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 [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones

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Anne Bonny

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MessageSujet: [/!+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Sam 15 Juil - 18:16

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Killian Jones



C’était du vol ! Me faire payer aussi cher le droit d’amarrer mon navire sur ce petit bout de terre ! Non, mais je vous jure ! C’était du vol, il n’y avait pas d’autres mots. Comme si ma journée n’avait pas été assez mauvaise aujourd’hui, il fallait que je paye deux pièces d’argent pour pouvoir laisser le Revenge au port ! Et on dit que ce sont les pirates les voleurs ! Pff, n’importe quoi, c’était eux les voleurs. Heureusement que je n'en avais pas pour le temps, juste le temps de ravitailler le bateau pour une autre traversée et un peu de temps pour que mes hommes et moi puissions nous soigner.

Le dernier abordage ne s’était pas bien passé, le galion était plus armé que nous, et ses hommes très bien entrainé à livrer bataille. Nous n’avions eu aucune chance, c’était un miracle d’en être sortis vivants avec quelques malheureuses égratignures. Parfois, prendre la fuite était la chose la plus intelligente à faire, mais ça me mettait toujours hors de moi quand il fallait le faire : j’avais l’impression d’être faible et stupide. Mes hommes ne m’en tenaient pas rigueur, mais je me détestais d’avoir à faire ce genre chose. Nous avions besoin d’argent pour nous nourrir et pour entretenir notre navire, nous ne pouvions pas nous permettre de rencontrer des défaites. Il fallait parvenir à voler les trésors des riches navires pour subvenir à nos besoins, mais aussi pour nous divertir. Que serait la vie sans quelques divertissements ? Et surtout, sans verre de rhum ?! Même si je ne buvais pas beaucoup, un verre de temps en temps, c’était toujours agréable, et ça me permettait de me détendre. Bon, pour le moment les affaires étaient plutôt bonnes, c’était notre première défaite depuis plusieurs mois, alors nous avions encore de quoi faire pour vivre paisiblement, mais rencontrer une défaite était toujours difficile pour moi.

Habillée en homme, je repris le nom d’Adam Bonny comme à chaque fois que nous mettions pieds à terre. Mon quartier maitre, James, m’accompagna à la taverne du coin pour soigner mes quelques plaies tout et siroter un verre ou deux. En entrant, quelques visages se tournèrent vers nous, curieux de savoir qui entraient dans ce lieu mal éclairé mais plutôt chaleureux… Trop chaleureux, il y faisait une chaleur étouffante : en plus du grand feu de cheminée qui crépitait au fond de la grande salle, il y avait la chaleur humaine qui rajoutait quelques degrés à la température ambiante. En passant près de quelques clients, je décrochais discrètement leurs bourses de leur ceinture pour les mettre dans mes poches. Ces pièces pouvaient toujours servir, autant à moi qu’à mon équipage. Et puisque personne n’avait remarqué que je les avais dérobées, je jugeais qu’ils n’y faisaient pas assez attention pour réellement y tenir.

Nous nous installions à une table, et James sortit une bouteille d’alcool de sa poche. Je fis la grimace et lui fis signe d’attendre un peu. J’appelais une serveuse de ma voix la plus grave possible et lui demandais une bouteille de rhum ainsi que deux verres. Elle disparut en cuisine et je reportais mon attention sur le quartier maître.

- Ok… Mais vas-y doucement…

Il hocha la tête et pris une serviette qu’il imbiba d’alcool. Il me fit un sourire d’encouragement et me la posa sur ma joue. Un soldat avait eu la brillante idée de m’attaquer, il avait réussi à me couper juste là. Bien évidemment, ce soldat avait perdu la vie juste après, il faut dire que j’étais rancunière. En sentant la vive douleur à ma joue due à l’alcool, je manquais de donner une gifle à ce pauvre James, mais me retint. Il me fit ensuite signe de montrer mon bras… Je le regardais d’un mauvais œil avant de lui montrer la longue coupure qui partait de mon poignet jusqu’à mon coude. Il commença à désinfecter le blessure.

- Tu es d’une indélicatesse rare ! Lâche-moi ! Je vais soigner ça toute seule !

- Et vous capitaines Adam Bonny, vous avez une voix bien aigue pour un homme.

Il se leva en soupirant, me laissant avec son mouchoir d’alcool. En partant, il croisa la serveuse avec son verre de rhum, James le prit et se retira. Je reçus également mon verre mais aussi quelques regards curieux d’autres clients, en retour, je leur lançai mon plus beau regard noir pour avoir la paix et éviter les questions dérangeantes. M’écrasant au fond de mon siège, je me mis à bougonner. C’était une bien mauvaise journée… Le seul qui savait correctement me soigner, c’était Jack. Et je ne me serai jamais permise de lui parler ainsi. Ah, Jack… Je suis désolée pour ce que je t’ai dit avant ta mort, tu me manques, et tes soins me manquent aussi. J’allais finir avec une septicémie si je ne soignais pas tout ça. Je relevais la tête : James était déjà parti. Tant pis, ça attendra, en attendant, je bus mon verre cul sec. Ça me fit du bien.
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 16 Juil - 22:02

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
feat Anne Bonny



Attablé dans un coin de la taverne nommée  « Le Perroquet Borgne », j’observais la danse des clients avec un sourire.
Certains étaient juste là pour se saouler, d’autres pour s’oublier ou oublier un évènement désagréable voire douloureux, d’autres encore juste pour passer un bon moment et fêter les dernières prises.
C’était le cas de certains membres de mon équipage.

Après avoir partagé quelques verres avec eux, je m’étais retiré à une table, dos au mur, je pouvais baisser ma garde sans craindre une lame dans le dos.

Une bouteille de rhum et un verre  près de ma main, je profitais de l’instant présent, du brouhaha, de l’agréable chaleur.

Ces dernières semaines avaient été calme niveau prises, mais la veille nous avions arraisonné un navire marchand plein à ras bord de victuailles et d’une collection non négligeable d’armes qui allait pouvoir non seulement réapprovisionner nos propres cales, mais aussi nous permettre un joli bénéfice lorsque j’aurai écoulé le surplus.
Nous nous étions mis sur sa route et le Jolly Roger, voiles abaissées, n’avait donné aucun signe de vie, comme s’il était déserté.  Comme s’il dérivait. Tout était calculé. Le temps qu’il s’approche de nous, la nuit était tombée et il avait mouillé non loin de nous mais pas assez près pour que nous puissions l’aborder. Ce que nous avions prévu.
Les hommes et femmes de mon équipage s’étaient glissés de nuit à son bord et avaient maîtrisés le Capitaine et  les principaux donneurs d’ordres et c’est tout en douceur que nous avions pris le contrôle.

Là nos bourses étaient pleines, et j’avais donné quartier libre à la majorité de l’équipage tout en conservant quelques hommes et femmes qui veillaient sur le navire.
Demain, ceux qui avaient été de garde pourraient profiter des plaisirs de la terre. Hommes et femmes, tous avaient les mêmes droits. J’étais connu pour mon équité et les femmes étaient acceptées sur le Jolly Roger tant qu’il n’y avait pas d’incidents. Dans ce cas, la sentence et la punition tombait sans pitié sur les fautifs.

Lorsqu’elle était arrivée, j’avais noté immédiatement sa silhouette féline, sa démarche fluide, son menton aux courbes douces et à la pilosité encore plus épurée que celle d’un adolescent.
Avec curiosité j’avais suivi son manège de nettoyage des bourses et son habileté pouvait prêter à l’admiration.
Accompagnée d’un homme qui semblait lui valoir de garde du corps, elle avait rejoint la table juste devant  la mienne.  
J’avais juste eu le temps de me renfoncer dans l’ombre. J’évitais de bouger pour demeurer discret.
Le fluet de son filet de voix confirma mes soupçons quant à sa féminité. Elle était blessée et son compagnon de beuverie voulu l’aider mais la demoiselle donnant l’impression d’être caractérielle le renvoya dans les cordes.  M’amusant encore plus.
Quoi qu’il en soit, sa descente était celle d’un homme.

Laissant partir l’homme qui semblait en avoir assez de jouer les nounous, je me levais et fit deux pas pour prendre la chaise auprès d’elle. Apportant mon verre et la bouteille que je posais sur sa table.

« Rude journée ? »

Le mouchoir teinté de sang sur la table m’offrait une réponse évidente. Il était inutile de mentir.
Débouchant du pouce la bouteille, je la servis sans lui demander son avis avec un sourire complice.

« Killian Jones. Ou Capitaine Crochet si vous préférez. Puis-je essayer à mon tour ? »

Je désignais le mouchoir de l’arme qui remplaçait ma main et qui pouvait se faire aussi douce que mortelle en fonction de qui lui faisait face.

Mon nom était connu, je le savais et j’avais hâte de connaître le sien. S’habiller comme un homme n’était pas la pratique habituelle des filles de joies et bien que son compagnon soit parti, il lui avait tout de même montré des signes de respect.

Maintenant il me restait à définir, s’il s’agissait d’une simple voleuse ou d’une femme qui  venait d’effectuer une traversée, ce qui semblait être le cas au vu du sel sur ses vêtements et ses bottes.

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 16 Juil - 22:57

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Killian Jones

Avec son tact habituel, James me fit remarquer que je venais sans doute de faire tomber ma fausse identité à l’eau. J’avais beuglé comme une pauvre demoiselle en détresse, et en plus j’avais dit « toute seule », au lieu de « tout seul ». Vous parlez d’une grande intelligence vous. Parfois, j’avais juste envie de me mettre une paire de claques. Et puis, qu’il aille au diable ce James ! Il m’avait fait mal, et la journée avait été assez difficile pour que je supporte son sarcasme et ses stupides remarques. Je soupirais et m’enfonçais dans mon siège en me remémorant cette journée. Il y avait des jours où je ferais mieux de rester coucher… Pour me réconforter, je vidais mon verre de rhum d’une traite. C’était de la piquette, mais ça me fit dut bien quand même. Qui sait, peut être qu’en buvant, mes plaies allaient se désinfecter de l’intérieur ? Mon dieu Anne, arrête donc tes bêtises et prends ton courage à deux mains ! Désinfecte ta plaie et on n’en parle plus ! … James revient !! Viens soigner ça !! Trop tard, il était parti. Il y a des jours où je ne suis vraiment pas futée. J’étais entrain de désespérer quand soudainement, quelqu’un vint s’asseoir à côté de moi. Le jeune homme ramena avec lui une bouteille de rhum et son verre. Hm… C’était louche cette histoire. Je le regardais d’un air soupçonneux pour savoir ce qu’il me voulait… Apparemment, il voulait juste savoir comment c’était passa ma journée.

- Rude journée ? Non, rude semaine plutôt… Mais on s’y fait, je vais finir par retrouver ma chance habituelle…

L’inconnu me servit un verre de rhum avec un sourire complice. Mais qui était donc cet homme ? Charmant jeune homme soit dit en passant. De beaux yeux bleus, aussi bleus que les océans, une chevelure sombre, parfaitement coiffée, un visage bien dessiné avec un nez droit, des lèvres fines et bien tracées. Si ce parfait inconnu avait tout pour plaire, je me doutais qu’il avait compris que je n’étais pas vraiment un homme, et je préférais rester sur mes gardes. Il se présenta comme étant Killian Jones, plus connu sous le nom de capitaine Crochet. En effet, je vis qu’il avait un crochet à la place de sa main gauche. C’était un pirate… C’était un soulagement de savoir qu’il était un compatriote et pas un membre de la marine, mais vu sa tenue, il était évident qu’il ne travaillait pas pour la couronne.

- Adam Bonny… Mais je pense que vous avez compris que je ne pouvais pas être un fils d’Adam, mais plutôt une fille d’Eve. Anne Bonny. Répondis-je en buvant une gorgée de rhum. Il était meilleur celui-là.

Si la réputation de Crochet n’était plus à faire, la réputation d’Anne Bonny non plus. Une femme capitaine pirate ça ne courait les rues… Et une rumeur à mon sujet s’était propagée : apparemment, avant de tuer mes victimes masculines, je découvrais ma poitrine pour leur montrer qu’ils s’étaient battre par une femme. Pfff ! Quelle idée ! C’était n’importe quoi, jamais je ne me montrais ainsi, même pas à un mort. J’étais peut être pirate, mais je me respectais un minimum.

Le capitaine du Jolly Roger me proposa ensuite de l’aide pour me soigner. Après avoir renvoyé James comme je l’avais fait, je n’étais pas sûre qu’il veuille recommencer.

