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 Coup de pression (ft Louise Lemire)

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Apple Queen
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Regina Mills

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MessageSujet: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Jeu 2 Mar 2017 - 13:09


Coup de pression
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1er/12/12
Avoir Louise Lemire dans les pattes était surement la chose la plus embarrassante du monde. Sous ses faux airs innocents de petite licorne, la secrétaire aux cheveux arc-en-ciel était une vraie plaie. Madame le maire devait sans cesse redoubler de vigilance afin de s’assurer que cette petite fouineuse ne fouine pas trop. Et pourtant, c’était précisément ce que l’étudiante en journalisme persistait à faire. Heureusement que Regina l’avait embauchée comme secrétaire afin de l’avoir sous la main, sinon quoi elle aurait probablement déjà découvert des choses qui ne la regardaient pas et qui, une fois révélées, constitueraient un potentiel danger pour les habitants de la ville. Bien que l’ancienne reine s’acharne à exploiter autant que possible la jeune fille, cette dernière parvenait toujours à avoir une attitude suspicieuse au regard de la maire de la ville. Cette dernière avait entendu parler, par Emma, d’une tentative de crochetage de serrure de la boutique de Gold, ce qui confirma les soupçons qu’elle avait : en effet, elle était à peu près certaine que Louise avait essayé de forcer la porte de son bureau alors qu’elle était absente toute la journée pour s’occuper de cette affaire de réfugiés. Prévoyante, la sorcière avait scellé par la magie du sang la porte, et même le crochetage à la Emma Swan n’aurait pu en venir à bout.

Un peu excédée par le zèle que mettait sa secrétaire à parfois lui désobéir, madame le maire avait décidé de lui faire un peu peur. N’était-ce pas la spécialité de la méchante reine, après tout ? S’il était vrai qu’elle lui demandait souvent des services plus inhérents à une assistante qu’à une secrétaire, au vu du salaire qu’elle lui versait, elle savait qu’elle pouvait se le permettre, et que Louise ne pourrait pas rechigner. Regina redoublait d’ailleurs d’imagination pour faire faire à la jeune française toujours plus de choses inutiles et chronophages afin de l’empêcher de trop mettre son nez partout. Cela allait d’une centaine de lettres à affranchir à des colis à récupérer, en passant par des courses personnelles à faire ou des dizaines d’essais de flyers à créer, pour au final n’en choisir aucun.

La veille avant de partir, Regina avait donc regardé d’un air autoritaire la jeune fille, la convoquant dans son bureau à la première heure le lendemain matin. Elle espérait qu’ainsi, la demoiselle se pose mille et une questions et soit en proie à un léger, voire immense, stress qui la rappellerait à d’avantage d’humilité.

Le lendemain matin, Regina se rendit avec une demi-heure d’avance à la mairie. Elle se tenait dans son bureau, attendant de pied ferme la demoiselle. A l’heure escomptée, celle-ci toqua à la porte.

-Entrez. Bonjour Louise, commença-t-elle lorsqu’elle passa le seuil. Asseyez-vous.

Regina avança son fauteuil également et plongea son regard couleur chocolat dans les yeux de la jeune fille.

-Vous savez pourquoi vous êtes là ? continua-t-elle sur un ton ferme.

Il était impossible de déceler si madame le maire était en colère, suspicieuse ou simplement avide d’information. Nul doute que le léger sourire carnassier qui se dessinait sur ses lèvres en ressentant la pointe de stress de la demoiselle n’augurait rien de bon. Du moins, c’était l’impression qu’elle voulait donner.







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Louise Lemire

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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Ven 7 Avr 2017 - 13:46

Regina ∞ Louise
There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
La mairie était une place de choix pour obtenir des informations confidentielles. Ouais, enfin pour obtenir ce genre de choses, encore fallait-il avoir la confiance de madame le maire. Et ce que je pouvais vous assurer les yeux fermés, c’était bien qu’elle avait tout sauf confiance en moi. Malgré tout ce qu’elle disait, elle me refilait les tâches les plus ingrates : affranchissement de lettres à la main (on peut remercier le ciel d’avoir inventer l’éponge, sinon elle m’aurait bien forcée à lécher la centaine d’enveloppes pour les fermer une à une à la main), réception de colis (qu’ils soient existants ou non) ou encore aller distribuer des flyers dans toute la ville (comme si on ne payait pas assez bien le facteur pour faire ce genre de choses). Mais je ne me plaignais pas, elle me payait bien, on ne pouvait pas lui enlever ça, et dès que Regina m’envoyait en ville ou que j’avais un moment de libre, j’en profitais toujours pour fouiller un peu, histoire de trouver quelque chose à me mettre sous la dent.

Seulement, la ville s’était jusqu’à présent révélée plutôt stérile, ce qui avait eu le don de me mettre hors de moi. A tel point que j’avais quelque peu péter un boulon ces derniers temps, enchaînant les plans vaseux sans être prudente, ce qui ne me ressemblait pas. Cela ne m’étonnait donc pas d’avoir été convoqué dans le bureau de madame le maire. J’étais restée impassible face à cette dernière en acquiesçant simplement d’un signe de tête. Néanmoins, j’avais la gorge sèche : lequel de mes méfaits avait-elle découvert ? Et surtout : quelle serait la sentence ? Malgré toutes les apparences, j’avais besoin de ce travail, il était bien payé et m’offrait une bonne place. Je ne savais pas si je pourrais rester à Storybrooke sans ce boulot, qui d’autre voudrait m’employer ?

Cependant, une fois rentrée à l’appartement, j’avais enclenché le mode guerrier. Même Juliette avait dû me trouver étrange. J’avais passé en revue tout ce que Regina pouvait me reprocher : crochetage de la serrure de son bureau, puis de celle de la boutique de Gold, mauvaise impression donnée à l’adolescent bizarre du Granny’s ou encore mauvais rangement des dossiers lorsqu’elle avait le dos tourné et s’occupait d’autre chose. La liste était longue, mais j’estimais que le plus probable était qu’elle allait me reprocher ma conduite face à l’adolescent du Granny’s. Elle ne pouvait pas avoir découvert le coup des dossiers et au pire je me défendrai en disant que quelqu’un avait dû, encore une fois, mal les ranger (oui tous les dossiers et alors, où était le problème ? La moitié des employés de cette mairie étaient des boulets, ça n’allait quand même pas être ma faute ?). La shérif. La shérif pouvait aussi avoir vendu la mèche et dans ce cas-là, j’allais vraiment passer un sale quart d’heure où elle me reprocherait ma conduite et recommencerait (c’est qu’elle radote !) son discours sur le fait que je dois la représenter en toute occasion, et bla et bla et bla.

