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 [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Jeu 31 Aoû - 21:56

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Killian Jones

- Jusqu’où ça peut aller ? Hm… Bonne question… Loin je suppose… Mais je pense que quoi que je fasse, tu le regretteras pas. Lui répondis-je sur un ton énigmatique.

Je n’avais pas souvenir d’avoir été trop méchante avec mes partenaires. Je pouvais mordre assez fort pour laisser la trace de mon passage, mais c’était souvent au niveau de l’épaule ou dans le cou que ça arrivait. C’était plus une pulsion qu’autre chose, c’était involontaire, instinctif. Je n’avais pas pour but de blesser qui que ce soit dans ces moments là. Nous verrions ce que ça allait donner avec Killian. Ça serait dommage d’abimer un aussi beau jeune homme.

Tranquillement, je payais le repas. Enfin, « je », ce n’était pas vraiment mon argent puisque c’était l’argent que j’avais volé plus tôt dans la soirée. Mais il fallait bien que ma petite prise me serve un jour non ? Ça me permettait de faire quelques économies et d’inviter ce cher Crochet ce soir. Et ça me faisait plaisir, mais il semblait vouloir me rendre la pareille un jour. Nous verrons ça. Il rajouta alors qu’il ne se faisait pas acheter aussi facilement, il n’était pas un homme facile. Oh, mais j’étais au moins sûre de l’avoir pour la soirée au moins. Nous étions bien partis pour passer toute la soirée et toute la nuit ensemble.
Son baiser et le souffle de son rire dans mon cou me firent frissonner. C’était plaisant et agréable. Et dieu seul savait à quel point les baisers dans le cou était mon péché mignon… C’était bien là que j’appréciais le plus les baisers.

Une fois l’addition payée, nous sortîmes ensemble. Sans dire un mot, je me blottis contre lui, à la recherche de chaleur dans cette nuit froide. Et il fallait dire que c’était plaisant de me retrouver dans ses bras. Il me prit par la taille, et je me retrouvais d’avantage lovée contre son corps, ce qui n’était pour me déplaire, je devais l’avouer.

Calmement, je lui demandais ce qui m’avait trahie, comment il avait fait pour savoir que j’étais une femme. Si j’avais eu de la chance de tomber sur Killian, il n’était pas sûr que je m’en sorte aussi bien avec un autre homme… Non pas que j’avais peur d’eux, mais si je pouvais éviter les effusions de sang pour ce genre de raison, je préférais l’éviter. J’écoutais ses explications avec attention. Ce qui faisait que je ne pouvais pas facilement me faire passer pour un homme, c’était que j’étais une jolie femme à l’entendre. J’avais tout de la belle dame d’après lui, et c’était ce qui me portait préjudice. Je notais ce qu’il me disait dans un coin de ma tête, tout en appréciant les caresses qu’il m’offrait pendant notre balade nocturne.

- Je vois… Merci pour tes précieux conseils. Mais au moins, je peux constater que je suis une jolie fille. Répliquai-je amusée.

Sans encombre, nous traversions le port pour arriver jusqu’au Jolly Roger. C’était un navire sublime, je ne pouvais pas le nier. Mais il était évident que je préfère mon bateau. Deux hommes se redressèrent soudainement, près à nous attaquer. Je ne dis pas un mot, laissant le capitaine du navire gérer la situation. Ils échangèrent quelques mots et parlèrent un peu de Charles Vane. Il avait essayé de pourrir la soirée à tout le monde celui là, mais heureusement pour nous tous, il était maintenant enfermé pour au moins quelques jours. Je les laissais discuter tranquillement, restant aux cotés de Killian, regardant les étoiles et la pleine lune, ne participant pas à leur échange, mais sans chercher à me cacher autant. J’étais là, et je patientais pendant que matelots et capitaine eussent terminé leur conversation.

Une fois la discussion achevée, Killian m’emmena sur le pont. Tout était impeccable, à sa place, rien ne trainait. On aurait dit un navire tout neuf prêt à partir pour de nouvelles aventures. Même le Revenge n’était pas aussi bien tenu, il y avait toujours une ou deux choses qui se baladaient ici et là. Tant que ça ne gênait pas et ça ne se perdait pas, ça me convenait. Mais dans l’ensemble, mon bâtiment était propre, presque aussi propre que celui de Crochet.

Il m’invita ensuite à entrer dans sa cabine, je ne me fis pas prier pour en franchir la porte. Je regardais avec attention le mobilier, détaillant chaque objet de la pièce. Mon regard s’était attardé sur le portrait d’une femme, sans doute celle dont il m’avait parlée plus tôt, celle qu’il avait vu mourir et à qui il devait une vengeance. Elle était belle, et avait l’air d’avoir beaucoup de charme. Je me demandais comment elle était caractériellement et ce qui avait plu à Killian chez elle. Par simple curiosité, pas par jalousie. Je n’éprouvais aucun sentiment de jalousie, je voulais juste savoir. Nous avions été clairs sur notre relation, et je n’avais pas changé d’avis à ce propos. Il était un ami. Je détournais les yeux du tableau pour regarder le marin en souriant.

Jones me fit m’asseoir avant d’aller chercher des verres, du rhum, d’allumer une lampe à huile. Il nous servit un verre d’alcool chacun avant de lever on verre. Je limitai pour trinquer avec lui avant de répliquer sur un ton taquin :

- A cette soirée. A ma venue sur le Jolly Roger, le deuxième navire le plus rapide des Sept Mers derrière le Revenge. Et à notre amitié.

Je le pouvais pas le laisser dire que son navire était meilleur que le mien, je devais défendre mon bâtiment comme il se le devait. Un capitaine n’admettrait jamais que son navire est moins bon que celui d’un autre, et il était hors de question que je déroge à la règle. Bien évidemment, c’était dit sur le ton de la plaisanterie, je ne me disputerais pour ce genre de sujet. Je le taquinais un peu, voila tout. C’était bon enfant. Nous bûmes une gorgée de rhum chacun, et il me tourna le dos pour aller chercher quelque chose dans son armoire. Me demandant ce qu’il faisait, je ne le quittais pas des yeux. Il revint avec un magnifique collier de pierres brunes. Il me le tendit avec un sourire, déclarant que c’était un cadeau, et insista sur le fait que je ne pouvais refuser. Je lui rendis son beau sourire et pris le bijou entre mes mains pour le regarder avec attention. Il était magnifique.

- C’est de la topaze, brune légèrement orangé, sur une chaine en or blanc, si je ne me trompe pas ? Les pierres sont sublimes… Tu veux bien me le mettre ? Comme ça, on sera sûr que je reparte avec.

Ça serait dommage de laisser un souvenir de cette soirée ici… Surtout que c’était vraiment superbe. Je n’étais pas friande de cadeaux en général, et je ne courais pas après les bijoux, mais celui là, comme il l’avait dit, je ne pouvais pas le refuser.
Le laissant faire, je restais attentive à ses moindres mouvements.

- Que puis-je te laisser en souvenir de cette douce soirée également ? Demandai-je.

J’avais bien envie de lui laisser quelque chose aussi, un souvenir de mon passage dans sa vie. Un petit quelque chose pour qu’il se souvienne de sa douce amie rencontrée dans ce port, avec qui il avait partagé un repas, et avec qui il partagerait plus encore.

Calmement, je me levais, afin de me retrouver en face de lui. Ma main se posa délicatement sur sa joue et je le regardais en souriant. Il avait les yeux bleus, aussi que le bleu des océans, aussi profond que les abysses les plus mystérieux des Sept Mers. Sans dire un mot, je déposais un tendre baiser sur ses lèvres, ma main glisse de sa joue à sa nuque que je caressais du bout des doigts…

- Je te remercie pour tout. Lui soufflai-je.

Venant un peu plus contre lui, je déposai un nouveau baiser dans son cou tout en lui enlevant sa cape qui nous avait réuni tous les deux dans la soirée. Si elle nous avait permis de nous rapprocher et de nous préserver du froid, elle était maintenant un obstacle entre nous et je voulais l’en débarrasser.

Sans rajouter un mot, je vins retrouver ses lèvres pour un baiser plus passionné…
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 3 Sep - 10:08

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Anne Bonny




Comment pouvait-elle douter de sa beauté ?
Le collier lui allait à ravir. Et connaisseuse elle avait immédiatement déterminé le métal et la qualité des pierres. Encore une fois, elle dénotait d’une vivacité d’esprit qui me rappelait Milah.

A son tour, elle désirait me laisser quelque chose pour marquer la soirée.

« Je n’ai besoin de rien. »

Il n’était plus là question de vengeance ou de ce maudit crocodile. Il n’y avait que nous deux. Ce délicieux Rhum et la promesse d’une soirée délicieuse.
Lorsqu’elle s’était approchée de moi, pour m’embrasser, pour me caresser, j’avais déposé mes mains à sa taille. Comme pour la retenir alors qu’elle ne demandait nullement à fuir.

Ses remerciements trouvèrent échos en moi car je lui étais gréé de ces délicieux moments.
Fanfaron, je m’avançais un peu.

« Tu me remercieras demain matin. Lorsque tu auras passé l’une des plus belles nuits de ta vie. »

J’aurai pu dire la plus belle nuit, mais j’avais noté sa mauvaise foi quant à la vitesse de mon navire. Ne souhaitant pas d’ombre au tableau de cette rencontre, je baissais déjà les armes avant que le combat ne commence.

Débarrassé de ma cape, je délassais le haut de son vêtement, pour faire tomber la sienne plus courte, puis je tirais sa chemise de son pantalon pour glisser mes mains dessous et pouvoir enfin toucher la peau de son ventre, de son dos.
J’embrassais sa bouche en un rapide effleurement, pour pouvoir me retirer légèrement et lire dans son regard son assentiment à la poursuite de son effeuillage.

Otant lentement son haut, j’en profitais durant le temps où elle avait les bras levé et le visage emprisonné dans le tissu pour déposer quelques baisés à la naissance de son cou, puis sur le bout de ses seins.
Sa poitrine était ferme et joliment dessinée. Des seins que lui auraient enviés toutes les femmes des ports des sept mers.

« Vu ! »

Je me moquais gentiment. J’avais vu ses seins et ma tête tenait toujours sur mon cou.

Envoyant la chemise roulée en boule dans un coin de la pièce, je la soulevais et la portait jusqu’à ma couche.
M’agenouillant devant elle, j’entrepris de défaire ses bottes l’une après l’autre, prenant le temps pour l’impatienter et pareillement pour que la fraîcheur de ma cabine fasse pointer ses tétons.
Me rendant la vue plus délicieuse encore.

Ses bottes retirées, je me relevais et entamais de défaire le laçage de son pantalon pour le faire glisser le long de ses hanches et profiter de la finesse du galbe de son corps.
Déposant un pieu baisé sur le doux jardin de son entrejambe, je me redressais et reculais d’un pas.

Ainsi offerte, alanguie sur le lit,  seulement couverte du collier offert elle était digne des plus belles attentions.

« Et tu doutes de ta beauté ? »

Mes paupières se plissèrent.
Je ne comprenais pas. Elle était si belle. Sauvage et fière. Libre.
Tout son corps appelait à l’amour. Et je me débarrassais en un clin d’œil de mes bottes, et de ma chemise pour la rejoindre.
Lui laissant la possibilité de jouer à son tour comme j’avais joué si elle le désirait.
Sous mon pantalon, l’effet qu’elle me faisait était indéniable.




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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 3 Sep - 12:10

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Killian Jones

Sans doute avait-il besoin de rien, mais de même, je n’avais pas besoin du collier qu’il m’avait offert. C’était juste appréciable de recevoir un présent, qui dans le cas présent, était plutôt un souvenir. Ainsi, à chaque fois que je verrais ce collier, je me rappellerais de ma rencontre avec Killian, des moments passés ensembles ainsi que de la douce nuit que nous étions sur le point de vivre. Je trouverais quelque chose à lui laisser, pour qu’il se rappelle lui aussi de moi. C’était sans doute un peu égocentrique que de vouloir occuper ses pensées avec un petit objet, mais j’aimais qu’on se rappelle de mon passage… Je voulais lui laisser quelque chose de moi, quelque chose qui ne soit pas aussi éphémère qu’un baiser, ou que la chaleur de mon corps contre le sien.

L’embrassant, il posa sa main et son crochet à ma taille. Sa main gauche semblait être une arme posée sur moi, et pourtant, je ne m’en méfiais à peine. Sans doute avait-il l’habitude de manier cet objet pour ne blesser personne, même lors d’une nuit passionnée. Ainsi, il me promettait de passer l’une des plus belles nuits de ma vie ? C’était que les hommes tenaient tous le même discours. Mais je pouvais noter qu’il était sûr de lui, bien plus que la moyenne. Cette nuit serait sans doute inoubliable… ça avait l’air d’être une promesse.

Calmement, je retirai la cape que Killian avait sur les épaules, retirant ainsi l’un des obstacles qui nous séparait, en miroir, il fit de même. Retirant la mienne qu’il laissa tomber sur le sol. Il retira ma chemise de son pantalon pour ensuite laisser balader ses doigts sur mon ventre et mon dos. La chaleur de sa main droite contrastait avec le froid du métal de son crochet, ce contraste me fit frissonner une fois encore. C’était surtout la fraicheur du métal qui m’avait surprise, ce n’était pas quelque chose qu’on rencontrait tous les jours… Ce n’était pas désagréable pour autant. Alors que je me focalisais sur cette étrange main, il déposa un furtif baiser sur mes lèvres avant de me regarder dans les yeux, sans doute pour savoir s’il avait l’autorisation de continuer son petit tour. En guise de réponse, je déposais un baiser dans le creux de son cou. Une invitation à finir ce qu’il avait commencé…

Il entreprit alors l’enlever ma chemise, me laissant un certain temps le visage cachée dans le tissu de mon haut. Le capitaine déposa quelques baisers dans mon cou, mais aussi sur ma poitrine. Faisant vite réagir mon corps à ses délicates marques d’affections. Mes seins commencèrent à se durcirent, et à pointer, mes frissons se firent plus prononcés. Sur un petit ton moqueur, il fit remarquer qu’il avait vu mes seins, et ça, sans se faire couper la tête. Ça me fit doucement rire, et il retira complètement ma chemise.

- Vus, et ça te plait ? Demandai-je avec un sourire séducteur.

Autant savoir si ce que mes vêtements cachaient, était à son goût. Ça aurait été dommage de le décevoir… Mais il semblerait que tout soit parfaitement comme il avait imaginé. Il avait l’air ravi et il envoya ma chemise dans un coin de la cabine. Sans prévenir, il me porta pour m’emmener jusqu’à son lit. Passant mes bras autour de son cou, je l’embrassai une nouvelle fois délicatement sur les lèvres. Il se retrouva ensuite à genoux devant moi, retirant mes bottes une par une, prenant tout son temps, mettant ma patience à rude épreuve… Laissant durer cette sensation à la fois agréable et désagréable entre mes cuisses. Pourtant, je le laissais faire, ne le pressant aucunement. Je le laissais jouer avec moi, comme un chat qui joue avec sa proie avant de la dévorer. Le froid de la cabine commençait à me mordre le corps, je n’attendais qu’une chose : me retrouver contre lui, ma peau contre sa peau chaude, sentir son souffre sur mon visage ou dans le creux de mon cou.
Bottes retirées, il se redressa afin de commencer à enlever mon pantalon. De même, il prit tout son temps, déposant au passage un baiser au niveau de mon entrejambe.