- Je veux bien… Je crois que mon quartier maître va faire la tête un petit moment avant de vouloir me préserver d’une septicémie… Mais doucement… Autant je ne crains pas les aiguilles quand il faut recoudre, autant je pleurniche comme une enfant quand il s’agit de désinfecter une plaie…

Oui, il m’arrivait d’être douillette, et alors ? J’avais le droit !
J’observais attentivement Killian Jones, essayant de savoir s’il était sincère ou non. Il n’avait rien à gagner à venir m’aider comme il le faisait, il n’obtiendrait aucune faveur de ma part… Et je voulais aussi savoir s’il allait être aussi bourrin que ce bon vieux James.

- Pourquoi venez-vous au secours d’une pauvre pirate blessée ? J’espère que vous ne vous méprenez pas en me prenant pour une catin ?

Ah non, je n’étais pas du genre à passer par quatre chemins, je disais ce que je pensais comme je le pensais. Mais son âme de pirate ne devait pas être surpris par mon manque de raffinement, il devait en avoir l’habitude sur son navire ! Les pirates masculins ne sont pas réputés pour leur galanterie, j’en savais quelque chose…
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Sam 22 Juil - 23:48

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
feat Anne Bonny




Ainsi il s’agissait d’Anne Bonny.
J’avais déjà entendu parler d’elle, mais  je ne l’avais jamais rencontré personnellement, même si nos navires s’étaient croisés quelques fois dans des ports.

Je levais un sourcil admiratif et comme elle avait vidé son verre, je vidai le mien cul sec puis je resservis immédiatement une tournée. Choquant mon verre au sien je lançais joyeux.

« Anne Bonny. A votre santé. Heureux de mettre un visage sur ce nom.  Mais les rumeurs ne vous rendent pas grâce. »

Ce n’était pas du tout une quelconque tentative de la séduire ou un mensonge. Juste une constatation, maintenant que je pouvais comparer de mes yeux la vérité face aux on-dit.
Elle était vraiment belle, et sa petite coupure au visage lui donnait un air farouche. Rebelle.

Avec un sourire, je pris la suite de son quartier maître et je saisis le tissu.

« Je vous invite à boire de ce délicieux rhum afin d’alléger la douleur. »

La bouteille était à côté de son verre, je lui fis signe de se resservir.
Je savais par expérience que la distraire en parlant par exemple et le fort breuvage que je lui proposai serait à même d’atténuer le feu de l’alcool sur ses plaies.

Calant son bras contre le mien, glissant mon crochet entre ses doigts pour qu’elle puisse s’y accrocher, de ma main valide, je tapotais en douceur les bords de la plaie sans la toucher directement pour qu’elle puisse s’habituer au contact de l’alcool froid qui imbibait le tissu.
Je nettoyais d’abord le sang séché sur sa peau, puis je tentais de lui changer les idées.

« J’espère que celui qui a osé faire couler votre sang l’a payé chèrement.  Lui avez-vous réservé un traitement exemplaire ? »

J’attaquais la blessure en  appliquant doucement le chiffon, utilisant la raison pour l’aider à surmonter l’épreuve qui l’attendait.

« Vous pouvez serrer les dents si cela vous aide. Vu la profondeur de l’entaille, cette plaie ne laisserait pas de cicatrice trop visible si nous la désinfectons. »


Je n’avais aucun doute sur ses capacités  à supporter la douleur. Pour en arriver à commander un navire et à se faire la réputation qui était la sienne, il était évident que ce n’était pas une entaille qui allait la faire tourner de l’œil. Par ailleurs, le regard et l’attention des autres clients de l’auberge allaient peut-être l’obliger à se contenir.
Je veillais à y aller aussi doucement que possible pour lui rendre la chose facile...

Pour la distraire, je répondis à sa dernière question en souriant.

« Et non, je n’attends presque rien de vous si ce n’est que vous rendiez la bourse que vous avez subtilisée à mon  propre quartier-maître. »

Je savais que cela risquait de la braquer, ou pas. C’était du quitte ou double.
Elle savait maintenant que je l’avais vu voler au moins un homme. Mon attitude était bienveillante. Il n’y avait aucun soupçon d’agressivité dans mon ton.  
Néanmoins je comptais bien faire en sorte que les membres de mon équipage restent d’humeur aussi joyeuse qu’ils l’étaient en arrivant ce soir à la taverne.

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 23 Juil - 14:02

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Joyeusement, il trinqua avec moi, à ma santé. Il semblait ravi de me rencontrer. Comme je le pensais, il savait déjà qui j’étais, de nom tout du moins. Ce qui était déjà très valorisant, j’étais un peu comme une légende, ça me fit légèrement sourire. Je bus une gorgée de la nouvelle tournée qu’il avait servie.

- Et que dit-on à mon sujet ? Hormis que je me montre à toutes mes victimes ? Demandai-je curieuse.

Il y avait toujours un grand fossé entre la vérité et ce que les rumeurs disaient. J’aimais savoir ce qu’on pensait de moi, et si la vérité était très éloigné des fantasme de certains écrivain. Le capitaine Crochet avait lui aussi une certaine réputation, et jamais je n’aurais pensé qu’il aurait été assez gentil pour me venir en aide en soignant mes quelques blessures.
Il ne fallait pas me le dire deux fois, je remplis mon verre et bus une nouvelle gorgée de rhum. J’observais quand même ce qu’il faisait. Mon bras contre le sien, mes doigts sur son crochet, appréhendant la douleur de l’alcool sur la plaie, ma main se referma sur ce qui lui servait de main gauche. Killian Jones me rappelait un peu Jack, il était bien plus doux que James et savait à peu près comment s’y prendre pour faire en sorte pour que je garde mon calme.

- Disons qu’il est mort, je n’ai pas vraiment réfléchi à la manière de le faire, ça a été fait, vite et plutôt bien. Même si je doute qu’il soit mort sur le coup, il avait l’air de se noyer dans son sang… Mais je n’en suis pas sûre, je suis passée à autre chose très vite. Répondis-je sur un ton détaché, comme si c’était tout à fait normal de tuer quelqu’un.

Doucement, il vint appliquer le chiffon d’alcool sur la plaie. Je serrais les dents pour ne pas crier, j’avais déjà assez attiré l’attention comme ça pour la journée, mais ça ne m’empêcha pas de grimacer sous la douleur. J’avais l’impression que la sensation de brûlure remontait jusque mon épaule, et de sentir mon cœur battre là où était la blessure. C’était très désagréable, mais encore supportable. Il n’y avait pas à dire, James y était vraiment allé comme un bourrin. Malgré tout, j’avais très envie de taper du poing sur la table pour extérioriser toute ma retenue, mais je me contentais de serrer le crochet entre mes doigts.

- Vous avez bien de la chance que ça ne soit pas votre main que je tienne, je crois que je vous aurais fait mal sinon… Et que serait une pirate sans quelques cicatrices ? Mais merci de m’aider à désinfecter la plaie. Répondis-je en essayant de sourire.

J’avais quelques souvenirs de rudes batailles sur mon corps, ce n’était pas une nouvelle cicatrice qui allait me gêner. La vie dans laquelle je m’étais engagée était dangereuse, je le savais. Les risques étaient nombreux, mais c’était ce qui me plaisait : une vie d’aventures ! La vie de pirate était particulière et je l’aimais, c’était profiter d’une liberté sans borne, et pour en profiter pleinement, il fallait se battre pour la garde. Alors qu’importe les blessures, tant que je reste seule maitresse de ma vie et de mon destin.

Alors comme ça, il m’avait vue faire ? C’était bien la première fois que quelqu’un me voyait détrousser les clients d’une taverne. Je pensais avoir réussi mon coup pour tant.

- Ainsi, je ne suis pas aussi discrète que ce que j’espérais… Serais-je donc bonne pour une retraite anticipée… ?

Je sortis la bourse que je pensais être celui de son quartier maître et la posai sur la table. Que devais craindre de ce pirate ? Allait-il me dénoncer ? Déjà peu détendue depuis mon arrivée ici, je me sentis encore moins à l’aise, prête à prendre la fuite au moindre signe d’alerte. Fuir ce genre de lieu n’était pas chose difficile pour moi. Je restais tout de même assise, attendant le moindre de détail qui m’indiquerait que je devais partir…

- C’est tout ce que vous désirez ?

Sur la défensive, je l’écoutais, regardant autour de moi le meilleur moyen pour partir le plus rapidement possible...
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 23 Juil - 22:48

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
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J’appréciais  beaucoup sa compagnie.
Elle était vive, courageuse et bien jolie à regarder.
Hochant la tête, les paupières légèrement baissées comme si je mesurais l’importance de mes révélations, je lui répondis sans pouvoir retenir mon sourire.

« On dit beaucoup de choses. En particulier que vous montrez généreusement une certaine partie de votre corps toute en rondeur. Que celle-ci ferait perdre la tête à vos agresseurs et que vous en profiteriez pour les égorger. On dit que vous savez mener votre équipage et qu’aucun n’ose vous manquer de respect. On vous dit impitoyable, indomptable, fine stratège et déterminée. »

C’était la vérité et ce que je voyais devant moi semblait confirmer ce qui se disait. Sauf peut-être pour la première partie.
Le sort de son agresseur ne m’émut pas le moins du monde. Il n’avait eu que ce qu’il méritait. Lorsque l’on joue à se battre il faut accepter la possibilité de perdre et d’être blessé voire tué.

Je la voyais serrer les dents. Courageuse.  
Tout en faisant attention à y aller le plus doucement possible, je répondis à son sourire forcé par un clin d’œil complice puis je murmurais.

« Pourquoi croyez-vous que je vous ai laissé mon crochet ? Pour ne pas risquer moi aussi une cicatrice. Les griffes d’une panthère peuvent déchirer les chairs mieux que la plus fine des lames. »

J’avais aussi quelques cicatrices. Et le fait qu’elle fasse de l’humour me rassura sur la possibilité de poursuivre mon œuvre de nettoyage. J’avais presque fini. Je répondis à ses remerciements d’un hochement de tête.

Lorsqu’elle prit conscience de ma connaissance de son art secondaire, je la sentis sur le qui-vive et à sa question je répondis.

« La retraite ? Non. Mais disons qu’il serait judicieux de jouer à ce petit jeu lorsque vous n’êtes ni blessée, ni fatiguée. Cela ralentit vos gestes et les alourdit. »

Comme elle  venait de me rendre la bourse de mon quartier-maître, je terminais de la soigner et posais le linge devenu rose sur un coin de la table avant de nous resservir à boire et de terminer ainsi la bouteille.
Empochant la poche de cuir bien garnie, je repris ensuite mon verre et le levait pour trinquer avec elle.
Elle semblait chercher un moyen de fuir, telle une biche aux abois.

« Je ne veux rien d’autre. Il est très vindicatif et de s’être fait ainsi avoir aurait provoqué en lui un tel ressentiment qu’il se serait vengé sur le reste de l’équipage. Je tiens à une bonne ambiance sur le Jolly Roger. »

Et c’était vrai.

« Personnellement, s’il n’était pas ainsi et s’il n’était pas aussi efficace à me seconder, je n’aurai rien dit pour la bourse. Il n’avait qu’à faire plus attention. S’ils sont assez stupides pour se laisser délester de leur pécule, c’est qu’ils n’en avaient pas besoin. »

Balayant d’un regard qui se voulait innocent l’ensemble des clients, je murmurais en portant le bon alcool à mes lèvres.

« Maintenant, si j’étais vous je changerai de taverne car lorsqu’ils vont vouloir payer leur écot pour la boisson ingurgitée, ils vont forcément remarquer l’absence de certains objets et notamment de leur argent. »

Me levant, je me dirigeais vers le bar et payais pour la bouteille de rhum, puis donnant une bourrade à mon quartier-maître, je le rattrapais par la chemise, alors qu'il perdait l'équilibre, pour lui offrir une accolade. Cela me permit de le plaquer au comptoir et me donna l’opportunité de glisser dans sa poche sa bourse.

Revenant vers Anne, je pris mon verre que je m’enfilais cul sec sans m’asseoir, puis je lui tendis une main courtoise pour lui proposer de l’aider à se lever comme s’il se fut agi d’une grande dame.

« Souhaitez-vous mettre les voiles ? Je connais une bonne auberge qui  propose le meilleur poulet rôti du port. »

Nous avions bus chacun au moins cinq verre de rhum, et un peu de nourriture solide ne pouvait que nous faire du bien.