Le lendemain matin, j’avais un argumentaire en trois parties pour chaque chose qu’elle pourrait me reprocher, dont ma couleur de cheveux. Du béton armé, jamais elle ne pourrait lutter contre ça et j’allais repartir blanche comme neige et surtout sans aucun problème. Juste au cas où cela tournerait mal, j’avais aussi pris un café au Granny’s ainsi qu’un muffin au chocolat. De quoi la détendre et l’amadouer un peu. A l’heure pile, j’inspirai un grand coup puis toquai à la porte. J’entrai avec mon plus beau sourire de la fille innocente, mes cheveux relevés en chignon comme elle me demandait de le faire. Je jouais les petites filles modèles. Maman n’osera pas me gronder après tout ce scénario.

- Bonjour.

Je posais tranquillement le café et le muffin sur son bureau pendant qu’elle s’asseyait et je fis de même, attendant la suite. Je ne voulais pas me jeter dans la gueule du loup avant de savoir ce qu’elle avait à me reprocher. Si ça se trouve rien, tu te fais des idées et elle va simplement encore te demander de remplir et fermer cent enveloppes à la main. Souris et garde ton calme, ma petite !

- Je suis désolée, mais je n’en ai pas la moindre idée. Je pensais que vous m’aviez convoquée par rapport à un événement que vous vouliez organiser en ville.

Innocence. Je suis l’innocence même. Ne pense surtout pas à tout ce que tu as pu faire de mal, ce n’est pas de ça dont elle veut te parler. La ville est petite mais elle ne peut pas te reprocher tout ce qui ne tourne pas rond ici. Quoique…
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Regina Mills

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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Sam 8 Avr 2017 - 18:30


Coup de pression
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1er/12/12

Louise était ponctuelle, on ne pouvait pas le lui enlever. Mais dieu ce qu’elle était agaçante à toujours fourrer son nez partout. Oh, évidemment, elle tâchait de se montrer discrète et c’était la moindre des choses, surtout avec une patronne comme Regina qui n’hésitait pas à se montrer autoritaire avec elle pour lui rappeler où était sa place. Mais l’étudiante en journalisme ne se démontait pas, au grand dam de madame le maire.

Cette dernière regarda donc entrer sa jeune secrétaire dans son bureau, un café provenant du Granny’s et un muffin au chocolat à la main qu’elle déposa sur son bureau. Qu’espérait-elle ? L’amadouer avec un petit déjeuner ? Son regard sombre fixé sur la jeune fille, l’ancienne méchante reine ne prit même pas la peine de regarder « l’offrande » de sa dévouée victime.

La farfelue capillaire avait été prévenue la veille qu’elle serait convoquée avant l’ouverture de la mairie, et Regina avait espéré qu’un peu de tension inonderait toute la personne si exubérante de l’étudiante, afin de la faire réfléchir à son comportement, la faire grandir un peu, la faire arrêter de fouiner dans les affaires des autres. Ce n’était pas faute de déployer des efforts considérables pour l’occuper et ne lui laisser aucun répit pour mettre son nez partout. Allez savoir où elle en trouvait le temps, avec ses études à poursuivre. Madame le maire était à deux doigts d’aller trouver les professeurs de Louise pour leur demander de l’accabler de devoirs.

La jeune fille était donc entrée et avait répondu aux salutations de sa patronne avant de venir s’installer en face d’elle. La belle brune avait essayé d’appuyer encore sur le stress en lui demandant si elle savait la raison de sa convocation. Jouant la carte, très probablement, du bluff, elle répondit que non, hasardant l’organisation d’un événement. Ri-di-cule ! Au vu du ton et du regard qu’elle avait employé la veille pour lui annoncer cet entretien, il était évident que madame le maire n’était pas dans les préparatifs d’un speed-dating ! Gardant son regard impassible sur elle, Regina croisa les bras.

-Non ?... Vraiment ? demanda-t-elle en laissant quelques secondes entre chaque mot.

Elle laissa encore quelques petits instants de silence, la toisant du regard, avant de reprendre la parole, imposant une certaine tension, puis se leva pour se mettre face à sa fenêtre, lui tournant le dos.

-Mademoiselle Lemire, je me dois de vous parler de votre comportement. Vous avez des qualités, c’est indéniable, et heureusement qu’elles sont là… Cependant, il est des choses que je ne saurai tolérer. Arrêtez-moi si je me trompe –en réalité, il ne valait mieux pas pour elle qu’elle essaie de l’interrompre-, mais il me semble que j’ai fait preuve de clémence avec vous. Je vous ai accordé ma confiance en vous prenant pour ce travail, malgré votre inexpérience… commença-t-elle en laissant sa phrase en suspens.

Regina se retourna alors, fusillant du regard sa jeune interlocutrice.

-Comment avez-vous pu imaginer une seule seconde que je ne serais pas au courant de ce que vous avez fait ? De tout ce que vous faites dans mon dos ? Me prenez-vous pour une idiote ? demanda-t-elle, le regard sombre en appuyant ses deux mains sur son bureau, penchée vers la demoiselle. Vous avez plutôt intérêt à me fournir une bonne explication, déclara-t-elle d’un ton toujours aussi ferme.