Je le sentis reculer, s’éloigner. Je me redressai sur les coudes pour le voir : il me regardait, m’observant de la tête aux pieds… Je l’interrogeai du regard, pour savoir ce qu’il se passait. Il me demanda alors si je doutais de ma beauté… Sa question me laissa sans voix un instant.

- C’est que… J’ai plutôt l’impression d’être banale, comme tout le monde. répondis-je avec un petit sourire.

Ni très jolie, ni affreuse. Juste comme tout le monde. Une petite brune aux yeux chocolat, parfois noisettes sous un beau Soleil. Parfois trop pâle malgré la vie en mer. Je ne prenais jamais de couleur, toujours aussi blanche que lorsque j’étais bourgeoise. Quelques cicatrices, ici et là, dues à mes abordages, aux attaques que j’avais subis avec mon équipage. Mais si je lui plaisais, c’était le plus important pour cette soirée et pour cette nuit.

Sans me laisser le plaisir de lui retirer sa chemise et ses bottes, il me laissa tout de même le droit de m’occuper de son pantalon. C’était au moins ça. Il me rejoignit silencieusement, ce fut à mon tour d’avoir le droit de le déshabiller. Lorsqu’il se retrouva tout près, je me redressai afin d’être assise sur le lit, alors qu’il était de bout, en face de moi. Avec un certain sourire malicieux, je lui retirai son vêtement, le faisant glisser tout doucement sur sa peau. Dévoilant ainsi le désir qu’il éprouvait en ma présence. C’était plutôt flatteur.
Découvrant en même temps son fessier, puis ses jambes.

Toujours assise, je l’attirai à moi afin qu’il se retrouve au dessus de mon corps. L’embrassant passionnément, je fis rapidement sorte de me retrouver à califourchon sur lui. Le regardant de toute ma hauteur, j’affichais un certain sourire fier. Déposant un nouveau baiser sur ses lèvres, je lui mordillai la lèvre inférieure, avant de tracer une ligne de baiser sur son corps : un baiser dans son cou, sur son épaule, sur son torse, sur son ventre, sur son pubis. Réfléchissant encore à ce que j’allais faire ensuite… Optant pour une petite gâterie pour l’émoustiller d’avantage, je pris son membre viril entre mes lèvres afin de lui faire plaisir, de faire monter un peu plus le désir qu’il éprouvait…

Après quelques instants, je le lâchais et repris mon chemin de baisers dans le sens inverse. Remontant ainsi sur ses lèvres pour un baiser passionné. Me retrouvant de nouveau contre lui et sur lui...

- J’espère être à la hauteur de ce cher Capitaine Crochet… Lui murmurai-je à l’oreille.
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Jeu 7 Sep - 19:18

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Anne Bonny



Si ça me plaisait ?
Quelle question !
Le renflement entre mes jambes se passait de commentaire non ?

Les femmes ont souvent cette manie de se sous-estimer. De se comparer aux autres et d’exacerber le regard qu’elles ont sur leurs propres défauts.

Je secouais la tête avec une moue agacée.

« Tu racontes n’importes quoi ! T’en connais beaucoup de femmes pirates qui ont un navire et tout un équipage qui lui fait confiance ? »

Mes yeux se plissèrent.

« Franchement. Tu es unique et quelque chose me dit que je ne sais pas tout. »

Mon instinct me soufflait qu’elle recelait une énigme qu’il me plairait de découvrir. Quel que soit le danger. Je sentais une force, un côté sauvage que démentait sa fine corpulence. Tout un programme à découvrir.

Après m’être amusé, je la laissais prendre les commandes et me déshabiller. Me laissant faire pour lui permettre de jouer à son tour.

L’espiègle donzelle ne se contenta pas de quelques baisers mais aussi de m’aiguillonner de plaisir en prenant mon membre entre ses lèvres chaudes et humides. Je ressentais des frissons tout le long de ma colonne vertébrale et jusqu’au sommet de mon crâne. Je me cambrais de plaisir. Ses longs vas et viens sur ma hampe étaient en train de me rendre fou.

Sa question m’amusais et je souris de plus belle.

« Tout à faire Ma Dame. »


Je me redressais et pris son visage entre ma main et mon crochet qui savait se faire aussi doux que nécessaire et je l’embrassais passionnément. Puis la renversant, je déposais un baiser dans son cou, puis un au creux de ses seins, un au-dessus de son nombril et le suivant dessus. Ma main et mon crochet, avaient glissés le long de son corps, se positionnant sur ses hanches afin de mieux pouvoir me laisser embrasser son ventre, sa toison.
Ensuite, avec douceur je saisis ses jambes et les lui repliais avec douceur, puis écartant ses genoux délicatement, je me positionnais afin de pouvoir allez titiller son entrejambe de ma langue.
Je vins cueillir son bouton d’amour, le réveillant, le léchant, le suçant, l’excitant. La faire mouiller et gémir étant mon objectif.
Je voulais lui donner du plaisir, la laisser épuisée et défaite au bout de la nuit, après qu’elle soit passée par tous ses états.
Elle allait jouir, et plusieurs fois, car j'allais prendre tout mon temps.
Elle le méritait. J’avais envie d’elle et vu ce qu’exprimait son corps, j'étais sûr que c’était réciproque.

Allant jusqu’à lui faire connaître son premier orgasme de la soirée, je relèvais un visage hilare vers elle, mes lèvres brillantes de son jus.
Puis moqueur, je demandais à mon tour.

« Et moi ? Suis-je à la hauteur ? »






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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Jeu 7 Sep - 23:24

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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J’avais l’impression d’être une enfant et de me faire disputer pour un adulte. Je le regardais ahurie. Il avait de la chance que je l’appréciais, sinon, je l’aurais remis à sa place pour lui rappeler que j’étais moi aussi capitaine, et qu’on ne s’adressait pas à moi ainsi. Dans le fond, ça me faisait sourire, je savais que ce n’était pas méchant et qu’il ne remettait pas en doute mon autorité.

- Tu n’as pas tord… Je n’en connais pas beaucoup… Aucune même…

Vint ensuite la question des secrets. Il ne savait pas tout en effet. En fait, il ne savait même rien. J’essayais de garder le sourire. Les mystères qui me concernaient n’étaient pas tous roses, et je n’étais pas sûre qu’il les apprécie tous.

- Non, tu ne sais pas tout… Mais j’ai peur que tu fuis en sachant tout… ça serait dommage de gâcher une soirée qui s’annonce si prometteuse. Mais si tu me promets que je peux te faire confiance, je te confierais certains d’entre eux. Peut-être… Déclarai-je.

Ce n’était pas toujours rassurant de savoir que la femme avec qui on partage sa couche pouvait vous manger tout cru… Qu’elle pouvait se transformer en louve géante. Mon passé quelque peu douloureux était loin de mon présent de pirate sanguinaire. Si c’était mon moi d’aujourd’hui qu’il appréciait, il n’aimerait peut-être pas mon moi d’hier. Mais pour le moment, tout ça n’avait pas beaucoup d’importance, le plus important était le moment présent que je savourais avec délice…

En prenant son temps, en mettant ma patience à l’épreuve, il me déshabilla. Je le laissais faire, docile comme une adorable jeune fille. Ce fut ensuite à mon tour de m’amuser un peu… Gentiment, je lui enlevais son pantalon pour découvrir à quel point il était ravi d’être en ma compagnie. Ça me fit sourire, j’étais contente de voir que je lui faisais autant d’effets qu’il m’en faisait. Passant sur lui, je l’embrassais sur tout son corps avant de m’attarder sur son sexe pour lui faire une délicate gâterie qui lui fit plaisir. Il semblait perdre la tête…

- Ravie de vous satisfaire, mon bon monsieur.

J’affichais un sourire malicieux, espiègle. Mon petit tour me faisait bien plaisir, j’étais fière de moi. Et le faut qu’il soit content me ravissait. Il se redressa pour venir m’embrasser, j’essayais de prolonger le plus longtemps possible son baiser, le rendant plus passionné, plus intense. J’avais envie de lui… Les baisers qu’il m’offrait me firent frissonner, faisaient battre mon cœur à toute allure. Je le laissais ensuite se saisir de mes jambes pour faire ce qu’il désirait de moi. M’abandonnant à ses mains, à ses attentions, à lui…

Me renversant sur le lit, ce fut à son tour de réveiller mes désirs… Il le fit d’une façon plutôt experte. Il savait parfaitement ce qu’il faisait, comment réveiller les désirs d’une femme. J’agrippai les draps, essayant de garder contenance, de rester maitresse de moi-même. Mais bien vite, je me perdais entre ses mains. Laissant mon corps parler à ma place, exprimer le désir et le plaisir ressentis. Gémissant aux bons soins de mon cher Capitaine Crochet. Le désir ne cessait de monter en moi… Montant, encore et encore, jusqu’à exploser, me faisant atteindre le plus grand des plaisirs. Je jouis face au savoir faire de Killian, et grâce à l’habilité de sa langue à caresser le sexe féminin… Je me sentais bien, complètement détendue, presque heureuse.

- Tu te moques de moi. Lâchai-je avec un petit rire. Tu es pleinement à la hauteur de mes attentes… Et la nuit ne fait que commencer…

J’avais bien l’impression qu’il voulait m’épuiser jusqu’au levé du Soleil. Dommage pour lui, j’étais plus endurante que j’en avais l’air. Je souris et venais retrouver ses lèvres encore couverte de mon goût… Je passais ma jambe dans son dos afin de l’attirer d’avantage vers moi, pour le sentir contre moi. Sa peau sur la mienne. Sourire satisfait sur les lèvres, je vins l’embrasser dans le cou tout en caressant délicatement ses flancs du bout de mes doigts. Mes mains glissèrent ensuite sur ses fesses, s’y attardant pour de nouvelles caresses.

- Ce soir, je te veux Killian, rien que pour moi...

Ma bouche rencontra de nouveau la sienne pour un fougueux baiser sur je prenais plaisir à intensifier. Mes mains passèrent sur sa nuque pour le garder son visage près du mien afin de sentir son souffle sur mon visage…

- J'ai hâte de connaitre la suite des événements de la soirée... Murmurai-je.
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Ven 22 Sep - 23:35

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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La confiance est une fleur fragile qui se plait à être piétinée sans pitié.
Néanmoins même si on sait que c’est la vérité car chacun de nous a été plus ou moins trahis, aucune personne n’aime à se l’entendre rappeler.
On aimerait pouvoir faire confiance. Mais on sait que ce serait donner une arme à l’autre et que tôt ou tard il s’en servira pour nous blesser.
Malgré tout souvent, même après avoir été meurtris, on réitère l’expérience avec l’espoir que cette fois ci elle ne sera pas trahis.

« Je suis loyal. Quand on l’est avec moi. Mais nous verrons cela plus tard »

Le moment n’était pas aux promesses ou aux paroles, mais plutôt aux actes.
Avec grand plaisir, j’avais pris soin de lui offrir son premier orgasme de la soirée. Ressortant vainqueur de cette joute qui n’était pas une bataille mais une pavane de notre savoir à rendre l’autre fou de plaisir.
Je n’étais pas peu fier.

« Je suis entièrement à toi pour cette nuit ma Belle Anne »

Comme elle l’était.
Ses doigts sur ma nuque étaient comme un étau que rien ne pourrait défaire.
Je lui rendis son baiser aussi passionnément qu’elle m’avait offert le sien, puis toujours en position au-dessus d’elle, je répondis, les yeux pétillants de malice.

« Alors je ne vais pas te laisser t’impatienter… »

Mon vit était droit et fier tel l’étendard d’un roi et sans difficulté compte tenu que j’avais préparé le terrain, il entra tout naturellement dans l’antre douce et chaude située sous sa toison bouclée.
J’y allais tout en douceur, surveillant la moindre crispation qui pourrait apparaître sur son visage.
Mon crochet et mon poing serré de chaque côté de sa taille fine, je prenais appuis pour engager de long vas et viens ample et profond en elle. Cherchant à lui donner du plaisir avant de prendre le mien. Sachant très bien que pour assouvir les désirs d’une femme il faut savoir prendre son temps, lui accorder toute l’attention voulue afin de la faire monter petit à petit à la jouissance.

L’un dans l’autre je lui offrais un premier round tout en douceur jusqu’à la faire atteindre le septième ciel, réglant la partition afin que nous connaissions ensembles et presque simultanément la petite mort.

Légèrement essoufflé, le corps brillant sous l’effort fourni, je vins embrasser son cou avant de poursuivre sur ses lèvres. Je terminais par me laisser tomber à ses côtés. Le temps de me remettre un peu.

J’aime que mes partenaires en profitent autant que moi, je prends du plaisir en en donnant. Je ne suis pas de ces hommes qui tirent leur coup, se vident les bourses et n’ont aucune considération pour celles qui les ont accueillis en leur plus profonde intimité.

« Ça va ? »

Ce n’était pas une question de rhétorique. Mon visage était tourné vers elle. Souriant. Paisible.
J’étais bien. Je me sentais pleinement satisfait.
Je n’avais pas envie de me lever, de bouger.
J’avais pourtant un peu chaud. Surtout soif. Je n’aurais pas dit non à un verre de rhum.
Plus pour elle que pour moi, je me motivais pour me lever et aller chercher la bouteille de rhum. Pas de verre.
Je revins vers elle et débouchais le goulot de mes dents puis lui tendis le précieux nectar.

« Quelques forces avant de reprendre ? »

Je lui laissais le flacon et me réinstallais auprès d’elle, dans son dos, entourant son corps chaud de mes bras. Sentant son cœur battre contre mon poignet. Un baiser sur sa nuque. En douceur.
Je respirais son odeur, son parfum corporel qui réveillait en moi de nouveau mon désir.
Un nouveau baiser délicat sur le sommet de son épaule, puis encore une fois je cherchais la douceur de ses lèvres.






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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Sam 23 Sep - 21:42

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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« Plus tard »… A condition que ni lui, ni moi n’oublions. Et dans le fond, je ne savais pas si ça avait une réelle importance, je n’étais plus celle que j’étais par le passé, et mon côté louve pouvait rester un secret bien gardé. Mais s’il tenait à tout savoir, j’étais d’accord pour lui confier mes secrets le plus sombres et les plus douloureux. J’avais envie de croire que je pouvais lui faire confiance et de le croire quand il disait qu’il était loyal. De mon côté, je comptais bien l’être envers lui. Comme nous l’avions dit, nous étions amis et je ne ferais aucune peine à ceux qui m’étaient chers. Je l’appréciais réellement et sincèrement. Préférant mettre ces idées de confidences de côté, nous choisîmes de continuer sur le chemin d’un doux moment à passer ensemble, à se donner l’un à l’autre, à appartenir à l’autre le temps d’une nuit. S’il était entièrement à moi, je l’étais totalement pour lui également.
Je le gardais près de moi, l’embrassant passionnément, baiser qu’il me rendit avec la même ardeur.

