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 [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)

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Ludwig P. Schwarzenberg

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MessageSujet: [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)   Sam 15 Juil - 20:29

Je resterais aussi pur que le cygne
Ludwig & Absolem

Le soleil se couchait lentement sur les beaux paysages sauvages du royaume de Münchia. Bientôt, la peine lune escortée par sa superbe cour d’étoiles ferait son apparition. Il était bientôt l’heure pour moi de quitter la peau du magnifique volatile d’une blancheur et d’une pureté absolue, Une pureté que je lui enviais depuis toujours. Car mon enveloppe charnelle d’humain était, elle, loin d’être irréprochable. Elle était au contraire ornée de profondes cicatrices tour à tour visibles ou invisibles. Péchés de gourmandise, d’envie ou d’orgueil… il me semblait les cumuler tous.

Mais le pire de tous, celui que j’exécrais au plus haut point, était sans nul doute celui de la luxure contre lequel je me débattais depuis l’âge de mes 15 ans. C’était lui qui m’avait renoncé à mon mariage avec ma belle et noble cousine Katharina pour lui préférer mon Sébastian, mon magnifique et adorable maître d’écurie. C’était lui qui m’avait poussé à succomber à ma malédiction qui m’obligeait à passer toutes mes journées dans la peau d’un cygne. Je le haïssais, oh oui je le détestais pour m’avoir conduit à commettre tant d’erreurs au cours de ma vie. Mais je me détestais sans doute encore plus d’être incapable de refreiner mes pulsions. A chaque fois que je croisais le regard d’un beau jeune homme, une envie irrésistible de l’emporter avec dans des nuits remplies de passion l’accompagnait.

J’avais pourtant tout essayé pour ne pas céder à mes envies dégradantes. Des prières, mais il semblait que le Mal était bien plus fort que le Bien. Des hobbys, mais les jeunes acteurs ou chanteurs qui se produisaient sur la scène me donnaient encore plus envie de me laisser aller. Des serments écrits ou oraux, passés avec Sébastian pour nous imposer un jeûne sexuel de plusieurs mois, mais ils ne duraient jamais plus de quelques semaines ou pire, quelques jours. Dans ces conditions, une seule solution s’était imposée à moi. Je ne devais plus voir ou être vus par mes proches ou mes serviteurs. Ayant l’interdiction de s’approcher de moi à moins de trois pas, ils devaient baisser le regard pour éviter de croiser le mien. Des masques loup dissimulaient leur si agaçante et séduisante beauté. Ces mesures drastiques seraient appliquées pour une période de quatre mois jusqu’à la Pâques. Ainsi je pourrais me purifier et paraître aux yeux de mon peuple comme le roi pur et chaste que je devais être à leurs yeux. Un monarque qui saurait donner l’exemple et dont tous pourraient être fiers.

Si je passais mes journées enfermées loin des regards indiscrets, nageant sur mon lac artificiel, mes nuits étaient consacrées à mon travail et à mes délices. Je me trouvais de plus en plus désœuvré, comme si mon gouvernement ne me prêtant plus sa confiance, venait à donner mes responsabilités à d’autres. Il me fallait donc organiser mes soirées de manières différentes. Nous étions alors en hiver et l’envie d’aller faire une petite balade dans mon traîneau personnel, emmitouflé dans mon manteau d’hiver, se faisait obsédante. Soit, c’est cela que je ferais après avoir avalé un copieux petit-déjeuner… j’avertirais Séabstian de ma décision !

Une fois mon apparence humaine retrouvée et des habits dignes de ma condition revêtus, je rentrais dans mon petit château familial. C’était là une bâtisse bien modeste en comparaison à mes projets de palais en construction mais cela faisait parfaitement mon affaire. A peine avais-je eus le temps de poser un pied dans le palais que mon major d’home, ce bon vieux Fritz Mayr, se précipita vers moi. La tête baissée et tout penaud, il s’adressa à moi.

- Sire, un visiteur vous attend dans la salle à manger.

- Mayr, vous savez pourtant bien que je n’accepte plus de visites protococolaire, d’autant moins lorsqu’elles n’ont pas été prévues à l’avance! , répondis-je agacé.

- Je le sais Majesté, mais cela fait des heures qu’il attend dans l’anti-chambre… et il semblait tellement insister… et tellement affamé que j’ai pris la liberté de…

- De déroger à mes ordres ? Très bien j’accepte de le recevoir. Mais à l’avenir ne prenez plus jamais ce genre d’initiatives.

Lorsque j’interrogeais Mayr sur l’identité de mon visiteur, ce dernier ne sut me répondre. Cet ignorance augmenta alors mon agacement. Cependant, je ne voulais pas en accable d’avantage mon pauvre et fidèle serviteur. C’était la première fois que Fritz désobéissait à mes ordres. Quelle mouche l’avait-elle donc piquée ? Sans un mot, je me dirigeais vers la salle à manger et tombais sur cet étrange inconnu.

- Eh bien, Monsieur, il paraît que vous teniez beaucoup à me rencontrer. Puis-je en connaître la raison ?