Se redressant, elle lissa sa veste de tailleur et se rassit, ne quittant pas une seconde Louise du regard. Encore une fois, elle fit exprès de ne rien préciser pour voir si elle continuerait à nier l’évidence qu’elle était grillée comme une pistache. Allait-elle abandonner sa petite comédie et se répandre en excuses ? Regina croisa les jambes, et en attendant que la jeune fille se décide à parler, elle se saisit du café qu’elle lui avait apporté. Elle remarqua également les efforts que la licorne avait faits pour paraître sous son meilleur jour, du moins du point de vue de sa patronne : vêtements impeccables, cheveux relevés en chignons pour camoufler au mieux l’excentricité de sa, ou plutôt ses, couleurs de cheveux. Ça lui fendait presque le cœur de devoir la sermonner ainsi, mais sous ses faux airs d’innocence, cette fille était dangereux pour les habitants de la ville, et Regina avait pour devoir de les protéger. Et s’il fallait mettre la pression à cette fille, la pousser au burn out, ou lui faire ingurgiter potion d’oubli sur potion d’oubli, l’ancienne reine s’y plierait. C’était son devoir de maire que de protéger et veiller à la sécurité de ses habitants.





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Louise Lemire

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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Jeu 4 Mai 2017 - 22:09

Regina ∞ Louise
There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Offrande 0 – Regina 1. Non mais quel genre de monstre pouvait aller jusqu’à refuser de regarder un muffin au CHOCOLAT ? Qui ?! Elle n’était pas humaine, je ne voyais aucune autre explication. Il n’empêche que mon plan pour l’attendrir commençait doucement, mais sûrement, à tomber à l’eau. Je n’avais plus qu’à jouer l’innocence même, ce que j’espérais savoir faire à la perfection. Ma mère avait toujours été facile à amadouer et mon père riait de mes bêtises, autant dire que lorsque j’étais petite, je n’avais jamais réellement besoin de jouer l’innocence.

De toute façon, malgré toutes les « bêtises » que j’avais pu faire ici, à Storybrooke, je ne pouvais décemment pas vendre la mèche sans savoir exactement ce que l’on me reprochait. Ce serait vraiment une erreur de débutant que je ne comptais pas commettre. Surtout si l’on prenait en compte le fait qu’il y avait beaucoup de choses que l’on pouvait me reprocher. Si je commençais à tout dire, j’allais finir en brochettes de licorne avant même d’avoir pu avouer la moitié de mes crimes. Non, mieux valait rester sur la réserve pour le moment, avec un peu de chances ça allait passer et avec encore plus de chances, elle ne savait même rien et bluffait. Je n’avais jamais su très bien mentir, mais là il en allait de ma propre survie.

Je décidai de garder le silence tant que madame le maire n’attendait pas explicitement une réponse. La réserve, toujours la réserve. Regina était une adversaire redoutable et je sentais qu’en tant que mère, elle avait toutes les cartes en main pour faire avouer n’importe quoi à n’importe qui. Et c’est à ce moment précis qu’elle se décida à commencer son speech de maman en colère. Je n’essayais pas de l’interrompre, mon sourire s’évanouissant progressivement de mes lèvres. Je savais par expérience que dans ce genre de situation, même si tu n’étais pas en tort et que tu voulais le prouver, il valait mieux laisser passer la tempête sous peine de la voir décupler.

A la fin de son speech, mon cerveau était en état d’alerte maximum, tous les voyants était allumés et je réfléchissais à vitesse grand V. Deux grandes options s’offraient à moi et avant de dire quoi que ce soit qui puisse vraiment m’enfoncer et où j’aurais dû mal à m’en sortir, j’examinais attentivement les conséquences de ses options. Alors premièrement, je pouvais tout avouer à Regina, mais quand je dis tout c’est TOUT. Le problème, c’est qu’avec cette option, elle avait me renvoyer de la mairie, sans doute de la ville, voire du pays, voire de la planète. En fait je crois bien qu’elle serait tout simplement capable de me rayer de la carte et d’enterrer le corps sous son pommier préféré. Ouais, donc très mauvais plan. L’autre option : je ne dis rien, je me tais, je fais le mort. Avec un peu de chance, cette option passera sans aucune pression. Elle s’énervera encore un peu toute seule pour finalement retomber comme un soufflé et je m’en sortirai indemne. Ouais non, clairement cette option fonctionnait avec ma mère. Regina allait sans doute s’énerver encore plus et j’allais finir au menu : « Et ce soir au menu : rôti de licorne. » Bon appétit les gars ! Je déglutis, cette option n’était pas franchement meilleure que la première, pourtant je devais répondre quelque chose, car plus le temps passait plus elle saurait que je suis coupable de quelque chose et que j’essaye tant bien que mal de le cacher.

- Je suis désolée, madame Mills, mais je ne suis toujours pas sûre de vous suivre…

Je laissais la fin de ma phrase en suspens, mieux valait ne pas trop en dire. Je ne savais pas encore à quel point, j’étais dans la merde, même si je commençais à m’en faire une vague idée. Je me mordis la lèvre inférieure, petit tic nerveux quand je réfléchis. N’empêche, je sentis une petite victoire s’emparait de moi lorsque je vis qu’elle buvait une gorgée de café. Ah ! je savais bien que personne ne pouvait rester insensible à de la caféine, surtout pas madame le maire. Maintenant, prions pour que ça ne l’énerve pas encore plus, mais bien que ça l’apaise. Si les Dieux existent, faites qu’ils soient avec moi (sauf Hadès, lui il fait flipper et il doit sûrement flipper face à Regina).

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Regina Mills

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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Ven 5 Mai 2017 - 16:29


Coup de pression
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1er/12/12

Elle continuait ! Louise continuait à feindre l’innocence. Ne savait-elle donc pas qui elle avait en face d’elle ? Bon elle en savait une partie, mais pas tout, et en cet instant, Regina mourrait d’envie de lui faire une petite démonstration de la personnalité de la méchante reine, histoire de lui faire comprendre qu’elle ne devait pas se foutre d’elle. A la place, madame le maire se contenta d’un petit sourire en coin qui, malgré qu’il s’agisse malgré tout d’un sourire, n’augurait rien de bon. Son regard, en effet, restait froid, semblable à des canons de neuf millimètres près à trouer la peau de la licorne.

