s’il te plaît, c’est important.

Sans doute pensait-elle qu’elle venait de vivre le pire, mais non, le plus difficile restait à venir, le plus difficile serait de lire la peine et la déception dans le regard de son propre fils. En cet instant, la souveraine ou la maire ayant l’habitude de faire des discours n’était plus. Elle n’était qu’une mère ayant une grave nouvelle à annoncer à son fils, et c’était beaucoup plus difficile que toutes les malédictions du monde.

- Henry, il s’est passé quelque chose cette nuit. Tu dois m’écouter jusqu’au bout, c’est important. Tu me connais, je ne vais pas y aller par quatre chemins parce que je ne sais pas faire ça. Cette nuit, nous avons été plusieurs à nous retrouver au royaume de Camelot, emprisonnés. A ce que j’ai constaté, nous avons été séparés en plusieurs groupes. Emma était avec moi. Nous avons tous tenté de nous échapper mais Emma s’est retrouvée grièvement blessée. J’étais privée de ma magie, je n’ai pas réussi à la soigner tout de suite, et quand enfin nous sommes sortis des geôles et que la magie est revenue, c’était trop tard, je n’y arrivais pas. Mary-Margaret a alors imploré Gold de la sauver à tout prix. Rumpelstiltskin a fait quelque chose de terrible. Il a fait d’Emma une ténébreuse, la reliant à ce qui reste d’Excalibur. J’espérais que la lignée dont elle est issue lui permette d’éviter aux ténèbres de s’emparer de son coeur, mais hélas, je l’ai vue utiliser la magie noire. Elle… elle semble très en colère, Henry, je suis désolée, j’ai vraiment fait de mon mieux. Je crois qu’elle est partie, je ne sais pas où elle est.

Il allait être dévasté par cette nouvelle, Regina en était certaine et le redoutait plus que tout. Tout ce qu’elle avait toujours voulu depuis le jour où Henry était venu dans sa vie, c’était qu’il soit heureux. Savoir sa mère biologique devenue une ténébreuse ne risquait pas d’ajouter des couleurs chatoyantes au tableau et la reine appréhendait la réaction de son fils, qui en plus était un jeune adolescent à l’imagination débordante.

- Bien sûr on… on fera notre possible pour l’aider, c’est une évidence. Il y a forcément une solution. Je n’ai… je n’ai juste pas eu le temps de me pencher sur le sujet, les jumeaux arrivaient…

Elle avait soudain comme l’impression que c’était de sa faute, qu’elle n’avait pas été assez réactive pour empêcher Emma d’utiliser la magie, ou empêcher Gold d’agir peut-être ? Mais qu’aurait-elle pu faire contre son professeur de magie ? Si elle l’avait empêché d’agir et qu’Emma était morte, la situation n’aurait-elle pas été pire ? Ne l’aurait-on pas accusée d’avoir laissé mourir l’autre mère de son fils ? Le regard de Regina était brillant de larmes qui menaçaient de dévaler ses joues à tout moment.

- Henry… dis quelque chose...

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MessageSujet: Re: Un retour, deux naissance, un départ, du changement Sam 24 Nov - 19:15