Manifestant mon impatience à connaître la suite du programme de la soirée, il répliqua qu’il ne souhaitait pas me faire attendre plus longtemps… En sachant qu’il s’était bien amusé peu de temps avant à me faire languir et à jouer avec ma patience. Avec délicatesse, il s’immisça en moi. Mon corps se cambra alors naturellement sous lui, cherchant à être encore plus proche, à faciliter son entrée à l’intérieur des abysses du plaisir. Ses mains posées sur ma taille, il entama de doux et longs vas et viens, cherchant à aller au plus profond de mon intimité. Le laissant guider la danse à sa guise, je suivais le rythme de ses coups de rein, prenant mon plaisir tout en cherchant à lui en offrir. Le désir, tout comme le plaisir montaient de plus en plus en moi. Mes doigts toujours posés sur sa nuque, glissaient doucement le long de ses flancs pour quelques caresses durant l’acte.
La tête légèrement penchée en arrière, dans un dernier gémissement, je finis par atteindre un second orgasme, qu’il atteignit quelques instants après moi. Il m’embrassa dans le cou, avant de venir déposer un nouveau baiser sur mes lèvres. Avec autant de douceur que notre premier ébat, je lui rendis ce doux baiser avant qu’il ne vienne s’allonger à côté de moi. Reprenant mon souffle, je m’allongeai sur le côté pour le regarder. Remarquant ainsi qu’il récupérait également de l’effort fournit. L’observant avec des yeux pétillants et un sourire ravi sur le visage, je vins tracer des arabesques sur son torse du bout des doigts alors qu’il me demandait si ça allait.

- Est-ce que ça va ? C’est une question piège ? Je vais… Très bien. Répondis-je sur un ton amusé et complètement détendu. J’espère que tu te sens aussi bien que moi.

Il avait également un beau sourire dessiner sur ses lèvres, et l’air tout aussi satisfait que je ne l’étais. Sans doute aurais-je pu passer des heures entières dans ce lit avec lui, à caresser son corps, mais il se leva. Je me redressai légèrement pour voir ce qu’il faisait. Il attrapa une bouteille de rhum, la déboucha avec ses dents avant de me la tendre. Il est affreusement attirant, séduisant et sexy. Pensai-je. Je pris le flacon en souriant et en bus une gorgée. Il était vrai que j’avais chaud, et soif. L’alcool allait peut-être nous rendre davantage imaginatifs et nous détendre encore plus. Quoi que je n’en avais pas besoin, je me sentais parfaitement bien, complètement à l’aise.

- C’est une excellente idée. Merci.

Je bus une autre gorgée de la bouteille avant de la lui tendre pour qu’il puisse se désaltérer également. Si j’avais besoin de forces pour reprendre, il en avait sans doute besoin aussi. Et au vue de sa peau brillante de sueur, je supposais que l’effort fourni avait dû lui couter un peu d’énergie. Il fallait admettre qu’il savait y faire et donner tout ce qu’il avait. Killian reprit ensuite sa place sur le lit, pour s’installer dans mon dos et me prendre dans ses bras. Je me blottis contre lui, fermant les yeux sous son baiser dans ma nuque. Je le sentais dans mon cou, son souffle caressant délicatement ma peau, me faisant légèrement sourire. Il m’embrassa l’épaule avant de venir retrouver mes lèvres. Tournant la tête, je lui rendis son baiser avec tendresse, puis je me tournais complètement pour retrouver face à lui afin de reprendre mon tracée d’arabesques que j’avais abandonné lorsqu’il avait quitté la couche. Continuant d’effleurer sa peau, je déposai à mon tour un baiser sur ses lèvres, et puis dans son cou. M’attardant le creux de celui-ci, je déclarai dans un souffle :

- Même après nos ébats, tu sens toujours la mer, et une légère odeur sucré qui n’appartient qu’à toi… Passant délicatement ma langue là où mon nez s’était attardé, je rajoutai, amusée : Et tu es salé.

Il avait son odeur à lui que je saurais maintenant reconnaitre parmi toutes les autres. Je saurais ainsi le reconnaitre partout où je passerais, et je saurais quand on essaierait de se faire passer pour lui. J’aimais repérer le parfum de chacun, pour ainsi les retrouver, les identifier, et les connaitre. Un truc de loup sans doute. J’aimais son odeur à lui, douce et légère, mélangée à l’odeur iodée des eaux marines.
Sans arrêter mes caresses, je vins doucement me mettre sur lui et je retournais sur ses lèvres pour un baiser plein d’affections. Je me redressai légèrement pour pouvoir le regarder. Un sourire coquin était dessiné sur mes lèvres.

- Est-ce que mon cher capitaine Crochet s’est déjà laissé mener par une femme ?

Sans lui laisser le temps de répondre, ma main droite glissa le long de son torse, descendant encore plus loin pour des caresses à son entrejambe. Affichant toujours un beau sourire, je cherchai à faire revenir son désir qui semblait s’être déjà un peu réveillé après qu’il m’ait retrouvé dans le lit. Ce fut à ce moment là que j’entendis frapper à la porte. Je le regardai alors surprise, mais toujours amusée.

- Tu attends de la visite ? J’espère que je n’ai pas fait trop de bruits, je ne voudrais pas déranger tes hommes… Par contre, je te préviens, je suis contre les coups à trois… Un petit rire s’échappa des mes lèvres.

Préférant qu’il ignore l’individu qui venait nous déranger. Je capturai ses lèvres pour un nouveau baiser passionné. Hors de question que je le partage cette nuit, et je n’avais aucune envie qu’on nous arrête en si bon chemin, surtout que c’était à cet instant que j’avais décidé de prendre les rennes de notre belle soirée.
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 8 Oct - 22:36

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Enlacée dans mes bras, elle était  magnifique.
Je ne comprenais pas comment elle pouvait douter d’elle.
Ses quelques cicatrices étaient pour moi comme autant de d’histoire de son vécu. Des marques de souffrances et de victoire sur la vie qui pouvait se montrer chienne parfois.

« Je me sens parfaitement bien. »

Oubliée Milah et toute les femmes que j’avais tenu dans mes bras. L’image d’Emma Swann passa brièvement dans ma tête, mais j’écartais vivement ce souvenir extrait de ma mémoire. Simple chimère d’une nuit dont je n’étais plus sûr qu’elle ait vraiment été réelle.

Le rhum dans ma gorge était tel un nectar divin mais il ne pouvait se défendre face au goût des baisers de celle  qui se trouvait près de moi.
Je la laissais elle aussi goûter ma peau sous ses lèvres et ses mots me firent rire. Un rire léger, sans moquerie, léger comme mon état d’esprit.

« On ne m’avait jamais dit ça. Tu es vraiment unique. »

Que ma peau goûte le sel, oui cela était normal compte tenu de mon mode de vie mais avoir un goût sucré, cela était des plus étonnants.
Je l’embrassais de nouveau pour éviter qu’elle ne pense que je me moquais et surtout parce que j’en avais diablement envie.

A sa question, dont elle n’attendait pas de réponse puisqu’elle avait déjà pris en main mon vit,  mon sourire se fit malicieux.

« Oui, il m’arrive de laisser la femme mener la danse et ce n’est pas pour me déplaire pour peu qu’elle ait de l’imagination. »


J’embrassais de nouveau ses lèvres de façon furtive alors que mon corps répondait de façon indubitable à ses caresses et poursuivis.

« Et je suis sûr que tu n’en manques pas. »

Cela promettait une soirée merveilleuse. Je me laissais aller entre ses mains, détendu presqu’entièrement si ce n’est mon sexe qui lui était plus droit que le mat de mon navire, aussi lorsque l’on toqua à ma porte, mon corps se raidit et je fronçais les sourcils en lançant un regard noir à la poignée que je ne souhaitais pas voir descendre.

Jamais il ne me serait venu à l’idée d’inviter du monde. Je n’étais pour rien dans cette intrusion.
Redressé sur un coude, j’aboyais.

« Si le Jolly Roger n’est pas en feu ou ne coule pas, je vous interdit de me déranger de la nuit. »


Il y eut comme une hésitation derrière et je crus bien que l’importun était parti quand une voix érayée que je reconnu pour être celle de Thomas, la dernière de mes recrues que j’avais placé ce soir au poste de garde en bas du ponton osa briser le silence.

« Capitaine. C’est Vane. Il s’est échappé. »

Mon sang se glaça soudainement dans mes veines. Non à cause de ces paroles, mais à cause d’un reflet argenté qui s’était brusquement dessiné sur un petit miroir suspendu derrière la porte.
Glissant mon crochet dans le dos d’Anne, ma main se plaça à l’arrière de son crâne alors que je l’attirais vivement contre moi et que je roulais sur le côté pour tomber au bas de mon lit tandis qu’une détonation explosait.
L’odeur de poudre envahit la pièce. Le matelot hurla derrière la porte fermée.

« CAPITAINE !!! »


Vane se tenait à l’embrasure du hublot et visait de son pistolet deux coups dans notre direction.
Me relevant dans mon plus simple appareil, je me tenais entre le canon et Anne et saisissant la bouteille qui s’était renversée, je la lui lançais sur l’arme alors qu’il faisait feu, déviant la trajectoire de la bille d’acier qui frôla mon épaule droite, y dessinant une estafilade.

Soudain, il chut à moitié assommé par des cordes qui venaient de lui tomber dessus. Mon équipage ne restait pas inactif. La porte s’ouvrit, enfoncée par deux hommes et je n’eu le temps que de tirer de mon crochet sur le drap pour recouvrir la pirate qui était au sol. Que mes hommes me voient dévêtu ne m’importait que peu, mais pas elle.

« Ca va ! Allez le repêcher. J’ai deux mots à lui dire. »

Une chose que l’on ne pouvait enlever à Vanes, c’était sa ténacité. Mais là il avait joué et il avait perdu. Il m’avait mis en colère et j’avais bien envie de l’étriper.

D’un coup de pied furieux, je fermais la porte pour donner à Anne le loisir de se rhabiller.
Lui tendant la main pour l’aider à se relever, je m’excusais.

« Désolé. »

Je l’avais pratiquement jetée au sol même si je l’avais protégé de mon corps lorsque nous avions roulé sur le parquet mais je m’en voulais de ce qui aurait pu arriver.





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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Mar 10 Oct - 0:21

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Un instant perdu dans le temps. Plus rien ne compte le temps d’un agréablement moment. On s’oublie pour ne plus penser à rien. Dans ses bras, je me laissais aller contre lui. Le temps pouvait s’arrêter… Je n’avais plus envie de m’en aller. Je me sentais bien, en sécurité avec lui. Aucune question. Nous profitions juste du moment présent, des mots, des caresses et des baisers de l’autre. Rien de compliqué, tout dans la légèreté et l’insouciance du moment. Je ne pouvais rien demander de plus, je n’avais pas besoin de plus… Et j’étais heureuse d’entendre qu’il se sentait tout aussi bien que moi. Tout semblait parfait. La soirée était sublime, je ne pouvais rien demander de mieux…

Quelques baisers, quelques mots échangés et je glissais quelques indices sur ma véritable nature au fil de la nuit. Plutôt dans la soirée, je lui avais parlé de mon attrait pour les loups et de ma mauvaise habitude mordre. A présent, je lui faisais part de mon odorat et de mon goût surdéveloppés. Il ne semblait pas comprendre, prenant mes remarques pour quelques unes de mes qualités. Mais c’était agréable d’entendre que j’étais unique à ses yeux. Il n’y avait pas de moquerie dans son ton et dans ce qu’il disait. Avant que je ne puisse répliquer quoi que ce soit, ses lèvres se posèrent sur les miennes pour un doux baiser.

Doucement, je passais à califourchon sur lui, faisant glisser mes caresses jusqu’à son membre virile. Je n’avais pas envie de le voir s’endormir tout de suite, et j’avais envie de prendre les rennes à mon tour. Je n’étais pas du genre à me laisser dicter ma conduite. Après tout, sur le Revenge, c’était moi le capitaine, et c’était moi qui donnais les ordres. Et l’idée de se laisser mener par une femme ne semblait pas lui déplaire, au contraire. Je continuais mon affaire, regardant les expressions de son visage pour savoir ce qui lui faisait le plus plaisir.

- Je n’ai pas une imagination débordante… Mais je pense que tu n’auras pas à te plaindre.

Il me donna alors un furtif baiser. Son corps réagissait de façon satisfaisante à mes douces caresses, me donnant simplement envie continuer. J’avais tout bonnement envie de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour le combler ce soir. Je le voyais se détendre, se laisser aller, me laissant faire comme bon me semblait. Je voulais aller plus loin mais on toqua. Ce n’était pas le moment de nous interrompe… Et Killian était de cet avis. Il fit clairement comprendre qu’il ne voulait pas dérangé de toute la nuit. Il y eut comme une hésitation… J’arrêtais alors mon manège pour tendre l’oreille afin de savoir ce qui se passait : une bagarre ? une intrusion sur le navire ? Notre petite bulle de plaisir venait d’éclater. La jeune voix masculine derrière la porte finit par expliquer ce qu’il se passait : Charles Vane avait réussi à s’échapper. Tout se passa alors très vite. Un petit éclair argenté se refléta dans un miroir, attirant mon attention. L’instinct de survie voulu prendre le dessus. Je savais qu’à cet instant, mes yeux couleur chocolat avaient laissé place aux yeux jaunes perçants de la louve, mais je n’eus pas le temps de faire quoi que ce soit. Je sentis le crochet du jeune capitaine dans mon dos, sa main derrière ma tête, il m’attira contre lui. Il nous fit alors rouler sur le lit jusqu’à tomber sur le sol de sa cabine. Un coup de mousquet parti. Nous n’avions rien, enfin je crois. Le cri du matelot du Jolly Roger semblait lointain… Comme si nous étions face au danger qui guettait.

Je me redressais, à la recherche de Vane. Il était là, à l’embrasure du hublot. Il me mit en joug.  Je le fixais alors de mes grands yeux de prédateur, prête à changer de forme pour l’attaquer. Il eut comme un moment d’hésitation. Il ne savait pas ce que j’étais, Jack ne le lui avait jamais dit. Ce petit instant de pause permit à Crochet de lancer vers lui la bouteille de rhum qu’il avait sous la main. Charles tira, mais la bouteille ayant atteint son but, le coup dévia. Une légère odeur de sang se mélangea à l’odeur de poudre… Killian était blessé.
En un instant, le pirate ennemi fut mis hors d’état de nuire, il avait fini sous une montagne de cordes qui l’envoyèrent à la mer. La porte s’ouvrit et un drap m’atterrit dessus. Le capitaine fit rapidement sortir ses hommes, il était furieux. J’entendis la porte claquer… Essayant de me calmer, je ne parvenais pas à faire taire la louve qui ne cherchait qu’à sortir de sa tanière. Elle était là, prête à bondir sur Vane dès qu’elle le verrait. Je ne donnais pas cher de la peau de ce pauvre ivrogne. Mais je ne pouvais pas me montrer ainsi à Killian. Je ne voulais pas. Cependant, impossible de la faire partir, elle était là, et elle resterait là tant que l’ennemi serait présent à bord. Doucement, je rabaissais le drap qui recouvrait mon visage. Je ne relevais pas la tête tout de suite. Mes yeux évitaient consciencieusement les yeux bleus du pirate.

