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 « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)

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Charles G. Sjörgen

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MessageSujet: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Sam 20 Mai - 0:11


blurred lines - Robin Thicke

Charles était sortie hier soir et il avait bien profité de son lendemain pour dormir une partie de la journée. En plus, ce n’était pas lui qui avait organisé, donc il avait profité plus que pleinement. Il n’avait rien à gérer. Il était rentré chez lui au petit matin, histoire d’être bien tranquille pour se prélasser dans son lit. Sans Zélie dans les pattes. Et vu qu’elle était sortie avec lui, ça devait être pareil pour elle. Ils n’aimaient pas se croiser avec la gueule-de-bois.

Et pour ce dimanche, il avait décidé de se détendre. Le ciel commençait à être bien bleu et le soleil chaud, mais l’air restait frais. C’était tellement agréable. Il adorait cette période. Il en profita donc pour sortir un peu. Il irait faire une balade en forêt avec ses trois husky, Autumn qui avait une robe rousse, Rain plutôt grise et Shadow était noire. Oui, il n’était pas allé chercher très loin. Mais quand on possédait autant d’animaux qu’il en avait, ça devenait difficile d’être imaginatif. Puis avec ces noms là, on dirait des Supers-nanas ! Il irait même courir un peu avec eux, histoire de faire d’une pierre deux coups. Alors une fois préparé et bien réveillé, ils se rendirent tous les quatre – Charles et ses chiens – en forêt pour une belle escapade.

Le jeune-homme fit alors un peu d’exercice en courant avec ses chiens sur les sentiers du bois qui grignotait ici et là la ville de Storybrooke. Il avait facilement trottiné à vive allure pendant une bonne heure. Il en avait marre de courir. Il avait trop mal à la tête. Maintenant, il avait envie de s’amuser un peu. Il se rétrécit à l’état de fée et grimpa sur le dos d’Autumn. Les mains bien cramponnés sur son collier, il siffla et les trois husky se mirent à courir dans la forêt jusqu’à en perdre haleine. Puis elles s’arrêtaient pour reprendre leur souffle et renifler, explorer. Et elles gambadaient joyeusement, sautant par-dessus le ru, mais elles restaient rarement l’une loin de l’autre. Liot adorait ça. Il le faisait aussi avec des oiseaux, ou encore des lézards. C’était tellement rocambolesques avec ces bêtes là. Il avait comme une douce impression d’être en communion avec l’animal. De partager quelque chose tout simplement.

C’est alors que dans leur moment de loisir, Autumn releva vivement la tête et dressa les oreilles. Elle glapit discrètement. Elle avait réussit à faire sursauter Liot qui se tenait tranquillement allongé contre l’arrière de sa tête. Les chiennes se reposaient tranquillement à l’ombre. Les oreilles dressées, les deux autres husky se relèverent rapidement et étaient aussi aux aguets. Liot l’avait senti aussi. Ils s’étaient alors approchés de l’odeur et du bruit. Discrètement, à pas de loups. Liot était toujours sur la rousse et observait à travers les arbres jusqu’à ce qu’il vit une silhouette. Il siffla discrètement pour que la meute s’arrête. Adonis. Un rictus narquois étirait déjà la bouche de la fée. Liot fit comprendre à ses bêtes d’encercler la femme. Comment a-t-il fait ? Ca c’est son petit secret. Les chiennes se séparèrent donc et Shadow fut la première à fondre sur Adonis, en plein devant elle, les dents dehors. Sur sa gauche arrivait Rain, dans la même position de menace. Et enfin derrière elle, Autumn, avec Liot. Il était resté bien caché et discret au collier de l’alpha. Juste le temps d’observer la situation et surtout Adonis.

Il avait finit par sauter du chien et reprit sa taille d’humain alors qu’Adonis lui tournait le dos. Il siffla et les chiens se rangèrent derrière lui. Il avait son sourire charmeur et amusé, une flamme qui dansait dans son regard. Il avait attendu qu’elle se retourne. « Salut ! Dis... C’est pas prudent de se balader seule dans les bois, on sait pas sur quoi on pourrait tomber. » dit-il en faisant bien allusion à lui. Elle n’avait plus d’excuse pour le congédier de son espace personnel. « Surtout quand on est aussi mignonne. » Il lui était impossible de comprendre pourquoi, mais il était attiré par cette jeune-femme. C’était plus fort que lui, une énergie qu’elle dégageait. Celle d’une puissante fée et l’enivrait presque tant son aura le fascinait. Il ne savait rien d’elle sauf une légère impression familière, mais elle, elle devait bien deviner ce qu’il était. En résumé, Adonis l’émoustillait complètement. Elle était hypnotique.« J’en ai de la chance. Rien que toi et moi au milieu de cette forêt… » la taquinait-il avec un petit sourire espiègle. « Tu fais quoi ici ? Je peux te tenir un peu compagnie ? » avait-il reprit plus sérieusement, mais aussi plus innocent.

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Maléfique A. Pendragon

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Ven 26 Mai - 15:21


blurred lines - Robin Thicke

La source de la magie ! Voilà ce que j’étais venue chercher en entrant dans la forêt de la ville. J’aurais tout autant pu me rendre en dessous de la bibliothèque mais je savais que cela ne suffisait pas, certes, cette source de magie m’avait donné la force de rester celle que j’avais toujours été, mais cette source là était celle qui avait créé Storybrooke. Celle que je recherchais, c’était celle qui liait cette ville à notre monde originel. J’avais eu ouïe dire que ce que je cherchais avait la forme d’un puit que les habitants de cette ville avait niaisement appelé le puits des souhaits. C’était par ce dernier que la magie était réapparu et c’était par ce dernier que j’allais vérifier que la douce et agaçante Aurore, plus connue sous le nom de belle au bois dormant dormait toujours paisiblement dans sa tour comme depuis le jour de mon départ loin de son prince Phillippe qui d’ailleurs je l’espérais de tout mon cœur était encore un yaoguai. Cela faisait bien longtemps que je n’avais as songé à cette princesse et son grand amour, ils m’étaient littéralement sortie de la tête pour tout dire, mais  depuis quelque jours j’essayais de me reconnecter avec eux, j’étais légèrement obsédé par la grande question des limites du sortilège de Regina. Certes, j’avais déjà ratissé l’hopital en long et en large à la recherche d’Aurore étant donné qu’elle était dans le périmètre d’action de la malédiction mais je ne l’avais pas trouvé. Une partie de moi espérait qu’elle dormait encore, comme je l’avais prévu, mais une autre avait peur que la malédiction de Regina ait annulé la mienne ou légèrement bouleversé, bref je devais savoir.

C’est donc en crapahutant à l’aveuglette dans la maudite forêt de cette maudite ville l’espoir juste assez embrumé par mes pensées pour ne pas apercevoir une meute de chien se ruer vers moi, le jappement de l’un d’enter eux me tira de mes pensées et je m’apercevais que j’étais encerclée. Un rictus mauvais sur les lèvres je laissais échapper un soupir avant d’ordonner :

« Allez jouer ailleurs ! »

Au même moment un sifflement retentissait et les chiens s’en allèrent pour rejoindre l’origine du bruit, que j’apercevais en me retournant : Liot. Se dernier abordait son terrible sourire charmeur et se délectait de m’avoir surpris. A ses mots je riais légèrement, s’il savait il n’oserait même plus me surprendre que se soit ses chiens, ou lui d’ailleurs j’étais capable de les tuer en un claquement de doigts. D’ailleurs le livreur de sushis (enfin si on peu le considérer comme livreur étant donné qu’il détruisait toujours malencontreusement ma commande avant même que je n’ai eu l’occasion de la manger ou de la payer), me complimenta comme à son habitude ce qui fit naitre un sourire sur les lèvres. Allez savoir pourquoi cet homme m’agaçait moins que les humains de cette ville, sans doute parce qu’il dégageait un aura différente des autres. Croisant les bras je le regarder se mouvoir en m’offrant son grand numéro de charme, pendant qu’il s’approchait de moi en mettant bien en évidence que nous étions seul dans une forêt.