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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Lun 24 Juil - 12:35

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Je l’écoutais attentivement. Et bien, hormis mon côté dévergondé, je devais avouer que le portrait que l’on faisait de moi était aussi positif. J’étais plutôt surprise d’avoir le droit à une telle description. Etant une femme, je pensais que les hommes allaient me dépeindre de façon affreuse et horrible afin de sauver leur orgueil masculin. J’étais agréablement surprise, ça me ferait presque rougir. Presque.

- Je vous assure Crochet, que je n’ai jamais montré ma poitrine à qui que ce soit, si ce n’est à mes amants. Pour le reste, je vous laisserai en juger par vous-même. Déclarai-je en souriant.

Impitoyable ? Je ne l’étais pas toujours… Il fallait se souvenir du jour où j’avais sauvé Rozen March sans aucune raison. J’avais été frappée d’une envie de jouer les héros pour une fois. Ce fut une rencontre mouvementé, mais je m’en souviendrais toujours. Elle me manquait parfois. Sinon je pouvais en effet me montrer sans cœur et sans pitié : le soldat qui m’avait blessée en était la preuve vivante... Enfin morte maintenant. Pour deux petites égratignures, je lui avais ôté la vie. Solution un peu extrême, mais nécessaire à mon humble avis.

Même s’il soignait la blessure avec le plus de délicatesse possible, la sensation de brûlure provoquée par l’alcool était très désagréable. J’étais agrippée à son crochet et tentais de faire un peu d’humour pour penser à autre chose. Son clin d’œil me fit sourire plus franchement ainsi que ses propos également.

- Une panthère ? Vous m’en voyez flattée, je ne pensais pas être comparable à un tel prédateur… Je pensais plutôt ressembler à une louve.

Voila mon petit secret mis à découvert, mais j’en jouais très souvent. Ma nature sauvage et animale prenait parfois le dessus, et la louve sortait de sa cachette. Même si j’avais voulu réprimé ma seconde nature, elle faisait intégralement partie de moi, elle était là et je ne pouvais rien y faire. J’avais fini par m’y faire, et à m’en servir quand la situation l’exigeait ou si ça pouvait me facilité la vie. Par exemple, sur la terre ferme, prendre la fuite sur quatre pattes était chose plus aisée et lorsque toutes mes armes n’étaient pas à portée de main, mes crocs faisaient très bien l’affaire.
J’espérais que je n’aurais pas à m’en servir contre ce cher Killian Jones, il avait un très beau petit minois, ça serait dommage de l’abîmer. Mais le fait qu’il m’ait vu voler les bourses des clients et qu’il exige que je lui rende celle de son quartier maître me mit sur la défensive.

- Je prends bonne note de vos conseils…

Mon ton était amer. C’était la première fois qu’on me voyait détrousser les clients d’une auberge, mon égo en avait pris un coup, je n’étais pas contente. Il finit de me soigner et posa le chiffon imbibé de sang. Nous finîmes la bouteille ensemble, même si j’étais moins détendue qu’au départ. Calmement, il m’expliqua pourquoi il avait voulu récupérer la bourse de son matelot : ce dernier aurait mis une grande pagaille sur son navire, et il voulait éviter ce genre de situation. Si ça ne tenait qu’à lui, il m’aurait laissé voler ses hommes, ça leur aurait appris une leçon, ils auraient fait plus attention à leur argent.
Avec moi comme capitaine, mes hommes savaient très bien garder leur bourse, ils y faisaient très attention, sachant que quelqu’un comme moi pourrait un jour les détrousser.

Ce jeune homme était plein de conseils, dites-moi. Je ne comptais pas m’attarder longtemps ici de toute façon. Il n’y avait rien de plaisant à manger, et j’avais une faim de loup… Il se leva et paya notre boisson. Il rendit à son quartier maitre ses biens avec discrétion, sans faire référence à mon petit vol, c’était comme si rien ne s’était passé. ça me rassura. Il ne voulait pas m’attirer d’ennui. Je retrouvais un peu mon calme, mon besoin de fuir me semblait moins pressant. Killian Jones ne semblait plus être un danger pour moi.
Finissant le verre de rhum, il me tendit la main. J’hésitais un instant, et finis par accepter l’alléchante proposition. Ma main vint se glisser dans la sienne et je me levais.

- Je veux bien filer à l’anglaise avant de m’attirer de nouveaux ennuis. Et bien, je vous suis. Répondis-je avec un petit sourire.

Nous sortîmes discrètement de la taverne sans nous retourner et nous nous mîmes à marcher dans les rues. En compagnie du capitaine Crochet, je me permis d’enlever mon chapeau pour laisser tomber mes cheveux noirs en cascade jusque dans mon dos avant de remettre mon couvre chef. Je n’avais plus besoin de me cacher pour ce soir, il savait qui j’étais et où nous allions, Adam Bonny ne servirait à rien, Anne avait le droit de se montrer pour une fois, et c’était très agréable de ne pas avoir de rôle à jouer.
Doucement, je vins glisser mon bras sur le sien. La nuit commençait à tomber, et il faisait plus frais. La chaleur de la taverne m’avait entourée un certain temps, par conséquent le froid de l’extérieur me semblait plus mordant qu’il ne l’était. Je me permettais donc de me rapprocher de Jones, sans mauvaise arrière pensée.

- Vous vous arrêtez souvent à ce port ?

Question stupide… S’il connaissait une bonne auberge et sa spécialité, c’était qu’il était passé plusieurs fois par ce port.

- Que faites-vous par ici ?

J’étais un peu curieuse, mais je voulais aussi savoir un peu plus de choses sur lui. Faire connaissance en somme. Ce n’était pas tous les jours que je rencontrais une personne qui semblait aussi aimable. Et je ne savais pas trop, il avait quelque chose qui me plaisait bien.
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 30 Juil - 20:53

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
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Son insinuation me fit sourire.
Comptait-elle que nous finissions cette nuit par une danse horizontale ?
Non, elle avait parlé du reste. J’avouais ne pas avoir vraiment envie de vérifier point par point ses traits de  caractère.

A sa répartie, mon sourire s’agrandit alors que je répondis avec un clin d’œil.

«  Une panthère est plus gracile et rare qu’une louve. Ses courbes sont plus harmonieuses et elle est bien plus forte. »

Inconsciemment, j’étais encore et toujours séducteur, dans mes paroles, dans mon comportement. Même si je ne souhaitais nullement la forcer en quoi que ce soit ou être insistant. Je n’avais pas envisagé d'issue de telle sorte en venant lui proposer mon aide.

Savoir qu’elle avait été démasquée l’avait piqué au vif. Normal. J’aurai agît de même.
Vexée, son ton était devenu bien plus sec, mais de bonne grâce elle m’avait rendu le bien de mon quartier maître qui avait réintégré les poches de son propriétaire discrètement.
Revenu à ses côtés, elle accepta mon offre et rapidement nous quittâmes la taverne.

La nuit quelques lampes étaient suspendues dans les rues, aux carrefours, pour permettre un minimum de visibilité, et devant l’entrée des portes des lieux de vies, auberges, tavernes, bordels.
Un homme était en train de vérifier le niveau d’huile et d’allumer les mèches.

Un vent frais plaquait nos vêtements contre nos corps. Le ciel était couvert. Annonçant une pluie au cours de la nuit.
Son bras se resserra sur le mien et je plaçais ma cape pour qu’elle nous couvre tous deux. La bise venant par l’arrière, la protection était correcte.

A ses questions, je répondis sans m’offusquer, prenant ses interrogations comme de la simple curiosité.

« Ce port est agréable, tant par sa situation que par sa tranquillité. Il nous permet de nous reposer quelques temps lorsque nous en avons besoin. Par ailleurs ils ont de très bons charpentier, du matériel quand on a de quoi payer et de quoi remonter le moral aux hommes. »

D’un signe de mon crochet je désignais une bâtisse un peu à l’écart d’où émanait des chants et des rires ainsi que de la musique. La lanterne rouge à l’entrée désignait l’établissement comme une maison de passe.

« Aujourd’hui, nous avons mouillés pour nous réapprovisionner et fêter nos dernières prises. Nous n’avions pu le faire depuis trois mois plein. Autant dire que les hommes et femmes de mon équipage vont s’en donner à cœur joie. »

En avançant, je prenais garde à lui éviter les flaques d’eau boueuse et les différents tas d’immondices qui parsemaient notre chemin.
Bientôt nous arrivâmes devant "Le Bec Cassé". Une auberge qui servait du délicieux cochon rôti et des pommes de terre rissolées des plus goûteuses qui avaient fait sa réputation.
Le patron était un gros homme d’un mètre soixante à la barbe rousse bien fournie et aux cheveux aussi longs qu’il attachait en queue de cheval. Son tablier était tâché de vin, de bière, de sauces et d’aliments divers.
Lorsque je poussais la porte, la bonne odeur des cuisines vint chatouiller mes narines et me voyant entrer, il jeta sur son épaule le chiffon qui venait de lui servir à nettoyer la table, pour venir me serrer la main avec un sourire qui lui mangeait tout le visage.

« Killian ! Qu’est-ce que tu viens foutre ici ? »

Aussi réjouis que lui, je lui lançais de bon cœur.

« Olaf ! Je ne pouvais pas mouiller dans le port sans venir te saluer et me délecter de ton porcelet à la broche que je veux aussi faire goûter à la dame. Comment vas-tu ? Et les affaires ? »

Notre complicité était évidente. Je l’avais tiré il y a quelques années d’une mauvaise affaire et depuis nous étions plus que de simples connaissances.

Nous désignant une table du pouce un peu à l’écart, il salua ma compagne de la soirée et nous gratifia d’un clin d’œil amusé.

« Vous serez tranquilles là-bas. Les affaires ça va. Et la santé aussi. Je vous fait apporter du vin, du pain et le plat du jour. »

« Ce sera parfait ! »

Conduisant Anne Bonny jusqu’à l’endroit désigné, je positionnais les chaises dos au mur pour que nous puissions surveiller la salle.

« J’espère que vous avez faim. C’est toujours très copieux. »

La générosité d’Olaf était connue, et elle était d’autant plus importante qu’il appréciait le client.




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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 30 Juil - 23:21

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Sa réplique me fit sourire. Si seulement il savait de quoi été réellement capable la louve en colère, il ne dirait pas ça. J’étais sûre que je pouvais mettre n’importe quelle panthère au tapi sans le moindre effort. Il fallait avouer que j’étais une louve un peu plus grande que la moyenne, j’arrivais à la hauteur de la taille des hommes les plus grands. De plus, je partageais un trait de caractère commun avec ce canidé : la détermination.

- Cependant, la louve est beaucoup plus têtue, elle ne lâchera pas sa proie tant qu’elle ne l’aura pas eue. Mais vous me flattée capitaine Crochet, encore un peu et je rougirais presque.

Peut-être étais-je une pirate, mais les compliments me faisaient toujours aussi plaisir qu’autre fois. Après tout, je restais une femme parmi tant d’autres, et j’aimais me sentir admirée, ou du moins apprécie. J’étais jolie, c’était un fait, peut-être n’étais-je pas au goût de tout le monde, mais j’étais au moins au goût de la majorité de la gente masculine, et éventuellement d’une petite partie de la gente féminine qui sait ? Je devais tout de même avouer que Killian Jones était tout à fait admirable également, il était un très beau jeune homme et il avait surtout de très beaux yeux… Je pouvais sans doute le regarder pendant un certain temps sans me lasser. Regarder sans toucher, c’était tout à fait permis et qui sait… Peut-être toucherai-je un peu plus tard dans la soirée, si j’avais un verre de trop dans le nez ?

J’étais en colère après moi pour m’être fait prendre. Ça faisait des années que personne ne m’avait pas vue voler. La dernière fois, c’était pendant mes débuts de pirate et ça m’avait valu un petit tour en prison ! Avec ce mauvais souvenir d’emprisonnement, je ne pouvais que me méfier du pirate qui m’avait prise la main dans le sac. Pour éviter les histoires, je lui rendis les effets personnels de son quartier maître. Ma garde baissa quand je compris qu’il n’avait pas l’intention de me dénoncer auprès de qui que ce soit. Et de toute façon, aujourd’hui, j’étais très douée pour prendre la fuite. Parfois, prendre la poudre d’escampette était la meilleure solution pour sauver sa vie.
Puisqu’il ne m’avait pas vendue auprès de son matelot, je déduisais qu’il ne me voulait pas de mal, et par conséquent que je pouvais accepter son invitation à dîner dans une autre taverne. Il était vrai qu’en rester ici, j’allais finir par m’attirer des ennuis.