- Tu t’excuses pour m’avoir sauvée ? Je devrais surtout te remercier pour ce que tu as fait. Tu as sauvé ma vie, mais également ma dignité auprès de tes hommes.

Sa main se tendit alors vers moi. Je gardais le drap contre mon corps et me relevais avec son aide. Je levais alors mon regard vers lui. Lui montrant en parti ce que j’étais. La soirée aurait pu se passer d’une toute autre manière, j’aurais pu lui expliquer ce que j’étais moi-même. Mais Vane était intervenu, et ma nature s’était exprimée à ma place.

- Je peux t’expliquer… Mais il vaut mieux s’occuper de Charles avant…

J’appréhendais sa réaction… Sauf que ce n’était pas le moment de s’attarder à ce sujet, on avait d’autres chats à fouetter. Enfin, d’autres pirates à fouetter. J’aurais aimé en faire un boucher de l’autre… La blessure de Killian me rappela un instant à l’ordre. La couleur rouge du sang contrastait avec sa peau assez pâle. Il fallait le soigner…

- Je soignerai ça… Ce n’est pas très grave, mais je pourrais te soigner…

J’avais perdu toute mon assurance envers lui, j’avais l’impression de devoir me présenter à nouveau, comme si j’étais de nouveau une inconnue à ses yeux. Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais l’impression que tout venait de changer avec ce secret qui venait d’éclater en plein jour. Un soupire m’échappa.

- Tu devrais t’habiller pour aller voir Vane, tu as apparemment deux mots à lui dire. Veux-tu que je vienne aussi ?

Sans attendre la réponse, je m’habillai aussi promptement… Au cas où un de ses hommes reviendraient, s’il voulait que je vienne, ou encore, s’il voulait que je m’en aille.

- Où sont donc ce cher capitaine Crochet et sa putain ?! Cria le prisonnier à bord.

Ce fut là un bel appel de Vane… Il était hors de question qu’il s’en sorte indemne… Il nous avait importunés chez Olaf, il avait essayé de nous tués et en plus il m’insultait. Vane n’allait pas survivre à cette soirée, j’en donnais ma parole. Que Killian soit d’accord ou non, Charles allait mourir ce soir.

- As-tu vu ce qu’elle était vraiment, Crochet ?! Un monstre dans ta couche !
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Sam 14 Oct - 12:11

Killian Jones a écrit:
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La soirée aurait pu être magnifique. Il avait fallu qu’il vienne tout gâcher.
Je n’avais pas compris pourquoi il avait hésité une fraction de seconde avant de tirer.
Il aurait pu me tuer. La chance avait été de mon côté.

L’aidant à se relever, je haussais les épaules.

« Je me sens responsable de cet incident. Mes hommes auraient dû être plus vigilants. »


D’un autre côté, nous étions tous persuadés d’être à l’abri pour la soirée.

« Quant à ta dignité, c’était purement égoïste. Je voulais garder ce trésor pour moi seul. »


Petit trait d’humour pour détendre l’atmosphère qui était soudain pesante. Comme si quelque chose n’allait pas. En plus de ce qui venait de se passer.

Croisant son regard, je vis ses pupilles dorées, deux soleils ardents.  Ma bouche s’ouvrit sans qu’aucun son n’en sorte.
Maintenant je me rendais compte que la chance n’avait rien eu à voir avec tout ça. C’était elle.

Les sourcils froncés, j’acquiesçais à son engagement de me révéler ce qu’il en était plus tard. Nous avions effectivement un autre problème à gérer dans l’immédiat.
Jetant un coup d’œil à mon bras, je lui fis un sourire.

« J’adore qu’on prenne soin de moi. »


Ma bouche était sèche, mais j’essayais de lancer ce trait d’humour pour détendre le moment.

Acquiesçant de la tête, je lui confirmais ma volonté qu’elle soit à mes côtés.

« Je pense que tu as plus à lui dire que moi. »

Etait-ce moi qu’il avait visé ou elle ?
Savait-il ce qu’elle était ?

Passant juste un pantalon et mes bottes, je restais torse nu pour monter sur le pont. Inutile de tacher une chemise, accrochant ma cape sur mes épaules, je lui tendis la sienne pour ne pas qu’elle prenne froid. C’est alors que j’entendis les paroles de Vane hurlées.
Je jetais un regard vers Anne. Me forçant à sourire. Ma main était déjà sur la poignée de la porte, mais je me ravisais et me tournais vers elle.
Mon regard était sérieux mais pas accusateur.
Prenant son menton entre mon pouce et mon index, je le relevais pour y déposer un baiser et lui demandais.

« Avant que nous ne soyons devant lui. Je dois savoir ce que tu es. Je ne veux pas l’apprendre de sa bouche. »

Etait-elle une déesse ? Un être magique ?
J’avais déjà rencontré des sirènes. Une fille de dieu. J’étais prêt  à tout entendre mais il me fallait savoir avant qu’un autre ne me crache au visage ce qu’il en était.
Cela effacerait tout le pouvoir qu’il croyait avoir, qu’il pourrait avoir.

« Es-tu une métamorphe ? Peux-tu prendre la forme d’autres personnes ? »

Je devais savoir. Pour si nécessaire protéger mon équipage.
Si c'était le cas, elle aurait pu prendre mon apparence et se faire passer pour moi auprès d'eux, même s'il aurait été difficile de donner le change côté habitudes et langage.
Néanmoins, étrangement, je n’avais aucunement peur d’elle. Je me sentais en confiance.

Elle aurait pu me mentir. Pourtant en regardant ces yeux jaunes je ne pouvais imaginer qu’elle le ferait. Un lien indéfectible c’était tissé entre nous et pas seulement à travers la danse horizontale que nous avions pris tant de plaisir à partager.

« Pourquoi dit-il que tu es un monstre ? »


Les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
Pour moi, à cet instant, le monstre à mes yeux était Charles Vane.






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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Sam 14 Oct - 19:35

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Rien n’est parfait à ce qu’on dit… Je pouvais confirmer ce dicton. Tout aurait pu être parfait, nous aurions pu passer une délicieuse soirée et une longue nuit. Mais ça ne s’était pas passé comme ça. Charles Vane avait refait un retour triomphant, et avait tout gâché. Si son retour avait été triomphant, sa chute n’avait été que plus difficile. Heureusement que les hommes de Killian avait vite réagi et mis notre cher Vane hors d’état de nuire. Je l’avais détesté, et je le haïssais encore plus aujourd’hui. Premièrement, parce qu’il avait ruiné cette agréable soirée ; deuxièmement, il avait réveillé la louve qui sommeillait au mauvais moment. Je n’avais aucunement envie que Crochet découvre ma véritable nature ainsi… Ce n’était pas comme ça qu’il devait l’apprendre. Mais la louve était bien de sortie, et elle n’avait aucune envie de retourner se coucher, même si j’essayais de me calmer pendant que le pirate s’excusait.

- Vane était enfermé… Tes hommes ne pouvaient pas savoir qu’il allait réussir à s’échapper, en sachant que tu avais payé le geôlier pour le garder plus longtemps enfermé…

Tout avait été prévu pour que nous puissions tous être en sécurité, pour que nous puissions passer une nuit tranquille à l’abri des manigances de Charles. Il avait malheureusement réussi à détourner l’attention de ses gardiens de prison, à moins que ça soit ses hommes qui avaient donnés plus de pièces que Killian pour le faire sortir de là… Allez savoir. Quoi qu’il en soit, il s’était échappé et nous emmerdait bien. Malgré l’ambiance qui s’était refroidie, mon amant essayait de faire un peu d’humour. Ça ne fonctionnait pas, j’étais bien trop préoccupée pour me détendre un instant. Je ne pus lui faire qu’un petit sourire face à sa douce remarque sur son égoïsme. Je m’inquiétais, je me demandais ce qu’il pensait… C’était légitime de sa part de se méfier maintenant, il ne savait pas ce que j’étais, et la part cachée de moi s’exprimait sans mon accord. Il essayait de dire quelque chose. Je l’interrompis, lui promettant que je lui expliquerais tout une fois qu’on aurait réglé nos ennuis avec celui qui nous avait interrompus. Il accepta de patienter un peu avant que je ne lui dévoile tout. Par la suite, je soignerais également sa blessure. Si le fait d’être une louve était parfois lourd à porté parce que ça me pourrissait réellement la vie, il fallait admettre qu’il y avait quelques avantages : ça m’avait sauvée plusieurs fois et je pouvais soigner certaines blessures d’un coup de langue bien placée. Ce n’était pas très raffinée, élégant et ragoûtant, mais ça fonctionnait très bien.

- Alors je prendrai soin de toi avec plaisir. Répondis-je avec nouveau un petit sourire.

Je lui devais bien ça, il avait voulu me protéger et se montrait toujours aussi gentil envers moi malgré tout ce qui se passait et le mystère qui planait encore au-dessus de ma tête. Il ne semblait pas avoir peur, ou sinon, il le cachait très bien. Il n’était peut-être pas aussi à l’aise que tout à l’heure, mais il n’avait pas l’air de vouloir prendre la fuite face à moi, c’était déjà un bon point. Enfin, je crois. Je commençais à m’habiller pour sortir, afin d’aller voir Vane ou peut-être pour m’en aller si le capitaine du Jolly Roger me le demandais. Rien dans son attitude laissait attendre qu’il souhaitait me voir prendre les voiles, mais on ne savait jamais. Je n’avais pas grand-chose à dire à Vane… J’avais surtout envie de l’assassiner, de le dévorer ou d’envoyer sa carcasse aux requins… Son sort serait scellé une fois que j’aurais vu sa misérable face de rat. Lorsque je fus complètement vêtue, Killian me passa ma cape que posait pour ses épaules. Charles se mit alors à brailler des paroles quelques peu déplacées… Doucement, il me faisait prendre certaines décisions qu’il regretterait plus tard. J’étais sur les talons de Crochet lorsqu’il s’arrêta pour se tourner vers moi. Il me regardait avec beaucoup de sérieux, je voulais me dérober, reculer pour m’éloigner un peu, mais il saisit délicatement mon menton pour déposer un baiser sur mes lèvres. Il désirait savoir ce que j’étais. Maintenant. Mes pensées se bousculèrent alors dans mon esprit. Je ne savais pas quoi répondre, je pensais que j’aurais plus de temps pour préparer mes explications. Comment expliquer à quelqu’un que je pouvais me transformer en louve ? Une louve de taille assez impressionnante qui plus est. Ça me semblait bien difficile à croire, à imaginer… Pourtant, c’était vrai. Je pouvais devenir un animal à quatre pattes, avec de grandes oreilles, de grands yeux et des grandes dents… Il me demanda alors si j’étais une métamorphe. Je fis un petit non de la tête.

- Non… Je ne prends la forme des autres personnes… ça serait très pratique soit dit en passant. Je pourrais me changer en homme au lieu de me déguiser en homme. Fis-je remarquer avec un petit rire nerveux. Hm… Je suis une lycanthrope, une louve. Je peux me transformer en louve à volonté… Je suis une louve d’assez grande taille. Mon garrot doit à peu près arriver à la hauteur de ta taille… Expliquai-je.

J’en avais parlé à quelques personnes et à mon équipage. Pas grand monde était au courant. Il était sans doute préférable que ça reste un secret. Autant pour ma sécurité, que pour jouer de l’effet de surprise lors de certains abordages. Pour une louve, c’était facile de faire un carnage, de réduire à feu et à sang tout un navire. Je l’avais déjà fait par le passé. Killian me demanda alors pourquoi Vane m’avait qualifiée de monstre. Un soupire m’échappa, et je reculai de quelques pas… Me comparer à un monstre me faisait toujours un peu de peine, même si j’étais d’accord avec cette idée.

- Vane ne sait pas ce que je suis… Enfin, je ne pense pas qu’il le sache. Jack et moi ne lui avons jamais rien dit, mais peut-être le sait-il d’une autre personne : un ancien membre d’équipage, ou une connaissance à moi à qui j’en aurais parlé… Mais qu’il le sache ou non, il n’a pas forcément tort… Je t’ai dit que je peux me changer en louve quand je veux, c’est vrai, je n’ai pas menti. Mais parfois, il arrive que la louve prenne le dessus sur l’humaine, et là, je ne suis plus qu’une louve et je pourrais très bien attaquer mon meilleur ami et le dévorer… ça fait des années que ça n’est pas arrivé, ça n’arrive pas souvent, même rarement. Ça arrive quand je suis très en colère… Lui avouai-je très mal à l’aise.

La dernière fois que ça s’était produit, c’était le jour où je m’étais retrouvée face aux pirates qui m’avaient enlevé William. J’avais dix-neuf ans à ce moment là, c’était il y avait longtemps. Pourtant, je m’en rappelais comme si c’était hier. Enfin, je ne me rappelais que je les avais trouvés grâce à mon ancien capitaine, d’avoir été face à eux et ensuite de m’être réveillée dans un coin du bateau. Le reste, c’était Jack qui me l’avait expliqué. J’avais fait un massacre à moi toute seule, j’avais tué tout le monde alors que j’étais sous forme de louve. J’avais perdu l’esprit, mais c’était quelque peu justifier… Par contre, à quinze ans, je m’en étais prise à ma gouvernante, sans aucune raison valable, et ça, je le regrettais. Pour l’instant, ça ne m’était arrivée que deux fois… mais ça pouvait très bien arriver de nouveau, et cette fois je pourrais m’en prendre à mes proches.

- Si un jour ça doit arriver alors que tu es là, que ton équipage est là, allez vous cacher dans les cales, ou je ne sais pas où, mais allez vous en… Ou faites en sorte que je ne puisse pas vous faire de mal, par n’importe quel moyen, même si ça exige de devoir me blesser. J’aurais bien plus mal, si je m’en prenais à toi… J’aurais bien ajouté « si tu veux toujours de moi dans ta vie », mais je m’étais abstenue.

Ce n’était pas les choses les plus agréables à dire, ou à attendre. Cependant, il fallait que ça soit dit. On ne pouvait pas ignorer que j’étais dangereuse, je pouvais tuer sans le vouloir, faire du mal malgré toutes mes bonnes attentions. Je ne me pardonnerais jamais de faire du mal à ceux que j’aime. Je préférais encore me prendre un coup d’épée, une balle à une patte ou je ne savais où, plutôt que d’arracher la tête à un ami…
Etrangement, cette conversation m’avait calmée, j’avais retrouvé mes yeux marron, mes yeux d’humaine. L’inquiétude de le voir me tourner le dos avait adouci ma colère envers Vane. Ce dernier était repassé au second plan, Killian était de nouveau au centre de mes préoccupations… Je voulais savoir ce qu’il pensait, s’il avait peur, s’il me détestait. Je comprendrais qu’il n’ait plus envie de me voir pour se protéger, ou parce qu’il se sentait trahi. Cependant, ça me ferait énormément de peine. Je tenais à lui et je n’avais aucune envie de le perdre.

