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 Rise and rise again until lambs become lions

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➵Roi des pécores et pécorounet pour les intimes➵
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Robin de Locksley

▻ Messages : 508
▻ Date d'inscription : 15/01/2017
▻ Localisation : Storybrooke, Maine

MessageSujet: Rise and rise again until lambs become lions   Ven 20 Jan - 20:56

Robin de LOCKSLEY

A THIEF THAT STEALS FROM THOSE IN NEED HAS NO HONOR

▻ Conte d'origine : Robin Hood, prince of thieves
▻ Nom du personnage de conte : Robin HOOD
▻ Lieu de naissance : Royaume de la Forêt Enchantée, près du comté de Notthigham.
▻ Âge : Physiquement une petite quarantaine, en réalité au moins 28 ans de plus.
▻ Localisation actuelle : Forêt enchantée
▻ Occupation/métier : Protecteur des plus démunis, voleur à temps plein
▻ Orientation sexuelle : hétérosexuel enclin à la passion auprès d'une certaine reine n'en déplaise aux swanqueen (j'ai un ticket moi)
▻ Statut matrimonial : Veuf
▻ Caractère : Je suis ce que je suis et personne ne peut prétendre me changer. Je crois être le genre d'homme que l'on peut qualifier de têtu. J'ai des idéaux auxquels je crois dur comme fer, j'ai des codes auxquels je loue une fidélité sans égale. Mes camarades diront de moi que je suis une tête de mule pourvue d'un cœur en or. La richesse ne m'intéresse pas, même si lors de mes premières années de larcin, je ne voler que pour moi. Je n'ai jamais eu le désir de m'enrichir. Je pense qu'il faut, avant tout, délester les plus riches de ce qui les alourdit pour l'offrir gracieusement à ceux et celles qui sont dans le besoin. Je ne supporte pas l'injustice, même si pour cela je dois bafouer la justice, je n'en ai que faire. Et de quelle justice parlons-nous ? Oui, je suis du genre à m'emporter rapidement... Je ne veux pas que l'on pense que je ne suis qu'un simple voleur, c'est plus compliqué que ça n'en a l'air. Je suis un père et j'ai cette prétention d'élever mon fils avec toutes les valeurs que l'on m'a transmis. J'ai été un mari, la perte de ma Marianne m'a brisé le cœur. Je me suis ainsi endurci, rendant ma sociabilité incertaine. Je suis un rêveur, un utopiste, un homme empreint de liberté qui aime vivre dans la nature et se parer de son odeur. Je suis ce que je suis et personne ne me changera...

La première arme avec laquelle j'ai appris à me défendre ne fut non pas l'épée contrairement aux autres, mais l'arc. Une arme au combien capricieuse qui a nécessité du temps, de la patience et les quelques exhortations de mon précepteur lui aussi tout aussi patient à mon égard. J'ai par la suite étayé mon apprentissage en faisant quelques tournois.

Nous avons tous et toutes des héros, cette vision est encore plus flagrante lorsqu'il vous manque une stature paternelle. Moi, mon héros s'appelait Richard, un roi que l'on surnommait affectueusement Richard Coeur de Lion. Je louais à son égard une grande admiration et c'est tout naturellement que je lui ai prêté allégeance lorsque je pus enfin prétendre à prendre les armes. Mon admiration pour le monarque était tellement grande, qu'après sa mort, je me suis fait tatouer son blason sur l'avant-bras.

Avant d'être le voleur que je suis, j'étais auparavant soldat et c'est sur les champs de bataille que j'ai rencontré la plupart de mes fidèles compagnons. Je ne pourrais vous raconter cette histoire tant elle est jalonnée de péripéties, mais je peux vous assurer que l'amitié qui me lie à ces hommes est aussi grande que le courage qui les habitent.

▻ Groupe : Originals
Comment tu vis ?

▻ Que penses-tu de la situation de la contrée dans laquelle tu te trouves ? Ai-je encore le droit d'émettre un avis ?! Et si je consentais à m'exprimer, qui donc se résoudrait à m'entendre ?! *soupire longuement, mais consent à coopérer* Et bien la situation est comme qui dirait complexe, délicate, inconfortable. La liste est longue, mais les mots se ressemblent tous alors à quoi bon les égrainer un à un. Aussi nombreux qu'ils soient, ils mettent en lumière une évidence qui ébranle notre capacité à croire en l'avenir. Certain de mes hommes, les plus valeureux, ont laissé la peur et les ténèbres obscurcir leur regard.

La magie, une fois encore, nous prends tout sans rien nous rendre. Elle s'immisce de partout sans que l'on ne puisse rien y faire, nous les lambdas, les êtres « normaux » qui tachions jusqu'alors de survivre, ici, entre les mûrs d'un Royaume sans fondations depuis la disparition de la plupart de nos rois, de nos reines, de nos princes, de nos princesses. Quelque chose se trame, un quelque chose qui me laisse penser que le pire est à venir.

▻ En quoi la situation actuelle affecte-t-elle ton existence ? Mes plus fidèles compagnons commencent à se poser des questions. Certains imaginent le pire. Étant leur leader, je ne peux défaillir, je me dois de me montrer fort, courageux, de raviser le peu d'espoir qu'il nous reste encore. Je le dois aussi à mon fils, il est si jeune, trop pour être confronté à tout ça.
Cette reine des glaces, qui commencent à faire parler d'elle, a de par sa magie, paralysée à l'heure qu'il est, une bonne partie des royaumes avoisinant. Pour échapper au pire, nous avons dû battre en retraite. De plus, il nous ait de plus en plus difficile de continuer à protéger ceux et celles qui sont incapables de le faire eux-mêmes. Les vols sont moins nombreux, notre culpabilité n'a quant à elle de cesse de croître.


▻ As-tu choisi un camp ? Lequel et pourquoi ?Si vous essayez de bâtir pour le futur, il faut couler des fondations solides. Les lois de ce pays, asservissent le peuple à son Roi, à un Roi qui demande la loyauté, mais qui n’offre rien en contrepartie ! Je suis allé dans bien des contrées livrer bataille, et je sais, que la tyrannie ne conduit qu’à la faillite. On bâtit un pays comme on bâtit une cathédrale, en partant du bas ! Renforcez chaque homme de ce pays, et vous y gagnerez en puissance. Dressez vous sans relâche jusqu’à ce que les moutons deviennent des lions

J'appartiens à ceux et celle qui sont prêt à donner leur vie pour les autres, mais aussi pour une cause juste. Je n'aurais de cesse de me battre pour les autres, ceux d'en bas. S'il vous se battre contre cette reine de glace pour protéger les miens, le peuple et le royaume, je suis prêt, de ce pas à prendre les armes.