Tranquillement, nous traversions la ville portuaire. La ville était peu éclairée, mais nous y voyions assez clair pour ne pas se cogner contre d’autres promeneurs ou se cogner à un mur. La lune commençait à pointer le bout de son nez et à éclairer la nuit. Je me sentais beaucoup plus à l’aise durant ces heures tardives, sans doute l’influence de mon côté animal. Il était plus facile de s’échapper et de se faire discret. Sur le chemin, nous croisions quelques personnes, mais personne ne faisait attention à nous, ce qui était préférable. Pour des pirates, c’était mieux de passer incognito.
La fraicheur du soir me fit regretter la chaleur étouffante de la taverne que nous venions de quitter. Pour me réchauffer, je me rapprochai de Crochet et resserrai mon bras sur le sien. Il partagea sa cape et je vins me blottir contre lui, à la recherche d’un peu plus de chaleur.

J’écoutais ses réponses avec intention, hochant la tête pour lui faire montrer que je comprenais ce qu’il voulait dire. Mes hommes aussi aiment fréquenter les maisons closes… Si j’en perdais un ou deux, je savais où aller les chercher.
Il était ici pour se ravitailler et fêter leurs dernières victoires.

- Et les femmes ? Il y a des femmes dans votre équipage ? Demandai-je surprise.

C’était bien la première fois que je croisais un capitaine qui comptait des femmes parmi ses matelots. Ça me faisait plaisir de voir quelqu’un qui reconnaissait que nous pouvions tous naviguer, et que nous en étions tous capables.
Durant la traversée de la petite ville, Jones m’aida à éviter les quelques obstacles qui jonchaient la rue. Je slalomais entre les déchets laissés là, sautais par-dessus les flaques d’eau et évitais des bousculer les autres promeneurs nocturnes. Ce fut à l’auberge « Le Bec Cassé » que nous arrêtâmes. Ce genre de nom me faisait toujours sourire, c’était très recherché et plutôt humoristique à mes yeux. Plus jeune, j’avais fréquenté des lieux bourgeois et c’était bien différent. Ça ne me manquait pas du tout.

Le propriétaire sortit de nulle part, saluant le capitaine à mes côtés avec beaucoup d’enthousiasme et de chaleur. Ils avaient l’air de bien s’entendre et de bien se connaître. J’écoutais leur échange d’une oreille distraite, préférant regarder à l’intérieur et humer le parfum des délicieux repas qui flottait dans l’air. Je ne l’avais pas remarqué avant, mais j’avais faim.
Le dit Olaf nous montra une table à l’écart des autres en me saluant et en nous faisant un clin d’œil. Je lui souris et lui fis une petite courbette amusée.

- Monsieur Olaf, ravie de vous rencontrer.

Capitaine Crochet mit les chaises face à la salle et je m’installai, attendant le retour de l’aubergiste avec le dîner.

- J’ai faim, mais j’ai un appétit d’oiseau. Au pire, je vous donnerai en partie ma part. Déclarai-je en souriant amusée.

J’observai la salle, tout sourire. Etrangement, j’étais contente d’être ici. Jones était plutôt de bonne compagnie, et je commençais à l’apprécier. Tout le monde avait l’air de s’amuser et surtout de se régaler. Ça faisait plaisir à voir.

- Merci pour l’invitation. Je suis ravie d’être là.

J’étais sincère. C’était plutôt agréable de sortir un peu, loin du Revenge et avec d’autres personnes que mes hommes. J’aimais bien faire de nouvelles rencontres, surtout aussi agréable.
Soudainement, je me sentis observée. Levant mon nez, je vis une ancienne connaissance, et pas le genre de connaissance que j’étais ravie de revoir. Ravalant ma salive, je priais pour qu’il ne vienne pas me voir. Sauf que bien évidemment, il se leva et vint à notre table. Il vint me voir et essaya de glisser son doigt sous mon menton. Je l’arrêtais net.

- Retourne t’asseoir Vane… Tu sais comment ça va finir si tu continues. Ma voix était cinglante.
- Allons Anny chérie…
- Lâche-moi!

Nous avions quelques différents tous les deux. Et même s’il me laissait tranquille maintenant, j’avais tout intérêt à faire attention à mes arrières en partant. Sur tous les ports qui existaient, il fallait qu’il s’arrête ici… ça sentait le roussi.
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Mer 9 Aoû - 11:53

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
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Son attrait pour les loups me fit sourire.
Il était vrai que côté entêtement, sa réputation n’était plus à faire. Et je savais que pour obtenir et conserver la position qui était la sienne, cette qualité était indispensable.

Sa surprise quant à la composition de mon équipage me fit sourire.

« Et pourquoi pas ? Vous êtes bien capitaine ! »

Je me moquais gentiment. Haussant les épaules, je lui donnais mon point de vue.

« Tant qu’elles font leur part de travail et qu’elle ne créent pas d’embrouilles entre les autres membres, elles ont leur place sur mon navire. »

Il fallait avouer que certaines étaient bien plus habilles à grimper aux cordages que des matelots hommes. La cuisinière était la meilleure des sept mers et même si elles ne rivalisaient pas en force pure, elles étaient déterminées et obtenaient le même partage des prises que les hommes.

« Il y a bien sûr, des amourettes et quelques petits conflits qui se règlent aux poings, mais cela ne va jamais plus loin car ils savent que je n’hésiterai pas à prendre les mesures qui s’imposent, pour tous. »

J’étais connu pour observer une équité réelle.

Arrivés dans l’auberge, je n’avais pas décliné son nom à Olaf par soucis de discrétion. Ne sachant sous quelle identité elle souhaitait se faire connaître.
Devant sa petite courbette, le patron lui renvoya en miroir son salut, démontrant une souplesse insoupçonnée.

A l’annonce de son faible appétit, je secouai la tête l’air navré.

« Vous allez vexer Olaf ! Il va nous jeter dehors  et je ne pourrais plus mettre les pieds chez lui. »

Je demeurai silencieux, l’air grave un instant puis un sourire naquis sur mes lèvres avant que je ne me laisse aller à rire.

« Je plaisante. Vous mangerez ce que vous voudrez, ce qui restera sera mis de côté pour les nécessiteux qui passeront ce soir après la fermeture. Olaf a un cœur d’or. »

En effet, dans le port, de nombreux matelots se retrouvaient sans abris, sans argent, entre deux engagements et l’aubergiste du « Bec Cassé » faisait partie de ceux qui une fois la journée achevée, au lieu de jeter la nourriture non consommée, la laissaient dans des cuves de bois à l’extérieur pour que ceux qui en avaient besoin viennent se servir.

Ses remerciements paraissaient sincères. Hochant la tête, je lui répondis.

« Le plaisir est partagé. »

Moi aussi j’étais sincère. Partager une bonne soirée et un bon repas bien arrosé en bonne compagnie. Quoi de de mieux ?

A croire que le destin n’était pas d’accord avec moi.
Je sentis Anne se tendre et jetant un bref coup d’œil à la salle je remarquais un homme qui nous observait.
J’avais choisi de placer les chaises contre le mur afin de pouvoir surveiller le comportement des autres clients et d’éventuels dangers.

Lorsqu’il se leva et vint jusqu’à nous, un fin sourire acide étira mes lèvres.
Il était en quête d’amusements, mais ma voisine ne semblait pas propre à lui donner ce qu’il attendait. A son geste, je me retins de lui écarter violemment le doigts de mon crochet qui lui aurait ouvert une jolie entaille. Anne était totalement capable de se défendre toute seule.

L’haleine du perturbateur était chargée de mauvais vin. A croire que les affaires ne devaient pas être florissantes.

Olaf me jeta un coup d’œil du bar et discrètement je fis non de la tête.
Il souhaitait savoir s’il devait ramener le gourdin clouté qu’il conservait toujours à portée de main

Pour le moment, je n’en voyais pas l’utilité, mais fort de savoir que j’avais l’accord du patron, j’intervins en plantant mon regard dans celui trouble du dénommé Vane.
Mon ton était sec et ne laissait pas la place à la discussion.

« La Dame ne souhaite pas votre présence, aussi à votre place je changerai de lieu. Immédiatement. »

Son regard se durcit et il avisa rapidement mon crochet. Malheureusement il était trop aviné pour prendre la mesure du danger.
Portant une main à sa ceinture, il caressa la poignée d’une dague. En totale synchronisation, je portais ma main à ma poche et lui balançait une pièce avec quelques mots sur un ton d’une sécheresse sans nom.

« Prends ça et va te vider les bourses à la lanterne rouge. Ca te remettra peut être les idées en place. »

C’était insultant, mais il ne méritait pas mieux.
Maintenant deux solutions. Ou il se tirait en prenant la pièce ou pas, ou l’on passait à la vitesse supérieure et là cela se finirait dans le sang.
Sur mes gardes, je m’apprêtais à repousser violemment la table pour la lui envoyer dans le bassin à la moindre tentative d’hostilité de sa part.

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Mer 9 Aoû - 15:59

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Oui, j’étais bien une femme et une capitaine, mais ça ne voulait pas dire que tous les pirates avaient une bonne image des femmes sur un navire. Je ne pensais pas que le célèbre capitaine Crochet les admettait sur son navire, mais ça me faisait plaisir de voir que si ! ça me changeait des hommes qui nous considéraient mal et qui nous prenaient pour des bonnes à rien. Il m’expliqua alors son point de vue que j’écoutais avec attention.

- Je suis ravie de voir que vous apprécier notre travail, on peut être aussi douées que vous… Voire plus douées même ! Répliquai-je avec un sourire malicieux.

Je défendais beaucoup le travail des femmes, et je considérais que nous avions autant de mérite que les hommes. Nous pouvions être aussi forte qu’eux et arriver à leur hauteur avec un peu de travail. Il suffisait de nous laisser une chance de faire nos preuves ! Ce pirate me plaisait bien, on risquait de bien s’entendre !
Ah les amourettes ! C’était sûr qu’il devait y en avoir… Mais sur les navires où il n’y avait que des hommes, je les avais déjà vus se soulager entre eux. Du coup, c’était peut être mieux d’avoir des dames sur son navire pour éviter de transformer nos matelots en sodomites, non ? Et apparemment, Crochet savait tenir ses hommes et ses femmes, il n’avait pas peur des les punir en cas d’infraction.

Nous traversions les rues de la ville portuaire jusqu’à arriver à l’auberge dont Crochet m’avait parlée. Il salua chaleureusement l’aubergiste tel un vieil ami, tout en gardant mon identité secrète. C’était très attentionné de sa part, j’aimais garder un peu d’anonymat, c’était que mon nom était connu et pouvait parfois m’attirer quelques ennuis.
Je saluais poliment Olaf avec une petite courbette qu’il me rendit. Il était charmant cet homme, je l’appréciais déjà. J’aurais presque applaudi comme une enfant pour le féliciter de son geste gracieux. Alors que je dévoilais mon appétit d’oiseau, Jones semblait navré.

- Oh Vraim… Commençai-je jusqu’à ce que je le vois sourire et rire. Vous m’avez fait peur ! J’ai cru que c’était vrai ! Mais je suis contente de voir qu’il pense aux plus démunis. Dis-je en lui donnant un petit coup dans le bras.

Il se moquait un peu de moi ! Ce n’était pas très gentil, mais je devais avouer que ça m’amusait aussi. Ce n’était pas bien méchant, des petites plaisanteries entre pirates en somme. Olaf avait l’air d’avoir le cœur sur la main, c’était agréable de rencontrer des personnes comme lui, il semblait vouloir faire plaisir à tout le monde. En tout cas, j’étais heureuse de partager ce repas avec le capitaine Crochet, je ne l’imaginais pas aussi gentil et amical. Les histoires parlent de lui comme d’une capitaine sanguinaire avec une grande soif de vengeance !

Le plus important était que nous passions une bonne soirée ensemble. Ça aurait pu durer comme ça toute la nuit, mais le destin en décida autrement. Il avait mis Charles Vane sur notre rouge. Foutu pirate ! Je priais pour qu’il reste à sa place, je l’espérais du fond du cœur, à chaque fois qu’on se rencontrait, c’était un véritable carnage…
Il se leva, et vint me voir, me gratifiant de surnoms que je détestais. Je n’étais pas son Anny Chérie, je le détestais. Vane devait me laisser tranquille avant que je ne m’énerve et fasse un carnage ici, ça serait dommage pour Olaf…
Crochet prit alors ma défense, demandant à Charles de s’en aller. Il avait l’air bien décidé à le faire partir. Je les regardais s’échanger quelques regards avant que mon partenaire de la soirée ne lui lance une pièce.