- J’aurais fini par te le dire… Je te l’aurais dit dans la soirée, même s’il ne serait pas intervenu, mais si tu veux que je m’en aille… Je m’en irais…
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 15 Oct - 21:34

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Qu’elle s’en aille ?
Je secouais la tête sans quitter son regard. Son  regard qui avait retrouvé l’apparence que j’avais vu, précédemment, toute la soirée.

« Ne sois pas stupide. Cela ne te ressemble pas. »

Je ne voulais pas la vexer, ni la blesser. Je voulais juste qu’elle se fasse plus confiance.

« Instinctivement, tu dois savoir ce que je ressens. La peur se sent entre êtres humains, alors avec des sens aiguisés comme les tiens… »


Un grand sourire se peignit sur mes lèvres. Je venais de comprendre plusieurs petites choses qui s’étaient passées dans la soirée, comme les pièces d’une carte au trésor enfin réunies en un seul morceau.

« Alors c’était ça mon odeur sucré ? »

La serrant quelques instants contre moi en un élan subit, je l’embrassais de nouveau pour lui montrer que ma considération pour elle n’avait en rien changée, puis me reculant légèrement, je lui fis un clin d’œil.

« Nous continuerons plus tard cette discussion, là, je pense qu’un futur ex-pirate va recevoir ce qu’il est venu chercher. »


Je la pris par la main et l’entraînait sur le pont, sans la lâcher. Pour montrer à tous que je la soutenais. Etouffant dans l’œuf toute parole ou réaction négative qui aurait pu naître à son égard.

Vane se trouvait agenouillé, mouillé comme un chien sous un gros orage, les bras attachés dans son dos par de grosses cordes et une coupure au-dessus de son arcade sourcilière gauche faisant écho à celle de sa lèvre.
S’il vivait jusqu’au lendemain, il aurait de belles ecchymoses, mais je doutais qu’elles n’aient le temps d’apparaître.

« Tu aurais dû rester en prison. »

« Je… » Il ne put en dire plus que le matelot qui le tenait lui assena un coup de poing sur la tempe.

Je n’avais même pas envie de l’écouter. Il ne ferait que dire des insanités destinées à blesser Anne ou à m’insulter. Mon regard était froid. Glacial.
Je souhaitais mettre un terme rapidement à cette affaire.
Sans lâcher la main d’Anne, je m’adressais à lui.

« Le monstre c’est toi. Lâche. Grimper tel un serpent le long de la coque de mon navire pour venir nous espionner dans ma cabine  et tenter de nous tuer. »

Mes hommes le toisaient. Ils savaient déjà ce qui allait suivre.

« Moi, Killian Jones, Capitaine du Jolly Roger et seul maître à bord, je vais décider de ton sort car en montant de ton plein gré sur mon navire tu as abandonné tous tes droits à la justice terrestre. »

Le code des pirates était d’actualité, mais qui viendrait défendre celui qui avait attenté et blessé leur chef ?
Regardant Anne, je m’adressais à elle.

« Ayant été victime tout comme moi de son comportement, souhaites tu intervenir ? »

Je lui donnais ainsi toute légitimité à agir.
Personne à bord n’aurait contesté mes ordres, ma volonté. Tous les hommes et les femmes composant mon équipage me savaient juste et équitable, mais il était hors de question de s’opposer à moi. Tous étaient libres de partir ou de rester, mais en restant ils acceptaient ma loi.






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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 15 Oct - 23:40

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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La soirée avait changé du tout au tout. J’avais l’impression que c’était un tout autre jour, une toute autre nuit… Je n’aurais quitté ce navire pour rien au monde quelques instants auparavant, et maintenant je doutais de ma place en ces lieux. Je n’étais plus vraiment la même aux yeux de Killian, enfin c’était ce que je pensais… Quand je lui demandai s’il voulait que je m’en aille, il fit un non de la tête. Etait-il réellement sûr de ce qu’il disait ? Avait-il conscience de ce qu’il faisait ? Je venais de lui dire que je pourrais le tuer, le dévorer tout cru, et il voulait quand même me garder auprès de lui ? Ce n’était pas que j’étais déçue, bien au contraire. J’étais tout de même assez surprise. Agréablement surprise. Jamais il ne me serait venu à l’esprit que l’on puisse accepter ma véritable nature avec autant de facilité, et aussi gentiment. Surtout quand on l’apprenait de cette façon. J’avais prévenu Jack dans les règles de l’art, je lui avais expliqué les choses calmement et dans de bonnes conditions. Là, c’était un peu comme une mauvaise surprise. Vraiment, je n’avait pas que ça se déroule ainsi.
Quand il dit que j’étais stupide, je fis une petite moue. Il y en avait qui avaient perdu la langue pour moins que ça. Il avait sans doute raison cependant, ce n’était pas dans mes habitudes de manquer ainsi d’assurance et de confiance. Mais la situation était compliquée et ce n’était pas vraiment quelque chose à laquelle j’étais ordinairement confronté.

Calmement, il me fit remarquer que je devais savoir s’il avait peur ou non. Il avait la raison. La peur se sentait de loin et on la voyait. Je savais qu’il n’avait pas peur, mais il pouvait très bien se sentir trahi, être fâché et ça, c’étaient des choses que je ressentais moins, que je voyais moins que la peur. Par contre, si les yeux étaient véritablement les fenêtres de l’âme, je ne distinguais aucune haine dans son regard, ce qui m’apaisait un peu. Il avait même un sublime sourire dessiner sur les lèvres et il me demanda si tout ça avait un lien avec l’odeur sucrée que je lui avais décrite un peu plus tôt dans la soirée. Il parvint à me faire sourire plus franchement.

- Oui… C’est ça. C’est… Ton odeur à toi. On a tous notre propre parfum et maintenant, je saurai reconnaitre ton odeur parmi toutes les autres qui habitent ce monde.

J’aimais son odeur… Je pourrais maintenant le retrouver s’il venait à passer sur mon chemin. C’était quelque chose de plutôt pratique et qui m’aidait parfois à retrouver la trace de certaines personnes que je cherchais. Il me prit soudainement dans ses bras pour m’embrasser. Je passais ma main sur sa nuque pour le garder un peu plus longtemps contre moi, pour prolonger ce baiser. Non, en effet, il n’avait pas peur et tout ce que j’avais pu lui dire n’avait en rien changé l’affection qu’il me portait. Doucement, il recula pour se détacher de moi et me faire un clin d’œil. Avec son aide, ses délicates paroles et  ses douces attentions, j’avais repris l’assurance qui m’était connue. Il proposa ensuite que nous reprenions cette discussion une fois que Vane serait définitivement mis hors d’état de nuire. Il avait raison. Il fallait en finir au plus vite.

- Je te dirai tout ce que tu veux savoir. Promis-je avec un sourire.

Sa main s’empara de la mienne et cette fois nous franchîmes la porte pour accéder au pont. A aucun moment il ne me lâcha, montrant ainsi qu’il était de mon côté et qu’il croyait en moi. J’étais au moins sûre que je n’allais pas m’attirer les foudres de son équipage. Par contre Vane avait tout à fait l’air disposé à me cracher au visage… Si je le détestais, il éprouvait sans doute les mêmes sentiments à mon égard. Au moins, les choses seraient simples. Il pouvait mourir sans que j’éprouve de moindre remord. Il pouvait aller brûler en enfer, et rien ne me ferait plus plaisir à l’heure actuelle. Charles était trempé et blessé. Il faisait pitié attaché comme de la vermine, un moins que rien. J’avais du mal à imaginer qu’il puisse être capitaine de son propre navire. Il ne ressemblait à rien. Il n’était rien. Et bientôt, il allait disparaitre pour toujours.
Killian lui fit alors remarquer qu’il aurait mieux fait de rester en prison. Je ne pouvais qu’approuver, il avait entièrement raison. Il était monté discrètement sur le Jolly Roger et avait tout bonnement essayé de nous tuer. Il devait mourir, pour avoir tenté de mettre fin à nos jours. Il ne méritait pas mieux. En fait, en y réfléchissant, je jugeais qu’on était plutôt bons avec lui. Nous l’empêchions de continuer à vivre une vie misérable, nous abrégions ses souffrances dans ce monde qui lui tournait le dos. Le capitaine du navire reprit la parole pour expliquer que le monstre n’était autre que Vane lui-même, qu’il était un lâche, aussi traitre qu’un serpent. Il affirma ensuite que sur le Jolly Roger, il était le seul maître. Personne ne pouvait le défier, et ici, Charles n’avait aucun pouvoir, il était un intrus qui devait simplement accepter toutes les décisions que Killian lui imposerait. Je l’écoutais avec attention, mais mes yeux étaient posés sur notre ennemi. Il avait un mauvais sourire dessiné sur les lèvres, et il avait l’air bien trop fier pour s’avouer vaincu. Comment pouvait-il avoir l’air sûr de lui alors qu’il était en aussi mauvaise posture ? Je tendis alors l’oreille, et regardai un peu autour de nous. Hommes et femmes regardaient la scène, ils attendaient tous la sentence de leur capitaine. Il me demanda alors mon avis pour savoir si je voulais infliger quelque chose à Vane. J’étais à des kilomètres d’eux, je cherchais ce que Charles préparait. Et puis je les ai entendus. Mes yeux virèrent de nouveau aux jaunes. L’épée de l’intrus était posée par terre, elle lui avait été confisquée. Je lâchais la main de Killian pour attraper rapidement l’arme et la lui mettre entre les mains.

- Les hommes de Vane sont juste là… Ils attendent pour monter à bord… Je les entends… chuchotai-je au jeune pirate.

Je me tournais de nouveau vers Charles… Son sourire s’élargit et il siffla. Il avait deviné que j’avais tout compris, maintenant il voulait mener sa mission à bien et aller jusqu’au bout de son projet. Ses hommes avaient dû attendre à l’écart, un peu plus loin dans des chaloupes pour ne pas se faire voir des hommes de Killian, au cas où leur capitaine ne reviendrait pas. Ils s’étaient ensuite rapprochés pour savoir si leur capitaine avait été pris, s’il était mort. Ils avaient attendu le signal ou la confirmation de la mort de leur chef pour intervenir. Des grappins d’abordage apparurent soudainement de part et d’autre du navire. Les hommes furent tous en alerte. Mon épée et mon pistolet étaient restés dans la cabine. Je n’avais pas d’autre choix. Tant pis. Restant auprès de Killian, je me transformai et me retrouvais sous ma forme de louve. Effectivement, mon garrot lui arrivait à peu près à la taille… Le moment n’était pas aux constatations mais il fallait défendre nos vies face aux ennemis qui arrivaient. Les hommes de Killian prirent tous leurs armes et accueillirent les nouveaux arrivants comme il se le devait. Je finis par m’éloigner de Killian pour prendre part à l’affrontement. Hors de question que je reste les pattes croisées à regarder ce qui se passait. Comme à mon habitude, j’attaquais à la gorge ou aux flancs de mes ennemis, serrant la mâchoire sur leur corps, sentant craquer leurs os sous mes crocs et le sang au goût de cuivre envahir ma gueule. J’étais toujours moi, j’étais bien Anne Bonny, la louve n’avait pas pris le dessus… Elle était simplement là pour me guider. J’avais l’impression que cette bataille durait une éternité, pourtant les hommes de Vane n’était pas aussi nombreux que les hommes de Killian, ils semblaient même moins expérimentés et moins bons épéistes. Mes crocs se refermèrent sur le cou d’un homme, lorsque je vis Killian dos à moi, et un homme de Charles qui s’approchait dangereusement de lui. Je lâchais alors ma victime pour sauter d’un bond sur celui qui voulait tuer Crochet. M’avait-il vue venir ? Quelqu’un l’avait-il prévenu ? Je n’en savais rien. Au moins, où j’étais sur le point de lui tomber dessus, il s’était retourné. Mes pattes avant s’étaient posées sur ses épaules, mes crocs étaient tout près de sa gorge sur le point de se refermer dessus lorsque je sentis la lame de son épée s’enfoncer juste sous mes côtes. Sans hésitation, j’ôtais la vie à celui qui m’avait poignardée avant de m’écraser de tout mon long sur lui.

Je restais couchée sur le pont, tout en essayant de me relever… La douleur était insupportable, m’empêchant à moitié de respirer. La bataille devait prendre fin maintenant, où j’y laisserai ma vie. Cependant, je savais que c’’était des choses qui arrivaient, et ça arrivait encore plus souvent chez les pirates. Pour une fois, c’était l’humaine qui prit le dessus. Je repris forme humaine, toujours allongée sur le parquet du pont. Je regardais ce qui se passait, couchée sur le côté… Attendant de savoir ce que le sort allait décider pour moi…
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Mar 17 Oct - 9:49

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Anne Bonny




Les explications remises à plus tard, il était temps que Vane paie pour ses actes.
Pourtant quelque chose clochait.
Il ne semblait pas avoir peur. Au contraire.
Si j’avais mis ça au début sur sa stupide fierté et son orgueil, là je commençais à douter.
La poignée de l’épée dans ma main et les paroles d’Anne me firent enfin ouvrir les yeux.

Je n’eus pas le temps de crier avant que Vane ne lance son signal. Réagissant alors je lançais à tous.

« AUX ARMES ! LES HOMMES DE VANE NOUS ATTAQUENT ! »

Instantanément, mon équipage venait de se réveiller. Trop tard à mon goût. Je ne comprenais pas comment les alliés de ce maudit lâche avaient pu ainsi approcher sans que les matelots de quart ne remarquent quoi que ce soit. Ce salaud avait bien fait diversion. Enfin tout cela serait vu plus tard, si nous nous en sortions.

Anne se changea, créant un flottement de quelques secondes  parmi les hommes et femmes sur mon navire.
Me reprenant, je hurlais.

« ELLE EST AVEC NOUS ! »

J’espérais sincèrement qu’elle saurait faire la différence entre les hommes de Vane et mon équipage. Misant sur sa facilité à reconnaître les odeurs.

Evitant une balle de mousquet, je me précipitais vers les grappins les plus proches et d’un coup bien placé, je coupais les cordes renvoyant à l’eau les pirates qui y étaient accrochés, écorchant malheureusement au passage le bastingage du Jolly Roger. Une dette de plus à accrocher au cou de Vane avant de le pendre à la proue de mon navire.

Le combat faisait rage.
Le sang coulait, l’odeur de poudre flottait dans l’air, les cris et le tintement des épées résonnaient en un chaos assourdissant.
Tout à parer avec mon crochet  et à placer mes coups, je n’avais le loisir de vérifier si tout se passait bien pour Anne.
Je ne pouvais qu’espérer.
Je venais de bloquer la lame d’un grand homme balafré et de traverser son corps de l’épée de son chef jusqu’à la garde quand un coup de pistolet vint faire éclater le bois du grand mat à quelques centimètres de mon visage. Me retournant, je vis le monstre qui avait déclenché tout ça, les yeux fous, une épée en main et me souriant.
Je n’avais qu’une envie, lui ôter ce maudit sourire de sa face ou lui en dessiner un autre bien plus sanglant au niveau de sa pomme d’Adam.

