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[/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones Ven 27 Oct - 16:00

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Killian Jones

Les ténèbres se dissipaient doucement… La lumière du jour s’invitait dans la cabine du capitaine Killian Jones me tirant ainsi de mon repos avec la douceur d’un matin d’automne. Les rayons du Soleil caressaient délicatement mon visage, m’incitant à ouvrir les yeux. J’ouvris un œil, et puis le second, regardant autour de moi sans bouger. Mon regard était encore embrumé par le sommeil, je ne distinguais pas bien la pièce, mais au vue de l’éclat du jour et la couleur orangée qui régnait dans la pièce, je pouvais en déduire qu’il était encore tôt. Ce n’était pas encore le moment de me réveiller. Je retournai cacher mon visage contre Crochet et sous la couette. Contre lui, et à l’abri du froid sous la douce couverture, j’avais chaud, je me sentais bien et en sécurité, loin des souvenirs de la nuit dernière. Ecoutant sa respiration, je me rendis compte qu’il était réveillé, sans doute venait-il tout juste de sortir de sa nuit de sommeil. Sa respiration était calme, régulière, douce à mon oreille.

Sourire sur les lèvres, je pointai le bout de mon nez hors de  ma cachette. Finalement, s’il était éveillé, je voulais bien sortir de mon état de torpeur. Je le saluai d’une voix douce, encore un peu ensommeillée. Il s’étira alors de tout son long, souriant, visiblement de bonne humeur. Je m’inquiétai alors de son état, espérant qu’il avait pu trouver le sommeil pour lui aussi, récupérer des événements de la veille. Apparemment, il se portait comme un charme, et il souhaitait savoir si j’avais complètement guéri. Je passais doucement ma main sur mon ventre, là où le matelot de Vane m’avait blessée. Ma peau était aussi lisse que celle d’un enfant, il n’y avait aucune marque. Je pris la main droite de Killian pour lui montrer que je n’avais plus rien, il pouvait ainsi s’assurer que j’avais tenu parole. Plus rien au petit matin.

- Comme si rien n’était arrivé. Je vais très bien. Répondis-je avec gaité.

Quelques baisers furent échangés en cette heure matinale. Il n’y avait pas meilleure façon que de se réveiller. Un matin dans la douceur et la tendresse. En sa compagnie, rien ne semblait compliqué, tout était léger et paisible. Nous ne nous posions pas de question, nous laissions aller nos volontés, nos envies et nos désirs. Mais malgré la légèreté des choses, je ne doutais pas de la sincérité de notre affection l’un envers l’autre, de l’honnêteté de nos sentiments et de nos agissements. Je l’appréciais réellement, je l’aimais même, de cet amour fraternel qui était déjà cher à mon cœur. Je ne pouvais que le remercier pour tout ce qu’il avait fait pour moi, de m’accepter telle que j’étais mais aussi pour toute la confiance qu’il m’avait offerte. Il m’expliqua que je l’avais gagnée, que nous étions rare à l’avoir, tout en remettant l’une de mes mèches de cheveux en place.

- Alors je suis honorée, et plus que ravie par cette confiance que j’ai gagnée et tu m’offre.

Sans doute accordais-je plus facilement ma confiance que lui, même si ce n’était qu’une confiance partielle dans la majorité de cas. Ma nature de louve restait rarement un secret très longtemps, elle s’exprimait malgré moi et je ne pouvais que réparer les pots cassés. Avec Neïlina, ça a avait été différent, j’avas eu le sentiment que je pouvais lui faire confiance. Un peu comme avec Killian, même si c’était encore autre chose. Si ma confiance avait été accordée par mon instinct à la jeune femme, celle pour le pirate avait été accordée par mon cœur.
Il sortit du lit, puis reposa la couverture sur mes épaules, avant de mettre un pantalon. Il me demanda de rester dans la cabine pendant qu’il faisait monter la baignoire. Il enfila ses bottes et vint déposer un baiser sur le nez, m’arrachant un petit rire amusé. Il me caressa la joue avec délicatesse, déclarant que j’étais magnifique, me demandant ensuite de me reposer encore un peu.

- D’accord. A tout de suite.

Mais aussi tôt qu’il fut sorti, je me levais  - en faisant attention - pour rassembler mes quelques affaires éparpillées dans la cabine rapidement, pour ensuite retourner dans le lit. On avait pris soin de m’enlever ma chemise couverte de sang, m’évitant de dormir dans un tissu imbibé du liquide rouge. Le vêtement entre mes mains, je pouvais constater qu’elle était irrécupérable, elle n’était même plus bonne à servir de torchon. Le pantalon que j’avais gardée sur moi, était légèrement tâché, mais il pouvait être réutilisé. Ma cape, j’en étais moins sûre.  Elle était sombre, mais on pouvait voir assez distinctement le sang séché dessus. Traverser le port avec ses vêtements sans attirer les regards, ne serait pas une tâche aisée, même s’il pouvait être fréquent qu’un marin blessé dans la nuit passe par les docs. Enfin, je verrais en temps voulu. Ces quelques tâches de sang étaient les derniers souvenirs d’une nuit agitée.
Je pliai soigneusement mes affaires quand Killian revint dans la cabine avec un petit déjeuner. Ça sentait le pain, la confiture de pêche, le lait et il y avait aussi l’odeur d’une infusion. Il sortit tout ce qu’il y avait du panier.

- Quoi ? Tout ça ?? Mais je ne vais pas tout manger toute seule ! Mange toi aussi ! Tu en as autant besoin que moi !

Sortant du lit avec un drap sur les épaules, je saisis le couteau à confiture et une tranche de pain pour en tartiner une. Lorsque ce fut fait, je tendis le petit déjeuner à Killian en souriant. Il avait aussi besoin de force. Il avait mené un long duel, et son corps réclamait sans doute un peu de nourriture. Après de tels efforts, il fallait manger !

- Mange ! Et bois aussi !

Je lui laissais sa tartine de confiture et lui servis un verre de lait chaud, avant de m’occuper de ma propre part. Comme lui, je pris du pain avec la marmelade de fruits, mais avec la tisane pour moi. Je n’avais pas remarqué, mais j’avais faim. L’appétit vient en mangeant comme on dit. Avec une deuxième tartine, je retournai m’asseoir sur le bord du lit en mangeant quand quelqu’un frappa deux fois à la porte. Je me tournais vers l’entrée de la cabine quand les hommes entrèrent avec la baignoire. Killian avait prit soin de vérifier que j’étais bien couverte avant de les laisser passer. Je me demandais ce qu’il avait bien pu leur à dire à mon sujet…. Je lui demanderais. Assise en tailleur, je les observais avec une certaine curiosité. L’un des hommes d’équipage me disait quelque chose. Lorsque je le reconnus, je fronçais légèrement les sourcils. C’était un certain Thomas, il avait failli être membre de mon propre équipage, mais des divergences d’opinion avaient fait que nous n’avions pas pu nous entendre… Nos regards se croisèrent un instant, et il s’appliqua ensuite pour ne plus me regarder. Quant aux autres, ils souriaient, ils avaient plutôt l’air détendus en ma présence.