- Merci l’ami, mais c’est avec la dame que je veux traiter… Juste un instant, pas longtemps. Dix petites minutes à peine.
- Va-t-en Vane, où je te ferai sauter la cervelle dès que l’occasion se présentera !

La tension entre les deux pirates était palpable. Entre celui qui voulait qui m’embarquer de force, et celui qui prenant pas défense, je savais que le capitaine au Crochet avait plus de chance de vaincre. Mais je préférerais éviter la bagarre inutile.

- Killian… Fais attention à lui quand même… Lui soufflai-je doucement.

Première fois de la soirée que je l’appelais par son prénom. Je commençais à l’apprécier et m’attacher à lui, je ne voulais pas qui lui arrive quelque chose surtout que Vane n’en valait pas la peine. Mais l’intrus de la soirée finit par se pencher vers nous pour nous chuchoter.

- On en reste là pour l’instant Anne. Mais ce n’est pas fini, on se recroisera, j’en suis sûr. Quant à toi Crochet, je te ferai payer cette insulte, bien plus tôt que ce que tu penses.

Il sortit avec ses hommes, laissant le silence plongé dans un certain silence. Tout le monde s’était tourné vers nous pour savoir ce qui se passait. Doucement, les discussions reprenaient et je me tournais vers Killian.

- Merci pour ce que tu as fait. Je te rendrai la pièce, c’est promis.

Je finis par faire voler en éclat les convenances, je l’appelai par son prénom et le tutoyais maintenant. Au vu de ce qui venait de se passer, j’avais le droit non ? Il s’était comporté en véritable ami et je voulais le remercier, d’une façon ou d’une autre.
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Jeu 10 Aoû - 17:25

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
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Vane avait les traits marqués tel un épervier. Les yeux mobiles cherchant toujours à tirer le meilleur parti pour ses propres intérêts. Il avait une réputation d’égoïste. Ce qui l’avait conduit à se comporter ainsi ne m’intéressait pas. Qu’il ait eu ce comportement en d’autres lieux, en un autre moment, avec d’autres personnes ne m’aurait pas touché et je ne m’en serais pas mêlé, mais là, il était hors de question de laisser faire.

Ses yeux lançaient des éclairs, mais suffisamment lucide pour comprendre que l’échec lui pendait au bout du nez, il ravala sa fierté et pris la pièce avant de se replier.

Je le suivis du regard jusqu’à ce qu’il sorte de l’auberge puis fit signe à Ness, le fils d’Olaf, qui vint en courant nous rejoindre.
Le petit bonhomme n’avait qu’une dizaine d’année mais était très débrouillard, comme son père.
Tirant de ma poche un carnet et un crayon, je rédigeai rapidement une note et la lui donnait avec une pièce.

« Apporte ça au Jolly Roger. Wilfried tiens le quart, remets le lui en mains propres et soit prudent. »

Régulièrement, le jeune garçon donnait un coup de main à son père et pouvait aussi à l’occasion servir de messager.

Reportant mon attention sur ma compagne de table, je retrouvais mon sourire.

« Pas de soucis pour la pièce. C’est cadeau. Et désolé pour l’interruption, mais je fais doubler la garde ce soir. Je ne prends pas la menace de ce serpent à la légère. »

Il n’était pas question d’avoir peur de ce rat. Il s’agissait d’user de bon sens.
Pourtant, qu’il ne pense pas que je fuirai devant lui. J’étais prêt à lui donner la leçon qu’il méritait et à lui faire rentrer, dans les dents, avec perte et fracas, le respect qu’il aurait dû montrer à Anne.

Les plats arrivants, avec le pichet de vin destiné à faire passer la viande rôtie à souhait, je la servis en premier avant de faire de même avec mon verre. Puis le levant pour trinquer avec elle, je me détendis plus franchement.

« A cette soirée ! Au plaisir de cette rencontre et du dîner que nous allons partager. »

Après avoir choqué son verre, je bus une longue gorgée. Le breuvage étant loin de la piquette servie couramment dans d’autres tavernes.

Le porcelet rôti était accompagné de pommes de terre cuite à la braise et d’une porée de légumes verts. Le pain chaud disposé sur la table embaumait aussi de sa présence.

« Mangez à votre faim. »

Je n’oubliais pas qu’elle avait plongé dans mon mensonge. Elle avait vraiment cru qu’Olaf pourrait prendre ombrage de son peu d’appétit.

De mon crochet, je saisis un morceau de viande dans mon assiette, ses effluves titillant mes papilles.
Je savourais la bouchée avec plaisir, puis bu une gorgée avant de reprendre la parole.

« Aussi délicieux que dans mes souvenirs. »

Cela faisait bien six mois que je n’avais remis les pieds dans ce port. Et la cuisine d’Olaf m’avait manquée. A bord du Jolly Roger nous ne pouvions rivaliser car la qualité des produits n’avaient rien à voir. Il nous fallait nous contenter de denrées non périssables.

La laissant manger un peu, je ne pu me retenir de relancer la conversation sur le bref passage de l’intrus. La tutoyant naturellement.

« Tu connais Vane personnellement ? Tu n’es pas obligée d’en parler si tu ne veux pas, je veux juste être sûre que tu ais suffisamment de ressources pour éviter de te laisser piquer par ce serpent. »

Vicieux, roublard. Je n’avais aucune confiance en lui. Et même si Anne était capable de s’en sortir seule, une lame plantée dans le dos faisait toujours son effet.

« Comme tu t’inquiètes pour moi, je m’inquiètes aussi pour toi. »

Petit clin d’œil à sa mise en garde de tout à l’heure. Mon sourire s’agrandissant, je découpais un nouveau morceau de viande avec ma dague et lançait malicieusement en me moquant.

« Appelles ça de la solidarité de pirates, Vane n’étant qu’un chien qui cherche un os à ronger. »

La solidarité entre pirates était aussi rare qu’un trésor sur une île, néanmoins une sorte d’honneur était cultivée chez certains et j’en faisais partie.  


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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Jeu 10 Aoû - 19:01

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Charles Vane… Foutu pirate. Il faisait parti de ceux que je ne voulais pas croiser. Et pourtant, il devait être l’une des personnes que je croisais le plus souvent ! A croire que le destin aimait se jouer de moi. Heureusement, il avait fini par céder et s’en aller. Cet homme était un abruti fini, le véritable stéréotype du pirate avide de rhum, de femmes, et de trésors. Il semblait sortir de ces histoires pour enfants, très manichéens : les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Vane faisait parti de ces mauvais pirates… Sur les mers, il était un bon pirate, je n’en doutais pas un seul instant, un peu cruel comme capitaine, mais il réussissait à maintenir l’ordre à bord. Mais sur la terre ferme, c’était un ivrogne doublé d’un pervers. Il y avait bien l’un de ses membres que j’avais envie de couper un morceau…

Pour une fois, j’étais ravie d’avoir obtenu un peu d’aide. Sans doute que sans l’intervention de Killian, je n’aurais pas obtenu le repli de Charles sans sortir les crocs. C’était qu’l était tenace celui-là. J’espérais quand même ne pas lui avoir attiré trop d’ennuis. Les menaces de Vane n’étaient jamais à prendre à la légère, surtout quand il avait un coup dans le nez… Au moins, on aurait sans doute la paix pour ce début de soirée, ce qui n’était pas mal.

J’observais ensuite Crochet faire, il appela un jeune garçon pour lui donner un petit message. Je me demandais ce que c’était. Enfin, c’était ses affaires, je n’avais pas en m’en mêler. L’enfant finit par s’éclipser hors de l’auberge avec un message à porter au navire du capitaine à mes côtés. Il m’expliqua quand même ce qu’il venait de faire, tout en refusant mon offre de le rembourser et en s’excusant. Il avait tout simplement fait doubler la garde du Jolly Roger

- Il ne faut jamais prendre les paroles de Vane à la légère, tu as bien fait.

Pour ma part, le Revenge était très bien gardé. Je ne connaissais pas ce port alors j’avais décidé de laisser pas mal d’hommes à bord, tout en organisant des relais pour que chacun puisse profiter un peu des plaisirs qu’offrait la terre ferme : les bordels entre autres, et un bon menu pour le dîner aussi. Mais les femmes étaient le premier plaisir que mes hommes voulaient assouvir, je ne pouvais rien y faire.

Malgré la fâcheuse intervention du pirate ivre, les plat finirent par arriver, avec du vin que Jones eut la délicatesse de me servir. Quel galant homme. Il leva son verre et je l’imitais en souriant sincèrement. Il porta un petit toast à notre soirée et à notre rencontre.

- A notre soirée, à notre rencontre et à ce fabuleux dîner ! Répétai-je ravie.

Nous choquâmes nos verres en nous regardant dans les yeux comme le voulait la tradition avant de boire une gorgée. Le vin était délicieux, un vrai plaisir pour mes papilles. Et ça me changeait du rhum, un alcool plus fort qui me faisait parfois grimacer même si j’aimais beaucoup. Là c’était doux et délicat, un vrai plaisir. Le porcelet et les pommes de terre donnaient faim, ça avait l’air excellent, et ça sentait tellement bon. Autant dire qu’avec mon odorat de loup, ça sentait encore meilleur ! J’avais hâte de gouter à tout ça. Olaf avait l’air d’être un cuisinier hors pair !

- Manger à ma faim de moineau qui risque de vexer Olaf qui vous mettra à la porte, c’est ça ? Fis-je remarquer avec un petit rire.

Comment vais-je fait pour le croire ? Il m’arrivait d’être naïve parfois ! C’était bon enfant, je ne lui en voulais pas, et ça aurait ridicule de faire la tête pour ça. On passait une bonne soirée, une ou deux plaisanteries ne feraient pas de mal. Il se servit avec son crochet, je le suivis avec mes couverts, coupant quelques petits morceaux de viandes et prenant quelques pommes de terre. Je mangeais sagement, dégustant ce merveilleux plat. Il n’y avait pas à dire, c’était vraiment délicieux ! Killian semblait tout aussi ravi que moi.

- Et moi, je vais garder un excellent souvenir de ce repas. Merci de m’avoir emmener ici, je me régale.

J’étais des plus sincères. C’était parfait, j’étais contente d’avoir découvert cet endroit. Je mouillerais un peu plus souvent ici pour venir rendre visite à Olaf, il était fabuleux, aussi gentil que bon cuisinier. L’endroit était aussi parfait ! Cette unes soirée vraiment agréable, elle aurait été parfaite sans l’intervention de Vane. Killian voulut d’ailleurs savoir si je le connaissais personnellement.

- Oui, je le connais personnellement. Vane était l’ancien capitaine de mon ancien capitaine. Tu suis ? Ils s’appréciaient beaucoup tous les deux, et Vane n’a jamais pu me voir en peinture. Jack –mon capitaine - a été pendu, et il me tient pour responsable. En plus, avant de me rencontrer, Jack avait trouvé un trésor qu’il a caché quelque part… Vane pense que je sais où il est et il aimerait bien le récupérer, sauf que j’en sais strictement rien. Jack ne m’en jamais parlé. Et pour finir, Charles Vane s’en est pris directement à moi, on s’est attaqué en pleine mer et j’ai blessé gravement l’amour de sa vie… Alors il m’en veut un peu…

Autant dire qu’il avait de quoi m’en vouloir. Je n’avais peut-être pas été très sympa d’abandonner Jack à son triste sort, mais il s’était rendu, tout était de sa faute. Et en partant, il m’avait laissée avec Charles ! J’allais finir par me battre jusqu’à la mort contre lui ! Sinon, je ne serais jamais tranquille. J’espérais que ce duel n’allait pas se tenir aujourd’hui. Il me fit un petit clin d’œil en m’informant qu’il s’inquiétait pour moi. Ça me fit sourire et je bus une gorgée de vin avant de répliquer.

- Je sais très bien me défendre toute seule. Mais je te remercie pour l’aide que tu m’as apporté tout à l’heure et aussi pour le fait que tu t’inquiètes pour moi. C’est très gentil.

Pour le remercier, je me permis de déposer un petit baiser sur la joue. Vraiment, c’était juste pour dire merci, aucune arrière-pensée derrière. C’était juste un geste gentil, d’une pirate à un pirate. J’avais bien le droite de l’apprécier non ? Et ce petit geste me fit sourire. Ce n’était pas tous les jours que je faisais une bonne rencontre comme ça.

-ça me va pour la solidarité de pirates ! Vane est une pourriture, voila tout.