« Tu as oublié de dire que nous étions sans surveillance »

Susurrais-je en entrant dans son jeu, j’avais bel et bien compris que cet homme était un coureur de jupons, selon l’endroit où nous nous croisions il abordait une attitude différente, en l’occurrence lorsque je me rendais directement au sushi shop bizarrement ce dernier se comportait de manière très professionnelle. Il y avait forcément une femme à qui il tenait dans ses lieux, je n’avais jamais poussé l’enquête assez loin pour savoir qui c’était. M’humectant les lèvres, pour dissimuler mon agacement face à son empiétement dans ma vie privé j’arquais un sourcil et demandais :

« Ca dépend, est-ce que tu sais où se trouve le puits à souhait ? Si oui je veux bien que tu m’accompagne jusqu’à lui ! »

Jouant de mon charme en battant les paupières, je regardais un instant ses chiens avant de demander à mon tour :

« Et toi je suppose que tu balades tes chiens mais pourquoi dans cette forêt ? »


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Charles G. Sjörgen

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Dim 28 Mai - 19:30


blurred lines - Robin Thicke

Adonis ne fut même pas perturbé une seconde que ce soit par les chiens ou la présence soudaine de Charlie. Elle avait le total contrôle de soit, impassible. Cela ne la rendait qu’encore plus séduisante aux yeux du jeune-homme qui n’avait vraiment pas froid aux yeux. Qui ne tente rien n’à rien. Combien de fois je vais devoir le dire ?! Elle osa même l’écraser en usant d’un humour ironique. Liot ricana. « J’adore quand t’es coquine comme ça. » lui dit-il, amusé. Après il lui demandait s’il pouvait lui tenir un peu compagnie. Il voulait en profité, il ne l’avait rien que pour elle et pas pressé comme lorsqu’il est au travail. Charlie était vu comme un coureur, il est vrai. Ce n’était pas vraiment ça. Il vivait ses émotions à fond et un peu d’affection ou d’attirance pouvait prendre une ampleur qui lui échappait lui même. Après il était vrai que ce médecin là, il en était mordu. Ce n’était pas qu’une excuse d’émotion. Il serait bien faire d’arriver à ses fins. Il était mignon, elle ne pouvait humainement pas refusé. Il voulait que cette aura qui l’enivrait dès qu’il était à ses côtés lui appartienne ne serait-ce que quelques secondes, le temps d’un baiser. Et après le baiser, je voudrais les câlins et après… bah après voilà… Je ne vais pas vous faire un dessin.

Adonis accepta et Charlie lui renvoya un sourire ravi. « Je t’y emmène ! Suis moi. » avait-il répondu du tac-au-tac à la jeune-femme lorsqu’elle lui demandait le puit à souhait. Il prit déjà une direction, sûr de lui mais en vrai c’était totalement au hasard. Il savait où était le puit, le soucis, c’est qu’il n’était pas loin. Elle y verrait rien s’ils faisaient un petit détour, histoire de gratter un peu de temps aux côtés de ses voluptueuses courbes. L’anesthésiste lui avait aussi demandé ce qu’il faisait là en retour. Charles n’avait même pas remarqué qu’elle ne lui avait pas vraiment répondu aux raisons qui l’avaient menée dans cette forêt. Charlie marchait devant et s’était retourné pour lui faire face. Il marchait à reculons. Le blond haussa les épaules : « Je sais pas. Et pourquoi j’irais pas dans cette forêt ? Pourquoi dans une autre ? Elle est un peu bête ta question quand même… » avait-il dit sans aucune méchanceté. Il grimaçait en pleine réflexion avant d’hausser les épaules. Ce n’était qu’un constat personnel. Un fait. Il était un peu trop innocent et idiot. Il manqua de peu de trébucher à cause d’une racine apparente. Il décida de continuer le reste du chemin en regardant devant lui. Oh oui, c’était beaucoup plus prudent.

Les chiennes gambadaient autour d’eux. Elles n’allaient jamais trop loin, mais laissait les « humains » tranquilles. « En fait, je tombais à pic ? Tu t’étais perdue et moi tel un prince sur son cheval blanc, je suis venu te sauver. » commença t-il sur un ton théâtrale, avant de reprendre subitement d’un ton très sérieux : « Et pourquoi tu cherches le puits ? Tu veux faire un souhait ? » pour finir comme un tendre enfant. « Tu veux trouver le bonheur avec quelqu’un ? Mais je suis là, pas besoin de jeter une pièce et faire un voeux. Il suffit de demander. Et peut-être que je serais clément. » dit-il, prit d’une pulsion et venait passer un bras autour de ses épaules. Il se mordait la lèvre pour ne pas rire tout de suite, mais un immense sourire taquin persistait.

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Maléfique A. Pendragon

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Mer 7 Juin - 21:41


blurred lines - Robin Thicke

Charles était sûr de lui et jouait de son charme mieux que personne. Quel dommage qu’il ne ressemble pas plus à Arthur songeais-je en un état de faiblesse qui ne dura qu’un quart de seconde avant que je me ressaisisse en me retenant de ne pas me mettre des claques. L’amour m’avait mené à ma perte, et à une puissance extrême me souffla une voix irascible qui me fit grimacer un cours instant. Apprendre l’existence de mon fils m’avait bouleversé plus que je ne voulais bien l’admettre, mais jamais je me laisserais saisir par ce sentiment à nouveau d’ailleurs j’avais décidé que lorsque je récupèrerais mon cœur je ne me le remettrais pas dans ma poitrine. J’avais trop peur de ce que j’étais capable de faire si je le récupérais.

Ce dernier me proposa de m’accompagner un bout de chemin et bien qu’une partie de moi voulait le congédier, je finissais par accepter en lui offrant une alternative : il pouvait venir uniquement s’il me menait au puits-des-souhaits. D’ailleurs en lui faisant cette proposition j’espérais qu’il ne chercherait pas à en savoir davantage sur les raisons qui me poussaient à me rendre en forêt. Je ne voulais pas trouver d’excuse, bien que je pouvais toujours lui effacer la mémoire s’il découvrait une part assez importante de mon identité. Naturellement et sans grande surprise il accepta et me demanda de le suivre avant de s’engouffrer dans une direction avec un air sûr de lui, tandis que je m’attelais à le suivre tout en lui retournant sa question. En entendant sa réponse je m’entendais rire, avant de répondre :

« C’est ta question pourtant, mais qu’importe si tu ne veux pas répondre cela n’est pas grave »

Pour une fois mon ton n’était pas moqueur ou agressif, c’était simplement un constat. Par ailleurs, une part de moi appréciait qu’il s’esquive étant donné que cela me donnerait l’occasion de le faire moi-même. Les chiennes courant autour de nous je les suivais du regard, je n’appréciais pas tellement ses canins. Je préférais les oiseaux, les chiens me rappelaient ceux de mon géniteurs et cette amour pervers qu’il leur vouait à eux plus qu’à ses propres enfants. Charles brisa le silence afin de s’autoproclamer preux chevalier et j’haussais un sourcil peut convaincu.