La belle brune s’était rassise, faisant face à la jeune étudiante, et ne la lâchait plus du regard. Malgré son masque d’innocence, elle pouvait ressentir un certain stress émanant de sa personnalité multicolore. En même temps, être convoquée par sa patronne avait de quoi faire angoisser un peu, mais ne l’était-on pas d’avantage quand on avait des choses à se reprocher ? Ah, si seulement Emma Swan avait été là, elle lui aurait fait le coup du super pouvoir qui lui permettait de savoir si on lui mentait. Néanmoins, Regina avait d’autres pouvoirs dont Louise n’imaginait même pas l’étendue. Quand elle se montrait aussi agaçante, la maire de Storybrooke n’avait qu’une envie, étrangler cette petite effrontée. Mais ce ne serait pas bien, elle n’allait pas renoncer à toutes ses bonnes résolutions et à son avancée juste à cause de cette ingrate.

Reposant son gobelet de café un peu fermement, elle écouta l’étudiante lui déblatérer qu’elle n’était pas sure de la suivre… Elle lui avait laissé une chance de tout avouer. Il allait falloir passer la vitesse supérieure. Appuyant bruyamment ses paumes de mains sur son bureau. Cela n’aurait pas fait moins de bruit si elle avait tapé du poing dessus. Elle espérait la faire sursauter pour mieux capter son attention.

-Vous me prenez vraiment pour une idiote alors ? C’est insultant. Comment pourriez-vous penser une seule seconde que je n’apprendrais pas ce que vous avez essayé de faire chez Mr Gold ?! A quoi pensiez-vous enfin ?! Comment, dans de telles circonstances, puis-je vous faire confiance ? Comment puis-je ne pas me demander si vous n’avez pas fait la même chose dans mon bureau, ou chez d’autres citoyens ? Avez-vous perdu la raison ?!!! Où vous croyez-vous enfin ? Ne vous ai-je pas assez demandé d’avoir un comportement irréprochable ?! Je veux une explication et je la veux tout de suite !

A mesure qu’elle parlait, le ton de voix de madame le maire allait crescendo. Elle espérait bien être encore plus flippante que sa propre mère. Elle se souvenait comme si c’était hier des sermons que Cora lui faisait, et combien elle lui faisait peur… Enfin, cette peur était accentuée par la magie que la sorcière n’hésitait pas à utiliser sur sa propre fille. Or là, Regina ne pouvait se permettre de ligoter Louise avec des branches d’arbre ensorcelées, alors il faudrait se contenter d’un ton autoritaire et d’un volume sonore instaurant la crainte.

-Vous avez plutôt intérêt à être convaincante, sinon je vous réexpédie tout droit d’où vous venez. Peut-être qu’une annotation dans votre dossier universitaire relatant vos exploits ici serait de bon ton, chez vous, pour vous trouver une bonne école de journalisme, n’est-ce pas ?

Ses études, ses chères études de journalisme qui lui tenaient tant à cœur, voilà ce qu’il fallait pour la calmer. Louise se doutait bien qu’en tant que maire, Regina n’aurait aucun mal à faire écrire ce genre de chose dans le dossier de Louise, et la faire virer de la fac par la même occasion. A présent, la licorne avait plutôt intérêt à se faire toute petite, filer droit, et surtout, dire la vérité.

-J’attends. C’est à vous. Parlez, ajouta-t-elle, à peine plus calmement.

Elle reprit son gobelet de café sans pour autant quitter la demoiselle du regard, un regard qui n’avait rien perdu de l’intense colère qui s’y reflétait. Quant à son muffin au chocolat, elle mourait d’envie de le lui écraser sur le visage, mais mieux valait éviter de s’en prendre à elle physiquement. Comment osait-elle lui rapporter ce genre de chose alors qu’elle faisait des pâtisseries bien meilleures que celles de chez Granny ? Encore un affront, à croire que la française le faisait exprès. Décidément, rien n’allait en sa faveur aujourd’hui.





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Louise Lemire

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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Jeu 11 Mai 2017 - 20:24

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Là, je commençais à me dire que je n’avais peut-être pas pris une si bonne décision que cela en jouant l’innocence. En même temps, si elle savait toutes les conneries que je pouvais faire dans son dos, Regina aurait très certainement sauté par-dessus le bureau pour venir m’arracher les yeux avec les dents, autant dire qu’il s’agissait là d’une perspective pour fort peu réjouissante. En plus, si je lui avais avoué quelque chose qu’elle ne savait pas, en plus de ce qu’elle savait, elle m’aurait encore plus fait passer un sale quart d’heure. Au moins là, je pouvais me dire que ce n’était qu’un mauvais moment à passer et que lorsqu’elle se serait calmer tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ouais, enfin à l’heure actuelle, madame le maire ne semblait pas trop être partie dans l’optique de se calmer. Ça allait chauffer pour moi.

Enfin, j’eus une réponse à ma question : que savait-elle exactement ? Pendant un moment d’égarement, je m’étais mise en tête qu’il ne s’agissait que d’une tactique de bluff, qu’en vérité elle ne savait rien mais qu’elle tentait de m’arracher quelque chose juste au cas où j’aurais fait une connerie. Heureusement qu’elle ne savait pas toute la vérité. Il n’empêche que forcer la serrure de chez M. Gold rentrait dans la catégorie des plus grosses erreurs que j’avais commises. En plus, je n’avais aucune excuse pour justifier ce que j’avais fait. Autant les dossiers mal rangés ou même son bureau auraient été faciles à justifier, mais là, j’étais dans la mouise jusqu’au cou. Oui oui, même le bureau, j’aurais juste pu lui dire que j’avais eu besoin d’un dossier, qu’elle n’avait pas été là et que je ne voulais pas la déranger, un peu de baratin et le tour était joué. Gold, en revanche, avait été une erreur de débutant. Sa boutique se situait sur la rue principale, sous un lampadaire, à la vue de tous et on ne peut pas dire que j’avais pris les plus grandes précautions du monde. Cet événement datait un peu et je croyais qu’Emma avait tenu sa langue, comprenant que Regina allait m’écorcher vive si elle le savait, mais visiblement elle s’en contrefichait.