Je détestais cet homme, il n’y avait rien à faire. Jamais nous n’enterrerions la hache de guerre ! Heureusement que Jack n’était pas là pour voir ses deux amis se battre… Ah, pauvre Jack. A son souvenir, je repris un verre de vin et me tournais vers Killian en souriant.

- Un autre verre ?

Sans attendre sa réponse, je le servis et repris mon repas. J’avais un appétit d’oiseau, mais je prenais mon temps pour manger. Pour une fois que je pouvais déguster mon plat, je n’allais pas m’en priver, surtout que c’était vraiment bon.

- J’espère que je ne vais pas trop t’attirer d’ennui avec Vane… Je suis quand même désolée pour tout ça. Il est du genre à poignarder dans le dos. Fais attention à tes arrières en retournant au port. Finis-je par lâcher.
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Mar 15 Aoû - 23:10

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
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Anne avait confirmé la nécessité de mon ordre à renforcer la garde de mon navire. Je ne pouvais que m’en féliciter. Elle avait la tête sur les épaules et c’était bien ainsi.
L’incident vite oublié par la saveur des mets apportés, le trouble-fête disparu de nos préoccupations… Jusqu’à ce que je le rappelle à notre bon souvenir.

« Jack ? Tu parles de Jack Rackham ? »

Il y avait eu effectivement des rumeurs dans les ports sur le trio et à la mort de Rackham, de la défection d’Anne. Dans tous les ouï-dire, il y avait nombre de vrai et de faux. Je n’avais pas souhaité démêler l’écheveau de la vérité, n’ayant rien à y gagner.
L’histoire de trésor me semblait très aléatoire.

J’opinai de la tête pour accepter le verre, continuant à manger de bon appétit. Même sans avoir faim, la qualité et les saveurs des mets étaient irresistibles. Anne semblait de mon avis.
A ses craintes, je haussais les épaules.

« N’aie pas peur pour moi. Ce ne sera pas le premier qui m’en voudra et je sais qu’il faut s’en méfier comme de la peste. Ne le mésestimant pas, je pense pouvoir faire en sorte de me garder de ses coups bas. »

Personnellement j’avais aussi pas mal de ressources, dans ce port, en dehors, et il savait qu’il lui faudrait bien des efforts pour m’atteindre et me blesser. Je gageais que dans son état, il ne serait pas immédiatement en mesure d’échafauder un plan. Et cela me convenait pleinement.

La porte de la taverne s’ouvrit et je me redressais alors que Ness entrait, les joues rougis par l’effort, le souffle court.
Après un bref signe à son père, il vint à notre table et saluant du chef la dame, il vint me murmurer quelques mots à l’oreille.
Je le remerciais et lui donnait une nouvelle pièce avant qu’il ne file de nouveau en courant, évitant les clients et la serveuse, aux bras chargés de plats et de pichets de bière, avec une agilité toute féline.
Buvant une gorgée de vin, je souris à Anne avant de reprendre la parole.

« Ness avait à peine délivré son message que Vane a tenté de mettre le feu au Joly Roger avec une torche. Il était tellement saoûl qu’il a failli tomber dans le port et la garde de nuit l’a mis en cellule pour la nuit. »

Mon sourire s’agrandit encore alors que mes yeux pétillaient de malice.

« Tu sais ce que ça veut dire ? »

Je haussais un sourcil interrogateur et n’attendant pas sa réponse tant j’étais impatient, je continuais.

« Que nous allons être tranquilles pour la soirée et pour peu que je graisse la patte au gardien, ce que je vais faire, il y restera les trois jours à venir. »

Remplissant de nouveaux nos verres, je trinquais avec elle à cette bonne nouvelle.
Lucide, je repris les traits plus sérieux.

« N’oublions pas quand même qu’il n’est pas seul et que beaucoup aimeraient s’attirer ses faveurs. »

N’empêche que nous allions avoir la paix le temps de prendre nos précautions pour limiter ses possibilités d’action.


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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Mer 16 Aoû - 8:09

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Killian Jones

Vane avait fini par déguerpir et nous laisser tranquille, trop ivre pour faire quoi que ce soit, il avait fini par capituler, ça devait sans doute être la chose la plus intelligente qu’il n’avait jamais faite de sa vie. Ce pirate était un idiot de première lorsqu’il était sur la terre ferme. Même s’il était un bon pirate, je le détestais, on n’était pas fait pour s’entendre. Il ne m’avait jamais appréciée de toute façon, pour lui je n’avais été qu’un parasite dans la vie de Jack.

- Calico Jack, Jack Rackham ou encore John Rackham, le seul et l’unique… Celui qui s’est rendu, celui que j’ai refusé de voir dans le couloir de la mort par orgueil… Je regrette amèrement de ne pas être allée le voir comme il l’avait demandé, vraiment…

J’étais sincère. J’avais détesté mon capitaine pour avoir baissé les armes. J’aurais préféré mourir en me battant plutôt qu’en me rendant à la marine, mais il en avait décidé autrement. Il pensait qu’en se donnant à la marine, il allait pouvoir nous sauver grâce à son sacrifice, mais ça ne s’était pas passé comme ça. Lui, tous ses hommes et moi avions été condamnés à mort. J’avais réussi à prendre la fuite, et ma nature de louve m’avait bien aidée, je devais bien l’avouer. Mais c’était surtout parce que j’étais une femme que j’avais réussi à sauver ma vie, je m’étais fait passer pour enceinte pour obtenir un sursis et échafauder un plan digne de ce nom et échapper à la pendaison… Il n’en avait pas été de même pour Jack. Aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir exaucé son dernier vœu et de l’avoir abandonné. Pardonne moi Jack.

Calmement, nous reprîmes notre délicieux repas, je me servais en petite quantité pour pouvoir manger un peu de tout. C’était délicieux. Olaf était un grand cuisinier qui méritait plus que cette petite auberge dans la cette petite ville, il pourrait faire beaucoup mieux dans un grand restaurant. Mais c’était peut-être son choix de vie.
Malgré l’assurance de Killian, je m’inquiétais pour lui. J’avais peur de lui avoir attiré quelques ennuis avec Charles. Il allait sans doute se faire un ennemi supplémentaire et un ennemi pour un pirate, ce n’était pas rien. Déjà que nous avions la marine au trousse, en plus si on commençait à se battre entre nous, ça devenait compliqué. Pourtant, il ne semblait pas inquiet. Je lui fis un petit sourire pour lui répondre.
Commençant à m’attacher à lui et à l’apprécier réellement, je ne pouvais que m’inquiéter. S’il lui arrivait quelque chose à cause de moi, je le regretterais. Cependant, il semblait être un assez grand garçon pour se débrouiller tout seul comme un grand. Sans doute garderais-je un petit œil sur lui le temps que nous soyons tous les deux ici. On n’était jamais trop de deux pour assurer nos arrières, non ?

Soudain, la porte de la taverne s’ouvrit. Le jeune homme que Crochet avait envoyé en mission était de retour tout essoufflé. Je les regardais tous les deux essayant de comprendre leur messe basse tout en rendant les petites salutations du jeune Ness. Après un échange assez court, le garçon repartit aussi vite qu’il était venu. Je me tournais vers mon compagnon du soir pour l’interroger du regard. Il semblait plutôt ravi avec son sourire dessiné sur les lèvres. J’attendis donc une explication le temps qu’il boive un autre verre de vin. Apparemment, l’intrus du début de la soirée avait tenté de faire des siennes mais avait lamentable échoué, il avait même fini enfermé. Je voulus dire quelque chose, mais il m’interrompit avec une question, à laquelle je ne pus pas le temps de répondre puisqu’il me donna la réponse : ce soir, nous serions tranquille, et peut-être que pendant les trois jours suivants aussi. Je souris à mon tour, contente de cette nouvelle. Nous trinquâmes une nouvelle fois de bon cœur.

- A cette fabuleuse nouvelle ! M’exclamai-je tout sourire.

Alors que je buvais une gorgée de vin, un nouvel air sérieux se colla sur le visage du pirate. Encore une fois, je l’interrogeais du regard pour savoir ce qui lui traversait l’esprit. Il avait l’air sombre d’un coup après avoir été aussi joyeux.

- Tu as un don Killian, le don de passer du plus grand des ravissements à un sérieux affolant. Mais tu as raison, nous devons faire attention. J’aimerais quand même profiter de la soirée en ta compagnie et m’amuser un peu, qu’en penses-tu ?

Ce n’était pas parce que nous nous amusions que nous baisserions notre garde, et il fallait bien souffler un peu de temps en temps, non ? Ce n’était pas Vane qui allait me gâcher ma soirée. La journée avait déjà été longue et compliquée, je ne voulais pas d’une soirée trop noire et ennuyeuse à me demander ce que le maudit pirate allait préparer. Sans doute que la prochaine fois que je le verrais, je le mangerais tout cru ! Au sens littéral du terme, bien évidemment…

Mon regard croisa soudainement celui d’une jolie jeune femme au fond de la pièce. Ça me fit sourire, elle semblait trouver ce bon Killian Jones à son goût, je me tournais alors vers mon partenaire avec un sourire malicieux.

- Cher capitaine Crochet, la dame à la chevelure aussi doré que les blés au fond de la salle à l’air de se languir de vous… Elle a un joli petit minois en plus. Qu’en pensez-vous ? Demandai-je suis un ton léger et amusé.

Il fallait dire ce qui était : Killian était un très beau jeune homme, il devait en faire tourner des têtes. La mienne tournait peut-être un peu vers lui d’ailleurs, mais je ne semblais pas être à son goût malgré ses quelques compliments à mon égard. Enfin, je prenais le fait d’avoir été comparée à un panthère était un compliment en tout cas.

- Et comme tu as à peine réagit à mon baiser sur ta joue, je crois pouvoir dire que je ne te plais pas plus que ça. Je te permets d’aller voir a demoiselle si l’envie te prend, je t’attendrais sagement ici avec mon verre de vin.

Je lui fis un clin d’œil en portant mon verre à mes lèvres, espérant ne pas finir ivre tout vite s’il venait à s’absenter. C’était que j’avais une bonne descente mine de rien : la bouteille allait très vite se vider. Continuant de boire tranquillement, je laissai échapper :

- Il faut bien profiter de la vie et ses plaisirs, tu ne crois pas ?

Et on pouvait faire ça, sans se prendre la tête, c’était évident. Je n’allais pas empêcher Killian de se faire plaisir, surtout après l’aide qu’il m’avait apportée. Peut-être étais-je un peu vexée, mais c’était mon orgueil qui parlait dans ces cas là. Ça ne m’interdirait pas d’apprécier Killian pour autant.
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Mar 22 Aoû - 22:41

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
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Anne regrettait de ne pas avoir pu assister Jack Rackham.
Ses paroles, son ton, son langage corporel, tout soulignait la véracité de ses propos. Ce n’était en rien de la comédie.
Posant ma main sur l’une des siennes, je secouais doucement la tête.

«  Chacun d’entre nous fait des erreurs. Il ne sert à rien de s’en vouloir et même si ne le connaissais pas, je doute qu’il aurait aimé que tu te tortures à ce souvenir. »


Je lui offris un sourire réconfortant.

« Je crois qu’il aurait plutôt aimé vivre dans ton esprit à travers tous les bons moments que vous avez partagés ensembles. »

Mes doigts resserrés sur les siens, je souhaitais lui insuffler l’envie de tourner la page définitivement sur ces inutiles regrets. Ce n’est pas ça qui le ramènerait. La page devait être tournée sur le passé pour pouvoir avancer.

Après avoir bu à la meilleure nouvelle de la soirée, Anne me fit prendre conscience de ce qu’elle appelait mon « don ». J’éclatais de rire.

« Je suppose que cela fait partie du fait que je suis passionné en tout et que lorsque je me lance dans  une entreprise je ne le fais pas à moitié. Je mets ainsi toutes les chances de mon côté en mobilisant la totalité de mes ressources pour arriver à mes fins. »

Avec un clin d’œil, je précisais sur le ton du murmure.

« Autant dans l’amour que dans la vengeance. »

Le crocodile paierait tôt ou tard ses forfaits. Jamais je ne le lâcherai.
Ecartant mes pensées d’un geste de la main, comme si je chercherai à éloigner une mouche, je repris.

« Mais tu as raison, laissons cela pour la soirée. »

Avec plaisir, je repris un morceau de viande et étais en train de boire une gorgée de vin lorsque les propos de mon invitée faillirent me faire m'étrangler.

Levant un sourcil étonné, mon regard allait de la blonde beauté à Anne.