« Heureusement que tu as une coiffure impeccable sinon tu aurais tué la réputation des preux chevaliers »

Notais-je avec ironie, lui faisant sentir que je n’étais pas une de ses princesses complètement sotte et bavant devant l’idée qu’elle passerait sa vie avec son grand amour. Cette notion même me donnait envie de rendre ce que j’avais mangé quelques heures plus tôt. Malheureusement je n’eus pas le temps de déblatérait sur le sujet qu’il me demanda pourquoi je cherchais le puits. Ce n’est qu’une fois que ce dernier se proposa pour être l’home de ma vie que je manquais de m’étouffer en me prenant les pieds dans une racine.

« Tu es sérieux en plus ? »

Laissant échapper un rire étouffé je passais une main dans mes cheveux avant de poursuivre sur un ton de reproche :

« Est-ce que tu penses que je suis assez stupide pour ne pas comprendre à quoi tu joues ? Lorsque je viens au sushi-shop tu m’esquive et quand on se voit à l’extérieur tu es à la limite de me passer la bague au doigt. Il y a une autre femme que tu courtises dans le sushi-shop n’est-ce pas ? »

Je connaissais déjà la réponse, naturellement je voulais l’entendre de sa bouche, j’étais outrée d’être encore la seconde fille. Je ne ressentais rien vis-à-vis de Charles mais cela ne signifiait pas que je souhaitais que le schéma d’Arthur se reproduise. Alors que nous repassions devant la seconde souche pour la seconde fois je m’arrêtais de marcher avant de croiser les bras et de demander avec agacement :

« Tu ignores où la souche se trouve ! »



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Charles G. Sjörgen

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Sam 17 Juin - 16:13


blurred lines - Robin Thicke

Charlie était resté un moment silencieux, dans l’incompréhension totale. Elle lui faisait la remarque qu’il ne voulait pas répondre. Pas répondre à une question que lui-même avait qualifié d’idiote et dont il était l’auteur dans cette discussion. C’était trop fin pour lui sur le moment. Un sourcil levé sceptique, il finit par secouer la tête. Ca faisait des noeuds dans son esprit et il les chassa par ce simple geste. Tant pis. Pour lui, ça ne méritait pas de trop se creuser la tête pour comprendre. Il la guidait dans la forêt. Il aimait se promener en pleine nature. Autant Charles n’était pas un grand fana de la vie simple en forêt ou à la plage – enfin si mais pas que – alors que pour Liot, c’était simplement son élément. Les deux âmes se retrouvaient et il était naturel de l’y voir encore plus souvent. Être là, avec rien et surtout pas trop d’humain aux alentours.

Il s’était lustré l’égo en partageant son avis sur la situation avec Adonis. Il était l’homme qui lui fallait. C’était du moins cette idée là qu’il lui suggérait. Il avait l’occasion de porter cet habit face à la brune, il ne la manquerait pas. Il trouverait n’importe quoi pour briller un peu, l’éblouir et en profiter pour la faire céder à ses caprices. Et malheureusement, elle ne vit pas son éclat. Pas du tout même et n’en rata pas une pour le remettre à sa place. « Je suis aussi très beau. Coiffure impeccable et trop mignon, tu as oublié. » ne se démotivait-il pas pour autant.

Il continua alors à faire son numéro de charme et de sous-entendu avec cette jeune-femme qui le faisait terriblement craquer. Il se proposa d’être l’homme de sa vie. C’était une façon de parler, mais il fallait se vendre comme le meilleur parti pour espérer avoir une pincée de faveur. C’est ainsi que le voyait le blond. Elle se mit à rire. Liot roula des yeux et se retourna brièvement, avant de lui jeter un regard d’enfant boudeur. Adonis n’était pas dupe et le lui faisait clairement comprendre. Elle n’était pas la seule dans sa vie, alors qu’il ne se cache pas devant les hommes parfaits et fidèles. Les preux chevaliers ou princes de contes de fée, il en était loin. Liot resta interdit, avait ralenti dans sa marche, puis reprit le chemin. Enfin le chemin, il continuait tranquillement sa balade. Adonis avait fait une allusion à Zélie et à la place qu’elle pouvait occuper dans la vie de Charles.

Le féetaud haussa les épaules. « Je ne vois pas de quoi tu parles. C’juste que si je drague pendant le service, je me fais littéralement frapper. » dit-il sans vraiment mentir. D’un il ne travaillait pas et de deux… forcément, Zélie était sa moitié depuis un petit bout de temps, alors elle était jalouse. Puis en tant que sirène, c’était toujours disproportionné. Or eux deux ce n’était pas réellement officiel. C’était juste très compliqué. Charles avait plus facilement tendance à parler de sa vie de couple étrange avec Zélie et la reconnaissait comme sa petite femme. Par contre pour ce qui était de la sirène, elle se présentait toujours comme célibataire.

Il n’eut pas le temps de répliquer plus qu’elle râlait parce qu’il la faisait tourner en rond. Elle lui reprochait de ne pas savoir où ils allaient. Charles s’arrêta et lui fit face avec un sourire malicieux. Un petit éclat de rire lui échappa. « Rhooo c’est bon. Si, je le sais. Je voulais juste faire une balade dans un bel endroit en discutant avec toi. Je suis coupable je l’avoue » lui dit-il avec un petit sourire amusé. « C’est par là. » lui montrait-il une direction sur leur droite. « Coupable d’avoir voulu te faire rêve… » avait-il ajouté en reprenant la marche. Autumn, la beta de la meute accourut vers Liot qui vint lui gratter l’oreille et elle repartit en exploration aussi sec. Elle cherchait une simple reconnaissance de son maitre. Il la menait sur le puit pour de bon cette fois-ci. Tout en marchant : « Et pourquoi tu me parles de l’autre fille du restau ? Ça te fais chier que j’en courtise une autre ? Tu es jalouse ? » la taquina t-il, émoustillé et le regard pétillant.

Il poussa quelques branches d’un buisson sur leur passage et s’ouvrit devant eux une toute petite clairière et le puit.

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Maléfique A. Pendragon

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Sam 15 Juil - 10:19


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« Il est vrai que je n’ai pas dit cela, mais justement tu es beaucoup trop mignon pour être honnête … »

Avouais-je en haussant les épaules tout en évitant une racine. Fronçant les sourcils je songeais à l’unique homme que j’avais aimé d’un amour sincère, un amour qui s’il avait été partagée aurait certainement pu changer tout le cours de ma vie. Je ne serais certainement pas devenu Maléfique, j’aurais gardé mes ailes et j’aurais gardé mon fils. Liot lui ressemblait, pas physiquement, non juste psychologiquement. Il possédait la même confiance en lui qu’Arthur, le même humour légèrement décalé. Cela me perturbait plus que ce que je voulais l’admettre, cette ville me renvoyait avec brutalité dans mon passé. Un passé que je pensais enterrer et sans mon cœur je ne me serais jamais cru capable de le laisser me saisir, mais il fait croire que lorsque personne ne joue avec mon organe vital rien ne parviens à le stopper même en dehors de ma cage thoracique.  D’ailleurs, en parlant de ressemblance avec Arthur il jouait au même jeu que celui que jouait le père de mon enfant, chose que je lui fis remarquer en mettant en avant sa tendance à me draguer en dehors de son lieu de travail. S’il ne me croyait pas capable de comprendre, il se trompait royalement.

« Frapper par la patronne n’est-ce pas ? »

Lâchais-je en riant légèrement. Il fallait vraiment être stupide pour s’enticher de sa patronne surtout quand on est un chaud lapin comme notre cher Liot. Sa façon de renier la réalité me fit grincer des dents, il était pire qu’Arthur en fait, lui au moins il me ne cachait pas sa tendresse pour sa maudite Guenièvre.