▻ Est-ce que tu sais utiliser la magie ? Non et c'est très bien ainsi. J’exècre la magie plus que tout. Peut importe sa couleur, c'est une source de malheur.





Toi derrière l'écran.

▻ Pseudo : Robinou pour les intimes ou le roi des pécores
▻ Code du règlement :
▻ A quelle fréquence penses-tu mettre ton nez dans le livre de contes ? Mais 24h/24 comme ma très chère Regina
▻ Comment as-tu connu le forum? Qu'en penses-tu? Une idée pour l'améliorer ? Par l'opération du St esprit ! Une petite voix dans ma tête m'a mené vers la lumière...

Code:
CODE POUR L'AVATAR A FAIRE EN FONCTION DU BOTTIN
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Robin de Locksley

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MessageSujet: Re: Rise and rise again until lambs become lions   Ven 20 Jan - 20:56

Chapitre premier
Un cœur brisé




Les premières gouttes de pluie vinrent s'écraser contre le sol, engorgeant au passage les tristes pavés dont se parait l'asphalte. Dans les rues froides et exiguës, quelques âmes égarées osaient braver la fureur des éléments. Une porte s'ouvrit à la volée, laissant apparaître femme vêtue de noir, qui semblait encombrée d'un paquet. Le visage fermé, elle ne craignait rien en ce jour maussade, encore moins d'être mouillée par une pluie froide. Sans perdre une seconde, la femme toute de noire vêtue rejoignit les abords de la cité, prenant soin de ne croiser personne. Elle marchait à une cadence soutenue et priait en silence pour que tout cela s'achève au plus vite. Après quelques minutes, elle quitta les lieux toujours soumis à la colère des éléments.
Soupçonneuse, elle ne manquait, à la moindre occasion, de lancer un regard par-dessus son épaule. Lorsqu'elle fut suffisamment éloignée, elle leva la main pour faire appel au cocher qui se trouvait non loin de là. Une fois le véhicule arrivé à bon port, elle monta à l'intérieur, annonça la destination et commença à observer le décor qui commençait à défiler face à elle. Le cocher intrigué par la présence de cette étrange femme et du paquet qu'elle maintenant contre elle, ne manqua pas, à quelques occasions de porter son regard sur l'inconnue. Quelque chose d'étrange émanait de cette femme et le pauvre homme n'était pas le seul à avoir émis ce jugement. Après quelques minutes de voyage, la calèche entra en territoire boisé. Le ciel ombrageux et les averses à répétions, avait éclipsé le peu de lumière qu'il y avait encore, conférant aux bois, une atmosphère sombre peu propice à la promenade. La femme fit signe au cocher de s'arrêter, ce que l'homme fit instantanément.

« -Ne m'attendez pas ! » dit-elle en sortant sa bourse en cuir pour la délester de quelques pièces d'or. « -Mais madame, les bois ne sont pas sûrs et... » lança-t-il sans avoir l'espoir de pouvoir achever sa réplique. En effet, la femme venait de lui lancer un regard qui l'incita à se taire aussitôt.« -Je vous en prie, aller vous en !» lâcha-elle en tendant plusieurs pièces au cocher qui préféra ne pas s'attarder plus longtemps. La calèche repartit alors, laissant la femme seule. A présent, elle arborait sur son visage pâle, une expression mêlant une profonde détresse à une tristesse sans fin. Elle releva ensuite la tête pour se délecter des quelques gouttes de pluie venues s'écraser sur son visage. La pluie tombait encore, mais avec moins de véhémences. La femme en noir décolla le paquet qu'elle tenait tout contre sa poitrine et laissa alors entrevoir le visage d'un nourrisson qui dormait encore. Le cœur menaçant de se briser, les larmes aux yeux, elle était incapable de se résoudre à aller jusqu'au bout de son acte. Mais il le fallait, alors d'un pas presque décidé, elle commença à s'enfoncer dans les bois. Pour éviter d'attirer les regards un peu trop curieux, elle avait au préalable nourri son enfant pour qu'il reste endormi le temps du voyage. De ce fait, elle savait qu'il lui restait peu de temps, avant que le nourrisson ne se réveille et ne rende la séparation encore plus difficile.

La folie avait pris possession d'elle depuis le jour funeste où sa route avait croisé celle d'un général de guerre, celui du roi Ambrosius, frère de Vortiger l'usurpateur. Ce général qui arborait un dragon sur sa bannière, était lui aussi lié par un lien fraternel au roi, mais n'avait de toute évidence aucun autre lien. Avide de pouvoir et de victoire, le général massacrait à tout-va, il rasait, pillait, violer. Ce monstre vola l'innocence de cette femme, il lui prit ses proches, sa vie et le plus précieux de tous les biens, l'espoir. Fiona était son prénom et Uther celui de son violeur, de son geôlier, du père de l'enfant qu'elle eut porté durant des moins et qu’elle ne pouvait à présent se résoudre à garder auprès d’elle. Après de longues minutes de marche, elle s'arrêta enfin et prit le temps d'observer les lieux. Le cœur lourd, elle déposa le nourrisson au sol contre un arbre. Le petit ouvrit alors les yeux se sentant retiré des bras de celle qui lui avait donné la vie. La femme se pencha, elle retira le médaillon qu'elle portait autour du cou et le déposa sur le couffin. Sans iris bleus brillaient, les premières larmes coulèrent dès lors sur ses joues de porcelaine. « - J'aurai tant voulu t'aimer, mais je ne puis m'y résoudre. Je n'y arrive pas, mon cœur et mon âme sont brisés, l'espoir a déserté mon existence pour laisser sa place à de biens sombres pensées. Je suis tellement désolé mon petit ange, j'espère te donner une meilleure chance en t'abandonnant. » Le bébé posa son regard azur sur sa mère, il commença dès lors à pleurer sous le regard désespéré d'une femme brisée. « - Non je t'en supplie, ne rend pas les choses plus difficiles » Elle se redressa, prit une grande inspiration et se mit à courir pour s'éloigner le plus possible de ce petit être innocent qui n'avait pas demandé à venir au monde ...