« Tu plaisantes ? »

Je comprenais maintenant combien fréquenter autant d’hommes à bord de son équipage devait rejaillir sur sa vision des choses.

Essuyant mes doigts sur la serviette qui nous avait été amenée, je repris la parole.

« Allons, même s’il est bon de se faire plaisir, je passe en ce moment une très bonne soirée et je n’ai aucune envie d’aller voir cette personne pour simplement me vider les bourses. Même si elle possède de fabuleuses courbes. Je ne suis pas Vane. »

Si cela n’avait été qu’une question de jouissance, j’aurai préféré le bordel. Au moins là-bas, je savais les filles propres et saines. Il valait mieux offrir quelques pièces contre du plaisir plutôt que de se faire coincer par un mari jaloux, ou un père qui demanderait réparation et que je devrais occire.

Moqueur, je poursuivis.

« Et puis après tout, c’est notre table qu’elle regarde. Qui te dis que ce n’est pas toi qui a ses faveurs. »

Mes yeux pétillaient de malice. J’avais envie de la pousser un peu, de la titiller un peu pour cette partie de jambe en l’air qu’elle cherchait à organiser.

Je pris délicatement sa main et la portait presque à mes lèvres en un baise main à peine effleuré.
En la dévorant des  yeux, mon sourire s’agrandit.

« Je ne te pensais pas intéressé par moi. Et face à la menace de qui voit tes seins en perd la tête, j’avoue que je ne voulais pas courir un risque si grand. Même pour de si belles lèvres que les tiennes. »

Mes lèvres se posèrent de façon plus appuyée sur le dos de ses doigts, provoquant un soupir appuyé et un mouvement de chaise et de table colérique du côté de la blonde tentatrice.
Avec un léger regard vers elle, je reportais toute mon attention sur la Pirate.

« Il semblerait que Mademoiselle ait quitté la salle. »

Tournant sa main avec une douceur toute étudiée, j’embrassais cette fois le creux de son poignet.

« Alors comme ça, il serait possible d’envisager de poursuivre cette soirée de façon plus intime ? »

Je lui laissai le choix, sans la brusquer, mais il aurait été stupide de refuser une telle offre. Anne était une femme des plus jolie et pleine de charmes.
J’étais surpris de l’intéresser, on la disait inaccessible, d’où le fait que cette possibilité ne m’ait pas même effleurée l’esprit.



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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Jeu 24 Aoû - 11:00

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Des erreurs… J’en avas commis beaucoup durant ma vie. Les deux erreurs qui m’avaient coûté le plus cher et qui me hantaient aujourd’hui étaient : celle de ne pas avoir réussi à protéger mon fils, et celle d’avoir abandonné Jack à son triste sort. Sans doute avait-il raison, il fallait passer à autre chose, tourner la page mais c’était toujours un peu compliqué d’oublier. Il ne s’agissait pas d’oublier William et Jack, mais d’oublier le tord que je leur avais fait. Les paroles du capitaine pirate étaient d’un certain réconfort, sa main sur la mienne me réchauffait le cœur. Pour répondre à ses sages conseils, je lui fis un petit sourire. J’avais compris ce qu’il voulait me faire comprendre et je tenterais de ne penser qu’aux bons moments passés avec ce cher Rackham, mais aussi avec William.

Enfin, la soirée n’était pas aux regrets et aux remords. Nous étions là pour nous amuser et passer un bon moment ensemble. Tous nos problèmes s’étaient envolés, et nous devions profiter de ce temps calme pour savourer le moment présent sans trop penser aux ennuis que nous pourrions nous attirer, ou je savais quels autres soucis. Killian avait un talent inné pour passer des sujets les plus plaisants aux sujets qui fâchent, je le lui fis d’ailleurs remarquer ce qui eut pour effet de le faire rire. Son explication était simple : il était un passionné, il vivait pleinement les choses afin d’atteindre son but, tout en précisant qu’il était ainsi en amour mais aussi en vengeance. S’il y avait bien des domaines où nous devions être passionnés, c’était bien dans ces deux là.
Tout comme lui, je me donnais complètement à mes vengeances. Je cherchais toujours celui ou celle qui avait fait demander aux pirates de me prendre mon fils pour lui faire payer cet acte. Quand j’aimais quelqu’un, ce n’était pas à moitié, je l’aimais de tout mon cœur et était prête à des folies pour lui, que ça soit en amour ou en amitié – même si je ne crois pas réellement au grand Amour - . Oui, nous pouvions aimer, mais j’avais du mal à croire au fait qu’il n’y avait qu’une seule et unique personne qui nous était destinée. A mes yeux, le seul amour inconditionnel possible, était l’amour d’une mère son enfant, il n’y avait pas d’amour plus fort que celui-là.
Quoiqu’il en soit, Killian était d’accord avec moi, il fallait profiter de la soirée et s’amuser un peu.

Il mangeait encore avec appétit. C’était qu’il avait faim le pirate. De mon côté, j’avais fini pour ce soir. Je n’avais plus faim, et j’avais très bien mangé. Olaf était un excellent cuisinier, et je ne regrettais pas d’être venue manger chez lui. Killian avait très bien choisi le lieu pour partager un repas. Je pus d’ailleurs remarquer qu’une jeune demoiselle à la chevelure blonde ne cessait de le regarder, et je ne pus m’empêcher de lui faire la remarquer. C’était qu’il était très séduisant, je pouvais comprendre qu’il faisait tourner de nombreuses têtes. A ma remarque, il faillit s’étrangler avec son vin. Amusée, je lui tapotai gentiment le dos.

- Allons… Je ne pensais pas que le fait que tu plaises à une dame puisse te faire mourir ainsi… Reste avec nous, ne meurs pas. Déclarai-je en plaisantant.

Surtout que la demoiselle était vraiment jolie avec ses cheveux blonds. Je me demandais d’ailleurs ce qu’elle faisait ici, ça n’avait pas l’air d’être un lieu pour elle.
Killian me demanda alors si je plaisantais.

- Hm… Non. Je ne plaisante pas, mais je ne suis pas non plus d’un grand sérieux. Ce n’était qu’une constatation.

Il m’expliqua alors son point de vue : il passait déjà une très bonne soirée, et il n’était pas du genre à se soulager avec n’importe qui, même si la personne en face était sublime. Précisant qu’il n’était pas Vane. Ça, il n’avait pas besoin de le dire, il était très loin de Charles qui était une véritable pourriture. Killian était quelqu’un de bien, même s’il était pirate… Charles était juste une ordure et je le détestais. Ils étaient en fait deux parfaits opposés, c’était évident. Soudain, Killian me fit remarquer que l’inconnue de la table d’en face ne le regardait pas précisément lui, mais plutôt notre table, ainsi, c’était peut-être plutôt vers moi qu’allaient ses faveurs. Je regardais alors mon compagnon de la soirée du coin de l’œil avec un petit sourire malicieux.

- Je préfère les jolis bruns aux jolies blondes, je dois te l’avouer… Je ne suis pas intéressée par la demoiselle.

Il était bon de plaisanter de temps en temps, souvent même. On avait besoin de rire et de se divertir. Et ce n’était pas ce genre de propos qui allaient m’offusquer, au contraire, ça m’amusait. Et il avait sans doute le droit de me rendre la pareille après que je l’aie poussé dans les bras de la belle blonde. C’était bons enfants, rien de bien méchant.
Killian me prit ensuite la main, pour l’effleurer de ses lèvres. Je sentais son souffle sur ma peau, ce qui me fit sourire.
Il souffla alors qu’il ne pensait pas m’intéresser et qu’il avait peur de la menace qui plainait au dessus de la tête des hommes qui voyaient ma poitrine. Si c’était moi qui les autorisais, il ne courait aucun risque… Et je l’appréciais vraiment ce pirate.

Cette fois, il me fait un baisemain plus franc et ce geste ne plut pas à la jeune femme qui avait des vues sur Crochet. Elle laissa échapper un profond soupir avant de se lever précipitamment de la table pour sortir de la taverne. Hm… Il fallait croire que je lui avais volé son dessert du soir. Je pouvais comprendre qu’elle n’était pas ravie et qu’elle préférait s’en aller. Si j’avais été une saleté, je crois que je lui aurais fait un petit coucou de la main avec un sourire satisfait sur les lèvres. Mais ce soir j’étais gentille et polie, je ne fis que la regarder partir.

- En effet… Elle a l’air fâchée. Rajoutai-je.

Mais quelle importance ? Je ne la connaissais pas et je n’avais rien à faire de ses états d’âme.
Doucement, Killian finit tourner ma main entre ses doigts pour déposer un baiser sur le creux de mon poignet. Ça me fit légèrement frissonner et sourire.

- En effet, ça serait possible… A condition que ça n’entache pas notre amitié naissante. Je t’apprécie réellement Killian. Répondis-je avec sincérité.

Il me plaisait certes, mais je voulais surtout rester en bons termes avec lui. Continuer de m’amuser avec légèreté, profiter de sa présence, de sa compagnie. Doucement, je me penchai vers lui pour déposer un baiser dans son cou.

- Et il faudrait que j’envoie un billet à mes hommes avant qu’ils ne me cherchent partout dans le port.

Ce fut à mon tour de laisser quelques pièces aux jeunes fils d’Olaf pour qu’il apporte un message au Revenge pour éviter que tous mes matelots n’envahissent le port à la recherche de leur capitaine disparue. Ça serait triste de réduire à la ville portuaire à feu et à sang alors que j’étais juste entrain de passer du bon temps. Une fois le message écrit et le garçon parti, je me tournais vers Killian tout sourire.

- Nous disions donc …?
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 27 Aoû - 12:00

"Vous avez une voix bien aigue pour un homme"
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J’adorai vraiment la compagnie d’Anne.
Son insouciance, son caractère indompté, volontaire. Elle avait de nombreux  points communs avec Milah.

A ma pique sur une possible aventure d’elle-même avec la blondinette, elle avait clairement mis les choses au point, sans s’offusquer, avec légèreté.

C’était ça aussi que j’appréciais dans une relation. Pas de prise de tête. Juste profiter de l’instant. Elle semblait être dans le même état d’esprit que moi.

Après avoir prévenu son équipage de ne pas la chercher de la nuit, elle s’était tourné vers moi. Les yeux pétillants de malice.

« Où en étions-nous ? » Avais-je murmuré en écho à ses paroles.

Je n’avais pas moins envie de la taquiner qu'elle de me titiller.
Je repris délicatement sa main que je tournais paume face à mon visage et j’embrassais du bout des lèvres, le creux de son poignet.

« A peu près ici, il me semble. »

Un baiser au creux de sa paume fut plus appuyé.

« Ou ici… »

M’approchant de son oreille comme pour  lui délivrer un message intime, je l’embrassais dans le cou  puis mordillait son lobe avant de me redresser en souriant.

Je me doutais qu’elle souhaitait que nous allions plus loin, vœux partagé au demeurant, mais je tins à effacer ses craintes.

« Je t’apprécie également beaucoup Anne et je ne me risquerai pas à aller plus loin si ce n’est pas ta volonté. »

Autour de nous le brouhaha couvrait nos voix, nous permettant de parler sans être entendu.

« Il n’y a pas de mal à se faire du bien, si les choses sont claires dès le début. Nous pouvons passer du bon temps, mais je ne peux t’offrir plus que de l’amitié. Mon cœur est prisonnier de ma vengeance. Celle que j’assouvirai avec la mort de celui qui a tué celle que j’aimais devant mes yeux. »


Il était évident que depuis la mort de Milah, j’avais eu des aventures. Nombreuses me trouvaient séduisant et bien fait et j’aimais donner du plaisir autant qu’en recevoir. Néanmoins, je n’avais pu m’attacher par des sentiments profonds car toujours l’image de Milah restait gravée en moi.
Son visage, son corps, son regard qui hurlait à la vengeance. A la justice.
Elle n’aurait peut-être pas été de cet avis, mais cela me semblait pourtant une évidence.
Le Crocodile nous avait séparés et cela exigeait réparation. Celle-ci ne s’assouvirait que dans le sang de ce monstre.
Mon visage avait perdu de sa bonne humeur et une serveuse qui vint nous demander si elle pouvait débarrasser, arriva à point nommé pour chasser cette ombre à la soirée.
Forçant un peu mon sourire, je repris la main d’Anne que j’avais lâchée et lui demandais.

« Souhaites-tu toujours que l’on poursuive cette soirée ensemble ? Et si oui, veux-tu que je prenne une chambre à l’étage ou préfères tu ma cabine sur le Jolly Roger ? »

Il était rare que je ramène une femme dans ma cabine, mais pour elle je voulais bien faire une exception.