- Que leur as-tu dis à mon sujet pour qu’ils se montrent aussi peu méfiant ? Demandai-je lorsque les matelots furent sortis.

Killian s’appliqua ensuite à enlever les couches de couvertures sous lesquelles je m’étais emmitouflée, je le laissais faire en souriant. Je lui pris la main pour sortir du lit alors qu’il me faisait un clin d’œil avant de me taquiner. Arquant un sourcil, j’entrais gentiment dans son jeu.

- Petite ? Voyons capitaine, je suis une grande voleuse qui peut détrousser n’importe qui ! Vous y compris ! Répliquai-je dans un petit rire.

Une fois sur mes pieds, je le lâchai pour enlever mon pantalon et avec sa précieuse aide, j’entrais dans le bain chaud qui fit frémir de plaisir mon corps encore endolori de la bataille de la nuit. Avec un sourire aguicheur, je lançais au pirate :

- Tu ne comptes pas me rejoindre pour en profiter ?

Me retrouver au plus près de lui n’était guère dérangeant. Bien au contraire, rien ne me ferait plus plaisir.  Et j’étais persuadée qu’il en était de même pour lui. Après tout, nous avions passé beaucoup de temps l’un contre l’autre.
En tout cas, je ne pouvais pas le nier, être dans l’eau chaude me faisait beaucoup de bien.

La baignoire avait sans doute appartenue à la femme qu’il voulait venger, celle qu’il avait aimée. Ça me faisait de la peine de savoir qu’il avait perdu un être aussi cher, et j’espérais vraiment qu’il parviendrait à accomplir sa vengeance, ça apaiserait peut-être sa douleur. Je ne pouvais que comprendre ses attentions. J’avais les mêmes projets.

- Tu veux bien me parler d’elle ?

Mon regard c’était tourné vers le portrait de sa dame. Ce n’était pas une question posée par jalousie, mais peut-être par curiosité. Je voulais savoir qui avait réussi à lui voler son cœur, qui elle était, savoir ce qu’elle avait d’aussi exceptionnelle. Son portrait m’inspirait beaucoup de choses, dont de l’admiration, je la trouvais très belle et son regard était plein de détermination. Elle avait été une femme forte.

- Je ne t’y oblige pas bien sûr, je ne veux pas  que tu en parles si ça fait remonter trop de souvenirs.
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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones Mer 1 Nov - 8:52

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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J’étais ravi de la voir souriante, et parfaitement remise du combat de la veille.
Son ventre tout lisse, tout rose, était aussi doux que la peau d’un bébé et je vérifiai de quelques baisers que plus aucune trace de douleur n’y persistait.

D’autres baisers, d’autres caresses, un bien-être fou d’être contre elle, puis j’étais allé passer mes ordres pour pourvoir lui offrir ce bain. Ce n’était pas chose courante sur un navire, mais c’était un luxe que j’avais offert à Milah ce baquet d’eau et nous avions passés de bons moments dedans.

Revenu avec le petit déjeuner, j’observais ses vêtements pliés avec soin et notait dans un coin de ma mémoire de prévoir de lui offrir une chemise neuve de mon coffre pour qu’elle puisse regagner son navire décemment.

Sans me forcer, j’acceptais de bon cœur la tartine préparée. Me moquant gentiment, je lui lançais.

« Prends garde, je pourrais me faire à ces attentions. »


En vérité, je désirais plus que tout prendre soin d’elle. Mais comment refuser ce geste de sa part qui démontrait sa tendresse à mon égard.
Ajoutant un peu de rhum à mon lait chaud, je laissais la bouteille sur la table pour qu’elle puisse se servir si elle en avait envie. Matin ou soir, je pense vraiment que le Rhum est un incontournable de toutes les tables pour rehausser la saveur des boissons et mets.

Désignant mon coffre du doigt, je lui annonçais.

« Ta chemise doit être hors d’usage, je vais te donner l’une des miennes qui te seras probablement un peu large, mais bon, disons que je n’ai que celle-là sous la main de propre. »


J’aurais pu bien sûr envoyer quelqu’un acheter des vêtements chez le tailleur du port, toutefois cela m’aurait obligé à la quitter encore une  fois et de cela je n’en avais nullement envie.
D’un doigt gourmand, je recueilli à la commissure de ses lèvres un peu de confiture de fruit qui s’y était collé puis suçait mon index sans la quitter du regard.
Nous n’avions pas fini de jouer.

Avec plaisir je la voyais manger et reprendre des forces, ce que je faisais pareillement et quand les membres de mon équipage vinrent apporter le baquet, je restais à ses côtés pour bien montrer mon soutien indéfectible.

De nouveau seuls, je souris avec amusement à sa question. Haussant les épaules, je répondis la vérité.

« Je leur ai juste rappelé qu’ils te devaient tous la vie, car si tu ne nous avais pas prévenu, les matelots de Vanes les auraient probablement tous tués. »

Bon j’exagérais peut être légèrement, mais si peu. Qui sait ce qui serait arrivé si elle ne nous avait pas prévenus grâce à ses sens exacerbés.

Avez une moue dubitative, je levais un sourcil, peu convaincu de ce qu’elle avançait. Je l’avais prise la main dans le sac, ou plutôt dans les poches de ses victimes dans cette taverne. L’avait-elle déjà oublié ? La mauvaise foi d’une femme peut ne pas avoir de limite.
Eteignant son rire sous une pluie de baisers, je la guidais et l’installais dans le baquet recouvert du drap pour ne pas que les échardes n’égratignent sa peau.
Je sortis la chemise que je lui destinais et la déposais près de ses vêtements pliés.

« C’est cadeau. A moins que tu ne veuilles revenir pour me la rendre en mains propres. Je n’accepterai pas qu’elle soit remise par quiconque d’autre que toi et ainsi je pourrai bien sûr te revoir. »


Je ne cachais pas mon envie de la revoir, de passer du temps auprès d’elle.

Son invitation était justement ce que j’attendais.
Sans faire fi de plier mes habits, je les retirais et vins me glisser dans l’eau parfaitement chaude.
Passant derrière elle, je lui fis de mon torse le plus doux des dossiers et de mes bras les remparts idéaux.
Elle pouvait sentir également mon sexe durci contre le bas de son dos.
Inutile de mentir sur l’effet qu’elle me faisait. Mon corps me trahissant.

Un baiser dans son cou ouvrit les hostilités. Mes lèvres se posèrent ensuite sur son épaules, puis je retins un soupir et une grimace à sa question, mon regard s'attardant sur le portrait accroché au mur qui semblait nous observer avec bienveillance. Doucement je lui murmurais.