Un retour, deux naissances, un départ, du changement

Le monde tournait différemment à présent bien que la scène semble familière. Les cris déjà, la douleur, un souvenir marqué dans le marbre au vu de l'intensité des hurlements d'une Marianne sur le point de donner la vie. Robin s'en souvenait encore, comme si ce moment, il le vivait à l'instant. Les cris résonnaient encore en intensité, les hommes de l'époque avaient tous déserté les lieux, sauf Tuck, Petit Jean et l'archer. L'homme de foi maniait semblerait-il les ancestraux savoirs médicaux et semblait la personne la plus qualifiée pour accueillir le petit Roland. Le Robin de cette époque était penaud, les bras ballants, incapables de savoir ce qu'il était en droit de faire et de ne pas faire. Il se sentait d'une inutilité flagrante, avant que son camarade ne lui fasse connaître la démarche à suivre. Il devait être là, présent, solide pour contenir chaque cri, chaque contraction, chaque douleur due à l'arrivée imminente d'une vie supplémentaire. Mais l'archer doutait de lui, homme d'action, il peinait à accepter l'inaction. Cette première naissance fut une réussite évidemment, sinon quoi le petit Roland ne ferait pas office de témoin pour en attester, cependant, Robin conservait en lui, ce sentiment d'impuissance qui obstruait considérablement ce qui aurait dû être l'un des plus beaux souvenirs de sa vie. Cette fois, avec Regina, il n'avait pas l'intention de revivre ça, il voulait être bien plus qu'une présence, il voulait se sentir utile, participait pleinement et de ce fait, il écouta chacune des paroles d'Eve, comme s'il eut s'agit d'une parole divine, bien que dans ce monde, l'allégeance à une divinité ne soit point une pratique coutumière. Robin de Locksley, devenu roi par alliance, consentit donc à jouer les assistants, se pliant ainsi à toutes les demandes de la sage-femme d'un jour. Sa main gauche, laissant paraître à l'annuaire, le cercle d'or qu'il portait présentement pour symboliser son union à celle que l'on craignait jadis, était fermement ancrée à celle de cette dernière, qui ne pouvait étouffer sa douleur au vu de l'intensité. Tout d'un coup, malgré son état, malgré la sueur qui perlait, les cheveux collaient sur son front qui laissait paraître une veine saillante, tout d'un coup sans les artifices et alors qu'elle semblait plus vulnérable que jamais, Robin se sentit fier et admiratif face à cette femme, qui à son sens faisait preuve d'un grand courage. Un courage dont seules les femmes peuvent se pourvoir lorsque vient le moment de donner la vie.

Richard fut le premier à arriver, suivi de près par sa petite sœur. Déjà voilà que les premiers pleurs se firent entendre, signe que tout allait bien pour les deux jumeaux déjà au centre de toutes les attentions. Robin, le regard luisant d'émotion, remercia Eva à plusieurs reprises, trop éprit par la vague émotive qui venait de l'assaillir, il n'était pas capable de faire mieux que de répéter « merci » à plusieurs reprises. Dans un état semi-conscient, l'archer ne réalisait toujours pas qu'ils avaient réussi, que Regina était parvenue à se défaire des effets permanents du poison ingurgité des années auparavant pour ne pas être capable de porter l'enfant du père de Blanche-Neige. Une période qu'elle peinait encore à évoquer, au même titre que Robin et sa captivité de quelques années dans les geôles du shérif. Cependant, le passé et ses malheurs n'avait plus aucune emprise sur les deux parents. « - Tu as réussi Regina ! Ca y est, ils sont là. » Regina se reprit sans attendre et bien décidé à se délester des stigmates de cet accouchement épique, elle usa d'un peu de magie pour revêtir une autre tenue, Robin ne put s'empêcher d'arborer une moue désapprobatrice « - Tu dois te reposer et nos enfants t'aimeront qu'importe ton apparence. » Eve acheva son œuvre et laissa les deux parents enfin seuls. Notre célèbre archer, aux petits soins pour son épouse, ne la quittait pas d'une semelle et tant pis si ça l'agaçait d'être traîné comme une petite chose, il assumerait. Mais pour l'heure, il avait d'autres projets, en l'occurrence prendre l'un des jumeaux dans ses bras et savourait avec la reine de ce royaume, le fruit de leur amour indéfectible. « - Lina et Richard ! » ne put-il s'empêcher de répéter lui aussi très ému. « - Si vous saviez comme on vous a attendu votre maman et moi ! » Les deux parents échangèrent un regard complice avant de se rendre compte, qu'une présence familière venait de se joindre à ce moment de bonheur. Robin ne put résister à l'envie de lui sourire, Henry devait à présent l'aîné d'une belle tribu. « - Salut mon grand ! » Le jeune homme s'approcha avec précaution venant par la suite glisser sa main dans celle de sa mère adoptive toujours étreinte par l'émotion. Regina se chargea des présentations, tandis que Robin s'occupait d'apaiser les pleurs de la petite Lina. Malheureusement pour eux, ce doux moment de bonheur fut éclipsé par l'évocation d'Emma. Les deux parents échangèrent un regard empli de sous- entendu. Robin préféra cependant rester silencieux, car ça n'était pas à lui d'informer Henry sur ce qui s'était passé avec sa mère biologique. Il n'en demeurait pas moins peiné pour l'adolescent par encore au fait de ce qui venait de se passer. « - Je vais m'occuper des jumeaux ! » se contenta-t-il de dire avant de les récupérer avec précaution pour les déposer dans leur berceau respectif, laissant ainsi de l'espace à Regina et Henry. Il n'en demeurait pas moins attentif aux échanges, prêt à intervenir si besoin.