Mon cher et doux Máistir,

Je vous écris ces quelques mots que je serais incapable de vous dire de vives voix à vous l'homme d'honneur, le chevalier de mon cœur. J'aurai tant aimé m'offrir à vous et vous seule, tant aimé, vous laissez me courtiser jusqu'à vous voir mettre un genou à terre. Vous avez été mon souffle d'air, ma lueur d'espoir, la promesse de bel avenir, que je ne peux aujourd'hui plus tenir. Jamais plus je ne pourrais être cette jeune demoiselle qui vous faissez tant sourire, celle qui aimait les roses blanches. Cette petite créature a cessé d'être lorsque son innocence lui a été volée par un homme qui n'était pas celui auquel elle se destinait. J'aurais tant aimé vous dire que la blessure se refermera un jour, mais je ne puis me résoudre à vous mentir. Je suis atteinte d'un mal profond qui n'a de cesse de s'accroître de jour en jour, une gangrène qui me dévore sans que je ne puisse rien y faire...Je ne peux me résoudre à « vivre » si pour cela, je dois « survivre ». Ne soyez pas alourdi de culpabilité, sachez que même le plus grand, le plus sincère des amours, ne parviendra à me ramener. Je suis parti pour de bon et je ne pourrais me résoudre à vous infliger cela. Je ne vous demanderai qu'une chose, car je sais qu'une fois accompli, je regretterai mon geste. Retrouvez le bébé et nommer le comme mon père, cet homme grand et valeureux que vous respectiez tant. Et donnez à Robert votre patronyme, élevez le comme votre fils. Dites-lui que je suis morte en couche. Dites-lui à quel point nous nous aimions. Donnez-lui le meilleur et préservez le du malheur. Ne lui parlez jamais d'Uther Pendragon et de ce qu'il m'a fait. Je sais que vous méprisez le mensonge, mais il le faut. Protéger le !

À vous, Máistir Locksley

Puissiez-vous me pardonnez mon geste ?

Je vous aime pour l'éternité

Votre douce Fiona


Tels furent les derniers mots de la jeune femme, qui avait trop à supporter sur ses frêles épaules. Máistir, après avoir pris connaissance des dernières volontés de sa belle, se rendit, bien que dévasté, jusque dans la forêt. L'instinct parlait de lui-même et il connaissait suffisamment son amante pour savoir que la forêt était de loin, l'endroit où elle se sentait le plus en sécurité, mais plus encore, le seul endroit qui parvenait encore à lui apporter un peu de réconfort. Par chance, aucun animal sauvage ne s'en était pris au nourrisson qui avait cessé de pleurer. Máistir se précipita dès lors sur le couffin et le récupéra très ému par ses nouvelles responsabilités. « - Bonjour Robert ! Bonjour petit ange. Je suis là maintenant et je serais toujours là » Il se redressa avec le petit dans les bras. Il quitta ensuite les lieux et se rapprocha de sa terre natale, un royaume qui d'ici quelques années sera gouverné par un roi au cœur de Lion.
Second chapitre

La fin d'un monde




La voix de Sir Máistir résonnait au loin. Sous un magnifique soleil, dans la forêt bornant le petit domaine de l'ancien chevalier, un petit garçon aux yeux bleus courait partout tant il était excité par le programme qui venait de lui être proposé par son père. Máistir avait choisi de se rapprocher de ses terres natales pour fuir au possible le passé et le village réduit en cendres par le frère cadet du roi Ambrosius, le bien nommé Uther qui œuvrait sous la bannière du dragon. Un village dans lequel se trouvait la mère du petit Robert que Máistir surnommait affectueusement Robin. Bien sûr pour préserver le petit, l'homme obéissait aux dernières volontés de sa bien-aimée et mentait honteusement à Robin lorsque ce dernier se laissait aller à poser quelques questions sur le passé et sur cette mère qu'il n'avait jamais connue. « -Ta maman était très malade ! » c'est ainsi qu'il évoquait la mort de Fiona, prenant soin au préalable de choisir chacun de ses mots pour ne pas brusquer le petit garçon qui l'écoutait toujours avec avidité lorsqu'il lui comptait son passé. Il lui parla de Fiona, de l'amour qu'il éprouvait pour elle. Il lui fit également savoir pourquoi il portait le prénom de Robert, un hommage appuyé à ce grand-père que jamais il ne connaîtrait.Le chevalier Locksley prenait garde de ne jamais s'attarder sur les détails frustrant à de nombreuses reprises le petit blondinet avide de curiosité. Les dix premières années furent agréables, lumineuses, le père élevait son fils comme il se devait. Il prit soin de lui enseigner les codes qu'on lui avait enseignés, il veilla à transmettre de bonnes valeurs au petit Robin qui n'avait de cesse de grandir et qui entrait progressivement dans l'adolescence. L'âge ingrat ! Petit et frêle, il subissait sans cesse les brimas de ses camarades qui le dépassaient d'une tête et ne se gênaient pas pour le faire savoir. « Robin tiens-toi droit mon garçon ! » Máistir lui-même avait assisté à l'une de ces odieuses scènes de brimades et c'est pour cela qu'il s'était décidé à conduire son fils jusque dans les bois.

« - Je te l'ai dit Robin, l'intelligence est une force, les muscles un accessoire. Quand j'avais à peu près ton âge, mon père m'a dit la même chose, puis il m'a offert cet arc. »L'homme désigna l'arme que le petit Robin tenait entre ses mains. Intrigué, il observa le présent que venait de lui offrir son père. « -Il n'y a rien de plus dangereux que des hommes humiliés me disait-il. »

« -Vous aussi on vous a humilié ?»

« -Les enfants ne sont jamais tendres entre eux tu l'as bien compris. »

« - Mais père moi je ne veux pas devenir un homme dangereux. »

« -Alors ne te laisses pas humilier. »

« -Mais vous avez dit que la violence ne résolvait pas tout. »

« -Oui je l'ai dit, tu as bonne mémoire. »

« -Alors comment faire ? »

« - La peur et le respect. L'un ne va pas sans l'autre. Vois-tu la cible en face de toi ? Si tu arrives à viser le centre les yeux fermés, tu es capable de tout et s'ils te pensent capable de tout, ils te craindront puis ils t'admireront si par chance tu réitères l'exploit à plusieurs reprises. Les bons archers sont des hommes valeureux Robin, ils répondent à cette devise honneur, loyauté, solidarité et bienveillance. »

« -Comme un code d'honneur ? »