« Il s’agit de Milah. Elle fut la femme d’un lâche qui n’avait aucun respect et elle m’avait demandé de l’emmener. »


Faisant une pause, à l’idée de trier ce qui devait être révélé ou non je continuais après un nouveau baiser à la naissance de l’une de ses oreilles. Ma main allait de son sein à son ventre, la baignant de cette eau chaude à souhait.

« Elle est devenue ma compagne durant plusieurs années et l’équipage l’avait adoptée. Ils la respectaient autant que moi. Elle était forte et fière et je me sentais compris à ses côtés. »

Je me sentais avec une égale, bien. A l’aise car il n’y avait pas de non-dits, de sous-entendus. La confiance s’était vraiment installée entre nous, comme avec Anne.

« Elle a été tuée par le Crocodile, le ténébreux qui m’a coupé la main et lui a arraché le cœur sous mes yeux pour le réduire en cendres. »


Ma main s’était arrêtée et mon vit avait soudainement perdu toute sa raideur. Il est des images qui font perdre tout désir, toute envie de l’autre et la mort de Milah était de celles-ci.

« Depuis je cherche cet être maudit afin de lui faire payer son crime et un jour cela sera. Je n’aurai de repos que lorsqu’il aura souffert comme j’ai souffert. Il mourra. Quel que soit le temps que cela prendra. »

Je n’accepterai pas de prendre du répit tant que ce ne serait pas fait.
Pour Milah. Pour moi. Pour pouvoir tourner la page.




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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones Mer 1 Nov - 12:17

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Un bon petit déjeuner, rien de mieux pour reprendre des forces ! Et je n’étais pas la seule à en avoir besoin, la soirée avait été rude pour lui aussi, il devait autant manger que moi. Ce fut donc avec enthousiasme que je lui préparais sa tartine de confiture et que je lui servis du lait chaud. En bon pirate qu’il était, il rajouta du rhum dans son verre. Il devait très bien tenir l’alcool s’il se permettait de boire de si bon matin, ce dont je ne doutais  nullement. Quant à moi, je me gardais de commencer aussi tôt, j’avais envie de garder les idées parfaitement claires, et je n’en avais pas envie ce matin. La tisane me suffisait ainsi, elle était très bien parfumée et sucrée, je n’avais pas besoin de plus. Avec la tartine, c’était très bien.

- Oh ? Vraiment ? C’est que ça me gênerait pas de te les prodiguer. Répliquai-je.

Malheureusement, je savais que ça ne durerait pas longtemps. Nous tracions nos routes chacun de notre côté. Je retournerais sur le Revenge, et lui resterait ici sur son Jolly Roger. La vie de marin n’offrait par le luxe d’avoir des attaches, des visites régulières d’amis ou d’amants. Mais nous avions la chance d’être libre, de voyager et de découvrir le monde. Et les pirates avaient la chance de pouvoir s’enrichir. Enfin, s’ils ne se faisaient prendre et pendre. Même si je ne doutais pas que nous réussirions à nous croiser dans les ports, je devais avouer que la compagnie de Killian allait me manquer. En très peu de temps, je m’étais fortement attachée à lui, et j’avais beaucoup d’affection pour lui. Lorsque nous nous croiserions, je prendrais soin de lui offrir quelques douces attentions, comme celle de lui tartiner son pain le  matin par exemple.

Le pirate semblait avoir remarqué que j’avais pris soin de rassembler mes quelques affaires, dont ma chemise couverte de mon sang séché. Il me proposa alors gentiment de m’offrir l’une des siennes, faisant remarquer qu’elle serait trop grande pour moi, mais il n’avait pas mieux à me proposer. Avec un vêtement ample, je pouvais éventuellement essayé de cacher mes formes féminines, ce n’était pas plus mal en y réfléchissant bien.

- Je te remercie, ça fera amplement l’affaire.

Traversée le port ne demandait pas d’être habillée avec élégance, les marins s’habillaient souvent avec ce qu’ils trouvaient, surtout les jeunes matelots. Et au vue de la petite figure, ma petite corpulence, je pouvais très bien me faire passer pour un tout jeune mousse. On se retournerait à peine sur mon passage, et personne ne ferait de remarque sur ma grande chemise. Chacun avait d’autres choses en tête que de détailler la tenue vestimentaire d’un inconnu qui passait furtivement sur les quais. Et dans le fond, je me fichais bien de ce qu’on pouvait penser de moi, tant qu’on ne venait pas me chercher des noises, on pouvait penser ce qu’on voulait.

Tranquillement, je mangeais mon petit déjeuner, m’offrant deux tartines avec la confiture de pêche et mon infusion. Ça faisait plaisir de manger, surtout en aussi bon compagnie. Avec délicatesse, Killian m’enleva la marmelade que je m’étais mise sur le coin des lèvres tout en gardant poser sur moi un regard plein de malice, sous-entendant qu’il n’avait pas terminé de jouer avec moi. Ça tombait bien, moi non plus je n’avais pas fini de jouer. Mais avant de reprendre là où nous nous étions arrêtés, je devais finir mon petit déjeuner. M’installant tranquillement sur le lit pour manger, je regardais l’équipage de Killian installer le baquet, tout en profitant de la présence du capitaine à mes côtés. Mis à part durant la bataille de la veille, devant ses hommes, il s’était toujours positionné à mes côtés, comme pour montrer qu’il me soutenait dans n’importe quelle situation. Je ne pouvais que l’en remercier. Je lui demandai tout de même comment il avait fait pour que ses matelots ne se méfient pas de moi. Il avait simplement dit que je les avais sauvés.

- Vous vous êtes en grande partie sauvés tout seul. Tes hommes sont de bons épéistes et de bons tireurs. Je n’ai servi que de sentinelle et peut-être aussi de bon chien de garde. Répliquai-je dans un petit rire.

C’était important l’autodérision.
Malgré la surprise, j’étais sûre qu’ils s’en seraient sorti sans moi. Il y aurait peut-être eu plus de victimes, mais le capitaine Crochet et ses hommes auraient vaincu Charles Vane. Ça, j’en étais certaine. J’avais entièrement confiance en leur capacité à vaincre l’ennemi, ils étaient vraiment faits pour la piraterie et je connaissais l’équipage de Vane. Il était moins bien organisé, même si leur capitaine avait instauré une certaine rigueur dans leur stratégie. Charles et ses hommes agissaient beaucoup par instinct, c’était généralement efficace, mais ce n’était pas toujours suffisant.

Face aux fleurs que je me lançais à propos de mes dons pour le vol, je voyais se dessiner sur le visage de Killian une moue dubitative. Il m’avait vue voler, mais c’était parce qu’il avait été spectateur et pas victime. Et la veille, il avait expliqué pourquoi je m’étais fait prendre, ce n’était pas de ma faute.

- Je sens ton scepticisme à des kilomètres… Mais tu as expliqué toi-même que si je m’étais fait prendre, c’était parce que j’étais blessée et fatiguée, mes gestes étaient moins fluides. Si j’avais été en pleine forme, tu n’aurais rien vu.