« Si c’est à bord veux-tu y monter discrètement pour ne pas être identifiée vis-à-vis des rumeurs possibles que cela pourrait engendrer, ou est-ce que cela t’es égal ? »


Personnellement, ma réputation n’était plus à faire et avoir une relation avec une consœur de la piraterie ne me porterait pas préjudice mais si elle souhaitait de son côté rester intouchable, il serait peut-être bon que nous restions ici.


« Les chambres ici sont propres et confortables et côté discrétion personne ne viendra troubler notre nuitée. »


Je lui fis un clin d’œil entendu, compte tenu que je ne pensais pas tant que ça que nous nous reposerions.

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 27 Aoû - 14:36

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Killian Jones

Quelques mots à l’adresse de mon équipage pour éviter qu’il ne vienne pas me chercher dans tout le port et je reportais mon attention sur Killian. Il était vraiment charmant, séduisant et son caractère me plaisait. Il avait l’esprit léger et savait profiter du moment présent. Malgré tout, il pouvait également reprendre son sérieux lorsque c’était nécessaire. Et détail non négligeable, il avait pris ma défense plus tôt dans la soirée. Je ne connaissais pas beaucoup de pirates qui se seraient mouillés pour s’interposer entre Vane et moi. Il avait ce quelque chose qui faisait que j’avais envie de lui faire confiance, et qui faisait que je l’appréciais. Sans doute son côté loyal ?
C’était une belle amitié naissante.

En répons à ma question, il m’embrassa de nouveau le poignet, de façon plus ou moins appuyé. Ses lèvres chaudes sur ma peau me firent de nouveau frissonner. Il semblait bien s’amuser avec moi, mais c’était bon enfant, je lui rendais bien la pareille. Doucement, il s’approcha, m’embrassant dans le cou avant de me mordre l’oreille. Je tournais doucement la tête vers lui.

- Attention capitaine, je suis très forte à ce jeu là… Je pourrais mordre un peu plus fort que vous. Lui murmurai-je en souriant et en lui mordillant le cou à mon tour.

Oh oui, je pouvais avoir de très bonnes dents, et c’était parfois plus fort que moi. Il m’arrivait fréquemment de mordre mes partenaires. Mon côté louve ressortait parfois quand je perdrais le contrôle de moi-même. Ce n’était jamais quelque chose de bien méchant, juste une petite morsure par ici ou par là. C’était inconsciemment ma façon de marquer mon passage, voire mon territoire, qui sait ? Un petit souvenir que je laissais à ses messieurs avec qui je partageais une ou plusieurs nuits. Il ne fallait pas m’en vouloir, c’était dans ma nature la plus profonde… Mais on pouvait apprécier ou non.

Avant d’aller plus loin, je tenais tout de même à lui dire que je ne ferais rien qui puisse nuire à notre relation actuelle. Mon affection pour lui semblait réciproque et il m’expliqua son point de vue que j’écoutais avec une attention particulière. De toute évidence, nous étions plutôt d’accord sur ce que notre relation actuelle et à venir. Si son cœur était prisonnier d’une vengeance, le mien avait beaucoup trop souffert par le passé pour que je puisse me mettre à aimer pleinement quelqu’un... ça faisait beaucoup trop mal d’aimer profondément une personne et de la perdre ensuite. Déjà, en une seule rencontre, je m’étais beaucoup attachée à Killian. Mais je savais que nous ne serions que des amis. De très bons amis sans doute. De très bons amis qui sauraient se faire plaisir et passer du bon temps ensemble, sans jamais se prendre la tête.

- Je n’envisageais rien de plus qu’une belle et longue amitié. Tout cela me convient parfaitement. Et j’espère qu’un jour, tu réussiras à délivrer ton cœur de ta vengeance. Lui répondis-je avec un sourire sincère.

Je n’avais rien à dire concernant la vengeance. J’avais assouvi la mienne depuis quelques années déjà, mais je n’en étais toujours pas arrivé au bout. Certes, les pirates qui m’avaient pris mon fils étaient morts, dévorés par la louve qui sommeillait en moi, mais il me restait toujours à trouver la personne qui les avait payés pour accomplir cette mission. Je finirais par trouver celui ou celle qui avait commandité cet abordage, et je le lui ferais payer au prix fort. Cette personne devait mourir.

Le visage de Killian s’était assombri. Sa vengeance devait aussi concerner une personne qu’il avait beaucoup aimée. Une femme, ça faisait toujours mal de parler de ceux qu’on avait perdu, et je ne voulais pas lui faire de peine en posant d'autres questions à ce sujet. Doucement, je posais ma main sur la sienne, comme il l’avait fait pour moi afin de me réconforter. Je lui fis un petit sourire, sans rien ajouter, ne sachant que dire. C’est à ce moment là que la serveuse arriva pour demander si nous avions terminé. Je me détachais doucement du pirate pour répondre à la demoiselle que j’avais fini mon repas. Lorsqu’il donna sa réponse, Crochet me repris la main pour me demander si je souhaitais continuer à passer ma soirée avec lui, et où je voulais la continuer. Il voulait également savoir si je voulais me faire discrète avant d’expliquer que les chambres d’Olaf étaient très bien et que la discrétion y serait de mise.

Je n’avais pas peur des rumeurs qui pouvaient courir sur moi. Je ne me cachais pas, je m’en fichais bien. On pouvait dire ce qu’on voulait à mon sujet que ça ne me touchait pas. Les rumeurs étaient des rumeurs, rien de plus. Je savais qui j’étais, ce que j’étais et ce que je faisais, rien d’autres n’avaient d’importance.

- Je crois avoir entendu dire que rare étaient ceux et celles qui ont pu voir tes appartements… Alors je crois que je vais saisir la chance que j’ai et te demander de me montrer ton somptueux navire. Choisis-je avec un sourire séducteur.

Sa main sur l’une des miennes, avec ma main libre je tirai l’une des bourses dérobées plus tôt d’une poche et la laissais sur la table. Je fis un clin d’œil à mon cher pirate.

- Faisons voler les convenances, c’est moi qui t’invite. Enfin, c’est plutôt un inconnu qui nous invite pour dire vrai… Mais qu’importe ! Je ne te laisserai pas sortir une autre pièce aujourd’hui.

Autant échanger les rôles de temps en temps non ? C’était la preuve de l’équité même, se laisser faire inviter par une dame. Et pas n’importe quelle dame, une dame pirate ! Je souris, amusée et gardais sa main dans la sienne pour nous faire sortir de la taverne. La nuit semblait encore plus noire que lorsque nous étions arrivés, et le froid encore plus mordant. Ce fut alors instinctivement que j’allais me blottir contre Killian, en quête de chaleur pour affronter notre traversée de la ville portuaire pour gagner le Jolly Roger.

- Je te remercie pour cette agréable soirée, ça me fait un bien fou.

En marchant tranquillement dans la nuit, j’écoutais avec attention ce qui se passait autour de nous. Toujours sur mes gardes, je tenais à arriver sainte et sauve sur le navire de ce cher capitaine, même s’il était sans doute peu possible de rencontrer un nouveau problème ce soir. Nous serions tranquilles au moins pendant un temps.

- Dis-moi, comment as-tu su que j’étais une femme et pas un homme dans la première taverne ?

Il fallait bien que je sache ce qui m’avait trahie pour ne pas commettre la même erreur deux fois. Killian ne m’avait pas attirée d’ennui, mais ça ne serait sans doute pas ainsi avec tout le monde.
Nous arrivâmes ensuite au port. Je me tournai vers le pirate avec un sourire.

- Maintenant, je te laisse me guider jusqu’à ton navire.
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Jeu 31 Aoû - 13:17

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Anne Bonny



Les frissons provoqués par sa légère morsure dans mon cou m’avaient électrisés jusqu’au bout des orteils. Prémisses à une soirée qui s’annonçait des plus intéressantes. J’avais hâte de poursuivre.
Les yeux pétillants de malice, je la provoquais.

« Ainsi tu aimes mordre. Et ça peut aller jusqu’où ?  Certaines parties du corps d’un homme ne sont pas propices à ce genre de manifestations. »


La mise au point sur notre relation faite, je la laissais payer, sachant que je pourrai lui rendre la pareille d’une autre façon, ayant quelques bijoux dans ma cabine j’avais déjà mémorisé un collier qui lui irait à ravir. Lorsqu’elle serait complètement nue.

«  Très bien. J’accepte pour ce soir, mais à charge de revanche. »

Puis pour ne pas qu'elle ait la victoire trop facile, levant un sourcil faussement dédaigneux, je la tançais d’une voix hautaine.

« On ne m’achète pas aussi aisément.  Je ne suis pas un homme facile, Ma Dame. »

Alors, avec un clin d’œil, je laissais tomber le masque et l’embrassais en riant dans le cou.

Une fois dehors, il fut plaisant de sentir sa chaleur contre mon corps. Je profitais de l’instant la laissant se blottir et glissant ma main à sa taille afin d’affirmer l’étreinte.

« Moi aussi j’apprécie. »

Tout en avançant dans les rues, je prenais garde aux mouvements des rares personnes que nous croisions. Sur le Jolly Roger nous serions en sécurité mais ce port n’était pas réputé pour sa tranquillité.
Sa question me fit gentiment sourire.

« Disons que les traits de ton visage, ta démarche et surtout ton filet de voix est loin de faire penser aux rudes gaillards baroudant habituellement dans les ports. Tu as plutôt une souplesse féline qui je suis sûre peut être mise à profit, mais pas pour te faire passer pour une brute épaisse. Il te faudrait te couvrir plus pour dissimuler tes formes car ta cape s’ouvre quand tu marches et dévoile ta taille fine. »

Du pouce, je caressais doucement l’endroit cité, juste au bas de la naissance de ses côtes.

« Et puis étoffer un peu tes épaules pour te donner une carrure plus masculine pourrait aider. Mais quoi qu’il en soit tu ne pourras jamais dissimuler ton joli minois sans un foulard et un couvre-chef. »

Bientôt nous arrivâmes en vue de mon navire qui élançait ses lignes épurées sur le quai. Majestueux. Baigné de la clarté lunaire qui semblait montrer le chemin jusqu’au pont.

Deux hommes étaient sur le quai. Assis sur des tonneaux. A notre approche, ils se mirent immédiatement debout portant leur main à leur sabre.

« Tranquille. C’est moi. »

Aussitôt la position se relâcha. Nous échangeâmes quelques mots au sujet de l’attaque pitoyable de Vane. Ils lançaient bien sûr quelques regards intéressés à celle qui était à mes côtés. Je lui avais laissé libre choix pour s’afficher ou se dissimuler en partie.
Personnellement, je n’avais rien à cacher, pas à me justifier. Mais je respectais sa volonté à elle.

Je la fis monter sur le pont impeccablement tenu. Pas un cordage mal rangé. Pas un chiffon qui trainait.
Je lui désignais d’un geste  courtois la porte de ma cabine que j’ouvris pour la laisser entrer.

A l’intérieur, une couche confortable contre le mur donnait côté mer. Une fenêtre laissait suffisamment de clarté grâce à la Lune pleine  pour distinguer la table. Un coffre au pied du lit. Une armoire, deux chaises et une petite bibliothèque complétaient les meubles.
Sur la table qui servait de bureau une carte de la région était dépliée et tenue ouverte en un point par mon journal de bord, en un coin par l’encrier et ma plume, en un autre par une lampe à huile et sur le dernier par une dague ouvragée.
Enfin, un portrait dessiné de Milah était accroché sur le mur face au lit. Souvenir que je n’avais pu jusqu’à présent me résoudre à décrocher.

Refermant la porte, je l’installais sur une chaise, puis allais jusqu’à l’armoire et en sorti deux petits verres et une bouteille de très bon rhum.
Ensuite, d’un briquet tempête, j’allumais la lampe à huile protégée par sa cage de verre que je refermais.
La servant, je me servis ensuite et trinquais avec elle.

« A cette soirée. A ta venue sur le Joly Roger, le navire le plus rapide des Sept Mers. A notre amitié. »

Puis je bus une gorgée avant de lui tourner le dos quelques instants, le temps d’aller chercher dans l’armoire un coffret que j’ouvris et dont je retirais un magnifique collier de pierres assorti à la couleur de ses yeux.
M’approchant d’elle, je le lui tendis avec un sourire.

« Voici un petit cadeau. Un cadeau ne se refuse pas. »

J’annihilais ainsi ses possibilités de refus.  J’avais envie de lui faire plaisir.



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