« -Oui voilà c'est exactement ça fiston. Aller approche, je vais t'apprendre à te servir d'un arc. »Le petit Robin, tout sourire s'approcha de son précepteur, en élève attentif, il écouta chacune de ses recommandations. Doué, il apprit très vite les maniements de l'arc. Il ne manquait pas un seul tir, son jeune âge ne faisait que le rendre plus impressionnant et plus encore auprès de ceux qui le poussait dans la boue en l'affublant de tout un tas d'insultes. Devenu un archer aguerri, le jeune Robin entra totalement dans l'adolescence. Un roi venait de s'éteindre, un autre prit sa place. Le frère maudit, le général barbare, celui qui des années auparavant, brûlé les villages, les piller et y violer les quelques femmes qui s'y trouvait. Bien sûr de ce funeste passé, il ne restait que très peu de traces, le Roi Uther devait à présent assumer de nouvelles responsabilités et de ce fait, il se devait d'être exemplaire, ou du moins d'essayer de l'être. Máistir quant à lui perdait de sa superbe, l'avènement de Pendragon ravivait de bien tristes souvenirs et un sentiment d'injustice qui n'avait de cesse de le rendre plus amer encore. Robin le voyait, mais ne parvenait à comprendre quels maux animaient son père. La distance s'instaurait progressivement entre ces deux êtres unis par non pas un lien filial, mais un lien du cœur, un lien que le jeune Robin pensait inaltérable, et ce, malgré des épreuves à venir.
Troisième chapitre

Les maux d'un père, la naissance du voleur




Máistir sombrait de jour en jour, le passé l'avait rattrapé le ramenant à une bien triste réalité qu'il voulait fuir plus que tout et quoi de mieux que les paradis artificiels et autres substances dont l'usage était fortement déconseillé. L'ancien chevalier les essaya toutes et se tourna vers ce qui lui semblait être le plus à sa porter, l'alcool. Il passait des jours et des jours à la taverne à jouer le peu d'argent qu'il possédait pour se ravitailler en boisson. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, tandis que l'homme qui lui avait tout pris, jouissait impunément de son nouveau pouvoir sans que personne ne trouve rien à y redire. Mais Robin, n'en demeurait pas moins le plus triste de tous. Seul et miséreux, il se retrouvait livré à lui-même ne parvenant à comprendre ce qui se passait dans la tête de son père qui perdait tout ce qu'ils possédaient pour mieux fuir sa réalité à l'aide de quelques chopes d'hydromel. Les événements prirent une tournure dramatique, quand un soir, le jeune adolescent pénétra la taverne où son père avait l'habitude de se terrer comme un rat pour y siffler plusieurs chopes jusqu'au lever du jour. Ce soir-là, l'ancien chevalier après avoir bu comme un trou, prit la direction du lac. Le soleil peinait à se lever tant l'horizon semblait bien maussade sous l'égide d'épais nuages gris. Seul face à cette vaste étendue d'eau, il cogitait. Une légère brise de leva, faisant ainsi virevolter les pans de sa cape. Robin avança vers le tavernier lui demandant si Ser Máistir était présent entre ces mûrs. Le commerçant répondit par la négative, mais avant que le jeune garçon ne quitte les lieux, il lui tendit une missive qui lui était adressée. Máistir quitta la grève, il ne portait plus son médaillon, mais son fourreau et sa fidèle épée « -Il m'a aussi demandé de te donner ça ! » déclara le tavernier en tendant le médaillon à un Robin totalement perdu.

« Robert, mon fils

Je t'ai enseigné tout ce que l'on m'a appris, j'ai œuvré de mon possible pour que tu ne manques jamais de rien. J'ai ainsi exaucé les dernières volontés de ta mère. Mais je ne puis me résoudre à partir avec mes secrets et j'espère que ta mère me pardonnera de ne point respecter cette demande. Je t'ai aimé de ton mon cœur, comme un père doit aimer son fils. Et si les liens du cœur sont incontestables, ceux du sang le sont à l'inverse. Je ne suis pas ton père Robin et j'aurai tant aimé qu'il en soit autrement, mais Dame Fatalité ne semble point de cet avis. Le plus important demeure dans l'amour que j'éprouvais pour ta mère, un amour véritable que je te souhaite de trouver un jour. Un amour qui je l'espère viendra à bout du Mal. J'ai malheureusement échoué dans ce domaine, mais je compte bien réparer les erreurs, crois-moi. Sous peu, l'être qui a détruit nos vies, ne sera plus, je terrasserai le monstre et dans le ciel, la bannière du dragon ne flottera plus. Puisses-tu me pardonner mon fils. Le médaillon de ta mère t'appartient à présent. Elle ne le quittait jamais, prends en grand soin.

Ton père »


La vie du jeune Robin, du moins celle qu'il connaissait jusqu'alors, venait de prendre fin. Furieux, il balança le médaillon et se laissa glisser le long d'un tronc d'arbre. Il se releva aussitôt, se rendant compte qu'il venait de se priver de tout ce qu'il lui restait de ses « parents » Il récupéra donc le médaillon qu'il plaça autour de son coup. Il était seul à présent, totalement livré à lui-même. Perdu, il erra durant des jours, misérable, autant que pouvait l'être son père lorsqu'il noyait son chagrin dans la chope. Il chercha à le retrouver durant des jours et des jours, mais rien toujours rien et comme la faim commençait à le tirailler, il se mit à voler et se rendit compte bien malgré lui, qu'il possédait un autre talent. Adroit et rapide, il parvenait à subtiliser de la nourriture, des bourses, ce qu'il faut pour subsister. Bien sûr, il n'en était pas fier, mais il ne pouvait faire autrement. Pour retrouver son père, il devait survivre et pour survivre, il devait voler.
Quatrième chapitre

Le cœur de lion




Il errait comme une âme en peine et volait au jour le jour pour continuer à mener sa quête. Retrouver son père, du moins l'homme qui l'avait élevé, était son unique obsession. Il devait le retrouver, il n'était peut-être pas trop tard. Il avait tant de questions à lui poser, tant de ténèbres à dissiper. Mais rien n'y faisait, Dame Fatalité semblait avoir pris Robin en grippe. Une première année s'écoula, sans qu'il ne parvienne à mener à bien sa quête. Désespéré et perdu, il entreprit de suivre un petit groupe d'itinérant, parmi lesquels se trouvait quelques artistes. Adopté par la troupe, le jeune garçon put exercer ses talents de voleur sur les quelques badauds qui assistaient aux spectacles. Il était bon, un voleur de haut vol si l'on puis dire, mais un jour, au détour d'une représentation, l'artiste voleur s'attaqua à plus malin que lui et se retrouva fort gêné de constater que sa victime n'était autre que le Roi, qui se faisant passé pour un paysan, assistait à l'une des représentations des itinérants.  