Plus tard dans la journée, quand l’occasion se présenterait, je lui déroberais quelque chose pour lui montrer de quoi j’étais capable. S’il parvenait à me voir, et bien je m’avouerais vaincue, si ce n’était pas le cas, ça serait à lui d’admettre que j’étais douée. Alors que je riais, il m’offrit de nombreux baisers, je les savourais tous. Je me sentais si bien avec lui, je profitais de la moindre de ses affections et de ses attentions. Me laissant guider, je finis par m’installer dans le bain, mes muscles m’en remercièrent. Tout en me délectant de l’eau chaude, je regardais Killian qui faisait quelques vas et viens. Il sortit une chemise blanche de ses affaires pour la poser près du bain. C’était cette chemise qu’il me cédait.

- Je voudrais te la rendre la prochaine fois… Mais la prochaine fois, j’oublierai de te la remettre, alors nous devrons nous revoir une troisième fois. Sauf que cette fois là encore, j’oublierai. Et ça durera ainsi, tant que tu ne te lasseras pas de ma compagnie.

Nous n’avions pas besoin d’excuse pour nous revoir. C’était juste ma façon à moi de dire que je tenais à recroiser sa route, à passer du temps avec lui, à jouir de sa compagnie. Cependant, avant de penser à notre séparation et à nos retrouvailles, nous consacrerions notre temps au moment présent, à profiter de la compagnie de l’autre. Ce fut donc tout naturellement que je l’invitais à me rejoindre. C’était ce qu’il semblait attendre depuis le début, et je ne pouvais en être que contente. Je le laissais s’installer dans mon dos, et je vins me blottir contre son torse. Fermant les yeux, mes sens s’exprimaient à leur guise. J’entendais son souffle près de mon oreille. Je sentais toutes les odeurs qui habitaient la cabine et son odeur. J’avais encore le goût sucré de la pêche sur ma langue. Je le sentais contre moi, je sentais également son désir dans le bas de mon dos, je sentais son baiser dans mon cou qui me fit frissonner, son baiser sur mon épaule me fit le même effet, et je me sentais légèrement observée. J’ouvris les yeux, mon regard se posait sur le portrait de la femme qui ornait la pièce. Curieuse, je voulus savoir qui elle était, sans forcer la main à Killian. S’il ne voulait pas en parler, c’était son droit le plus légitime. Mais il parla.

Ce fut avec beaucoup de peine que j’écoutais son histoire… Il avait perdu la femme qu’il avait aimée. Elle était morte dans ses bras, tué par le Ténébreux, qui en plus de lui avoir enlevé l’être qui lui était le plus cher, lui avait enlevé sa main gauche. Killian tenait énormément à elle, il l’avait réellement aimée, de tout son cœur. Ça s’entendant dans sa voix, ça se sentait aussi dans son attitude. Tout laissait à croire qu’elle avait été son grand amour. Il voulait la venger, à tout prix. Je me rappelais alors de la rencontre avec Lefou, il avait essayé d’embaucher mes hommes pour sa mission suicide : entrer dans le château du Ténébreux pour aller chercher un ami, ou plutôt un amant. J’avais essayé de le convaincre qu’il s’engageait dans une quête impossible à accomplir, qu’il devait s’arrêter là. Tiendrais-je le même discours à Killian ? Non. Il n’était pas Lefou, lui, il savait ce qu’il faisait. Il avait déjà vu le Crocodile et savait dans quoi il s’engageait, il était sûr de lui, et mesurait l’ampleur de son projet…
Le temps s’était comme arrêté, nous plongeant dans l’atmosphère lourde et pleine de chagrin… Doucement, je lui pris la main pour la portée à mes lèvres, un doux baiser pour un peu de réconfort. Ma main droite glissait doucement sur ses cuisses pour quelques caresses, manifestant ainsi ma présence à ses côtés.

- Je suis terriblement désolée pour ce qui est arrivé… J’espère que tu auras rapidement l’occasion de te venger, ainsi, tu pourras tourner la page… Je t’y aiderai autant que je pourrais. Je ne te comprends que trop bien…

Nous avions tous perdu une personne qui nous était cher. Il avait perdu Milah de la façon la plus cruelle qui soit, elle était morte sous ses yeux, dans ses bras. J’avais l’impression que son histoire faisait écho à la mienne. Nos situations n’étaient pas exactement les mêmes, mais elles étaient tout de même semblables en certains points. Quelqu’un nous avait arraché ce que nous avions de plus cher, et nous cherchions à nous venger. Le moment était-il venu aux confidences les plus douloureuses et les plus secrètes ? Peut-être. En tout cas, en échange de son histoire, je voulais lui raconter la mienne. Pas pour me faire plaindre, mais pour parler à mon tour et être écoutée d’une oreille que je savais attentive, et pour répondre à la confiance qu’il m’avait accordée. Il ne devait pas raconter son histoire à tout le monde, et ça avait dû lui couter cher de tout me dire. Je voulais lui rendre la pareille, en lui avouant qui j’avais été, ce que j’avais perdu.

- J’ai perdu quelqu’un d’important également, William. C’était mon fils. A l’époque, j’étais une honnête demoiselle, je voyageais avec mon mari et notre petit garçon. Nous nous sommes fait aborder par la capitaine Flint. Il a fait tuer tout le monde, ses hommes m’ont arraché William des bras… J’étais jeune, et j’étais terrorisée, l’idée de me changer en louve ne m’avait même pas traversé l’esprit. J’ai été assommée, et je me suis réveillée toute seule parmi tous les morts, la seule et unique survivante de cet abordage. Le capitaine Flint avait l’habitude de laisser un seul survivant pour qu’il fasse perdurer la légende de sa cruauté. Et tu es la seconde personne à qui je donne son nom, je me suis refusée de faire vivre son histoire. Ensuite, je me suis engagée dans la piraterie aux côtés de Jack et très vite nous avons retrouvé la trace de Flint. Et c’est face à lui que la louve a pris le dessus, laissant l’humaine que j’étais de côté. La louve a dévoré tout le monde… Mais nous avons appris que c’est quelqu’un qui a demandé à Flint de venir aborder le navire et de prendre William… Et je cherche désespérément ce quelqu’un depuis des années…

Je n’avais pas arrêté mes caresses sur sa cuisse, dessinant distraitement des arabesques du bout des doigts. C’était il y avait si longtemps, et pourtant je me rappelais de tout comme si c’était hier. Il y avait des jours où je pouvais presque sentir la présence de William dans mes bras.
Réprimant mes armes, je chassais ses souvenirs de mon esprit en essayant de penser à autre chose. A Killian.

- Promets-moi de faire attention à toi… Je ne supporterai pas de perdre quelqu’un d’autre. Quelqu’un de cher à mon cœur.

Doucement, je me détachais de lui pour me retourner et l’embrasser avec tendresse. Mes lèvres quittèrent les siennes, et je posais mon front contre le sien.