Alors que nous passions pour la seconde fois devant la même souche, je laissais mon agacement s’exprimer en prouvant à la fée que je n’étais pas uniquement une jolie enveloppe. Comme toujours Liot tenta de me charmer avec un magnifique sourire et avoua ses torts avant que je n’hausse les sourcils, si j’utilisais ma magie nous y serions déjà notais-je avant de lâcher avec scepticisme :

« Oh tu offres du rêve dans les forêts toi … Un choix comme un autre je n’aurais pas cru que tu faisais cela ainsi »

Le suivant docilement, comme je l’avais prévu depuis le début, ses paroles me parvenant je laissais échapper un soupir avant de répondre :

« On va dire que j’en ai marre d’être toujours le second choix et qui que se soit non je ne suis pas jalouse »

Liot poussa est branches et la clairière avec le puits apparue, un sourire resplendissant naissant sur mes lèvres pulpeuses, je passais devant Liot tout en murmurant :

« Il faudrait avoir un cœur pour cela. »

M’approchant du puits, je posais mes mains sur ses pierres et fermais les yeux en sentant la connexion avec notre monde originel se faire. J’allais pouvoirs vérifier qu’Aurore, cette flémarde, dormait toujours à point fermé et je pourrais également rechercher Arthur à travers les mondes, mais avant tout il devait s’en aller :

« Quoi qu’il en soit je te remercie de ton aide Liot ! »


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Charles G. Sjörgen

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Lun 31 Juil - 20:23


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Je ne sais plus trop comment, mais on parlait de Zélie encore. Et je crois que pour une fois, c’est pas totalement de ma faute. Adonis est vile et maline. J’ai tenté une approche et elle l’a détourné en parlant de ma compagne. Ma copine. Mon amoureuse ? Enfin, je sais pas quel termes nous iraient vraiment. Un peu tous à la fois, pas aux mêmes périodes de notre relation, voire lunatiquement selon les jours. Enfin soit. On s’en fou. Là, ce que je voulais, c’était Adonis, pas Zélie et ni parler d’elle. J’ai bien vite compris que de parler d’une femme à une autre femme, c’est vraiment pas la meilleure technique au monde pour espérer avoir ses faveurs. En plus de tout ça, elle a fini par griller que je la faisais tourner en rond. Je me suis caché derrière des c’est-compliqué pour Zélie, mais pour l’arnaquer sur l’itinéraire, j’ai rien trouvé alors j’ai dis la vérité. Je voulais passer du temps avec elle. En espérant que ça la toucherait. Forcément, je l’ai tourné en l’idolâtrant, lui montrer qu’elle me faisait vraiment honneur de partager ce précieux temps avec moi. Je lui ai vendu du rêve ! J’ai fais ça que pour elle ! – En vrai, j’aurais pu aussi balancer : « car à chaque fois que je te vois tu file comme l’éclair et me fuit, alors je te l'ai faite à l’envers. » J’espère qu’elle saura apprécier le geste. Bon, je lui dis quoi moi au final ?

Il lui avait promis d’arrêter ses bêtises et de l’y emmener. Prenant le chemin correct, il n’avait pas perdu le nord en ce qui concernait la belle brune. Il lui avait demandé si elle était jalouse. Sa réponse ne disait qu’elle n’était pas jalouse, mais pour lui le principe était le même. Il avait bien compris, mais au final, elle était jalouse des filles qui passaient avant elle. Adonis ne voulait pas être encore celle qui passait après. Charles haussait les épaules et tira quelques branches d’arbre, laissant Adonis passer la première. Il avait un sourire fier. Bien sûr que je connais cette forêt ho ! Pour qui elle me prend. Je ne suis pas un novice hey ! Elle passa devant lui et la phrase flotta dans l’air comme un murmure après son passage. Elle disait ne pas avoir de coeur. Liot l’avait regardé, comme touché par cette officieuse confession et la suivait des yeux. Elle était allée s’appuyer de ses mains sur le puit.

Liot la rejoignit et elle le remerciait. Il se plaça derrière elle, ses mains à côté des siennes et l’encadrait de son corps. « Si ! tu as un coeur… Tous le monde en a un, mais parfois il est trop rouillé ou agressé pour battre… Tout le monde. Sauf les requins ! Eux non ! Ils en ont pas. Brrr » dit-il en frissonnant à l’évocation de ces bêtes qu’il n’aimait vraiment pas. Ils lui faisaient froid dans le dos. Il se décolla un peu d’elle, après s’être enivrer de son parfum. Ou alors était-ce son aura. Il prit appui à côté de la brune, à moitié assis sur le rebord du puit. « Tu sais, t’es pas la deuxième, ou le second choix. Tu es un choix. Tu n’es peut-être pas le choix, mais tu es un choix. Mais, tu as été choisie, parmi d’autre. Je t’ai choisi. Tu n’es pas un lot consolation. Je te parle pour moi. C’est compliqué avec Zélie. Disons qu’on a connu que nous, on est amoureux depuis l’adolescence. Alors parfois, on s’autorise de pas être ensemble. » parlait-il en observant grimper une escargot le long du puit à deux dalle en pierres de lui.

Il glissa sur la gauche pour se rapprocher d’Adonis. « Tu sais que je veux pas t’épouser non plus. Je ne te demande pas la lune, rassure toi. Juste que… Mais regarde toi, t’es si belle et je comprends pas il y a quelque chose de magique en toi, et y’a quelque chose en moi qui veut juste… Juste gouter à ton éclat et toi tu profiterais du mien. Tu vois, simplement échanger de bons moments. » lui sourit-il avec sincérité. Il soupira et regardait en l’air, les nuages qui couraient dans le ciel. « Pourquoi vouloir tout quand on peut être rassasié du peu ? ». Il ne savait pas trop ce qu’il avançait sur la fin, mais c’était histoire d’embrouiller son esprit et lui dire que c’était une bonne chose que d’accepter. Son regard était pétillant et son sourire mutin, tout en la dévisageant. Il lui attrapa brusquement la main et l’attira contre lui, venant l’étreindre tendrement. « Alors ? Même pas un bisou ? ... J’ai retrouvé le puit quand même. »



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Maléfique A. Pendragon

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Lun 7 Aoû - 23:48


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J’avais désarçonné le loveur et je m’en réjouissais, bien qu’au final ce dernier blessait mon orgueil encore un qui me choisissait comme un second plan. Ne me gardant pas de lui faire la remarque je lui offrais ma façon de penser à l’état brut sans chercher à tourner autour du pot. J’étais curieuse de voir ce qu’il allait répondre mais avait toute chose ce qui était encore plus drôle c’était de le voir s’agitait psychologiquement à chercher une réponse convenable. J’adorais ce moyen de pression. J’adorais voir mes victime cogitait et se torturer seule, c’était très appréciable à voir et s’il y avait un truc à retenir dans tout cela c’est que chaque personne est différente, mais finalement après plusieurs minutes de silence (un exploit lorsque l’on se trouve en présence de Liot) nous arrivâmes enfin au puits des souhaits. Félicitant à ma manière le garçon je le devançais pour trouver place au dessus de ce dernier un air mi-émerveillé, mi-machiavélique sur le visage.
Ce dernier se rappela à mon bon vouloir en posant ses mains sur mes épaules me faisant ainsi sursauter avant de se poster derrière moi tout son corps collé au mien tandis que ses mains se posaient aux extrémités des miennes. Mon corps réagissait de milles et une façon à l’intérieur, un frisson parcouru mon échine, tandis que mon souffle avait eu un raté depuis combien de temps n’avais-je pas laissé un homme me touché ? Depuis qu’Arthur m’avait trahi, pensais-je pendant que Liot jurait par mon et merveille que j’avais un cœur. Laissant un léger rire s’échapper de mes lèvres au moment où ce dernier me compara involontaire à un requin. Ignorait-il qu’on puisse vivre sans cœur ? Tant que la personne qui le détenait ne le broyait pas on pouvait vivre sans cœur, on pouvait tout faire normalement tant que celle qui possède cet organe ne l’empoigne pas pour y susurrer quelques suggestions. Là par contre tout deviens différents et notre « libre choix » est clairement remis en cause. Décidant de ne pas répondre je laissais un soupir s’échapper discrètement de mon corps tandis que celui de Liot s’éloignait sur mien pour venir sur ma gauche, avant que ses lèvres expriment ce qu’il avait passé tant de temps à cogiter ?