Richard Coeur de Lion était un brave parmi les braves, un grand guerrier, mais plus encore un humaniste invétéré, un de ceux qui pensent que l'être humain est bon par nature, qu'il faut lui laisser sa chance. C'est ce qu'il fit avec le jeune Robin qu'il ramena avec lui jusqu'à son château. Contre l'avis de tous ses conseillers, il prit le jeune garçon sous son aile, lui qui n'avait jamais eu d'enfant, voyait là l'occasion de corriger cette erreur. Bien sûr, le jeune Robin, rebelle et insouciant, ne se laissa pas apprivoiser aussi facilement. Il ne supportait que très mal ce sentiment de pitié qu'il semblait inspirer. Richard, qui voyait en lui beaucoup d'espoir, ne lâcha rien, il lui enseigna tout ce qu'on lui avait appris, il lui permit de développer davantage ses capacités et plus particulièrement son don pour le tir à l'arc. Le jeune garçon consentit enfin à abandonner sa quête, séduit par les idéaux du Roi Richard et un beau jour, il ploya le genou face au roi qui posa la lame de son épée sur son épaule gauche et sur son épaule droite. La particule fit alors son apparition.« - Un chevalier obéit à des valeurs. Son cœur ne connaît que la vertu. Son épée défend les démunis. Son bras protège les faibles. Sa bouche méprise, le mensonge. Sa colère déjoue les tours du malin. Robin de Locksley, je vous fais chevalier de ce royaume, défenseur de son peuple, garant de sa liberté. Lève-toi maintenant ! » Portant fièrement le blason du lion sur son armure, Robin qui était devenu un homme à présent, se leva pour faire face à son roi. Ce dernier lui rendit son épée et fit signe à ses serviteurs de s'approcher. L'un des deux hommes portait une boîte en bois assez large, l'autre l'ouvrit et tendit au monarque un magnifique arc qu'il tendit ensuite à Robin. « -Je sais que tu en feras bon usage ! » Robin s'inclina face à son monarque et accepta le présent qui venait de lui être offert, un arc qui plus jamais ne le quittera.
Cinquième chapitre

De L'omniscience à l'introspection




Quand je pense à la Forêt enchantée, j'ai comme l'impression d'y avoir vécu plusieurs vies, tant il m'a été donné de vivre un nombre incalculable de péripéties. J'ai d'abord était Robert Locksley, puis je suis devenu Robin, puis Sir Robert de Locksley. Ensuite, l'on m'a affublé du très envieux titre de « Prince des voleurs » avant d'enfin me faire appeler Robin Hood en référence à la capuche que je porte pour me couvrir le visage. J'ai beau avoir changé de nom, je n'ai pas pour autant changer de vie, même si j'ai essayé l'espace d'un court instant. Dans ce monde peuplé de magie et d'autres créatures, j'ai côtoyé des hommes tout aussi monstrueux, le genre de personnes qui m'ont poussé à donner le meilleur de moi, pour que ceux et celle qui ne pouvaient se défendre contre l'oppresseur.« Dressez-vous sans relâche jusqu'à ce que les moutons deviennent des lions.» Je n'ai jamais oublié ces paroles émanant d'un grand orateur et monarque qui s'est subtilisé au père que j'ai perdu.

Avant d'être le voleur que l'on connaît, j'étais un simple soldat, fière de porter le blason du cœur de lion. En revêtant l'armure et en combattant pour son royaume, j'ai senti naître en moi, pour la première fois de ma vie, un élan de fierté, l'impression d'être utile et de servir une belle cause. Le Roi Richard était un monarque de la plus belle espèce et il me suffisait de l'écouter pour me sentir important. Cet homme n'a jamais failli face à l'ennemi, je voulais en faire de même et me draper de sa force pour être aussi vaillant que lui et combattre avec ardeur et conviction pour mieux le servir. Pour Richard Coeur de Lion, j'aurai donné ma vie, mais c'est lui qui a donné la sienne pour nous. En le perdant, j'ai à nouveau perdu un père. Alors pour lui faire honneur, j'ai décidé de graver à jamais sur ma peau, son blason, espérant ainsi faire de mon bras son porte-étendard, mais c'était aussi une façon pour moi de faire perdurer sa mémoire dans la mienne.

Nous avons perdu notre roi, la bataille et le chevalier que j'étais est devenu prisonnier. J'ignore encore combien de temps il s'est écoulé avant que je ne parvienne à fuir ma prison. Nous étions quelques valeureux hommes à survivre dans les cachots de nos ennemis. L'un d'entre eux, un gaillard très bien battit, devint très vite, le camarade avec lequel je m'entendais le mieux. Il avait beau être taillé comme un roc, il n'en restait pas moins sensible ce qui lui valut le sobriquet de « Petit Jean », un surnom qui perdure encore malgré les années. Puis il y avait Peter, un bon compagnon de bataille qui maniait l'épée avec aisance et m'avait sauvé la vie à de nombreuses reprises sur les champs de bataille. Nous avons quitté tous ensemble la forteresse qui nous maintenait captifs depuis bien trop longtemps. Malheureusement, Peter est mort avant que nous ne parvenions à quitter les remparts de la cité. Peu avant de mourir, il m'a fait promettre de protéger sa famille et plus particulièrement sa jeune sœur, qui vivait à Nottingham. Mais la Mort l'a assailli avant que je ne puisse en savoir d'avantage.

Nous avons donc fui et entamé un long périple. Avec mon camarade « Petit Jean » nous avons sillonné les terres, à cheval. Nous étions de valeureux soldats, revenus d'une guerre qui avait fait périr le monarque. Personne n'en avait que faire. La bravoure n'était  jamais récompensée à sa juste valeur dans ce royaume. Mais peu importe, la rancœur ne mène à rien et le peuple n'était pas responsable. Nous avons parcouru bien des routes, nous nous sommes perdus dans bien des tavernes, nous avons bu plus que de raison je ne vais pas mentir. Mais tout a changea lorsque qu'un nouveau roi, un dénommé Jean sans Terre, se para des habits de monarque. En rejoignant Nottingham, je découvris bien malgré moi, les ravages perpétrés au nom du Prince Jean, qui avait envoyé ses soldats et son Shérif saigner à blanc le peuple en l'assaillant d'impôts et de taxes. Un soir, nous nous sommes arrêtés près d'une ferme. Un sublime étalon avait attiré mon attention. Même si nous avions ce qu'il fallait en termes de monture, je devais capturer ce cheval. Alors sans la moindre hésitation, j'ai subtilisé l'animal, loin de me douter que le bon voleur serait aussi vite débusqué et que mon cœur s'embraserait pour la toute première fois.