- Tu as dit que tu ne m’abandonneras pas, alors fais attention…
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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones Ven 3 Nov - 21:11

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Nous étions sur la même longueur d’onde, de corps et d’esprit.
Un vrai bonheur. Avec elle, pas de prise de tête, pas de non-dit. Pas besoin de rester sur ses gardes.
Elle était pourtant mi-femme, mi-louve et pourtant je me sentais plus à l’aise avec elle qu’avec la majorité des autres femmes.
Nous n’avions pas à faire semblant. Nous pouvions être nous-même.
C’était probablement la raison pour laquelle je m’étais confié si facilement.

Elle n’avait pas vraiment tort sur les évènements de la veille. L’un des membres de mon équipage avait soulevé l’idée que si elle n’avait pas été là, Vane ne serait pas venu nous aborder, mais d’un regard je l’avais fait taire et avait avancé pour tous que franchement, je doutais que ce rat ait eu besoin d’une raison. Tous s’étaient rangés à ma vision. Il avait toujours fait feu de tout bois et donc avec la moindre possibilité, il aurait tenté le coup.

Ne souhaitant pas la titiller plus que ça quant à ses qualités de discrétion, je me contentais de sourire sans en dire plus.
Bien sûr qu’elle était douée, mais je ne voulais pas qu’elle prenne trop d’assurance. L’excès de confiance induit à faire des erreurs et les erreurs dans notre profession peuvent être mortelles.

Avec un doux baiser dans son cou, je répondis dans un murmure.

« Je ne me lasserai jamais. »

Elle était unique en son genre. Magnifique, sauvage et elle savait exactement ce dont j’avais besoin, ce que je voulais. Sans parler. Simplement. Comme si un lien invisible faisait de nous des âmes sœurs.

Le récit de la mort de Milah avait réveillé en moi de mauvais souvenirs, une souffrance qui était à fleur peau, latente. Prête à éclore et à me submerger. Heureusement, elle était là.
Sa présence, sa chaleur, son odeur me réconfortait.

A sa proposition, je ne pouvais qu’offrir un refus, de peur de l’entraîner avec moi et qu’elle ne soit blessée. Le crocodile était puissant et j’avais peur qu’il ne lui fasse du mal.

Devant ses confidences, je l’entourais de mes bras pour lui prouver mon soutien.

« Tu sais qui a donné l’ordre ? »


Moi aussi je pourrai peut être l’aider à trouver le monstre qui avait donné l’ordre à Flint de tuer son enfant.

« Je n’imagine même pas ce que cela peut faire que de perdre un enfant. »

La chair de sa chair. La part de soi mise au monde que l’on voulait voir grandir, que l’on voulait chérir jusqu’à ce qu’elle prenne son envol et qui nous était ainsi arrachée.

Lorsqu’elle se retourna, nous échangeâmes quelques baisers passionnés.

« Je te promets de faire aussi attention à moi que toi tu feras attention à toi. »


Deal pervers qui l’engageait autant qu’il m’engageait. C’était donnant donnant.
De nouveau baisers, de nouveaux effleurements.  Des caresses, et puisqu’elle était face à moi, je laissais mon sexe dur jouer avec l’entrée de son intimité.
Etait-ce mal ? N’était-ce pas le moment ?
J’avais envie d’elle.
Pas pour m’oublier ou oublier ma douleur, non. Simplement parce qu’elle était belle, sauvage, et que nous avions tous les deux envie l’un de l’autre. Enfin, j’espérai qu’il en était de même d’elle.

Quelques baisers, quelques caresses. Ma bouche cherchant ses têtons, les mordillant,  l’un après l’autre, ma langue jouant avec les aréoles, pour le plaisir, pour le désir.

Avec passion, avec douceur, nous fîmes l’amour, dans ce baquet. Je voulais lui faire du bien. Lui faire vivre l’instant présent. Envisager seulement l’avenir. De façon positive.
De la danse de mon bassin, je l’emmenais au sommet du plaisir.  Oublié ses blessures, Vane et tout ce qui avait suivi. Nous profitions ensemble du moment.
Je la laissais mener la danse autant que moi.
Nous étions sur un pied d’égalité.
Essoufflés, je l’embrassais de nouveau, tendrement.
Si nous étions frères et sœurs, nous étions incestueux. Mais les pirates ne jouent-ils pas des lois à leurs guises et ne prennent-ils pas les choses à contre-courant ?

Quoi qu’il en soit, je ponctuais un nouveau baiser sur ses lèvres après cette chevauchée sauvage.




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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones Ven 3 Nov - 23:55

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
Feat Killian Jones

L’eau était chaude et je me sentais bien… Lorsqu’il me rejoignit, je me sentais encore mieux. Je me blottis contre lui et me laissais aller complètement dans ses bras. Fermant les yeux, mes sens prirent le dessus et j’arrêtais de réfléchir un instant. Et puis, je me sentis observer par le portrait de la jeune femme qui trônait dans la cabine. Ce n’était qu’un tableau, mais j’avais l’impression qu’il dégageait une certaine bienveillance, comme si la personne qui était représentée était d’accord pour que Killian fasse ce qu’il désire pour se sentir mieux… De là, nous nous mîmes à nous confier sur notre passé. Notre passé le plus douloureux qui soit, celui où nous avions perdu des êtres chers, ceux qu’on aimait du plus profond de notre cœur, ceux qu’on nous avait cruellement arrachés.

Je pouvais en partie comprendre Killian. Nous n’avions pas perdu la même personne, mais nous les aimions tellement. Nous avions tous les deux besoin de nous venger pour tourner définitivement la page, pour faire notre deuil. Mais il poursuivait quelqu’un de très difficile à atteindre, et je poursuivais un fantôme… Je ne savais pas qui je poursuivais… Malgré tout, je lui proposais mon aide, mais il déclina l’offre. Sans doute trouvait-il cela trop dangereux pour moi, je n’insistais pas… je n’étais pas réellement obéissante, je ne pouvais pas promettre de ne pas mettre mon grain de sel dans son affaire, tout dépendait des occasions qui se présenteraient. Après tout, j’étais une louve sauvage, pas gentil petit chien, non ? Nous verrions en temps en heure ce qui me serait donné de faire pour l’aider.

De mon côté, c’était toujours étrange et douloureux de parler de William. Ça faisait des années qu’il était parti et pourtant sa présence me hantait encore, tous les jours, parfois la nuit. J’avais toujours une pensée pour lui, une pensée plus ou moins joyeuse selon les jours. Et parler de lui me rappelait qu’il n’était plus là, qu’il n’était qu’un fantôme qui me hantait, que je ne le reverrais jamais… Je ne pouvais qu’imaginer l’avenir qu’il aurait eu, imaginer l’homme qu’il serait devenu. Il me manquait terriblement. Suite à mes confidences, je retins mes larmes. Je sentais les bras du pirate se presser contre moi, montrant ainsi sa présence à mes côtés. Il parvint à me faire sourire, et à apaiser ma peine grâce à son étreinte.