Si je ne trouvais pas une excuse et vite, ma peau allait finir par servir d’abat-jour. Je sursautai quand elle frappa sur le bureau. Ok, là je flippais. Même ma mère, vraiment énervée, ne m’avait jamais autant fait peur. Est-ce que si je me mettais sérieusement à pleurer, ça allait passer ? J’en doutais. A ce stade, j’imaginais qu’une larmichette aurait du mal à l’attendrir. Je ne voyais d’ailleurs même pas ce qui pouvait l’attendrir. Même les vidéos de chats mignons ne devaient pas y parvenir. Ok, je m’étais mise dans la merde, maintenant j’allais devoir m’en sortir. Je cogitais à trois cents à l’heure, me demandant ce que j’allais bien pouvoir lui sortir comme excuse, et de préférence quelque chose de plus ou moins plausible.


Attend ?  La fac ? Elle menaçait de me faire renvoyer et d’ajouter ça dans mon dossier ? Oh mon dieu ! Là, j’étais vraiment au fond du trou. Je sentis mon cœur se mettre à battre plus vite et mes yeux me piquaient presque désormais. Je vis mon moi futur disparaître pour ne plus jamais revenir. Mon cœur se brisa. Tous mes rêves partis en fumée alors que j’étais à… à je ne savais même pas quoi étant donné que je n’avais jamais imaginé faire autre chose de ma vie. Je me sentais mal, presque de vomir ou de m’enterrer. Là, j’allais devoir être convaincante, mais au vu de l’expression déjà peinte sur mon visage, mes paroles ne seraient que du bonus pour lui montrer à quel point j’avais été idiote et que je m’en voulais (oui, je m’en voulais de ne pas avoir pris plus de précaution en crochetant la serrure, mais ça elle n’avait pas forcément besoin de le savoir). Je sortis mon plus beau regard de chien battu, tout en évitant le sien de regard, et attrapai mon bras avec ma main avant de lui dire d’une voix basse, presque larmoyante :

- Je suis désolée, madame Mills, je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris. Je sais que j’ai sérieusement éreinté votre confiance en moi et je comprendrais tout à fait qu’après ce que j’ai fait, vous vouliez me renvoyer. Je suis impardonnable et surtout et avant tout inexcusable. J’ai… On m’a dit que la boutique de M. Gold renfermait des choses mystérieuses, mais des choses que l’on ne pouvait voir que la nuit. Alors… Alors, je ne sais pas… Ma curiosité l’a emportée sur ma raison et j’ai voulu aller voir de quoi il retournait. Je sais que ce n’était pas très intelligent de ma part, j’aurais dû vous en parler et vous m’auriez sans doute dit, comme ce qu’Emma a pu parfaitement me montrer en crochetant elle-même la serrure, qu’il ne s’agissait que de rumeur et que la boutique de M. Gold est tout ce qu’il y a de plus banale.

J’attendis la sentence. J’avais l’impression qu’elle allait m’envoyer au bûcher ou me faire pendre, mais au fond ce ne serait jamais pire que de me faire renvoyer de mon école de journalisme. Rien ne pourrait jamais être pire. J’évitai de croiser son regard, regardant mes pieds. Faites qu’elle se calme et oublie toute cette histoire sinon je pouvais dire adieu à mon avenir.


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Regina Mills

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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Sam 13 Mai 2017 - 11:15


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1er/12/12

Que cette gamine avait le don de l’agacer. Comment faisait-elle ? Etait-ce naturel ou bien le faisait-elle exprès pour l’énerver ? Se conduisait-on ainsi dans son pays ? Trahissait-on ceux qui vous laissaient une chance ? Regina Mills n’avait-elle pas embauché Louise à la mairie alors qu’elle était si jeune et si inexpérimentée ? Ce travail inespéré ne lui permettait-il pas de subvenir de manière plus que correcte à ses besoins, avoir un logement décent ? Bon, il était évident que madame le maire avait omis de préciser que cette généreuse embauche n’avait pour but que d’avoir à l’œil l’étudiante issue du monde sans magie dont la présence à Storybrooke s’avérait être une menace de taille pour la sécurité des habitants de la bourgade. Mais passons, elle n’avait pas à le savoir, et étant donné la générosité de l’ancienne méchante reine concernant le salaire de la secrétaire capillairement excentrique, cette dernière aurait au moins pu faire preuve d’une attitude exemplaire, telle que sa patronne le lui avait demandé lors de l’entretien d’embauche. Elle était sa secrétaire, quasiment son assistante, elle représentait donc le maire et la mairie. Comment était-il acceptable de la voir reléguée au rang de voleuse, puisque c’était en général ce genre de personnes qui crochetaient les serrures des magasins la nuit ? Cela ne l’était pas, Regina était du genre exigent avec elle-même mais également avec les autres. Si les originalités de la jeune française pouvaient encore passer, bien que difficilement, cet écart de conduite ne passerait pas. Clairement pas. Cela démontrait que les craintes de l’ancienne reine étaient justifiées : cette petite fouineuse se doutait de quelque chose et elle essayait de trouver des preuves. Elle était un danger. Ou alors, elle était simplement idiote et intrépide et voulait se prouver qu’elle était capable de crocheter une serrure, et pas n’importe laquelle, non, celle de la boutique de l’homme le plus puissant de la ville. Quelle idée ! Regina était donc furieuse après cette petite ingrate qui, enfin, se décida à parler, et quel monologue ! A croire que la menace de la faire virer de la fac avec une sale appréciation dans son dossier avait fait mouche. Masquant sa satisfaction à ce propos, madame le maire continuait à dévisager Louise avec l’air le plus intimidant possible, ce regard qu’on connaissait à la méchante reine. Elle écouta sans l’interrompe la jeune femme au look de licorne, curieuse de voir jusqu’à quel point elle pouvait s’enfoncer.

Et en écoutant le discours de l’étudiante repentante, Regina n’était pas au bout de ses surprises. Elle savait qu’Emma l’avait prise la main dans le sac, puisque c’était au cours d’une conversation avec la shérif Swan qu’elle avait appris l’écart de conduite de Louise, mais de là à entendre que la Sauveuse avait elle-même crocheté la serrure de la boutique du Ténébreux devant l’intruse, c’était un peu fort de café. La belle brune pencha la tête sur le côté, une manière de manifester son étonnement sans pour autant le dévoiler totalement, continuant de scruter le regard de la licorne. Elle croyait rêver, mais pas dans le sens paradisiaque du terme. Qu’était-il passé par la tête de la mère biologique d’Henry ? Elle la savait originale à ses heures, mais de là à encourager une infraction… Les méthodes de la shérif étaient parfois peu conventionnelles.