Le cheval appartenait à des paysans qui venaient de perdre leur fils au combat. Un fils auquel j'avais fait la promesse de protéger sa famille et plus particulièrement sa sœur, Marianne. En un regard, et ce, malgré la lame qu'elle pointait sur mon cœur, j'ai su qu'elle serait mon premier amour. Je l'ai aimé, mais l'évidence semblait trop évidente pour me convaincre entièrement. Je n'ai jamais évoqué cela auparavant. Je n'ai jamais douté de mon amour pour Marianne. "Mais", cette conjonction n'a jamais quitté mon esprit. Passé cette nuit, je lui ai offert deux chevaux et le voleur s'est promis de ne plus jamais voler pour lui-même. Marianne m'a ouvert les yeux et m'a permis de comprendre que je m'étais trompé de cible. Il ne fallait pas voler à ceux qui n'avaient rien. À l'inverse, il fallait délester aux autres, leur trop-plein de richesse afin d'établir l'égalité entre les Hommes. À ce moment-là, j'ai compris la devise de Richard « Dressez-vous sans relâche jusqu'à ce que les moutons deviennent des lions. » Et je savais que tant que le peuple lui tiendrait tête, jamais le Prince Jean ne gagnerait cette bataille.

« Voler aux riches pour donner aux pauvres » tel était mon credo au grand dam du Prince Jean et de son shérif, qui me déclarèrent moi et mes camarades « Hors-la-loi ». Marianne avait accepté de m'épouser malgré cette condition. Dès lors, afin d'échapper à nos ennemis, nous nous sommes installés dans la Forêt de Sherwood qui est devenu notre « maison ». Bien sûr, je ne vais pas mentir, tout était plus ou moins rudimentaire sur le campement, mais nous parvenions à oublier tous les désagréments de cette vie de vagabond. Même après l'arrivée de Roland, nous n'avons pu nous résoudre à mettre un terme à cette vie dans les bois... Mais le bonheur n'a pas pour vocation à s'étirer, car rien n'est éternel malheureusement.

J'ai perdu mon âme et mon Coeur. J'ai perdu mon honneur et mes valeurs quand la lame froide du shérif a transpercé le cœur pur de Marianne. Il l'aimait et avait toujours développé à son égard un amour qu'il se refusait à clamer au grand jour. Roland venait de naître, je me souviens encore de ce jour comme si c'était hier. L'hiver était rude, la neige avait paré de son manteau blanc toute la forêt. Ébloui par la blancheur et la beauté du paysage, j'osais lui conféré une dimension magique et me surprenais à aimer ce type de magie. J'étais heureux et mon cœur exultait comme jamais auparavant. Les Merry-men avaient décidé, pour fêter la naissance de Roland. Sous l'égide de Petit Jean, nos camarades de tout le Royaume avaient accepté de rejoindre la forêt de Sherwood. Frère Tuck abreuva ces fiers gaillards, de sa meilleure cuvée. Tout était parfait, nous étions heureux et c'était tout ce qui comptait.Trois mois plus tard, le bonheur s'envola sans l'espoir d'un retour. L'infâme Shérif qui œuvrait pour cette enflure de Jean que nous avions nommé sans affection « Jean sans terre », m'avait volé l'amour de ma vie avant de prendre ma liberté. Sherwood a par la suite était brûlée. Par chance Petit Jean et frère Tuck ont sauvé tous nos camarades et sont parvenu à fuir pour rejoindre des terres moins hostiles. Ils avaient également en charge la sécurité de mon fils. Je ne pouvais me fier qu'à eux pour une telle tâche. Moi, j'ai subi la torture au lieu de la mort. Nottingham me décréta coupable. Désireux d'assouvir sa vengeance, il décida de me garder en vie et de me torturer quand l'envie lui prenait. J'ignore combien de temps à durer ma captivité, mais je sais qu'il s'est écoulé suffisamment de temps pour que Roland fasse ses premiers pas et prononce ses premiers mots.

Je n'aurais donc pas assisté aux premiers grands moments de la vie de mon fils et ça jamais je ne pourrais me le pardonner tout comme je ne pourrais jamais pardonner à Nottingham de m'avoir volé l'amour de ma vie. Il ne méritait rien d'autre que la Mort
Sixième chapitre

Chasser les ténèbres




Les ténèbres sont de viles tentatrices, qui peuvent séduire n'importe quel être, aussi vertueux soit-il. Elles sont un refuge pour les égarer, pour les cœurs brisés et les âmes esseulées. Elles sont l'amante qui arme le bras vengeur, un poison qui coule dans vos veines, un maléfice que personne ne peut arrêter. Depuis peu, les festivités avaient cessé au Royaume. Des rumeurs laissaient entendre que le mariage de Snow White et de son prince, eut été perturbé, par l'Evil Queen venu offrir le malheur à son ancienne belle-fille. Dès lors, le peuple du Royaume enchanté se para de ses plus sombres atours, le cœur lourd, il avait conscient que ces instants vécus, étaient sûrement les derniers qui lui était accordés, mais lui au moins en avait pleinement conscience. Quelque part, non loin du comté de Nottingham, enfermé dans une geôle aussi sombre que le cœur du shérif à l'origine de cette incarcération, Robin dormait sur un tas de paille qui lui faisait office de lit. Personne ne pouvait se douter en observant le malheureux vêtu de haillons et portant une barbe mal taillée, qu'il s'agissait de celui que l'on appelait Robin Hood. En peu de temps, l'ancien archer avait perdu sa liberté, sa vie, sa femme et ce fils qu'il ne voyait pas grandir. Malgré tout, il était encore de ce monde et tel une sangsue, il s'accrochait à la vie, car tributaire d'une vengeance, il ne pouvait se résoudre à partir sans avoir accompli son œuvre, quitte à se laisser totalement détruire par son désir de vengeance et les ténèbres inhérentes à cela.

Le camp de Sherwood ayant été brûlé après l'arrestation de Robin, les Merry men durent quitter à grand regret les lieux. Petit Jean et quelques vieux compagnons, prirent en charge l'ensemble du groupe ainsi que le tout petit Roland, qui n'était alors qu'un bébé. Le groupe bien décidé à ne pas se laisser diviser, trouva refuge loin de ce tumulte. Plus de quatre années s'écoulèrent, sans que jamais les Merry Men ne désespèrent de retrouver leur leader que le shérif avait pris plaisir à faire disparaître entre les geôles d'une forteresse aussi imprenable qu'introuvable. Les menaces proféraient par la méchante reine sonnèrent l'avènement d'un plan dont Petit Jean était le principal instigateur. Robin devait sortir, ça n'était pas une alternative, mais une réalité et pour mettre toutes les chances de leur côté, même Frère Tuck cessa d'abuser du vin de messe afin d'avoir les idées claires. Le plan simple, fut efficace et malgré les nombreux gardes à la solde du shérif, Robin de Locksley fut délivré ainsi que plusieurs autres captifs dont Belle. Aidé par des archers postaient en faction, le petit groupe parvint à fuir sur les quelques chevaux qu'ils avaient au préalable volés. Passés les obstacles, ils purent rejoindre le nouveau campement. Le chef des voleurs put enfin retrouver son fils, qui malgré les années passées, se jeta dans ses bras et le serra fort en le faisant promettre de ne plus jamais partir. Robin accepta, faisant de son mieux, pour cacher à Roland et aux autres, que dans son cœur, les ténèbres avaient élu domicile et qu'il n'était plus celui que l'on célébrait jadis comme un héros.