- Malheureusement, non… je ne sais pas. Et comme tout l’équipage de Flint est mort, je ne sais pas par où commencer. Mais je continuerai de chercher jusqu’au jour où je trouverai.

Je me rappelais que les mois qui avaient suivi la mort de mon fils, c’était l’idée de vengeance qui m’avait maintenue en vie. Juste après sa disparition, je n’avais désiré qu’une chose : mourir et le rejoindre, ne plus sentir cette douleur qui avait frappé mon cœur. Mais je m’étais relevé, certains diraient que c’était pour la mauvaise raison. Sauf que je m’en moquais, j’étais là, vivante et plus au moins en accord avec moi-même. Aujourd’hui, je ne vivais pas que pour la vengeance, je vivais aussi pour moi, pour me faire plaisir, m’amuser, et profiter de la vie qui pouvait être bien courte.

- Quand on perd un enfant, on a l’impression que tout notre monde s’écroule, de perdre une partie de soi… On n’est plus la même personne… Après tout, je suis passée de gentille bourgeoise à vilaine pirate après ça. Rajoutai-je avec un petit rire nerveux.

Et oui, j’avais bien changé. Mais je me plaisais dans ma nouvelle vie, je me sentais bien, libre et moi-même, même s’il me manquait cette part de moi. J’avais appris à vivre avec ce vide. Enfin, sans doute était-il préférable de ne pas nous étendre sur ce genre de sujet. Nous nous étions confiés l’un à l’autre, nous apprenions doucement à nous connaître, à connaître toutes les facettes de nos personnalités respectives. Et j’appréciais sincèrement la personne qu’il était, je l’aimais tendrement. Je ne pouvais me résoudre à le perdre lui aussi. Je vins m’installer en face de lui pour l’embrasser tendrement, passionnément, pour ensuite lui faire promettre de faire attention à lui, pour qu’il tienne parole : pour qu’il ne m’abandonne pas. Avec habilité, il exigea la même promesse de ma part. C’était mal de faire ça… Je ne savais pas si j’étais capable d’honorer sa demande. Mais si ça pouvait l’obliger à tenir parole, je voulais bien faire un effort aussi.

- Je ferai de mon mieux. Je te promets de faire autant attention à moi que tu fais attention à toi.

Je ferais tout ce qui était possible pour qu’il me revienne toujours. Pour que frère et sœur se retrouvent. Pour repasser de grands moments ensemble, des instants comme celui que nous étions entrain de vivre. Oublier notre passé et savourer l’instant présent, profiter des plaisirs que la vie nous offrait, profiter l’un de l’autre. Nous échangions de nouveaux baisers passionnés, de nouvelles caresses pleines de tendresse. Je le sentais entre mes cuisses, il réveillait le désir en moi alors qu’il s’était éteint lors de notre conversation. Killian Jones était un homme attirant, séduisant. Il avait tout pour plaire, même dans son caractère : il était doux, attentionné et passionné. J’avais envie de lui. Encore. Je l’embrassais avec fougue alors que je sentais ses mains glisser sur mon corps. Ses lèvres quittèrent les miennes pour se poser sur ma poitrine. Je sentais ses dents, sa langue sur mes seins, m’arrachant des gémissements de plaisir. Mes doigts posés sur son cou descendirent sur son torse, puis sur son entrejambe. Je voulais lui rendre la pareille, lui faire plaisir également. Je me laissais doucement guider… Je le sentis alors en moi. Nous commencions dans la tendresse et la douceur, continuant sur des ébats passionnés. Je me donnais à lui autant qu’il se donnait à moi, menant la danse quand il cédait, lui rendant la main lorsque je cédais à mon tour. Je sentais le désir monter, jusqu’à atteindre la petite mort avec lui. Encore un tendre baiser, je me délectais de ses marques d’affection. Délicatement, je me détachais doucement de lui alors qu’il m’embrassa de nouveau. Moi non plus, je ne m’en lasserais jamais.

- Si je te considère comme mon frère…. Est-ce qu’on peut dire qu’on pratique l’inceste ? Demandai-je avec un petit rire.

Je lui caressai délicatement la joue en souriant. Nous avions retrouvé notre bulle de bonheur et de quiétude. Nous étions de nouveau juste tous les deux à profiter du moment présent, à profiter de la présence de l’autre. Il savait faire en sorte que je me sente bien et que je l’oublie mes problèmes le temps d’un instant. Je lui en serais éternellement reconnaissante.

- Je ne sais pas comment tu fais, mais tu parviens à m’apaiser et ta présence ravie mon cœur. Je te remercie Killian.

A mon tour, je lui offrais un tendre baiser en lui caressant la nuque avant de revenir me blottir contre lui. J’étais presque persuadée qu’il parviendrait à apaiser la louve comme il apaisait l’humaine, même si j’espérais qu’il n’aurait jamais à le faire. Soudain, j’entendis des voix familière sur le pont. J’enfouis mon visage contre le torse de Killian avant de marmonner :

- Mon second et mon quartier maître sont sur le pont… Je crois qu’ils me cherchent…

Pourtant, je ne bougeais pas, je n’en avais pas envie… Pas déjà. Je voulais profiter encore un peu de sa compagnie. Je caressais son torse du bout des doigts.

- Je t’avoue que je n’ai aucune envie de sortir de là… J’aimerais pouvoir rester cacher ici… Tu vas me manquer…
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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones Jeu 9 Nov - 19:19

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Le fait de ne pas savoir qui avait commandité la mort de son fils devait être atroce.
Moi, j’avais un ennemi, un visage à mettre sur la cause de ma douleur. Un responsable qui était identifié. Je ne me battais pas contre un fantôme même si j’avais du mal à trouver où ce rat se terrait.
Caressant doucement son visage de mon index, je tentais de la rassurer.

« Il y a toujours un moyen. Que ce soit en recoupant les éléments, en utilisant la magie pour voir à travers le temps. Tout à un prix, mais je tenterai de t’aider. Tu as un allié de plus. Un ami. Et je chercherai moi aussi qui a donné cet ordre, mais je te laisserai bien sûr faire justice. »

Jamais je ne voudrais voler sa vengeance. Elle en avait besoin pour se réparer, pour pouvoir continuer à avancer. Comme moi avec le crocodile.

J’avais envie de l’embrasser, de la couvrir d’attention, de la consoler. Je me contentais de l’entourer de mes bras pour qu’elle sente ma chaleur.
Lorsqu’elle évoqua son passé de bourgeoise, un petit rire filtra de mes lèvres.

« Je ne t’imagines pas du tout en bourgeoise, le doigt levé, la tasse de thé entre tes mains gracieuses. »


Je mentais. Anne était un caméléon, elle pouvait se fondre dans l’importe quel rôle. J’essayais juste de lui changer les idées.
Et peut-être aussi d’oublier que ce qui m’avait mené moi à la piraterie c’était la mort de mon frère Liam.
Je l’embrassais encore.

L’union de nos corps fut douce et merveilleuse. C’était comme si nous partagions le même état d’esprit, les mêmes attentes. Ce n’était que du bonheur.