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MessageSujet: Re: Un retour, deux naissance, un départ, du changement Sam 8 Déc - 21:51

Un retour, deux naissances, un départ, du changement

Quelque chose se brise dans la pièce, sans qu’il n’en prenne véritablement conscience, changement d’atmosphère insidieux. Les sourires s’effacent au profit d’un échange de regards silencieux, un malaise presque palpable planant à présent dans un lieu où régnait une seconde auparavant une joie pure. Les messages échangés restent incompréhensibles pour le témoin de cette conversation inaudible, la frustration et la curiosité le poussant à formuler ses interrogations à voix haute, désirant comprendre, refusant d’être exclu à nouveau en raison d’un âge souvent utilisé contre lui. Avant même de prononcer un mot, il est interrompu par sa mère dont le ton et les paroles  alarment le jeune garçon, familier avec ce type de discussions, l’habitude ne l’aidant pas à les apprécier pour autant. Le lien si fort quelques instants auparavant se délite alors que Regina lâche la main de Henry, quelques secondes seulement, geste symbolique, tandis que Robin se détourne pour s’occuper des nouveau-nés, et d’un coup il n’y a plus de famille soudée, seulement une mère qui désire parler à son fils. Elle saisit à nouveau sa main, un contact qui n’a plus la même saveur à présent, leurs doigts entrelacés plus fortement, comme on se raccroche à une ancre, Henry déverse la tension qui commence à monter en lui dans ce toucher, à présent assis sur le lit sur lequel sa mère s’est redressée. Il l’observe se préparer, appréhendant ses paroles autant qu’il les attend, à la fois irrité et soulagé par chaque seconde d’attente supplémentaire, comme un sursis à l’annonce qui ne manquera pas d’arriver. Et il se prépare au pire, à affronter un nouveau choc, son esprit vagabondant parmi des dizaines de scénarios possibles en dépit de sa volonté. Elle lui intime de l’écouter jusqu’au bout, prolongeant une torture entamée dès l’instant où elle a avoué devoir lui parler. Il obéit pour une fois, empêchant les questions de sortir à voix haute mais ne pouvant faire de même avec ses pensées ni ses émotions. Et à chaque nouvelle phrase, chaque révélation, un nouveau mur s’érige autour de lui, les mots faisant remonter les sensations éprouvées lors de ses terreurs nocturnes. L’impuissance, encore une fois, et il est à nouveau seul, incapable de les sortir de leur prison, de les protéger du danger, effaré d’apprendre les événements nocturnes seulement au matin, comprenant à présent les cernes et les visages exténués. Au fur et à mesure du discours, ses sourcils se froncent et son emprise sur la main de sa mère se resserre, pression inconsciente traduisant ses peurs. Les blessures amènent leur nouveau lot d’inquiétude, le nom d’Emma devenant source d’angoisses alors que les pires scénarios se renforcent petit à petit dans son imagination, se solidifiant pour devenir presque réels, aussi matériels que les blocs de pierre qui l’entourent depuis la nuit dernière, des cloisons chassées par l’instant magique partagé avec une famille unie mais qui reviennent, inlassablement, ne disparaissant qu’en apparence pour mieux le tromper. Les mots continuent de lui parvenir, certains résonnant plus fort que d’autres et l’enfonçant de plus en plus profondément dans le néant qu’il connait si bien. « Trop tard. » La vanne s’ouvre alors et les peurs se déversent, des images terrifiantes défilant devant ses yeux, en même temps qu’un vide insupportable emplit son cœur alors qu’il réalise que ce qu’il craignait tant s’est finalement produit, qu’il a perdu une mère. La suite des paroles de Regina le sort de ce cauchemar, le soulagement prenant la place de l’horreur, la mort absente du discours de sa mère. Le réconfort est de courte durée cependant, car si la mort a été évitée, c’est au prix de la pureté d’Emma, de son âme, de son héroïsme, de l’équilibre de sa famille. Les phrases s’entrechoquent dans sa tête, rebondissant contre les murs imaginaires qui l’entourent et l’enferment, mais les mots sont abstraits, ne s’accordent pas, se contrarient, son front se plissant alors qu’il tente d’assimiler les informations, vainement. Impossible. Impossible. Le mot tourne en boucle comme une litanie dans sa tête alors que sa mère décrit les événements nocturnes. Impossible que Blanche-Neige ait passé un pacte avec Rumplestiltskin, qu’elle ait fait de sa propre fille une Ténébreuse, agissant par égoïsme alors que toutes ses actions sont guidées par un altruisme qui la pousse parfois au sacrifice, allant jusqu’à abandonner son enfant pour le bien de tous. Un tel acte fait du mal, tant à Emma qu’à son entourage entier, désormais sous la menace d’une nouvelle Ténébreuse. Ténébreuse. Impossible. Emma est la Sauveuse. Tout l’inverse. Les deux mots s’opposent, indéniablement liés sans jamais se confondre, paradoxe impossible, celui d’une ténébreuse Sauveuse. Impossible. L’enfant issue d’un véritable amour, celle destinée à sauver un royaume entier, celle dont le cœur pur la destine à affronter les ténèbres lors de la bataille finale, ne peut être gagnée par la noirceur qu’elle est supposée vaincre. Elle est trop forte pour cela, capable de résister à l’appel de la magie noire, ne cèderait pas à la colère comme le dit Regina. Et elle ne serait pas partie, pas sans le voir, pas sans l’emmener avec elle, ne l’aurait pas abandonné une seconde fois, elle qui regrette tant cette première décision, elle qui désire rattraper le temps perdu avec ce fils qu’elle n’a pas vu grandir. Et où serait-elle partie ? Loin de sa famille, d’un foyer qu’elle a tant cherché enfant, loin d’une place qu’elle semblait pourtant avoir trouvée. Impossible. Regina lui assure qu’elle sera aidée, qu’elle trouvera un moyen, paroles rassurantes qui n’atteignent pas vraiment la conscience de Henry qui préfère s’abandonner au déni car chercher un moyen de l’aider reviendrait à reconnaître… ce qu’il refuse de regarder en face. Plongé dans un mutisme qu’il refuse de quitter, il refuse de croiser le regard de sa mère, de peur de voir la sincérité briller dans ses yeux, préférant croire à un mensonge, encore une fois. Parce que c’est ce qu’a toujours fait Regina n’est-ce pas ? Mentir pour son propre intérêt en prétendant le faire pour son bien à lui, mentir pour l’éloigner d’une mère dont la présence devenait gênante. Elle n’est plus la même, laissant à Emma sa place de mère désormais, malgré tout Henry espère, en dépit de son amour pour elle et de son désir de la voir profondément changer, qu’il ne s’agit que d’un stratagème destiné à évincer son autre mère, car si elle ne ment pas alors… Non. Elle ment forcément.