Jetant son arme à feu, de son index et son majeur, il désigna ses yeux puis dans ma direction.
Le message était clair. Entre nous deux il n’y aurait qu’un seul survivant ce soir.
Si je coupais la tête du serpent, le corps deviendrait inerte. Ses hommes abandonneraient.
En deux bonds je fus sur lui et nos lames s’entrechoquèrent. Encore et encore, créant çà et là quelques étincelles sous la fureur de nos attaques.
Tout en nerf, l’un et l’autre, nous étions de force et d’agilité égale, chacun la rage au ventre de défendre ce à quoi il tenait.
Au milieu de la confusion de la bataille qui se déroulait sur le pont, nous évitions les coups, les parions, les portions en une dance mortelle qui ne s’achèverait qu’avec la mise hors combat de l’un d’entre nous. Je me refusais d’être celui-là.

Soudain j’entendis le cri de Mariette, la cuisinière/infirmière du Jolly Roger. Me penchant brusquement en arrière je me soustrayais ainsi au balayage de la lame de Vane qui frôla mon nez sans pour autant le toucher. Mais ce qui avait glacé mon sang ce fut de voir la louve Anne s’effondrer derrière moi et reprendre sa forme humaine.

La rage décuplant mes forces, je parais le coup suivant de mon ennemi et le repoussait violemment avant que son épée entre mes mains ne trace une longue courbe qui ouvrit une fente profonde à son cou. Comme au ralenti j’avais vu le fer inciser la peau, le sang jaillir, ses yeux marqués de l’étonnement et de l’incompréhension. L’invincible, l’immortel Charles Vane était touché et grièvement. Il s’effondra à genoux alors que son fluide vital le fuyait telle une fontaine.

« ANNE ! »

Déjà, je m’étais retourné et précipité vers elle. Avec toute la douceur que l’urgence de l’instant imposait, je la retournais et la dégageais du corps de son agresseur mort. Sa blessure saignait abondamment, je fis pression de ma main sur elle pour stopper l’hémorragie. Mariette était déjà à mes côtés et prit le relais.
Un silence glacial s’était abattu sur le navire. Vane avait lâché son arme et incrédule se tenait la gorge comme s’il pouvait ainsi garder en lui la vie qui le quittait en longs flots rouges sombres pulsant au rythme de ses battements cardiaques.

« Regroupez-les près des tonneaux d’eau et lui laissez le crever là. »

Désarmé, fouillé pour éviter encore un mauvais tour de sa part, je le laissais à son sort et écartais les autres membres de mon équipage, ne pouvant couvrir le corps d’Anne tant que Mariette officiait.

M'agenouillant à ses côtés, dans son sang, je lui pris la main.

« Tiens bon. Ca va aller. »

Ma voix était grave. Je ne voulais pas que cela se termine ainsi. Elle ne méritait pas ça.

Mariette me fit un signe de la tête et un sourire. Elle allait s’en sortir.
Je la remerciais puis enveloppais le corps d'Anne dans ma cape avant de la soulever avec douceur et de la conduire à ma cabine.

« Si ce chien survit et s’enfuit, vous pourrez tous chercher un autre navire pour vous enrôler. »

J’étais furieux. Mon équipage le savait. Il ferait en sorte de remettre de l’ordre et de surveiller étroitement les prisonniers.
Aucun secours ne serait apporté à Vanes. S’il devait agoniser toute la nuit il en serait ainsi.

Une fois dans ma cabine, je l’installais aussi bien que je pu sur ma couche. Cette couche qui avait accueillis plus tôt nos ébats et qui là accueillais son corps blessé et affaibli.

Je la veillais ainsi une partie de la nuit. Après que Mariette se soit occupée des cas les plus graves, elle revint pour voir l’état de ses blessures. Anne n’ayant toujours pas reprit connaissance.

Assis sur une chaise, près du lit, tenant sa main, ce fut quand l’aurore pointa son nez à l’horizon, baignant la cabine d’une douce lumière orangée qu’elle sembla reprendre connaissance.

« Hey ! »

Je resserrais un peu plus mes doigts sur les siens.

« Je suis là. Tout va bien. Tu te sens comment ? »

Je ne devais ressembler à rien mais je n’avais pas voulu la quitter un instant, pas même pour boire un verre. Je ne voulais pas qu’en se réveillant elle ait l’impression d’être seule ou abandonnée.






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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Mar 17 Oct - 23:10

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J’étais à moitié allongée sur le pont du Jolly Roger, à moitié allongée sur ma victime à qui j’avais réussi à arracher la tête. C’était l’une de mes spécialités. Mais le coup de grâce que je lui avais portée avait eu raison de moi. Avant de se laisser emporter par la mort, il s’était retourné et il m’avait embrochée de son épée. En tombant, j’avais entendu le cri d’une femme. Ce cri semblait lointain, comme si la femme qui avait crié était loin. Au moment où mon corps heurta le sol, tout me semblait loin. A moins, que c’était moi qui était partie ailleurs ?
Je baignais presque dans mon sang chaud, impossible de me relever, la douleur sur le côté gauche de mon ventre était insupportable, mes pattes glissaient dans la marre de liquide rouge. Je ne parvenais pas à me hisser sur mes quatre pattes. Mes forces semblaient me quitter au fur et à mesure que je me vidais de mon sang. Affaiblie, la louve laissa place à l’humaine, me laissant dans un état d’une plus grande détresse encore, plus fragile que je ne l’étais sous ma forme animale.

J’essayais d’écouter, de regarde ce qui se passait, de savoir si cette bataille prendrait vite fin. J’observais le duel entre le capitaine Killian Jones et le capitaine Charles Vane, priant pour que la vainqueur soit le capitaine au crochet. L’autre pirate ne méritait pas de survivre, pas après tout ce qu’il avait fait, après tout ce qu’il avait voulu faire. Killian devait triompher… J’entendais le tintement de chaque coup d’épée, le choc de l’épée de Vane sur le crochet de son adversaire. Leurs souffles furieux résonnaient dans mes oreilles quand soudain, j’entendis enfin le bruit d’une lame pénétrer dans la chair humaine. Même si ma vue s’était embrumée de larme de douleur et de peur, je savais que c’était mon capitaine qui avait vaincu. Sa haute silhouette était reconnaissable par rapport à celle de notre ennemi commun. Je l’entendis alors hurler mon prénom. Il se précipita vers moi et avec le plus de délicatesse possible, il m’éloigna du corps encore chaud de ma dernière victime. Loin du corps sans vie que j’avais laissée, j’avais l’impression d’avoir froid à présent. Les mains chaudes de Killian sur ma plaie réveillaient une vive douleur dans mon abdomen, tout en me réconfortant. Je sentais la chaleur de ses doigts et de ses paumes, me prouvant ainsi je n’étais pas encore morte. Pas encore Chuchota une voix dans ma tête.

Doucement, il me laissa aux mains d’une jeune femme… Sans doute était-elle le médecin à bord. Que pouvais-je faire ? Je ne pouvais pas protester. Et il ne m’aurait pas laissée à la merci de mains peu expertes. Elle devait savoir ce qu’elle faisait. Du moins, je l’espérais. Essayant de ne pas porter toute mon attention sur la jeune Mariette qui s’occupait de me soigner au mieux, m’arrachant parfois un gémissement de douleur, je tournais la tête vers le corps du capitaine ennemi. Il agonisait lui aussi. Sa respiration était saccadée, il était laissé pour mort sur le pont, éloigné de ses derniers matelots encore vivants. Il allait mourir seul, comme un rat. Il ne méritait pas mieux. Alors que je pensais à la solitude de mon ennemi, la main Killian se glissa dans la mienne. Malgré son ton grave, il voulu me rassurer, me chuchotant que ça irait, que je m’en sortirais. Je refermai mes doigts sur les siens comme je le pouvais. Sa main était toujours aussi chaude…

- Reste avec moi… Le suppliai-je dans un murmure.

Je ne voulais pas mourir seule comme allait mourir Charles. Je savais ce que c’était que de se retrouver seule face à la mort. La première fois que j’avais été abordée par des pirates, je n’étais qu’une jeune bourgeoise et j’avais été la seule survivante. J’avais été toute seule, et j’aurais aimé passer l’arme à gauche à ce moment là. Ça avait été le pire jour de toute ma vie, je ne voulais plus jamais revivre ça. Jamais. Les soins terminés, Killian posa sa cape sur moi, avant de me prendre dans ses bras, m’offrant ainsi un peu de sa chaleur.
Malgré la colère qui émanait de lui, il se montra d’une grande douceur et d’une grande tendresse envers moi, prenant soin de me faire le moins mal possible, de ne pas me faire bouger plus que nécessaire. La tête contre son épaule, je fermais les yeux  écoutant la régularité de sa respiration et des battements de son cœur. C’était une douce mélodie à mes oreilles, une mélodie qui m’éloignait des tintements des épées, des  balles des mousquets qui partaient. Son odeur sucrée que j’aimais tant était difficile à trouver sous l’odeur amer du sang et l’odeur de sueur, mais je parvins à la dénicher, ce qui offrait à mon cœur, le réconfort dont il avait besoin.

Avant même d’atteindre la cabine, je m’étais endormie de fatigue…


~*~


- Maman ?

J’ouvris les yeux. Et je vis ma charmante petite tête brune devant moi. M’éveillant dans la douceur d’un sourire familier, je me réveillais de bonne humeur, plus apaisée que je ne l’avais jamais été. Avec tendresse, je pris William dans mes bras pour le prendre sur mes genoux tout en m’asseyant contre la tête de lit. Il était si beau avec ses yeux chocolat qu’il avait hérités de moi, pour le reste, il le tenait de son père. Quoi qu’il en soit, il était mon petit garçon, et je l’aimais plus que tout.

- Maman doit se réveiller. Me chuchota-t-il.
- Quoi ?
- Maman doit partir…

Pourquoi voulait-il que je parte ? Ma place était auprès de lui et nulle part ailleurs… Le gardant contre moi, je réfléchis à ses paroles. Avec de violents flashs, sa mort me revint en mémoire, tout comme la mort du capitaine Flint, ma vie dans la piraterie, la mort de Jack, ma rencontre avec Killian, l’attaque de Vane, ma blessure. Mon étreinte autour de mon fils se resserra. Non, je n’avais pas envie de repartir, je me sentais si bien ici. Avec lui…

- Maman n’a pas envie de repartir… Maman veut rester avec toi…
- Non maman… Maman doit se réveiller. William attendra maman…

Non, pas encore… je ne pouvais pas le laisser encore une fois. Je voulais rester avec lui, encore un petit peu. Quelques instants pour profiter de sa présence qui me manquait tant. Malgré les années qui s’étaient écoulées, il occupait toujours une grande partie de mes pensées. Je passais un long moment silencieux avec lui, il était simplement blotti contre ma poitrine, il jouait avec mes longs cheveux bruns, souriant, il était mon petit ange. J’aurais pu passer des heures avec lui dans mes bras paisible silence.

- Maman t’aime tellement mon chéri.
- Je sais… Je t’aime aussi… Réveille-toi maintenant, s’il te plait.

Je l’embrassais une dernière fois sur le front, versant quelques larmes de chagrin. Je lui caressais délicatement la joue avant de fermer les yeux en sachant que je le quittais une nouvelle fois.



~*~


Je rouvris difficilement les yeux, une douleur me saisissant dans le ventre. Loin de l’apaisement que j’avais ressenti, je me sentais perdue… Les odeurs me rappelèrent que j’étais sur le Jolly Roger, dans la cabine de Killian. La voix de ce dernier se fit alors attendre dans de petites salutations. Je sentis la pression de sa main sur la mienne, me ramenant pour de bon dans le monde des vivants, me ramenant auprès de lui. Je parvins à lui faire un petit sourire pour lui dire bonjour. D’une voix douce, il me dit qu’il était là, que tout allait bien. Il voulut savoir comment j’allais. La question déclencha une vive réaction de ma part. Réaction que je ne comprenais qu’à moitié. Les larmes que j’avais laissée couler dans mon rêve, revinrent glisser sur mes joues. Une partie de moi était soulagée d’être en vie, d’être encore de ce monde ; mais une autre partie de moi, plus infime peut-être, aurait préféré rester là bas, loin de mes chagrins, loin de mes besoins de vengeances, loin de ma solitude…

Telle une enfant qui avait fait un mauvais rêve, je tendis les bras vers le capitaine du navire pour lui réclamer du réconfort. A cet instant, je laissais tomber toutes les barrières qui pouvaient exister entre nous, dévoilant toute ma faiblesse et toute ma vulnérabilité à Killian. Je n’étais pas le capitaine Anne Bonny ou la louve, mais j’étais jute Anne Bonny, celle qui se cache derrière ses grands airs et son autorité pour cacher ses failles. J’étais humaine comme tout le monde, et il m’arrivait de lâcher prise, de ne plus avoir envie de faire semblant ou tout bonnement de plus y arriver…

- Ne me laisse pas… Je t’en supplie…

J’avais déjà trop perdu pour le perdre lui aussi. Je ne voulais pas le voir partir à cause de mes secrets, je ne voulais pas le voir disparaitre lors d’une bataille, je ne voulais pas le perdre comme j’avais perdu tous ceux auxquels je tenais. Non, je ne l’aimais pas comme on pouvait aimer avec un grand A, mais mon cœur s’était attaché à lui. Nous avions partagé bien plus qu’un lit ensemble, nous avions passé certes du bon temps, mais nous avions aussi appris à nous connaitre, nous avions bravé un ennemi ensemble, nous avions parlé, et nous nous sommes confiés l’un à l’autre… Il faisait parti de mon existence.

- J’ai besoin de toi…
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Ven 20 Oct - 21:55

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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J’avais cru la perdre.
J’avais cru revivre le moment atroce ou Milah était morte entre mes bras.
Je ne voulais pas revivre ça.

Que se passait-il ? Comment était-il possible que je m’attache autant à elle alors que je ne l’avais rencontré qu’il y a quelques heures ?

Il existe de ces gens qui ont une résonnance en nous. Comme des âmes sœurs, sœur de cœur, frère d’âme. Elle en faisait partie.
Emma aussi m’avait fait cet effet-là. Même si parfois j’essayais de me convaincre qu’elle n’était qu’un rêve.  Car autrement comment ne pas devenir fou ? Sachant qu’elle était probablement repartie pour Boston et moi dans ce monde qu’elle considérait comme imaginaire.

Durant son sommeil, je l’avais vu s’agiter. Ses paupières frémir, les rides du lion se creuser, ses lèvres se crisper. Je n’avais pas lâché sa main pour lui apporter le réconfort que je pouvais.

La voyant se réveiller difficilement, je me mordillais la lèvre inférieure, devant son visage crispé sous la douleur. J’étais réellement inquiet.
Ses larmes étaient insupportables. Face à ses bras tendus je l’enlaçais pour la réconforter.