Notre passion éteinte, sa question éveilla un nouveau rire intrigué.

« Frère ? »

C’était plus fort qu’allié, qu’ami. J’étais prêt à prendre.
Il est vrai que j’avais évoqué l’idée en la présentant ainsi à mon équipage. Je haussais les épaules.

« Et depuis quand les pirates se préoccupent-ils des lois ? Frères et sœur de cœur. Je vote pour ! »


Ainsi j’aurai une légitimité certaine à la défendre, à défendre ses intérêts. A la protéger.

« Tant que nous nous faisons du bien et que chacun est consentant, je ne vois pas où est le problème et quant au qu’en dira–t-on, je pense que nous sommes tous deux bien au-dessus de cela. »


C’était nous-même qui faisions notre réputation  et lorsqu’il y avait un problème, nous n’hésitions pas à le régler.

Anne était magnifique, j’aimais ses cheveux qui coulaient dans son dos, le grain de sa peau, sa douceur, cette flamme qui brûlait dans ses yeux et qui savait se faire douce ou sauvage selon l’instant.

L’enlaçant de nouveau, je lui murmurai noyé dans son regard.

« J’en ai autant à ton service. Je ne m’étais pas sentis aussi bien, aussi vivant depuis des mois voire plus. »

En une nuit s’était  tissé entre nous un lien indéfectible.
Tout avait été fluide, naturel, comme si tout ceci avait été écrit, prédestiné. Comme si nous nous étions connu en une autre vie…

« C’est comme si nous nous étions reconnus. »

Cela pouvait être effrayant. Imaginer une manipulation extérieure. Mais pourquoi ne pas plutôt faire confiance à la vie ? A ses côtés, j’étais prêt à y croire. Je l’embrassais de nouveau.
J’aurai voulu que cet instant ne cesse pas.
Son équipage en avait décidé autrement.

Il était évident que compte tenu du naufrage du navire de Vane, ils avaient dû s’inquiéter pour elle et la chercher.

Elle contre moi, je déposais un baiser sur ses cheveux et blottis mon visage dans la chaleur de son cou, pour respirer son odeur, encore un peu.

Nos responsabilités de capitaine n’avaient jamais pesé autant qu’à cet instant.
Avec une grimace  je me reculai un peu et de l’index je remontais son menton pour capturer son regard.

« Je n’ai pas envie non plus de te quitter, mais ce n’est qu’un au revoir. Je reviens dans ce même port tous les six mois environs. Il suffirait de  fixer une date pour que nous puissions nous revoir et échanger les informations en notre possession sur l’avancée de nos enquêtes mutuelles. Toute excuse est bonne à prendre… »

Je souris franchement.
Nous n’avions pas besoin d’excuses mais vis-à-vis du tout venant et notamment des habitants du port, cela passerait mieux.

Me relevant dans le baquet,  j’en sortis et allais chercher une grande serviette afin d’éviter que ses hommes ne déboulent et la voit comme au jour de sa naissance. Ils commençaient à s’impatienter en haut et le ton des voix montait.
L’enveloppant dans le tissus épais et doux, prise d’un précédent abordage, j’en pris un plus grossier pour moi, je n’avais pas à bord quantité d’étoffe précieuse mais pour elle la prochaine fois, je veillerai à en avoir.

« Dépêchons-nous avant que cela ne dégénère. »

Une fois habillés, je l’embrassais de nouveau avant de la laisser sortir. Lui emboîtant le pas.
Penchant juste ma tête à son passage pour lui murmurer.

« Prends soin de toi Anne. Et si tu as besoin, fais-moi prévenir. Je viendrai. »

Je chercherai un moyen pour que nous puissions nous contacter.
En attendant, j’étais à ses côtés lorsqu’elle géra l’inquiétude de ses hommes, puis j’étais sur le pont tandis qu’elle descendait la passerelle. Un gros pincement au cœur. J’avais l’impression que l’on arrachait une partie de mon âme. La gorge nouée, je faisais bonne figure. Sauvegardant les apparences alors que j’aurais voulu lui crier de rester. La saisir et l’emmener de nouveau dans ma cabine. Sa seule présence avait pu m’apaiser et là je la voyais partir. C’était un bout de moi qui s’en allait.
Je me consolais en me rappelant que ce n’était qu’un au revoir, pas un adieu.

Un sourire, deux doigts portés à ma tempe en un salut et une semi révérence.
Le cœur lourd je ne quittais pas sa silhouette qui s’éloignait et murmurait dans l’espoir que son ouïe exacerbé perçoive mes paroles emportées dans sa direction par le vent.

« A très bientôt chère sœur. Tu me manqueras. Prends soin de toi car tu emportes avec toi une partie de mon cœur. »





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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones Jeu 9 Nov - 23:12

“Vous avez la voix bien aigue pour un homme”
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Je ne savais pas par où commencer, où chercher. Parfois, dans les ports j’essayais de mener des petites enquêtes, d’interroger des personnes à l’odeur familière ou qui me disaient quelque chose. Je faisais ce que je pouvais, comme je pouvais avec les moyens du bord. Malheureusement, je n’avais que très peu de moyens et très peu de temps quand on mouillait dans un port, il fallait assez vite repartir ensuite. En plusieurs années, je n’avais pas beaucoup avancé. Pas avancé du tout même. La douce caresse de Killian me fit légèrement sourire, et ses paroles réchauffèrent mon cœur. Il souhaitait m’aider, même s’il y avait un prix à payer.

- Je te remercie…

Une aide en plus serait toujours précieuse pour mes recherches, et je savais que je pouvais compter sur lui. Il ferait tout ce qu’il pourrait pour m’aider. J’avais entièrement confiance en lui. J’étais également persuadée qu’il tiendrait parole : c’était ma vengeance, il me laisserait la mener à bien moi-même. J’avais besoin de faire justice moi-même, de faire payer au coupable son acte. William n’avait rien fait, ce n’était qu’un enfant innocent.
Doucement, au fil de la conversation, je glissais d’autres éléments de mon passé. Comme le fait que j’avais été une jeune femme bien rangée, une gentille petite bourgeoise. Ça semblait le faire rire. En effet, on pouvait avoir du mal à imaginer Anne Bonny assise autour d’une élégante table entrain de boire un excellent thé. Je préférais le chocolat chaud d’ailleurs. Je relevais le visage vers lui, un sourire amusé dessiné sur mes lèvres.

- Et pourtant, je l’ai été. Les dix-neuf premières années de ma vie, j’étais une jolie bourgeoise, plutôt sage, mais assez.