-Je vois que vous prenez la pleine mesure de votre lourde erreur, mademoiselle Lemire. Néanmoins, je déteste que l’on me mente. Je vous ai laissé plusieurs fois l’occasion de me dire la vérité lors de cette conversation, sans compter que vous auriez pu me dire vous-même votre méfait avant que je me vois contrainte de vous en toucher mot. Pourquoi donc avoir menti ? Ne savez-vous pas que la confiance est une chose précieuse que l’on peine à accorder deux fois ?

Regina secoua la tête en soupirant. Il fallait vraiment trouver un moyen d’avoir Louise à l’œil… encore plus ! Mais comment trouvait-elle l’énergie d’aller encore fouiner la nuit, avec le travail que lui demandaient ses études et son job à la mairie ? Il faudrait à madame le maire redoubler d’imagination pour l’exploiter encore d’avantage.

-La boutique de Gold n’a de mystérieux que son nom. C’est un magasin d’antiquités plein de vieilleries poussiéreuses qui n’ont d’intérêt que pour les archéologues manqués. Rien de bien différent de ce que l’on peut trouver dans votre pays, je crois.

Voyant qu’elle fuyait son regard, Regina en profita pour l’intimider davantage en haussant le ton.

-Regardez-moi quand je vous parle ! Bien. Je ne vous renverrai pas pour cette fois. Je sais me montrer magnanime. Mais je veux que vous me promettiez immédiatement de ne plus jamais me donner de raison de douter de vous, et j’exige dès à présent un comportement des plus irréprochables. Je vous préviens, mademoiselle Lemire, c’est la dernière chance que je vous laisse. Pendant que nous y sommes, avez-vous d’autres choses à confesser avant que je ne doive encore vous tirer les vers du nez ?

Le regard que la maire de Storybrooke lançait à son employée ne laissait pas place au doute, Louise n’aurait pas une autre chance, et à la moindre boulette, elle sévirait. Il fallait pourtant la punir un peu, histoire de lui passer définitivement l’envie de recommencer une telle incartade. Il lui vint soudain une idée. Charles Sjörgen, l’insupportable gamin prétentieux et irresponsable était revenu travailler à la mairie, pour une courte durée, certes, mais sa présence avait déjà de quoi défriser la chevelure la plus crépue. Louise avait ses défauts, mais elle était consciencieuse, voire maniaque, et avoir cet étourdi je-m’en-foutiste dans les pattes la rendrait surement dingue.

-Vous prendrez avec vous monsieur Sjörgen dès son retour, lança-t-elle.

Là, ce serait amusant. Elle observa la demoiselle, trépignant intérieurement d’impatience face à sa réaction à venir. Elle en profiterait évidemment pour la surcharger de travail, ce qui lui mettrait un stress supplémentaire puisqu’elle se devrait d’être encore plus irréprochable, et avec l’énergumène dans les pattes, ce serait mission impossible.






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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Mar 16 Mai 2017 - 0:04

Regina ∞ Louise
There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Là, j’avais vraiment merdé. Même avec tous les meilleurs plans de la terre sous le nez, je ne voyais pas bien comment j’allais pouvoir me sortir du pétrin dans lequel je venais de me mettre. C’était la galère, et je ramais ferme. J’avais le regard vide et devant mes yeux défilaient de probables scénarios dans le cas où Regina déciderait de me réexpédier directement d’où je venais. J’allais me faire convoquer par ma fac afin d’expliquer comment moi, une représentante du programme d’échange et donc de l’université, j’avais pu déraper à ce point. Tous mes amis se ficheraient de moi et me demanderaient en rigolant et en me passant une bière comment est-ce que j’avais pu être imprudente à ce point. Je serais la risée de la famille, celle qui a raté sa vie. Mes parents seraient morts de honte et ne sauraient même pas comment expliquer qu’un tel comportement ait pu avoir lieu. Je commençais à me dire que s’il existait une bonne fée ou n’importe quoi qui puisse me venir en aide, elle avait plutôt intérêt à se pointer rapidement, parce que là ça sentait ferme le roussi. Je ne voyais même plus comment calmer la rage de Regina, si on avait été dans un dessin animé, elle se serait sans doute mise à fumer par les oreilles, et lui balançait un seau d’eau n’aurait sans doute pas arranger mon cas. Cette pensée m’aurait presque faite rire si la situation n’était pas si dramatique. Enfin surtout si mon avenir n’était pas aussi incertain à l’heure actuelle.

Emma m’avait dit de faire attention à Gold, qu’il avait le pouvoir de ruiner ma vie. A l’heure actuelle, je me disais que Regina était bien plus dangereuse que lui. Même lui devait avoir peur d’elle. Il avait beau posséder une bonne partie de la ville, j’imaginais qu’il devait être loin de la contrôler comme madame Mills pouvait le faire. Dans tous les cas, je venais, puisque je supposais que la shérif avait dû aussi parler de cette affaire au principal intéressé, de me mettre à dos les deux personnes les plus puissantes de cette ville. Vous sentez la merde noire dans laquelle je venais de plonger à grand renfort de saut de l’ange ? Dans ces moments-là, je me disais que j’étais vraiment stupide. Malheureusement, je ne pouvais revenir en arrière et même si cela était possible, je pense que je referais éternellement la même erreur. On ne change pas une équipe qui gagne.

Après mon monologue de repenti, je me dis que la meilleure chose à faire était encore de me la fermer. Autant essayer de ne pas m’enfoncer un peu plus. Je regardai piteusement le carrelage du bureau du maire, j’étais presque prête à compter les carreaux pour ne pas croiser son regard. J’étais persuadée qu’elle pouvait m’assassiner juste avec ses yeux. Je me demandai pourquoi j’avais aussi bêtement réveillé le dragon qui dort. Et Emma, elle ne pensait pas qu’une nuit en taule aurait suffi ? Plutôt que de tout raconter à Regina en sachant que cette dernière allait m’écorcher vive ? Je lui en voulais presque. Presque, parce que ce serait un peu gros d’en vouloir à quelqu’un d’autre pour une erreur que j’avais commise. Vraiment, j’avais été trop bête de ne pas faire attention à être plus discrète. Oui, sauf que six mois et toujours rien sur la véracité de l’existence du « Monde des Contes », je commençais à me dire que mon pote s’était payé ma tête. Quand je reviendrai la queue entre les jambes, il rigolera bien en ramassant les paris. En tout cas, si je me fais virer de la fac, il avait intérêt à partager les gains !