« Ca va aller. Ne t’inquiète pas. Je suis là. Je ne t’abandonnerai pas. »


Elle n’était plus ni louve, ni amante, ni pirate. Elle était une petite sœur que je voulais protéger. Que je voulais chérir. Je l’attirais à moi et guidait son visage contre mon épaule puis la berçais doucement. Comme l’on bercerait une enfant. Laissant la chemise que j’avais remise durant son sommeil boire ses larmes, je caressais doucement sa tête de ma main valide.

Je restais ainsi durant de longues minutes, puis l’écartais légèrement avec délicatesse.
La replaçant sur le lit, je murmurais avec un sourire.

« Je vais demander à Mariette qui est notre médecin de bord de vérifier ta blessure. Pendant ce temps je vais te faire préparer un bouillon chaud pour te requinquer. A moins que tu ne préfères manger quelque chose de plus copieux, ou un grog ? »

Je voulais qu’elle retrouve vite ses forces. Son état d’avant.
Je ne m’étais pas encore occupé des hommes de Vane. Lui avait agonisé durant de longues minutes et là son cadavre refroidissait sur le pont sous le  regard  de son équipage.
Il ne fallait pas choisir le mauvais camp. Maintenant il était trop tard. Je n’aurai pas de pitié et puisque la garde du port n’avait pas été capable de faire son travail en conservant ce chien dans sa cage, je ne leur confierai pas ses hommes. Je ferai justice moi-même.
Comme je l’avais dit, j’étais seul maître à bord et ce soir le sang avait coulé contre mon gré, avant le matin, ils seraient tous embarqués sur le navire de Vane et tous tués avant que le feu ne fasse couler son bateau. Tous les cadavres disparaîtraient dans les eaux noires du port.

« Je reviens de suite. »


Remontant le drap sur son corps, je passais la tête par la porte de ma cabine pour faire aller chercher Mariette puis j’attendais qu’elle soit aux côtés d’Anne à la soigner avant d’aller nous chercher de quoi nous ravitailler et donner les ordres nécessaires pour que soit exécutée ma sentence.

Revenant avec de quoi boire chaud, je déposais le tout sur le coffre au pied de mon lit puis je remerciais Mariette qui s’éclipsa pour nous laisser seuls.

« Vane est mort et son équipage va le suivre dans les eaux du port. »


Je voulais qu’elle sache qu’elle n’aurait plus rien à craindre de lui.

Lui laissant ma couche j’approchais la chaise qui m’avait accueilli durant son sommeil et lui repris la main. Elevant ses doigts à mes lèvres j’y déposais un baiser.

« Sois certaine d’être ici en sécurité. »

L’ironie de mes paroles me frappa. Une heure auparavant, je pensais également être en sécurité et pourtant ce bâtard avait rampé jusqu’à ma fenêtre et avait failli nous tuer.
Ca me faisait penser que l’égratignure à mon bras avait séchée sans être soignée. Ce n’était pourtant rien face aux blessures de certains de mes hommes et femmes d’équipage. Mariette dormirait peu cette nuit.

« Veux-tu boire un peu ? »


Je la regardais avec tendresse.
Qu’elle soit louve ne me faisait pas peur. Je lui faisais confiance. Elle avait failli mourir en me sauvant la vie. Je ne l’avais pas vu car je lui tournais le dos mais des membres de mon équipage me l’avait signalé.






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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Ven 20 Oct - 23:57

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Partir et ne jamais revenir… Rester là bas avec William. Terminé la vengeance, terminé la tristesse, terminé la souffrance. Je pouvais choisir de rester dans cet endroit avec mon fils, à le choyer comme j’avais toujours voulu le faire. Nous pourrions passer des journées à jouer ensemble, à regarder les nuages ou les étoiles, à se raconter des histoires.  Sauf qu’il me pressait de partir. Ma place n’était pas ici, pas encore en tout cas. J’aurais tellement aimé le garder contre moi, rester avec lui ou l’emmener avec moi. Malheureusement, c’était impossible et on devait m’attendre de l’autre côté… Cependant, je choisis de rester encore un long moment avec lui pour l’avoir dans mes bras, contre moi, à lui dire et redire que je l’aimais, à l’écouter me dire qu’il m’aimait en retour. J’aurais tant aimé que cet instant dure pour toujours. William répétait que je devais me réveiller. Peut-être savait-il plus de choses que moi en ces lieux, alors je choisis de lui obéir. J'avais en plus l'impression d'avoir quelque chose dans la main, me rappelant que je devais en effet rentrer, qu'on m'attendant...

Le retour à la dure réalité était bien douloureux. J’avais encore affreusement mal sous les côtes, et je n’étais pas chez moi. Il me fallut un petit instant pour reconnaitre le navire de Killian. Il dût se manifester pour que je remarque sa présence, alors que sa main était la mienne. C'était lui qui m'appelait, alors que j'étais ailleurs.
Le matelot de Vane ne m’avait pas loupée, même si je pouvais constater que j’avais eu énormément de chance d’être encore là. Un coup un peu plus haut, et il aurait eu mon poumon gauche. Je me serais alors noyée dans mon sang… Heureusement, il n’en était rien, et je serais bientôt sur pieds. Cependant, même si je pouvais affirmer que j’allais très vite guérir, je ne me portais pas très bien. Physiquement, il était évident que j’avais connu des jours meilleurs. Moralement, être hantée par les fantômes de mon passé me retournait complètement. Je me retrouvais partagée entre le sentiment de soulagement d’avoir la vie sauve, et la volonté de rejoindre ceux qui m’avaient quittée. Mon fils me manquait, je ne pouvais le nier. Pourtant, je ne devais pas vivre dans le passé, il fallait aller de l’avant. J’essayais de le faire chaque jour.
Submergée par la fatigue, la douleur et les tourments de mon esprit, je me mis à pleurer comme une enfant, à réclamer le réconfort d’un frère que j’aimais tant.

Tel un frère attentionné, il me prit dans ses bras, chuchotant des paroles réconfortes à mon oreille, répondant à ma détresse en m’affirmant qu’il ne m’abandonnerait pas. Avec toute la délicatesse du monde, il m’attira contre lui, me laissant pleurer sur son épaule. Versant mes larmes contre lui, il me berçait doucement, caressant mes longs cheveux silencieusement. Il avait dit ce qu’il fallait, il faisait ce dont j’avais besoin. Je voulais sentir sa présence auprès de moi, être persuadée que je ne le perdrais pas comme j’avais perdu les autres personnes que j’avais aimées. Fermant les yeux, je me laissais aller contre lui, retrouvant le son de sa respiration et de son cœur. Je me concentrais sur ces rythmes réguliers, ainsi que sur ses caresses. Doucement, je me calmais, cessant ainsi de pleurer. Il me garda encore un instant contre lui avant qu’il ne m’écarte délicatement. Il me rallongea correctement sur la couche avant de m’expliquer qu’il voulait faire venir son médecin et aller me chercher à manger.

- Un bouillon chaud devrait suffire pour le moment. Merci. Répondis-je avec un petit sourire.

Un repas plus copieux ne passerait sans doute pas, et je ne raffolais pas de grogs… Je n’étais pas persuadée que quelqu’un puisse en raffoler d’une certaine façon. En tout cas, je n’avais eu le droit à une recette appréciable jusqu’à aujourd’hui. Et un simple bouillon ferait parfaitement l’affaire pour cette fois. Je mangerais mieux une fois un peu remise.
Je laissais ensuite Killian sortir alors que Mariette fit son entrée dans la cabine. Elle avait cet air doux et réconfortant. Les hommes devaient se laisser soigner et lui faire confiance, la jeune femme avait tout pour inspirer une certaine sérénité et beaucoup de douceur. Lorsqu’elle m’avait soignée la première fois, je n’avais pas pu la regarder avec attention, maintenant que je le pouvais, je la détaillais avec minutie.  Elle ne m’inspirait que des bonnes choses, ce fut donc naturellement que je me laissais examinée et soignée. Je regrettais amèrement mes petites blessures que le capitaine avait soignées plus tôt dans la soirée : une petite égratignure à la joue, une coupure au bras à désinfecter, l’histoire était terminé. Là, l’infirmière devait retirer le pansement, nettoyer la blessure, pour ensuite poser un nouveau bandage, m’arrachant de temps à autre un gémissement de douleur. Elle pouvait être la plus délicate possible, elle ne pouvait faire autrement. Même si la plaie n’était pas aussi grave qu’elle en avait l’air, elle restait assez profonde… Ce qui méritait pas mal de soins. Pour mon plus grand désespoir.

Au même moment où Mariette me recouchait sur le lit, Killian refit son entrée. Il remercia le médecin de bord qui se retira rapidement, me laissant ainsi seule avec son capitaine. Je me tournais alors vers le pirate qui m’annonça que Charles Vane était mort, le peu de survivants allaient finir dans les eaux du port. Je ne doutais pas un seul instant qu’il ferait le nécessaire. Je le savais furieux de cette histoire, il voulait que les torts soient réparés, il souhaitait sans doute se venger, ce que je comprenais parfaitement. Il vint s’asseoir à côté du lit pour me prendre la main et y déposer un baiser, me faisant ainsi sourire sincèrement.
En ce qui concernait la sécurité à bord, maintenant que notre ennemi était mort, je le croyais. Il fallait quand même avouer qu’il y avait quelques heures, le mot « sécurité » n’était pas le terme que j’aurais employé pour définir le Jolly Roger… Personne ne pouvait prévoir ce qui allait arriver, ce n’était la faute de personne. Si, c’était celle de Vane et il l’avait payé très cher.

- Je suis soulagée de le savoir mort… Il ne méritait pas mieux. Ni lui, ni son équipage. Je te remercie pour tout.

Il avait pris soin de moi, et faisait tout ce qu’il pouvait pour m’aider. Ça me touchait énormément, et je ne savais pas comment lui montrer toute ma gratitude. Je finirais par trouver. Pour commencer, je voulais soigner sa plaie que je n’avais pas oubliée. Mariette prit son temps pour panser ma blessure, et était sans doute occupée par les autres blessés à présent. Alors je me devais de soigner son capitaine. Ce dernier me coupa dans mes réflexions, me demandant si je voulais boire. Son regard était plein de tendresse. Je lui souris une nouvelle fois.

- Je veux bien. Mais avant, laisse moi soigner ta coupure… ça ne prendra qu’un instant… ça sera comme un petit tour de magie. Surprenant, mais très efficace pour faire disparaitre les bobos. Dis-je sur un petit ton amusé.

J’avais toujours mal, mais ce n’était pas une raison pour me morfondre et rester au fond du lit. Prendre soin de lui ne me couterait pas beaucoup d’effort et je le lui devais bien. En faisant attention, je me redressais pour m’asseoir, serrant légèrement les dents pour ne pas geindre sous la douleur. Je tendis la main à Killian pour l’inviter à s’asseoir sur la couche, juste à côté de moi. Lorsqu’il fut installé, je déboutonnais délicatement sa chemise pour examiner la blessure sur son épaule droite. Elle n’était vraiment pas grave, mais elle pouvait laisser une vilaine cicatrice si on ne s’en occupait pas. Je déposais un délicat baiser sur la marque que la bataille avait laissée sur le corps du jeune homme.

- Je t’avais dit que je m’occuperai de toi… Et je tiens mes promesses.

Levant doucement mon regard vers lui, je fis volontairement apparaitre mes yeux de louve. Il n’avait pas peur. Il n’avait jamais été effrayé par moi, même quand j’avais changé d’apparence juste à côté de lui. Ça me rassurait de savoir qu’il ne me craignait pas et qu’il m’acceptait comme j’étais. Calmement, je me repenchais sur sa blessure, cette fois, j’y passais ma langue… C’était certes étrange, mais ma bave de louve guérissait toutes les blessures. Prenant un peu de recule, je regardais la coupure disparaitre doucement. C’était comme si elle n’avait jamais existé. Mes yeux reprirent leur couleur habituelle.

- Voila… Encore quelque chose d’étrange à mon sujet… Toujours en confiance ?

Un petit rire m’échappa, me faisant en même temps grimacer de douleur. Mais ça me faisait du bien de sourire, de rire quand même. Je m’éloignais doucement du mauvais temps de la soirée. ça ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir, une aventure parmi tant d’autres. Tout ça serait fini et derrière moi.

- Je veux bien boire quelque chose maintenant, s’il te plait.

Le goût du sang n’était pas très agréable, et j’imagine que j’avais besoin de force pour guérir plus vite. En plus, Killian ne me laisserait sans doute pas l’estomac vide très longtemps… J’avais l’impression de le connaître depuis longtemps, et quelque chose me disait qu’il veillerait à ce que je prenne soin de moi. Ce que je ne faisais pas toujours, faisant passer les aventures, les abordages, mon équipage avant moi… Ce qui me jouait parfois quelques mauvais tours.

- Et toi… ? Comment te sens-tu ? Tu n’es pas trop fatigué ?

On avait fait que parler de moi, il ne faisait que de s’inquiéter pour moi. Je désirais savoir comment il se portait également…
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Killian Jones

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 22 Oct - 7:22

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Le bouillon chaud attendait au pied du lit.
Nous avions déjà mangé à l’auberge dans la soirée et avec sa blessure au ventre, il était inutile de solliciter son estomac ou ses muscles. Je pensais qu’elle avait essentiellement besoin de repos.

Moi aussi j’étais soulagé que Vane ne soit plus un problème. J’avais pris la bonne décision pour lui et son équipage. En garder un seul en vie aurait été source de soucis ultérieurement.
Pour le suivre ainsi dans le port et attaquer un navire au nez de la milice et avec son équipage à bord, il fallait un engagement à la vie à la mort, il en avait été ainsi.

La voir sourire me rassurait. Je caressais doucement son visage.
Je n’étais pas trop pour qu’elle fasse des efforts pour soigner ma blessure, pourtant, sentant qu’elle en avait besoin, je la laissais faire.
Ce fut magique. Je la regardais étonné.
J’avais sentis un petit fourmillement ou picotement, alors que sa langue glissait sur ma plaie et puis plus rien. Vraiment plus rien. Plus de cicatrice, plus de douleur, plus rien.

« Tu ne peux pas te guérir toi-même ? Si je prends un tissu et que j’applique ta salive sur ta blessure, tu guérirais ? »


Tout ce qui pouvait la soigner, l’aider, était bon à prendre.
Je n’avais même pas besoin de répondre à sa question, les miennes prouvaient que je lui faisais entièrement confiance.
Si elle pouvait guérir plus vite grâce à son don, je me ferai un plaisir de lui appliquer avec toute la délicatesse possible ce fluide qui lui rendrait santé et vitalité.

A sa demande, je me levais pour aller prendre le bol et, cuillère après cuillère, je lui fis avaler une partie de la soupe chaude.

« A mon tour maintenant de prendre soin de toi. »

Je faisais attention que cela ne soit pas trop chaud. D’une serviette apportée avec le bol, j’essuyais la commissure de ses lèvres avec douceur.
Lorsqu’elle en eu assez, je reposais le tout sur la table et revint à ses côtés.