« Et tu penses vraiment que ce choix lui conviens ? »

Demandais-je d’une voix septique, cet arrangement me rappelait celui d’Arthur avec Guenièvre, enfin sa dulcinée n’était pas au courant pour nous deux, mais comme il me l’avait si gentiment dit lorsque j’avais évoqué le sujet après un de nos ébats enflammés, il était le roi et n’avait de compte à rendre à personne pas même à Guenièvre.

« Être rassasié »

Répétais-je le plus simplement possible, réfléchissant à la nature de ses paroles, il voulait être rassasié comme un homme désir se nourrir pour survivre ainsi donc désormais j’étais assimilé à de la nourriture, je ne savais pas ce qu’il y avait de mieux ou de pire en ma première théorie du second choix. Secouant la tête, je laissais échapper un soupir avant de tourner la tête vers lui et que ce dernier me demande légèrement désespéré un baiser. J’ignorais même les sensations que cela procuraient d’embrasser quelqu’un j’avais fermé mon esprit à tout cela depuis le jour où mes ailes furent coupées. Il ne me lâcherait pas tant que je n’aurais pas accédé à une de ses requêtes et d’ailleurs cela ne pouvait pas me faire de mal de retenter une expérience physique après plus de soixante années d’abstinence posant ma main sur sa joue, je me laissais aller pour la première fois depuis toutes ses années et l’embrassais langoureusement comme il me l’avait si gentiment demandé. C’est d’ailleurs en l’embrassant que je gouté au slave de magie qu’il émanait. J’étais persuadé qu’il était bel et bien un être magique. Rompant le baiser légèrement essoufflée et légèrement abasourdi par le fait d’avoir retrouvé certaine des émotions de mon passé je demandais :

« Es-tu un être magique ? »


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Charles G. Sjörgen

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Sam 12 Aoû - 2:36


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Appuyé sur les briques en pierre du puit, il essayait alors d’expliquer sa situation amoureuse. C’était un peu brouillon, vague et quelques petites choses sentaient l’entourloupe. Tout ce qu’il voulait lui faire comprendre, c’est qu’il n’était pas en tord. Adonis n’était pas une idiote. Charlie était peut-être naïf, c’est vrai. Comme cette idée que tout le monde avait un coeur. Bien sûr qu’il ne doutait pas que littéralement elle ne pouvait pas en avoir. Trop compliqué pour lui et il n’était qu’une jeune fée. Adonis lui demandait alors s’il n’arrangeait pas les choses pour lui vis à vis de sa « petite-amie ». Il haussa les épaules, toujours l’attention portée sur l’escargot. « Ouais, enfin quand elle dit à qui veut l’entendre qu’elle est célibataire, ça ne me convient pas mais je fais avec. Alors pareil pour elle. Elle fait avec. » avait-il dit, la voix sifflante et froide. C’est que ça l’énervait quand Zélie faisait ça. Certes, elle ne supportait pas qu’il aille voir ailleurs, elle aimerait qu’il lui soit fidèle et qu’elle soit l’unique. Après… Tant qu’elle ne le savait pas. Zélie ne se gênait pas pour aller voir ailleurs de temps en temps aussi. Il n’avait pas envie de s’étaler plus. Oh, il adorait parler de sa sirène et surtout s’en plaindre. Mais pas devant une fille que tu tentes de faire tomber dans tes bras. Ça ne marche pas.

Alors pour oublier celle qui avait l’air de lui mettre des bâtons dans les roues pour atteindre la magnifique Adonis, il parla de cette dernière, la couvrant de compliment. Attention, il était sincère quand il disait qu’il sentait quelque chose en elle de si délicieux que c’était comme une force qui le tirait vers elle. Son éclat, c’était vraiment comme ça qu’il la voyait. Elle dégageait ce petit plus. Adonis soupira. C’était mal parti !. L’attirant ensuite à lui, il quémandait une faveur de la Dame. En lui rappelant qu’il l’avait aidé, il essayait de faire pencher la balance. Le sourire mutin, son regard bien curieux qui descendait jusqu’à sa gorge, il la maintenait juste assez fermement pour lui montrer à quel point il en avait envie et qu’il n’était pas prêt à abandonner facilement. Juste un baiser. Je n’y croyais pas, mais qui ne tentait rien n’avait rien. Puis au moins, je la tenait dans mes bras, c’était déjà ça.

Soudain, Liot se vit pris au dépourvu. Elle avait posée une main sur sa joue et s’était approchée. Il en était presque surpris et à deux doigts de se reculer. Le regard paniqué pendant une seconde, il sentit enfin la bouche d’Adonis venir lentement se coller contre la sienne. Il se laissa entièrement allé et ferma les yeux. Une vague pétillante se répandit dans son corps à toutes vitesses, partant de sa bouche jusqu’à ses pieds, aux bouts de ses doigts et même de ses cheveux. Une vague de magie. Comme un coup de foudre plein de poudre de fée. C’était tout bonnement exquis. Il desserra son étreinte pour remonter ses mains dans le dos de la jeune femme pour les laisser sur ses hanches. Il la rapprochait de lui, se penchant pour approfondir ce baiser langoureux qu’elle lui offrait. Elle se détachait, mais il en voulait encore et il la laissa le quitter du bout du lèvre. Il était lui aussi légèrement secoué. Son sourire narquois illuminait son visage et il n’arrivait pas à s’en dépêtre. Il la gardait contre lui. Adonis lui demandait alors s’il était magique et il l’écoutait à peine. La bouche entrouverte, le souffle presque coupé il regardait la sienne avec encore plus d’envie.

« Je… Quoi ? Quoi. Magique ? Euuuuuuuh... » revint-il doucement à lui. « J'sais pas. Ça dépend... Si ça te dérange, je ne le suis pas ! » dit-il en souriant, espiègle. Il en parlait sans pudeur, parfois un peu inconscient. Il se moquait bien de qui pouvait se trouver en face de lui. Enfin, jusqu’à ce qu’il se retrouve dans une situation délicate. Là, il était secoué par les événements, il ne pouvait pas tout faire à la fois : s’émerveiller et réfléchir. « C’était fou hein. » était-il encore surpris par l’agréable sensation qui l’avait animé. « J’ai-j’ai-j’ai… j’ai pas eu le temps de bien comprendre ce qui s’est passé... » bégaya t-il. « On devrait réitérer l’expérience, tu ne crois pas ? Et peut-être que tu devineras ce que je suis. » proposa t-il en se penchant déjà pour d’autre embrassade. C’est qu’elle le rendait encore plus dingue. Il en voulait encore.