J’écoutai attentivement le discours de Regina, au cas où elle me demanderait un rapport à la fin de cet entretien, mais je fuyais toujours son regard. Impossible de la regarder en face. J’avais trop honte. En plus, j’avais l’impression d’être une enfant qu’on grondait pour avoir voler des bonbons dans une épicerie. Autant dire que ma tête à l’heure actuelle était bien piteuse. Lorsque la mairesse m’ordonna de la regarder, je sursautai et obéis sans réfléchir. Ne pas attiser un peu plus sa colère était le mot d’ordre. Au final, de son grand discours, je ne retins qu’une chose, et pas des moindres : ça passait pour cette fois. J’avais envie de pleurer de joie. Mon avenir se ranimait et les portes closes se rouvrait. Merci Marraine la Bonne Fée ! Je n’osais regarder le ciel pour remercier un peu plus, Regina aurait été capable de revenir sur sa décision pendant ce court laps de temps.

D’autres choses à confesser ? Aheum… Toutes mes erreurs passées me revinrent en mémoire. Je me pinçai la lèvre inférieure. Etait-ce vraiment une bonne idée de TOUT lui avouer ? Une partie de mon cerveau me disait de me taire pendant que l’autre moitié me hurlait de tout dire afin de faire table rase du passé. Enfin, surtout de ne pas la laisser découvrir certaines choses par elle-même, genre, à tout hasard, la tentative de crochetage de la serrure de SON bureau. Je décidai de couper la poire en deux, autant avouer une partie de mes crimes, au moins les plus évidents. Je fuyais à nouveau son regard tout en prenant un air coupable.

- Euh… La dernière fois, vous m’avez demandée de ranger des dossiers, je ne l’ai pas fait et c’est pour cette raison que j’ai eu le temps de venir au Granny’s.

Parce que vu le tas de bordel qu’elle m’avait refilée, j’en aurais eu pour la nuit même sans faire de pause ! Maintenant, il avait juste espéré qu’elle ne remette pas sur le tapis mon comportement plus que douteux au Granny’s… N’empêche, ça semblait un peu facile cette histoire. Magnanime qui me pardonne d’avoir vraiment plus que déconner, c’était louche. L’anguille ne se fit pas attendre pour sortir de sous son rocher. Et l’anguille n’avait d’autre nom que Charles Sjörgen. Rien que son nom me filait la nausée. Heureusement que je n’avais pas de gobelet en carton en main sinon je l’aurais sans doute écrasé et tout son contenu aurait gicler sur le bureau. Il y avait mieux comme impression à faire pour le moment. Sauf que je ne pus m’empêcher de hurler, et toute la mairie dût m’entendre :

- Quoi ?! Cet abruti revient ici ?! (Puis réalisant mon erreur, je me ressaisi : ) Pardon, je voulais dire : il n’y aucun problème, je le prendrais à charge avec grand plaisir.

Je ne pouvais en dire plus et j’agrippai les accoudoirs du siège sur lequel j’étais assise. Il n’allait pas rester beaucoup de tissu dessus. Charles. Mon dieu ! Mais qu’est-ce que j’allais pouvoir faire d’un abruti je-m’en-foutiste dans son genre ? Il allait être un boulet sans nom, et ça, Regina le savait pertinemment. Je la maudissais mais elle, elle devait jubilait intérieurement.

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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Mar 23 Mai 2017 - 14:59


Coup de pression
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1er/12/12

Lui faire passer l’envie de recommencer à faire des bêtises, c’était le mot d’ordre. Regina avait réellement l’impression de donner une leçon à son enfant, c’était vraiment étrange, d’autant qu’Henry n’avait jamais rien fait pour lui faire honte, contrairement à Louise. Madame le maire s’appliquait de son mieux à être la plus sèche et autoritaire possible pour faire peur à sa secrétaire, à grand renfort d’intonations « made in » la Méchante Reine. Faire flipper, elle savait faire, c’était ce qu’elle faisait de mieux dans le monde des contes. Après la menace de la faire virer de la fac et la réexpédier dans sa petite France natale, l’ancienne reine attendait désormais des confessions de la part de la licorne qui n’en menait pas large. Tant mieux, avec un peu chance elle comprendrait enfin qu’elle n’était plus une enfant et qu’elle devait se comporter en adulte. Où donc se croyait-elle ?

Regina attendait avec impatience que Louise avoue maintenant toute la vérité. Elle était certaine de l’étudiante avait encore bien des choses à se reprocher, et elle avait probablement compris que si sa patronne apprenait ses méfaits encore une fois par une tierce personne, ça allait barder pour son matricule et qu’elle mettrait à exécution ses menaces. D’ailleurs, la belle brune commençait sérieusement à se demander ce qui la retenait de réexpédier Louise en Europe… et de rendre la ville invisible sur la carte. Ainsi, si elle tentait de parler, elle passerait pour une folle… Mais il y a fort à parier que ce genre d’initiative ne soit pas approuvé par les héros de la ville qui considèreraient probablement que ce ne serait pas « bien ». Soupirant intérieurement, Regina garderait donc son idée pour elle. La licorne se mit enfin à parler, et madame le maire, le regard toujours impassible, attendait avec impatience de savoir ce qu’elle avait bien pu faire dans son dos. Quelle ne fut pas sa déception en l’entendant seulement parler de dossiers non rangées. Elle roula des yeux avant de la regarder à nouveau.

-Je me souviens parfaitement de ce jour-là, et vous m’aviez promis que vous étiez dans les temps, vous avez donc menti. D’ailleurs, votre comportement au Granny’s m’a embarrassé devant ces pauvres nouveaux. Vous avez fait un sacré combo ce jour-là. J’ose espérer que cela ne se reproduira pas.