« Moi je vais bien. Mais je veux que tu te reposes. »


Ma couche était assez large pour deux, aussi ôtant ma cape et mes bottes, je m’allongeais auprès d’elle pour la prendre dans mes bras, pour lui communiquer ma chaleur et un peu je l’espérai de ma force.

« Ne t’inquiètes pas, nous n’allons rien faire. Je veux juste être contre toi. »


Je l’installais le plus confortablement possible, sa tête lové contre le creux de mon épaule. Je lissais doucement sa chevelure sauvage.

« Tu peux t’endormir. Je serai là demain matin. Tu as besoin de repos. »

J’avais confiance en mon équipage. L’affaire Vane serait réglée cette nuit définitivement.
Une belle flambée. Déjà quelques membres de mon équipage avaient été en ville, sur le quai pour raconter qu’ils avaient vu Charles Vane remonter ivre mort sur son propre bateau et se battre avec l’équipage avant de faire tomber une lampe tempête sur la réserve de rhum du navire.
Touché, coulé. L’affaire serait vite close. Et puis dans ce port, ils n’aimaient pas les vagues. Ils laissaient les pirates s’entretuer et faire leurs comptes tant que cela ne dérangeait pas leur tranquillité.
Vane avait été une épine. Il s’était souvent fait remarqué par son caractère odieux et personne ne le regretterait.

« Lorsque tu te réveilleras, je te ferai préparer un bain chaud ici. »


Il y avait dans la cale une baignoire que j’avais offerte à Milah et qui servait désormais à contenir les objets fragiles. Il me suffirait d’un ordre et le temps qu’ils fassent chauffer l’eau, d’autres la nettoieraient pour qu’elle puisse être montée dans ma cabinet et nous servir.

« Dors, ma douce, ma belle Anne. N’aie crainte. Je veille sur toi. »

Remontant la couverture, je nous couvris pour ne pas qu’elle prenne froid.
J’étais également fatigué, mais je voulais attendre d’entendre son souffle régulier et calme avant de m’autoriser à fermer les yeux.


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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Dim 22 Oct - 12:00

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Un petit tour de magie, et la blessure de Killian n’était plus. C’était un don très utile sur un navire pirate que de pouvoir soigner les plaies, ça limitait un grand nombre de perte, et c’était beaucoup moins douloureux que de désinfecter et de recoudre. Malgré tout, on ne se servait de ce pouvoir qu’en cas d’extrême urgence, ou si j’en avais envie, comme dans le cas présent. Je lui avais promis que je le soignerais, je me devais de le faire. C’était aussi une façon de lui dévoiler quelques uns de mes secrets. Je voulais qu’il me connaisse réellement, qu’il sache qui je suis sans aucune barrière, sans aucun mensonge. J’avais totalement confiance en lui, et c’était la raison pour laquelle je souhaitais être réellement moi en sa compagnie. Malgré son étonnement, il avait toujours l’air bien en ma présence. C’était une agréable surprise pour lui. Sa question me fit sourire.

- On pourrait faire ça, mais il faudrait que je me change totalement en louve pour avoir de la pure salive de louve, la blessure est plus profonde, elle mérite un peu plus de soin. On fait ça après avoir mangé ?

Autant essayer de prendre un peu de force avant d’essayer de reprendre ma forme de louve. Ça ne demandait pas beaucoup d’effort, mais ça réclamait tout de même une certaine énergie que je n’étais pas encore sûre d’avoir. Mais après avoir mangé, je ne doutais pas que je pourrais le faire. J’avais tout intérêt à le faire, ainsi le lendemain, je serais entièrement guéri et tout ne serait plus qu’un mauvais souvenir que je pourrais oublier.
Calmement, il se leva pour aller chercher le bouillon qu’il avait fait préparer. Il prit soin de me faire manger à mon rythme tout en surveillant la température de la soupe pour éviter que je me brûle. On aurait dit un frère et une sœur ensemble. Si le repas réchauffait mon corps, la présence du pirate réchauffait mon cœur. J’étais réellement heureuse de l’avoir rencontré, et de l’avoir dans ma vie.
Lorsque le repas fut terminé, il essuya délicatement mes lèvres. Je n’avais plus faim, même si mon bol n’était pas terminé. C’était amplement suffisant. Il m’assura ensuite qu’il allait bien, mais il voulait que je me repose.

- Avant, occupons-nous de cette blessure… ça ira, je sais que je peux le faire. Lui assurai-je avec un sourire confiant.

En aussi peu de temps qu’il faut pour le dire, je me transformais en louve. J’occupais une bonne partie du lit. On aurait presque pu me comparer à une grosse peluche posée sur  un lit, une énorme louve aux gros poils de nounours noirs. Comme il avait proposé, il vint recueillir ma salive avec un morceau de tissu. Je bavais dessus, c’était d’une grande élégance… Enfin soit, il fallait bien faire quelque chose pour soigner cette blessure, et puis, les pirates n’étaient pas réputés pour être élégants et raffinés. Je ne dérogeais pas réellement à la règle, et j’étais un animal sauvage non ? J’avais le droit de baver si ça me faisait plaisir. Là, ça se révélait en plus utile.
Lorsque le tissu fut imbibé de salive, je retrouvais ma forme humaine. Je retirais soigneusement le pansement que Mariette avait posé et nous nous appliquions à soigner ma plaie grâce à la bave que nous avions récupérée. Je ressentis l’agréable sensation de picotement au niveau de mon ventre, indiquant que ça faisait effet et que je guérirais bien vite.

- Demain, je n’aurais plus rien. Ça sera terminé, cet événement sera derrière nous.

On n’en parlerait plus, ou simplement comme un souvenir lointain où on s’en serait bien sorti. S’il le désirait, au petit matin, je pourrais même m’occuper de ses grands blessés, ainsi pour eux aussi tout ne serait plus que du passé. Je lui en parlerai demain.
Killian retira sa cape et ses bottes pour venir s’allonger près de moi en me prenant dans ses bras. Je me blottis contre lui, profitant de nouveau de sa chaleur et de sa présence. Il me demanda ensuite de ne pas m’inquiéter, qu’il ne voulait rien faire, il souhaitait simplement m’avoir près de lui. Ça remarque me fit légèrement rire.

- Je ne pensais pas un instant que tu voulais poursuivre ce que nous avions commencé avant tout ça. Même si je dois avouer que je suis déçue de ne pas avoir pu te montrer l’étendue de mes talents.

Nous nous installâmes confortablement l’un contre l’autre, ma tête sur son épaule, ses doigts caressant mes cheveux. Je commençais déjà à fermer les yeux. Il m’assura alors que je pouvais m’endormir, qu’il serait là le matin, répétant une nouvelle fois que j’avais besoin de me reposer. Ce n’était pas moi qui allait le contrarié. Mon corps et mon esprit me criaient que j’avais besoin de dormir. Je me lassais alors aller complètement contre Killian, écoutant ses douces paroles. Le lendemain matin, j’aurais le droit à un bain chaud, ce qui n’était pas de refus. Il me répéta ensuite de dormir, murmurant quelques mots doux qui me firent sourire et qui me firent plaisir.

- Promets-moi de te reposer aussi.

Vane n’était plus là, il pouvait se permettre de dormir également. Nous avions tous besoin de repos. Le duel qu’il avait mené contre Charles avait dû le fatiguer également, nous étions tous humains, il fallait qu’il se repose. Il remontant la couverture sur nous, je me blottis contre lui et me laissais aller dans les bras de Morphée, il ne me fallut pas beaucoup de temps pour m’endormir. J’avais trouvé le sommeil le nez plongé dans l’odeur sucré du pirate, les oreilles bercées par son souffle. Je n’avais besoin de rien de plus pour trouver une paisible nuit de sommeil.

C’était une nuit sans rêve, personne ne me disait de rester ou de partir. Ce fut la lumière du jour qui me tira de mon repos. J’ouvris doucement les yeux, encore ensommeillée. Il avait l’air d’être encore tôt, alors je retournais enfouir mon visage contre le torse de Killian et tirais la couette sur mon visage. Comme promis, il était là à mon réveil. Je n’avais pas vérifié si lui s’était réveillé, mais il était là. J’écoutais alors sa respiration, malgré sa régularité et son calme, je ne doutais pas de son réveil. Je ressortis alors la tête de la couverture avec un sourire dessiner sur les lèvres.

- Bonjour. Dis-je .

Je me sentais beaucoup mieux, je n’avais plus mal et malgré l’heure matinale, je m’étais très bien reposée. Sans doute ferais-je encore un peu attention pendant les premières heures de ce jour, mais j’allais bien, j’étais en forme. Comme je l’avais espéré, les mauvais événements de la veille faisaient parti du passé. La mort de Vane et de son équipage supprimaient toutes éventualités de représailles, tout  était terminé. Pour mon plus grand plaisir.

- Comment vas-tu ? Tu as pu te reposer un peu ?

J’espérais qu’il n’avait pas passé toute la nuit à veiller sur moi, et qu’il avait aussi pu dormir. Je lui caressai délicatement la joue, reconnaissante pour tout ce qu’il avait fait pour moi, pour tous les soins qu’il m’avait prodigués.

- Je te remercie du fond du cœur pout ce que tu as fait, pour ta compréhension envers moi et surtout, pour la confiance que tu m’accordes.

Je déposais alors un délicat baiser sur ses lèvres en guise de remerciement.
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones   Ven 27 Oct - 11:14

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La voir se transformer ainsi était grisant. Excitant. C’était merveilleux.
Je suppose que je suis un être à part. D’autres se seraient enfuis, auraient eu peur, auraient tentés de la tuer. Je ne voyais pas en elle un monstre, au contraire. Je voyais cette beauté pure, sauvage. C’est ce qui la différenciait des autres femmes, des autres humains.
J’imaginais que cela devait être merveilleux d’être dans la peau d’un loup. Ce sentiment de liberté, de force.  Je ne pouvais qu’imaginer mais mon admiration se lisait dans mon regard.

Prenant un morceau de tissu propre, je recueillis le fluide puissant qui m’avait guéri et qui ferait bientôt de même pour elle. Si j’avais eu  ma seconde main je l’aurai caressée en même temps, pour l’apaiser, pour lui faire sentir que j’étais là. A ses côtés.
De mon crochet je ne pouvais pas.
Récolter sa bave ne me paraissait pas le moins du monde dégoûtant car je voyais le remède et non la substance d’origine.

Lorsqu’elle eut repris sa forme humaine, avec toute la douceur possible, je l’appliquai sur son ventre là où la blessure était profonde et pareillement j’eu le plaisir de voir s’atténuer la vilaine balafre. Une guérison magique qui  le lendemain serait parfaite.

A ses regrets de n’avoir pu me montrer l’étendue de ses talents, je lui fis un bisou sur le nez et murmurais

« Pas de soucis, nous pourrons poursuivre ça plus tard. »


J’aimais sentir son corps chaud contre le mien.
Sensation agréable de douceur, de plaisir, de bien-être.
Sans y croire vraiment, je lui promis de me reposer, mais le sommeil, ce traître, m’attira dans ses filets et je sombrais bien plus vite que je ne l’aurai voulu.

Une voix douce et envoûtante me tira de cet état cotonneux. Souriant, je m’étirai dans le lit tel un chat, les bras au-dessus de moi et le dos creusé.

« Je vais merveilleusement bien, et toi ? Totalement guérie ? »

Je n’oubliais pas sa promesse. Elle m’avait dit qu’au petit matin elle n’aurait plus rien. Nous étions au petit matin. Je voulais qu’elle n’ait plus rien.

Son baiser fut suivit du mien. Je savourais le goût de ses lèvres, sa douceur, son parfum corporel.
Ecartant une mèche de ses cheveux, sans sur l’instant changer de position, je lui souris encore.

« Ma confiance, tu l’as gagnée et saches que vous n’êtes pas nombreux à l’avoir. »


En vérité les personnes en qui j’avais confiance, et encore une confiance toute relative, se comptaient sur les doigts d’une main.
Je l’embrassais de nouveau avant de me lever et de soulever la couverture.
Je la replaçais sur ses épaules et enfilais mon pantalon.

« Reste ici, je vais faire monter la baignoire. »

Mes bottes mises, je revins vers elle pour déposer un baiser sur son nez et caresser son visage de dos de ma main.

« Tu es magnifique. Reposes toi encore un peu. A tout de suite. »


Rapidement, je montais sur le pont donner mes ordres.
Tout avait été nettoyé, il ne restait plus une goutte de sang.
Mariette qui était venue me proposer de nettoyer les plaies d’Anne fut surprise de ma réponse. Non. Elle n’en avait vraiment plus besoin.

Un bon petit déjeuner dans un panier et je revins dans ma cabine.

Ils étaient déjà en train de nettoyer le baquet destiné à se baigner et à faire chauffer l’eau.
La police du port était déjà venue à bord, mais le quartier maître avait fait son travail et leur avait donné toutes les indications nécessaires pour ne pas qu’ils viennent nous déranger.

Revenant dans la cabine, j’y déposais sur la table qui me servait en temps ordinaire à étudier les cartes et à prévoir les itinéraires du Jolly Roger le panier et en sorti un pain chaud et de la confiture ainsi que du lait chaud et une tisane.

« Mariette dit que cela te remettra sur pied. »


Il y avait eu quelques messes basses à son sujet sur mon passage, mais d’un regard j’avais calmé les esprits. Tous savaient que mes décisions étaient la loi sur ce navire et même si certains avaient peur de ce qu’elle était, le fait que je lui fasse assez confiance pour la laisser encore partager ma cabine, voire ma couche, suffisait largement à leur faire comprendre que je n’autoriserai aucune parole ou geste déplacé à son égard.
Je l’avais présenté comme ma sœur. Une sœur un peu particulière. Une sœur incestueuse, mais une sœur. Quelqu’un pour qui je serai prêt à me battre. Pour son honneur, pour sa vie, pour elle.

Deux coups sur la porte indiquèrent que le baquet avait été nettoyé et était opérationnel.
Veillant à ce qu’Anne soit couverte, je les autorisais à entrer.
Ils durent pousser la table pour le placer au centre de la pièce et y déposèrent un grand drap pour éviter que des échardes ne puissent la blesser.
Deux autres hommes d’équipage arrivèrent avec des seaux fumants d’eau chaude. Ayant  remplis le baquet, ils s’éclipsèrent avec des sourires entendus.
Eux aussi ne pensaient plus à la louve. Ils la voyaient comme celle qui leur avait sauvé la vie. J’avais bien insisté sur ce point.

La porte fermée, je me levais et écartais couverture et draps du crochet et lui tendit ma main pour l’aider à se lever.
Avec un clin d’œil amusé, je me moquais gentiment.

« Le bain de la petite voleuse est prêt. »


Une éponge et un pain de savon avait été déposé sur la table.
Le baquet était grand mais si nous nous y mettions tous les deux nous serions obligés de nous serrer.
Quelque chose me disait que ce ne serait pas pour lui déplaire.



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[/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones
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