Plusieurs jours s'écoulèrent, tout semblait aller dans le meilleur des mondes, malgré les rumeurs de malédiction qui persistaient. Les hommes étaient en alerte et apportaient leur soutien à Snow White et son prince, tous sauf Robin qui avait d'autre plan en tête. Un, quelque chose qui n'entrait pas dans son code de moral, mais qui faisait office de besoin à présent, un besoin sans cesse alimenté par la colère à chaque fois que l'odieux shérif alimentait les conversations. Les Merry men l'ignoraient, mais les années de captivités furent rudes pour Robin, qui avait subi les pires tortures morales et physiques et qui souhaitait à présent le faire payer à Nottingham. Mais plus encore, il voulait lui faire payer la mort de sa bien-aimée et pour se faire, il était prêt à tout, même à se bafouer. Sans prévenir aucun de ses compagnons, l'archer quitta le camp. Armé de son fidèle arc et délestant les Merry Men d'un cheval, il prit la direction de Nottingham bien décidé à accomplir sa vengeance.

La route était encore longue avant d'entrevoir Nottingham et ses hautes tours, mais Robin si proche du but ne pouvait se résoudre à perdre patience. Sous le coup de la colère et assujetti à la vengeance, l'ancien archer au grand cœur n'avait au préalable conçu aucun plan pour assouvir ses pulsions vengeresses. En avait-il besoin lui qui pouvait se targuer de connaître comme sa poche l'environnement de celui qu'il considérait comme son ennemi mortel depuis que lady Marianne avait trépassé sous sa lame. Passé ce funeste jour et avant que les soldats ne le mènent à sa geôle, Robin avait cogité sa vengeance et lui qui fervent défenseur de la Justice se refusait à occire un être par l'épée ou autre, avait à présent ravisait son jugement. On lui avait pris l'être qui demeurait le plus cher à son cœur et à son âme, nulle Justice ne pouvait réparait cela et de ce fait pour une fois la Raison demeurait bien silencieuse.

Tenant fermement les rennes de son destrier, l'archer lui commanda d'aller plus vite. Sa liberté à peine retrouvée, il ne pouvait se résoudre à en profiter d'autant plus que la menace d'une malédiction à venir, n'avait de cesse d'alimenter les conversations. Les Merry Men eux-mêmes se laissaient appesantir par la peur, Frère Tuck en tête de gondole. L'homme de foi s'était fait railler tant de fois, car il priait une divinité « impie » selon ses camarades, mais aujourd'hui, c'est bel et bien à cette « divinité impie » que bon nombre d'hommes s'en remettaient espérant être épargné par le terrible châtiment que leur réservait celle que l'on nommait et que l'on nomme encore l'Evil Queen. Robin qui avait échappé à tout cela, n'accordait aucun crédit aux funestes annonces de cette "méchante" reine qui elle aussi voulait obtenir vengeance.

J'étais perdu, l'espoir avait déserté ma vie. Tout n'était que ruines, des ruines encore fumantes sur lesquelles j'avais décidé de marcher. Sur mon cheval, la distance n'avait de cesse de s'amoindrir de minutes en minutes. J'attendais impatiemment de bander mon arc pour donner la mort à mes assaillants, mais plus encore pour mettre un terme à la pathétique existence du shérif de Nottingham. Je devais le faire, il ne pouvait en être autrement. Ma nouvelle quête était établie et peu importe mon honneur, mon code, peu importe l'homme bon que j'étais. L'espoir, sans Marianne, n'avait plus lieu d'être…

Mais si Robin avait perdu l'amour de sa vie, il lui restait encore l'amitié de l'un des hommes les plus valeureux de tout le royaume. Petit Jean, le bien nommé, avait compris, sans rien laisser paraître, que son plus fidèle compagnon, avait d'autre plan en tête. La lutte fut âpre entre les deux hommes, mais à la fin de cet échange, à quelques mètres à peine du château du Shérif, le robuste Petit Jean défit Robin de ses ténèbres et l'empêcha de ce fait, de commettre l'irréparable.



To be continued...

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Robin de Locksley

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MessageSujet: Re: Rise and rise again until lambs become lions   Ven 20 Jan - 20:56

Chapitre final
La fin d'un monde...




« -J'ai suivi un code toute ma vie. Voler aux riches pour donner aux pauvres. Être honnête, droit et bon. J'ai essayé de vivre par cette ligne de conduite toute ma vie… » Ce leitmotiv, n'avait jamais quitté l'esprit de Robin et ce même lorsqu'il se retrouva, ainsi que plusieurs de ses compagnons bloqués. Personne ne s'en était rendu compte. Perfide et invisible aux yeux des « survivants, ce mal arrêta le temps. Beaucoup furent emportées dans une contrée sans magie et d'autre furent exempte de malédiction et se retrouvèrent figé dans le temps. Pas moins de vingt-huit années s'écoulèrent avant que le sort ne soit brisé, sortant tout un tas de personnes de leur léthargie. Tous ignoraient qu'il s'était écoulé presque trois décennies. D'autre royaume aux alentours avait eux aussi échappé à la malédiction de la méchante Reine et reprenaient vie peu à peu. Mais forcé de constater que de nombreux monarques avaient disparu, l'anarchie s'instaura très rapidement entre les peuples. Le Prince Jean constitua une alliance avec d'autres seigneurs et put de ce fait étendre son pouvoir. Le Shérif ayant été emporté, il lui fallait d'autres vassaux et ça n'est pas ce qui manquer à présent. Robin et Petit Jean rallièrent d'autre membre à leur cause. Pour se faire, ils n'hésitèrent pas à braver les dangers pour voler au secours des plus faibles. La Forêt de Sherwood étant détruite, il leur fallait cependant un nouveau repère. Belle leur suggéra le château de Rumpelstiltskin dont elle connaissait tous les pièges et sortilèges. Ils ignoraient alors, que peu de temps avant leur arrivée, un jeune paysan avait sans le vouloir, libéré un être qui pourrait bien causer leur perte à tous.