Non…

Un murmure et il sort de son mutisme pour répéter cet unique mot une fois encore, et encore, et encore, levant enfin les yeux vers Regina pour chercher dans son regard la confirmation que rien de tout cela n’est réel, se tournant vers Robin pour chercher un soutien en lui, s’attendant à tout moment à ce que l’archer éclate de rire et se félicite de leur plaisanterie. Il haïrait un tel humour et pourtant il l’espère, lui qui abhorre le mensonge refuse de se retrouver face à la vérité. Leurs visages graves ne reflètent rien de ce qu’il souhaite y voir, le forçant à voir cette réalité inimaginable et sa main quitte celle de sa mère brusquement, le toucher agréable devenant brusquement intolérable alors que les mots qu’elle a prononcés lui reviennent, que les images des scènes racontées lentement s’assemblent dans son esprit. Les événements lui paraissent toujours surnaturels mais il est forcé d’y croire à présent, aucun déni possible face au sérieux de ces révélations. Les questions se bousculent, sa curiosité demandant satisfaction, ses pensées sortant de manière brute et inorganisée alors qu’il tente de comprendre, d’assimiler ce qu’on essaie de lui dire.

Non … Blanche-Neige n’aurait pas… C'est une héroïne ! Et Emma est la Sauveuse ! Elle doit vaincre les ténèbres ! Et pourquoi Rumplestiltskin aurait fait d’elle une Ténébreuse ? Non… Elle ne peut pas… Non...

Il s’est levé, balbutiant des phrases dont la fin reste en suspens, réfléchissant à voix haute en même temps qu’il tente de se convaincre et d’obtenir des réponses, se tournant tour à tour vers Robin et Regina pour les chercher, s’agrippant à l’espoir qu’elles soient différentes de la version précédente, comme à une ancre l’empêchant de sombrer dans le néant qu’il a effleuré durant son rêve.

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