Elle en attendait davantage, mais Louise semblait se résigner à cette simple anecdote.

-Très bien, on oublie. Autre chose ?

C’était le moment, le moment où elle pouvait avouer et se voir presque pardonner. Regina était prête à lui laisser une chance, puisqu’elle en avait eu une aussi, sans pour autant baisser sa garde quant à la surveillance de cette petite fouineuse.
Enfin, la sentence tomba. Madame le maire fut enchantée d’annoncer à Louise que sa punition (sans le dire explicitement), serait de prendre en charge Charles Sjörgen lorsqu’il reviendrait sous peu travailler (si l’on peut employer ce terme pour cet individu) à la mairie. La réaction de la secrétaire ne se fit pas attendre, et Regina haussa les sourcils pour lui faire remarquer que sa réaction était déplacée. Intérieurement, l’ancienne reine jubilait, ravie de lui avoir trouvé un châtiment à la hauteur de ses méfaits, ou presque.

-Je préfère ça. Vous vous assurerez qu’il travaille réellement, qu’il ne fasse aucune bêtise. Je vous préviens, vous serez responsable de lui. Et je ne tolèrerai aucun retard. Nous allons avoir besoin de renfort, il faut inscrire tous les noms des nouveaux habitants dans les registres, créer des dossiers avec l’adresse des logements qui leur sont attribués. Je vais avoir besoin de votre vigilance. Et bien sûr, vous aurez le reste de vos tâches habituelles.

Une tonne de travail en perspective, voilà qui devrait l’empêcher de fouiner et laisser le temps à Regina de trouver autre chose. Ce qui l’inquiétait, c’était son départ proche pour le monde des contes. Qui surveillerait Louise en son absence, sachant qu’Emma serait aussi de la partie ? Il faudrait réfléchir à cela, et laisser à la jeune française une liste de choses à faire par jour, suffisamment conséquente pour qu’elle ne puisse rien faire d’autre.

-Bien, maintenant que nous sommes d’accord, vous pouvez disposer, je crois que je vous ai assez vue pour la matinée. Tâchez de vous ressaisir, mademoiselle Lemire. Je compte sur vous.

Elle ne prit pas la peine de se lever et lui désigna la porte d’un mouvement de tête avant d’allumer son ordinateur, une manière comme une autre de lui dire qu’il était temps qu’elle fiche le camp. Louise Lemire avait plutôt intérêt à filer droit désormais.






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MessageSujet: Re: Coup de pression (ft Louise Lemire)   Ven 26 Mai 2017 - 11:44

Regina ∞ Louise
There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Mieux valait pour Regina qu’elle n’en sache pas trop sur ce que je faisais réellement dans son dos. Elle m’achèverait sur place si elle savait que j’avais tenté de forcer la serrure de son bureau. Parfois, il valait mieux un mensonge qu’une vérité. Surtout quand le mensonge permettait d’assurer sa propre survie. Forcer la serrure de Gold était déjà grave, même s’il ne s’agissait que d’une petite boutique de la ville, forcer la serrure du bureau de madame le maire devait se situer bien plus haut dans l’échelle de gravité. Mieux valait ne pas tenter le diable, lui avouer quelque chose oui, mais quelque chose de pas trop grave. Elle ne m’en voudrait pas et tant qu’elle n’est pas au courant, un mensonge ne peut pas lui faire de mal. Après tout, je ne dois pas être la première à lui mentir pour sauver sa peau et je ne serais sûrement pas la dernière. Son fils et son copain devaient s’en tirer à bon compte avec cette méthode. L’honnêteté ne devait pas être de mise avec une femme aussi sévère que Regina Mills.

- Non, rien d’autre à déclarer.

Enfin, rien d’autre à déclarer de mon plein gré. Il en sera tout autrement lorsqu’elle découvrira le pot aux roses et toutes les bêtises que j’ai pu faire. « Maman » allait me gronder et pas qu’un peu. J’allais être privé de desserts pour un paquet d’années.

Charles Sjörgen. Elle n’aurait pas pu trouver pire punition. Ce type était un boulet. Il ne faisait rien et ne se privait jamais d’une occasion où il pouvait t’expliquer comment faire ton travail. Dès son arrivée à la mairie pour son stage, j’avais eu envie de lui encastrer la tête dans un mur. Cependant, la perspective de son séjour à très courte durée m’avait aidée à prendre sur moi. Je n’osais pas lui demander combien de temps cet abruti allait rester. Elle ne pouvait quand même pas l’avoir embauché à temps plein, si ? Regina ne pouvait pas me faire une chose pareille, elle le savait bien non, comment il bossait ? Bien sûr qu’elle le savait, et c’était précisément pour cette qu’elle me l’avait collé. Le mec qui ne bosse pas et qui met dix plombes à agrafer deux feuilles avec celle qui aime que tout soit fait vite et bien. Un couple détonnant, mais elle espérait sans doute que j’allais tirer l’autre larve vers le haut. Aucune chance, il allait me ralentir plus qu’autre chose, c’était plutôt lui qui allait me tirer vers le bas. J’avais envie de bouder comme une gamine de huit ans qu’on avait privé de manège pour une raison injuste. Pourquoi des abrutis pareils existaient ? Tuez-moi, je n’allais pas le supporter plus d’une semaine. Je ne répliquai rien face aux nombreuses tâches qu’elle m’attribuait et que j’allais devoir partager avec l’autre là. Je ruminai toujours ma mauvaise humeur. Si Emma n’avait pas parler, je ne serais pas dans une merde comme celle-là. En plus qu’on soit, sans Charles j’aurais tout fini bien plus vite, autant qu’il reste chez lui. Seulement, la perspective de le voir payer sans même lever le petit doigt me hérissait le poil. Ce gosse était bien trop gâté et il devait apprendre à bosser.

Au signal, je me levais et sortis du bureau, le tout en faisant le moins de bruit possible pour vaquer à mon travail habituel. Je n’en avais pas fini avec ma mauvaise humeur et elle allait me poursuivre toute la journée. La punition du siècle était tombée et elle avait un nom : Charles Sjörgen.

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