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Maléfique A. Pendragon

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Sam 19 Aoû - 19:54


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Ma bouche contre la sienne je sentais tout mon corps se souvenir des douces sensations que j’avais proscrite lorsque j’avais perdu mes ailes, je le laissais pénétrer entre mes lèvres et une slave de magie m’envahissait tandis que je la goutais avide de savoir ce qu’elle pourrait faire en plus que provoquer la naissance de millier de papillon au creux de mon ventre. Étrange. Voilà ce que je m’étais dit avant que je ne reporte mon attention sur l’homme qui m’avait fait briser mon serment, ce dernier semblait légèrement décontenancé et me reluquer d’une manière encore plus étrange que précédemment. Il me gardait contre lui, si prêt que je sentais son souffle contre ma peau et que je pouvais presque entendre les battements de son cœur, lui sentait-il l’absence du mien ? Cette question je ne pouvais lui poser, elle apporterait beaucoup trop de question et cette fois je serais contrainte de lui effacer la mémoire de manière définitive. Enfin, s’il était un être magique là par contre je pourrais éventuellement me servir de lui, c’était plus simple que de le tuer, quoi que plus encombrant mais qu’importe, après avoir repris mon souffle je lui demandais s’il était un être magique et ce dernier éluda la question sans pour autant nier en bloc. Il était ce que je désirais. Ok il est donc un être magique, la question c’est quoi ? De quelle espèce était-il ? Ce nouveau mystère m’amusait je devais l’avouer, d’ailleurs ce dernier aussi avait ressenti quelque chose de spécial, visiblement ce n’était pas mon régime sec qui avait créé cela. Fronçant les sourcils, je faisais une moue sous la réflexion quand il demande de réitérer l’expérience, ce dernier se pencha vers moi et je laissais échapper dans un léger rire :

« Je précise que c’est seulement à titre anthropologique. »

L’embrassant à nouveau, je laissais cette fois mes mains vaquer sur son corps, l’étrange slave de magie réapparaissant une fois de plus, j’avais l’impression d’aspirer sa magie, or ce n’était pas le cas. Je n’étais pas un siphon, j’étais beaucoup de chose, mais pas ça. D’ailleurs Liot avait beaucoup de défaut mais il embrassait terriblement bien, il me donnait presque envie de passer au stade au dessus, mais je ne voulais pas perdre de vu ma mission. Rompant une nouvelle fois le baiser, je fronçais les sourcils et m’asseyait sur les pierres du puits avant de demander :

« Étrange cette sensation sait-tu ce qu’elle signifie ? Or mi le fait que tu es un être magique, certainement lié aux animaux au vu de l’obéissance de tes bestioles. »

Lançant un regard aux chiens de Liot qui était gentiment en train de jouer entre eux je fronçais les sourcils, j’avais toujours préféré les volatiles, les chiens étaient bien trop ordinaire et d’ailleurs cela ne m’arrangeait pas étant donné qu’ils étaient dans l’incapacité de voler j’en aurais été encombré dans le monde des contes, surtout que généralement sous ma forme de dragon je me plaisais à les manger.

« Que comptes-tu faire toi maintenant ? »

Demandais-je à Liot en le regardant un cours instant avant d’ajouter avec un air mesquin dont moi seul avait le secret :

« Retourner faire des sushis ? »

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Charles G. Sjörgen

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Mar 29 Aoû - 13:10


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Les questions, les paroles, du temps perdu. Et pourtant, il aimait parler et encore plus poser tout un tas de question avec sa grande curiosité. Or ce n’était pas ça qui l’importait. Il était un peu groggy, encore secoué par ce qu’il avait ressentit en l’embrassant. Oui, il y avait bien quelque chose de magique, mais ce genre de petit détail ça pouvait largement attendre. Je voulais encore la sentir. J’en avais tous les poils hérissés. Il restait encore des vagues qui se dissipaient lentement dans tous mon être. J’étais dans un état second, comme ivre d’elle. C’était époustouflant et tout ce que je voulais, c’était encore y gouter. Il soufflait doucement, comme s’il venait de retrouver son souffle après un effort. Il fermait parfois les yeux, balloté par ses émotions. Il lui avait répondu qu’il était magique, sans réfléchir. Il ne le pouvait pas là. Ce n’était quelque chose dans lequel il excellait en temps normal et là son esprit était embrumé par autre chose.

Il était resté légèrement contre elle, les bras autour de sa taille. Elle l’avait laissé approcher et il ne risquait pas de la lâcher tout de suite. Une telle occasion, il fallait en profiter surtout après ce qu’elle lui avait accordé. Gourmand, il en voulait alors plus. Un autre baiser. Il l’implorait presque du bord des lèvres. Tout son corps et son attitude le disait entièrement. Il ne tenait pas. Capricieux, impatient il aurait été capable d’insister aussi longtemps qu’il le faudrait pour qu’elle craque. Elle avait rit. Il vivait un rêve. Il n’y croyait pas. Elle acceptait. Certes, elle disait que tout cela était purement expérimentale, mais c’était pareil pour Charles. Il se mordit la lèvre en riant aussi. « Bah bien sûr que c’est antro-truc » lui répondit-il, le regard pétillant et le sourire mutin. Il débordait de joie et d’envie. D’avoir entendu son rire avait comme boosté l’éclat agréable qui le possédait corps et âme. Oui, le soucis quand t’es aussi petit. Tout. La joie, la colère, la jalousie, la tristesse, … Tout me possède corps et âme. Il se penchait alors pour venir l’embrasser avec lascivité.

Les mains de la si froide et revêche d’Adonis couraient sur le corps finement sculpté de Charles et elle ne fit qu’attiser la passion qui consumait le jeune-homme. Il la serrait un peu plus contre lui, les mains dans le creux de ses reins, ou encore à la taille, juste sous sa poitrine. Ce petit feu d’artifice que provoquait le contact de leurs lèvres le rendait fou. Il avait de la peine à se contenir. Adonis cherchait à se détacher, mais Charles ne l’entendait pas ainsi. Il se penchait toujours plus pour la rattraper quand enfin il trouva la force de la laisser respirer. Il était encore plus enivré que tantôt et avait presque des difficultés à tenir debout. Il secouait la tête pour revenir un peu sur terre. C’était comme renifler des fleurs de Wonderland.

Adonis prit place sur le bord du puit et il ne l’écoutait déjà plus. Il se sentait frileux maintenant qu’elle était un peu plus loin de lui. Ses mains glissèrent quand elle s’était éloignée et reposaient naturellement sur ses cuisses. « Non… » avait-il murmuré quand elle parlait encore de cette étrange sensation. Il s’en moquait bien. C’était agréable et ça lui suffisait. Il pensait peu aux conséquences et était souvent très naïf. Il était aussi trop passionné pour penser qu’un chose délicieuse pouvait être dangereuse. Il s’en rendait souvent trop tard. Il avait ses yeux porté sur sa bouche et il s’était doucement approcher pour l’embrasser encore, mais sa réflexion l’arrêta. Il la dévisagea, admiratif. « Pas mal… Ouais, j’ai une affinité avec les animaux. » sourit-il en coin, impressionné et amusé. « Moi je me demande quelle est ta nature pour être capable de me sentir ça aussi... » dit-il pensif en penchant la tête. Il n’avait jamais encore ressenti ça avec d’autre. Il fallait dire qu’il ne croisait pas d’aussi puissante Fée tout les jours.