Plusieurs semaines s'écoulèrent et ce qui n'était qu'une rumeur devint une bien triste réalité à laquelle bon nombre espéraient encore échapper. Robin, Petit Jean et leurs alliés voguèrent jusqu'à Camelot pour tenter de trouver de nouveaux alliés. Robin fit alors la connaissance du Roi Arthur et alors qu'il entamait les négociations autour de la table ronde avec les chevaliers encore présent, il découvrit sur le mûr, dans un bouclier, le blason d'un dragon rouge. « Sous peu, l'être qui a détruit nos vies, ne sera plus, je terrasserai le monstre et dans le ciel, la bannière du dragon ne flottera plus. » Les écrits de Máistir virent sonner le glas d'une révélation que le Prince des voleurs n'attendait plus. Ainsi, le père d'Arthur se prénommait Uther Pendragon et avait choisi le dragon comme emblème. Une bannière qui avait cessé de flotter lorsque le monarque quitta son trône avant l'arrivée de l'un de ses bâtards. Arthur narra l'histoire à Robin, lui-même bâtard d'Uther, le dernier, du moins c'est ce qu'il croyait. Lorsqu'à son tour, le prince des voleurs lui narra son histoire, le monarque comprit très rapidement qu'il se trouvait peut-être confronté à un rival, qui pourrait de ce fait, prétendre au trône. Mais il n'en était rien, Robin se fichait de cela, seul lui importait la sécurité de ceux et celle qui l'avait rejoint et de ce fait, il était important de conclure une alliance avec Arthur pour lutter davantage contre ce qui semblait être un ennemi commun. Le roi de Camelot chassa Robin et ses camarades de son royaume leur priant de ne jamais revenir au risque de finir au bout d'une corde ! Arthur n'était d'ailleurs pas le seul à imaginer Robin au bout d'une corde. Le Prince Jean qui aspirait à de nouveaux titres, ne ménageait pas ses efforts pour attraper son éternel opposant, qui de retour du périple à Camelot, ne ménageait lui-même pas ses efforts pour mener la vie dure à l'un de ses plus grands ennemis.

Le temps passa, les températures n'avaient de cesse de tomber, rendant la vie de plus en plus difficile. Ingrid, tel était le nom de ce nouvel ennemi. Une redoutable sorcière qui gelait tout sur son passage. Mais plus encore, elle parvenait à enrôler par la force, les quelques habitants qui osaient encore lui résister. Arthur fut l'un des premiers à céder à Ingrid. Il lui offrit les derniers chevaliers qu'il lui restait encore. Le prince Jean capitula à son tour se refusant à être enrôlé de force, il voulait encore rester maître de son Destin. Aussi égoïste qu'Arthur, il offrit toutes ses terres et chacun de ses hommes à la Reine des glaces. Non sans mal, Robin et ses derniers alliés retrouvèrent le château de l'ancien ténébreux. L'ancien bras droit de Richard Cœur de Lion refusait la capitulation, il devait se battre pour lui, pour Roland, pour ses compagnons, mais aussi pour toutes les personnes qu'il avait accueillies entre les murs du château. Bien plus qu'un leader, il se devait d'endosser la figure d'un Roi, le dernier des derniers prêt à résister à Ingrid. Petit Jean, entreprit de son côté, de partir en éclaireur, mais ne revint jamais. Le temps s'écoula à nouveau, l'emprise d'Ingrid n'avait de cesse de s'accroître. Robin quitta le château à de nombreuses reprises pour tenter de retrouver son meilleur ami. Il ne pouvait se résoudre à l'abandonner, pas après tout ce qu'ils avaient traversé ensemble, mais la Fatalité en avait décidé autrement et d'importantes décisions devraient être prises sous peu.

Alors que la situation semblait sans issue, un homme se faisant appeler le Chapelier Fou, vint à eux leur proposant une alternative. Robin s'y opposa, il ne pouvait abandonner Petit Jean. Mais il n'était plus question que d'une seule vie, celle de centaine de personnes était entre les mains de Robin, plus encore, celle de son fils. À contre cœur, le roi des voleurs accepta donc le marché de Jefferson qui le conduisit lui et ses camarades dans un autre monde, moins hostile certes, mais étrange, terriblement étrange…

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Regina Mills

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MessageSujet: Re: Rise and rise again until lambs become lions   Ven 20 Jan - 21:28

Mon roi des pécores d'amour bienvenuuuue love
Bon je t'épargne le protocole staffieux ^^ Ta fiche sera parfaite, à n'en point douter, très cher. (c'est pas comme si t'avais le choix)

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Robin de Locksley

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MessageSujet: Re: Rise and rise again until lambs become lions   Ven 20 Jan - 22:27

Merci pour l'accueil

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Juliette White-Queen

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MessageSujet: Re: Rise and rise again until lambs become lions   Ven 20 Jan - 23:06

Robinou ta signature est badass ouais je sais c'est une bonne entrée en matière xD
Bonne chance pour les finitions de ta fiche

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C'EST DRÔLEMENT DANGEREUX DE S'ATTACHER À QUELQU'UN, C'EST INCROYABLE CE QUE ÇA PEUT FAIRE MAL. RIEN QUE LA PEUR DE PERDRE L'AUTRE EST DOULOUREUSE. C'EST MOCHE DE GUETTER UN SIGNE DE QUELQU'UN POUR SE SENTIR HEUREUX.
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MessageSujet: Re: Rise and rise again until lambs become lions   Sam 21 Jan - 13:55

Bienvenue Robin ^^
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Robin de Locksley

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MessageSujet: Re: Rise and rise again until lambs become lions   Sam 21 Jan - 14:05

Merci pour l'accueil Mesdames

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Regina Mills

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MessageSujet: Re: Rise and rise again until lambs become lions   Jeu 26 Jan - 20:48

Congratulations
Que la couleur soit !


Oui, que la couleur soit dans ta vie de roi des pécores qui fut bien grise. Mais ne t'inquiète pas, une part de tarte aux pommes préparée avec Amour par la Apple Queen en personne, et tout ira mieux. Même que t'auras des bisous ! amour3

Et voilà tous tes efforts ont payé, tu fais à présent partie de notre petite communauté, il y a plusieurs choses qui pourraient t'être utiles afin de devenir le padawan parfait. Tout d'abord tu peux aller ouvrir une fiche de liens afin de connaitre tes camarades ou au contraire tes ennemies du monde. Pour regrouper tes petites aventure tu pourras créer ta fiche de sujets
Si tu as besoin d'une maison ou de toute autre lieu, tu peux très bien en faire la demande par ici.

Voila, maintenant tu connais les clés d'un bon démarrage pour les jeunes padawans. Bon jeu à toi !


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