L’esprit de rébellion, ça devait être inné. On l’avait, ou on ne l’avait pas. Je l’avais, et ça depuis toujours. J’avais donné du fil à retordre à toute ma famille, et aujourd’hui j’étais une pirate. Tout avait un sens, rien n’était dû au hasard. Pas même mon attachement pour Killian. Toute sa personne me plaisait, il était quelqu’un que j’appréciais, que j’aimais sincèrement. Je ne lui offrais pas des caresses et des baisers sans raison. C’était parce que j’avais envie de lui plaire également, de lui faire plaisir. D’être pour lui ce qu’il était pour moi. Il était mon frère, quelqu’un de cher à mon cœur et don j’avais besoin. En une nuit, il était devenu une nécessité à mon existence. Peut-être même qu’il était plus qu’un frère, un jumeau. Quelqu’un avec qui je partageais encore plus qu’un simple amour fraternel. Une sorte de moitié de moi. Enfin, c’était quelque chose de compliqué, mais j’appréciais. Malgré ce lien qui semblait familial, ça ne nous empêchait pas de faire l’amour dans ce baquet, de nous unir l’un à l’autre une nouvelle fois…

En soulevant que nous pratiquions peut-être l’inceste, il semblait un peu surpris par le fait que je le considérais comme mon frère, tout en se demandant depuis quand les pirates faisaient attention aux lois. Mais finalement, il était d’accord pour qu’on se considère comme deux personnes de la même famille. Ça me fit sourire. Il avait raison, je me moquais de ce qu’on pouvait dire ou penser de ce que je faisais. Je faisais ce qui me plaisait, quand je le voulais sans me prendre la tête. Il fallait profiter de la vie, profiter de ce qu’elle avait à offrir. J’étais heureuse qu’elle ait mis Killian sur mon chemin, qu’il ait choisi devenir me soigner la veille dans cette taverne et qu’il m’ait invitée à dîner chez Olaf. Excepté l’attaque de Vane, tout s’était tellement bien passé, comme si nous nous connaissions depuis toujours en fait. Je m’étais confiée à lui avec naturel, il avait fait de même. Nous étions faits pour nous trouver et nous entendre. Il arrivait à apaiser mon cœur et mon âme. D’après lui, je parvenais à le faire en sorte qu’il se sente plus vivant.

- Tu m’en vois ravie. Je suis contente de savoir que je peux t’aider à aller mieux, comme tu m’aides à me sentir mieux.

Peut-être étions-nous vraiment frère et sœur dans une autre vie, que nous avions été séparés dans celle là, et que nous avions fini par nous retrouver. J’étais entièrement d’accord avec lui, on s’était reconnu en quelque sorte. J’hochais simplement la tête pour lui montrer que j’étai de son avis. Il y a certaines personnes que nous devions rencontrer, retrouver et je l’avais retrouvé. Je restais blottie contre lui, fermant les yeux pour profiter de sa présence, écouter de nouveaux le son de sa respiration et des battements de son cœur. Il était là, avec moi, pour encore un peu de temps. Un instant trop court à mon goût. Mes hommes venaient d’arriver sur le pont, ils me cherchaient et ils étaient inquiets pour moi. Killian m’offrit un dernier baiser sur les cheveux avant de venir caler son visage dans mon cou. Je sentais son souffle sur ma peau. C’était agréable… Je profitais encore du fait de le sentir contre moi, humant son doux parfum sucré. A mon grand regret, je le sentis alors reculer un peu. Son index glissa sous mon menton pour que je relève le visage. Je regardais alors ses beaux yeux bleus, aussi bleus que les océans. Il me dit qu’il ne voulait pas me quitter, tout en promettant que ce n’était qu’un au revoir. Il reviendrait ici dans environ six mois. Il fallait fixer une date, ainsi, nous nous reverrons et nous pourrions partager les découvertes que nous ferions. Ce n’était qu’une excuse pour expliquer nos retrouvailles. Mais six mois ? Ça me semblait bien long. Mais je savais que la vie en mer nous empêchait d’avoir certaines attaches et de retrouver fréquemment nos proches. Nous étions pirates avant tout.
Je lui rendis son sourire.

- Je serai là dans six mois. Pile six mois. Je te le promets.

Notre doux moment ensemble était terminé. Il sortit du bain pour aller chercher une grande serviette. Rapidement, je m’enroulais dedans et me séchais alors que j’entendais les hommes commencer à hausser le ton. Il fallait sortir rapidement avant qu’ils ne finissent par se battre. Connaissant mes hommes, ça allait vite arriver.
J’avais parfois l’impression que Killian lisait dans mes pensées. J’acquiesçai d’un signe de tête et m’habillai rapidement, enfilant la chemise qu’il m’avait offerte. Avant de sortir, je sortis de la poche intérieure de ma veste une flasque et la posai sur son bureau.

- Un petit souvenir. Tu as l’air de beaucoup aimer le rhum, alors peut-être qu’en buvant dans cette bouteille, tu penseras à moi. La prochaine fois, je te préparais une fiole de bave de loup. Ça peut toujours servir sur un bateau pirate, et comme ça, tu me reviendras toujours en entier.

J’avais eu le droit un beau collier et une chemise en cadeau. Je pouvais bien lui laisser mon flacon de rhum et lui promettre de quoi se soigner. Là, on manquait de temps et on n’en avait plus. Il fallait y aller. Je passais la première et il chuchota doucement quelques mots à mon oreille. Il me demanda de prendre attention à moi, et de le faire appeler si j’avais besoin.

- Je ferai attention comme promis. Prends soin de toi également.

La tête haute, je sortis définitivement de la cabine pour remettre de l’ordre sur le pont, pour calmer les inquiétudes des mes matelots. J’allais bien. En étant devant eux, ils avaient la preuve de ma bonne santé. Je leur parlerais de Charles plus tard si l’occasion venait à se présenter. Pour le moment, je voulais juste les éloigner des hommes de Killian, alors que j’avais vraiment envie de rester ici, de retourner aux côtés de mon cher capitaine Crochet. Je savais qu’en partant une part de moi resterait avec Killian. C’était si compliqué de lui dire au revoir. Ce n’étaient pas des adieux, mais ça n’en restait pas moins difficile. Je faisais tout pour prendre sur moi, et faire comme si c’était des au revoir comme les autres. Cependant, mon cœur me criait que ce n’était pas le cas. Il aurait aimé rester ici, avec un autre cœur qui le comprenait.

Je quittai le Jolly Roger, descendis de la passerelle et me retournai une dernière fois vers Killian. D’un hochement de tête solennel, je saluai ce capitaine qui avait su s’emparer d’une partie de moi et je tournais les talons avec mes hommes. Il était temps de regagner le Revenge, mon navire. Je me promis de ne pas me retourner de nouveau, au risque de faire marche arrière. Jusqu’au moment où j’entendis les paroles de mon frère. Je m’arrêtais un instant, et jetai un dernier regard à son navire. A très bientôt mon frère. Tu me manques déjà. J’emportes une partie de ton cœur alors que j’ai laissé une partie du mien à tes côtés. Cette fois, je retournais vraiment sur mon navire pour repartir sur les Sept Mers.
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MessageSujet: Re: [/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones

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[/!\+18][Flashback] Vous avez une voix bien aigue pour un homme ~ PV: Killian Jones
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