Le rêve et la chaleur de leur échange se refroidit un peu quand elle lui fit une remarque cynique. Son sourire s’effaça et il planta un regard mauvais dans celui d’Adonis. Cela ne dura que quelques secondes, mais assez longtemps pour qu’elle voit qu’elle avait réussi à l’atteindre. Il baissa ensuite son regard et commençait à remonter et descendre doucement une main sur sa cuisse. Il l’effleurait du bout des doigts. Il observait son propre geste. « Déjà pour information, je ne fais que livrer les sushis. J’ai pas le droit d’entrer dans la cuisine » la reprit-il. C’était vrai, Zélie l’avait interdit d’y pénétrer pour tout un tas de raison, comme le fait qu’il mangeait tout ou encore qu’en une minute, il était capable de retourner la pièce. « Et… Je sais pas… Ca dépend de ce que tu comptes faire toi… » continua t-il retrouvant son humeur libidineuse. Il se rapprochait un peu plus d’elle et lui susurrait à l’oreille : « Si t’as rien de mieux à faire que regarder le fond d’un puit, on pourrait aller dans un endroit plus approprié pour continuer cette expérimentation magique… J’me dis que vu ce que ça fait avec seulement un baiser… » et il vint délicatement poser un baiser dans le cou. « ... qu’est-ce que ça doit être avec coït. »

Il se redressa légèrement avec son air espiègle. « Et peut-être que je te dirais ce que je suis… » dit-il avec un léger ricanement. Son sourire de tombeur brillait aux coins de ses lèvres et ses mains remontaient jusqu’aux fesses d’Adonis et pressait leur corps l’un contre l’autre. « Alors ? Ça te dis pas ? » lui demandait-il comme s’il lui proposait d’aller goutter la tarte du jour au Granny’s. Elle lui donnait la main et il prenait le bras. Pour lui il l’avait, elle finirait dans son lit.

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Maléfique A. Pendragon

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Dim 3 Sep - 16:32


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Le laisser approcher n’était pas la meilleure idée que j’avais eu. La façon dont il me regardait et dont il me tenait par la taille me prouvait que j’avais eu tord, il n’allait plus me lâcher, qu’importe si je ne parvenais pas à le faire fuir je lui effacerais la mémoire, il aura simplement l’impression d’avoir fait une balade en forêt avec ses chiens et dans son éternelle maladresse il sera tombé sur la tête et c’est ce qui justifiera ses maux de tête. Sans que je ne comprenne réellement pourquoi une partie de moi refusait l’éventualité de jouer sur son esprit, le plus simple était qu’il y concède de lui même et d’ailleurs avant d’en arriver là je voulais savoir ce qu’il était comme créature magique. Le lien qu’on avait ressenti n’était pas anodin, il pouvait l’appeler comme il le voulait mais je savais que cela signifiait quelque chose de plus profond qu’un quelconque attachement sentimental ou d’une attirance physique, d’ailleurs cette enveloppe n’était même pas la mienne donc il ne pouvait clairement pas mettre cela sur ce fait-là. Misant sur le bon cheval dès le premier tour lorsque je misais sur une potentielle affinité avec les animaux je ne pu m’empêcher de sourire quand il misa juste avant que ma question ne se retourne sur moi. J’étais une fée, j’étais la fille de la déesse Nyx et du roi Pendragon, j’étais une bâtarde, une puissante bâtarde certainement la plus puissante de ce monde, j’étais un Dragon et une sorcière à temps perdue. Jamais il ne pourrait deviner tout cela à la fois alors je n’avais nulle crainte à demander :

«  A ton avis qu’est-ce que je suis ? »

Réimplantant le sujet de son travail sur la discussion je lui intimais l’idée de retourner faire des sushis avec sa patronne, et ce dernier s’embraqua dans une explication de son activité tout en caressant mes cuisses avec tendresse pour me pousser à bout et me forcer à accepter plus qu’un simple baiser avec lui. Ainsi donc son job était de livrer des sushis et uniquement de les livrer, décidément rien de ce qu’il faisait ne m’attirait. Rapidement Liot enclencha le mode allumeur et se mit à se demander ce que ça devait faire d’être en moi, après un baiser comme celui que nous avions échanger je pouvais comprendre son interrogation, mais je n’étais clairement pas assez curieuse pour élucider ce mystère. Sans compter qu’il venait de me rappeler la présence du puit et donc les raisons qui m’avaient poussé à venir y jeter un oeil à savoir Morgause, Arthur et Aurore. Ce dernier m’embrassa dans le cou et je me retrouvais à rire avant de répondre le plus sérieusement du monde en susurrant à son oreille :

« Je suis parfaitement en mesure de savoir qui tu es. Il me suffit d’entrer dans ton esprit pour y desceller l’information. »

M’humectant les lèvres je posais mes mains sur le puits avant de répondre légèrement plus sèchement redevenant peut à peut la Adonis qu’il avait connu :

« Je n’ai point envie que tu te retrouve en moi, ni même de sentir ta peau nue contre la mienne, j’ai besoin de finir ce que j’étais venue faire à la base. Pourquoi faut-il que tu en demande toujours plus que ce que ce que je suis disposée à t’offrir en l’instant présent ? Je ne finirais pas dans ton lit et on ne baptisera pas ce puit est-ce assez clair pour toi ? »

Ma question posée, je le repoussais avant de faire le tour du puits pour mettre le trou entre nous tout en regardant ses chiens avec un léger dégout. S’il ne comprenait pas je tuerais un de ses chiens peut-être que ça le fera réfléchir ou tout du moins je commencerais par le menacer.

«  Sans compter que je suis de garde ce soir à l’hôpital, je n’ai pas toute la journée devant moi »

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Charles G. Sjörgen

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Jeu 14 Sep - 13:01


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Face à toutes ces sensations explosives et agréables, Griotte était fou. Il n’avait plus l’esprit à la raison, emportée par toutes cette magie qui lui traversait le corps lorsque leur bouche se rencontrait. Sublime. Ses yeux pétillaient et son sourire était carnassier, égayer d’une curiosité gourmande. Il en voulait plus et se penchait ou se rapprochait d’elle pour lui réclamer d’autre baiser qui picotaient de cette étrange et délicieuse sensation. Il n’était plus lui-même, ou peut-être un peu trop. L’excitation enflammait tout son corps, impossible d’en contenir d’autre. Il n’était en réalité et son soucis de contenir les émotions en étant si petit ne disparaissait pas même en apparence humaine. Il n’y avait que les quantité de nourriture qui changeaient et qui pouvait avaler proportionnellement à la taille de son corps. Il la dévorait du regard, les mains sur ses hanches et se rapprochait d’elle. Il sentait ses jambes autour de lui, assise sur le puit. Ses envies se faisaient plus grandes et passionnée. Il n’avait même pas de crainte que cette femme devinait trop facilement sa nature. Il devrait faire attention pourtant, sachant à quel point les fée pouvaient être convoitée pour x raisons et il était de nature méfiante. Les femmes trop attirantes, il devrait tout aussi être prudent, car c’était les pires. Mais… Il restait une âme avec des envies, des faiblesses et des émotions. Il était si emporté que d’être proche d’elle lui donnait des ailes et se sentait invulnérable. Il était obsédé que par une chose : avoir ses faveurs.

Adonis tenta alors de lui faire deviner ce qu’elle pouvait bien être. Il avait fini par se poser la question, subjugué par ces toutes nouvelles sensations qu’elle provoquait en lui et qu’elle ressentait aussi. Il n’en savait rien. Tant de possibilité. Il retirait l’idée de l’animal simple. C’était plus complexe, donc une créature ou une élémentaire. Il n’en savait rien. En tout cas, ce qui les faisaient pétiller comme les bulles d’un bon millésime, c’était une aura magique. Il se moquait pour l’instant de savoir, il préférait en profiter encore un petit peu avant qu’il ne soit trop tard. On aurait bien tous le temps de parler… Ça pouvait attendre… Même si au fond, j’aimerai savoir… Il se penchait lentement, remontant ses mains en haut de ses cuisses pour venir lui embrasser le cou, de plus en plus suave. Il aurait été prêt à le faire en plein milieu de la clairière, sur ce puit. Il n’avait pas réellement de pudeur et l’habitude d’avoir une compagne qui ne s’encombrait rarement des endroits pour le faire. Quand une sirène veux, elle le fait… C’est comme ça et soit tu subits, soit tu cours mais quand elle t’attrape… Aïe… Après, je dis pas que ça ne me plait pas. Au contraire. Il remontait une main le long de son dos pour venir la ramener toujours plus contre lui, quand la voix de glace d’Adonis susurra à son oreille.

Charles se redressa alors qu’Adonis se détachait de lui, son regard penaud et un rictus déçu. Il voulait jouer et avait essayé d’agacer sa curiosité, en échange de quelques bons moments passé ensemble. Un détail qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’elle pouvait très bien se débrouiller sans son accord. Forcément, il ne savait pas ce qu’elle était et même s’il le savait il n’aurait pas pu connaitre toutes les capacités de sa belle du jour. Adonis avançait qu’elle n’avait qu’à entrer dans son esprit et venir soutirer l’information sur son identité. Le féetaud fronça les sourcils un moment, agacé. Ce n’était pas du jeu, mais il était aussi un tricheur. Si finalement c’était du jeu, et il y avait du niveau. J’aimais bien ça. J’espère qu’elle gagnera pas trop vite. Laisse moi le temps de jouer moi aussi, s’il te plait… « Hm, je pensais que t’étais plus forte et maligne que ça… Rentrer dans ma tête et venir voir. C’est un peu facile non ? Puis peut-être que tu bluffes en plus. » s’avançait-il, pas très convaincu lui-même, se posant les mains sur la tête pour réflexe, pensant que ça pouvait arrêter les pouvoirs d’Adonis.

Et tout ce qui avait chauffé son corps et son esprit venaient de s’essouffler rien qu’au regard de la brune. Elle avait un de ces talents pour ça, c’était fou. Le visage de Charles s’était fermé. Il n’aimait pas qu’on lui refusait quelque chose, ou tout simplement de ne pas obtenir ce qu’il voulait. C’était connu qu’il était capricieux, impatient et souvent mauvais. Il l’aurait bien laissé échapper un nom d’oiseau sous la frustration, mais il préféra serrer les dents en lui lançant un regard noir. Le regard noir d’un enfant. Elle le refusait de but en blanc et elle n’était pas douce dans ses paroles. D’un main, elle le repoussa plus loin et Charles se laissa faire, sans bouger. Non pas qu’il coopérait, mais il avait peur que s’il libérait son corps du contrôle qu’il s’imposait, il la giflait et … risquait de la pousser contre ce puit et insister beaucoup plus. Adonis fit le tour du puit, et le blond la suivait du regard sans avoir bouger d’un poil. Il attendait que sa colère s’estompe et qu’il n’y avait plus de risque de réaction trop impulsive.

Il finit par souffler et on sentit son corps se relâcher. Il jeta un regard à ses chiens. « Je te ferais dire que t’es pas mieux placée pour me reprocher de vouloir prendre le bras alors que tu me tends la main. On n’est tous ainsi. La quête du bonheur que ça s’appelle. Tu attends un objectif, c’est cool. Bah maintenant, qu’est-ce qui serait mieux pour compenser ce plaisir atteint. Faut qu’il soit plus grand, n’est-ce pas. Le plaisir dans l’amour c’est de monter les escaliers qu’il disait Casanova. Puis… Genre tu sais pas que je suis filou. J’en voudrais toujours plus » lui confiait-il ses réflexions un sourire carnassier. « Mais bon… Okay ! Tu ne veux pas, je te dégoute… C’est ce que tu dis, mais tu me la fera pas à moi. Rien qu’à ta façon de bouger ton corps et de respirer, je sais que t’as aimé et tu sais pas… Tu sais pas ce que tu rates. Soit ! Tant pis pour toi. ». Il haussa les épaules et fit une pause avec un petit sourire désolé pour elle. Il se tapota alors le bouche de l’index et croisa les bras. Il eut une idée. « On va faire un jeu. Je te lâche… Je vais tenter de réfléchir et deviner ce que t’es. Si je trouve, j’ai le droit à un autre baiser. Ah… C’est non-négociable. Si je trouve, un baiser. Je ne te lâcherais pas aussi facilement. ». Un clin d’oeil, un baiser dans sa main qu’il lui souffla et il siffla. Les trois huskies arrivèrent et suivirent leur maitre qui s’éloigna alors sous le couvert, laissant Adonis à ses occupations.

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MessageSujet: Re: « Et le vent s’est levé, au moment de s’y croire » (adonis&liot)   Sam 23 Sep - 11:04


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Comment est-ce que ça avait pu déraper autant entre Charles et moi ? C’était la grande question. Le pire c’était qu’il ne m’intéressait pas le moins du monde, il était trop blond. Trop lisse et parfait pour faire naitre en moi le moindre désir, pourtant lorsque mes lèvres avaient touché les siennes c’était un feu d’artifice qui s’était produit dans mon être. Comment comprendre cela ? Comment analyser ces sensations ? J’en savais foutre rien, mais je ne comptais pas perdre trop de temps à répondre à ses questions. J’avais d’autres missions à accomplir. Je devais rester concentrer sur ses dernières pour trouver une vie digne de celle que la grande maléfique pouvait avoir. Mais avant d’arriver à cela je devais faire fuir cet homme, et pour se faire quoi de mieux que de lui faire comprendre que je pouvais lui faire plus de mal que ce qu’il pouvait me faire, en commençant que par découvrir quel être magique il était. Entrer dans son esprit serait tellement simple. Trop simple, trop ennuyant d’ailleurs, j’aimais quand mes victimes me résistait, lui n’apporterait pas le moindre résistance et je le savais, c’était ce qui m’apportait le plus de réticence à le faire. En son sens je bluffais, moi buffler ? Riant à sa remarque avant de lui murmurer :

« Il n’y a qu’une seule personne qui peux savoir cela et c’est moi »

J’adorais être capable d’instaurer le doute dans l’esprit de mes victimes. C’était plus simple. C’était plus marrant à voir lorsqu’elles s’apercevaient que toutes leurs petites suppositions étaient avortées. Pour l’heure, je devais le laisser réfléchir. Je devais le laisser croire qu’il pouvait avoir une quelconque emprise sur moi. J’écoutais donc sa théorie sur les hommes et la quête du bonheur. Je ne pouvais pas lui enlever cela. Il avait raison, l’espèce humaine était faite ainsi. Mais je n’étais pas humaine. Je ne l’avais jamais été. Une fois de plus il se vantait d’autre un amant exceptionnelle et je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il ne pouvait pas être meilleur qu’Arthur, mais je ne disais rien. Je savais que mon union charnel avec Arthur était contre nature, il était mon demi-frère, dans notre monde ses choses se faisaient, mais dans celui là rien, rien de tout cela ne pouvait être accepté. Laissant un léger sourire sur mes lèvres en guise de réponse j’attendais qu’il termine son laïus pour se congédier. C’était un bavard. Il avait besoin de parler et son orgueil avait besoin ‘avoir le dernier mot, grand bien lui fasse, songeais-je en écoutant ses dernières paroles. Un jeu. C’était ce qu’il me proposait, il devinerait ce que j’étais et s’il trouvait il aurait droit à un baiser. Aucune chance qu’il ne trouve, pensais-je en riant avant de laisser un sourire amusée illuminer mon visage.

«  D’accord, bonne chance alors »

Lançais-je, en le laissant baiser ma main avant qu’il ne ramasse ses chiens pour s’enfuir. Faisant naitre un bouclier magique autour du puit pour empêcher quiconque de me voir ou de venir me perturber je me retournais vers le puits que je transformais en miroir.

«  Alors dit moi tout mon mignon, montre moi Arthur Pendragon ! Je veux savoir où il est et ce qu’il fait par la suite tu me montrera cette garce de Morgause et la niaise Aurore ! »

Les paysage de notre monde défilèrent sous mes yeux, avant que le visage de mon demi-frère et sa femme paisiblement endormi ne me parvienne. J’allais pouvoir commencer !
acidbrain

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