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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)   Dim 16 Juil - 0:27



Je resterai aussi pur que le cygne
LUDWIG & ABSOLEM


Depuis quelques temps, une rumeur revenait régulièrement à mes oreilles, une rumeur qui semblait très intéressante. Cette rumeur attisait ma curiosité, de plus en plus j’avais envie d’en savoir plus, de voir de mes propres yeux et de m’amuser un peu, car avouons le, c’était bien là le coeur du système. J’avais tout un empire à mes pieds, empire financier surtout et cela me donnait quelques idées, que je garderais en réserve juste au cas où… On était jamais sûr de rien…

M’enfin, la rumeur allait de bon train, elle concernait un monarque des terres du nord, il paraissait qu’il était d’une beauté à couper le souffle mais qu’il était également maudit, se transformant en cygne blanc. L’un des animal considéré comme le plus pur de tous… Qu’il avait échoué à faire disparaître complètement cette malédiction à cause de son incapacité à trouver l’amour. Apparemment il avait brisé de nombreux coeur jusqu’à ce que certains en viennent à dire qu’il préférait les hommes.

Régulièrement j’attendais des nouvelles de ce Roi cygne et plus j’en entendais, plus j’avais envie de lui rendre visite, ce Roi qui se voulait pur et chaste. Quel défit que de le pervertir, de m’insinuer dans ses pensées, dans son corps d’homme ou transformé… une expérience inoubliable mais aussi très intime. Rien qu’à cette pensée mes envies montraient le bout de leur nez, allant les assouvir, je continuais à réfléchir à ce Roi, Ludwig. Je répétais ce nom jusqu’à ce qu’il me soit familier, puis je décidais de lui rendre une petite visite, je voulais le voir de plus près, voir si ce qu’on disait était vrai et pour cela lui n’y avait que le face à face qui comptait. Ainsi je pourrais voir ses yeux, son âme et décider quoi faire de ce monarque : rien, ennemi, allié, investisseur ou encore amant, souffre-douleur, les possibilités étaient multiples et ne dépendrait que de notre rencontre.

J’étais vêtu d’un superbe ensemble de velours noir et or, une broderie rouge sur le côté de ma cape, mon sceau, mon alchimie, puis je décidais de m’y rendre « comme par magie », je prévenais alors simplement mon bras droit afin qu’il puisse prendre le relais et me tenir au courant à mon retour de tout ce qu’il s’était passé. Puis usant de ma magie, je disparus dans un tourbillon de fumé noire, puis atterrir devant une modeste bâtisse, un peu loin de l’idée que l’on se fait d’un monarque, mais bon, j’étais au bon endroit, je me présentais alors tranquillement, comme étant une personne qui devait absolument parler au Roi.

Au début toute discussion fut fermée et stérile, j’avais donc dû user de mon charme afin de corrompre les gardes mais également son major d’homme qui fini par me guider dans l’anti-chambre de Ludwig. A ce moment j’attendis bien une heure que celui-ci daigne se montrer quand il fini par apparaître, dans toute sa grâce mais aussi fureur. C’était assez sexy, mais je n’aimais pas spécialement la façon dont il m’avait abordé, après tout mon illustre personne avait fait le déplacement spécialement pour le rencontrer, il devrait l’accueillir à bras ouvert et lui faire plaisir au lieu de m’aborder de cette façon.

J’étais confortablement installé, prenant toute la place nécessaire pour me sentir à l’aise, l’atmosphère se remplissant doucement d’un parfum exotique, mystérieux, je sirotais une coupe d’alcool que j’avais fait apparaître en attendant le monarque. Levant les yeux vers lui, le détour en fallait la peine mais je ne savais pas encore comment les choses allaient tourner entre nous deux. En effet, le ton employé ne me plaisait guère et j’avais très envie de lui apprendre une leçon ou deux. Lui finissant par me supplier. L’imaginer dans cette position me conforta dans l’idée que j’avais bien fait de venir. Ce n’est qu’après l’avoir détaillé ouvertement que je me décidais enfin à prendre la parole : « Bonsoir Majesté, j’avais très envie de faire votre connaissance, c’est pourquoi je suis venu à vous... », lui dis-je alors en me relevant de ma place, puis me dirigeant gracieusement vers lui. Je m’arrêtais seulement lorsque je me trouvais assez près de lui pour pouvoir l’examiner, regarder la profondeur de ses yeux, de son âme, sonder un peu son esprit…

« Je pense que nous avons des intérêts communs qu’il serait bon à prendre en compte afin d’entretenir une relation d’affaire… pour commencer. Mais tout d’abord, je me présente, Absolem Benedicte, homme d’affaire à travers les royaumes. », lui dis-je en faisant une petite courbette mais surtout un magnifique sourire espiègle.

« Toutefois, je suis bien étonné très cher, cette demeure n’est pas aussi majestueuses que certaines autres de vos possessions… J’avoue être intrigué par votre choix de retraite… », j’essayais d’orienter la conversation, mais aussi de me détourner de cet Apollon, du mieux pour le moment, son corps, son âme serait mienne mais il pouvait aussi être un bon pion à garder prêt de soi. Je prenais un peu la température, essayant de voir si je pouvais faire quelque chose de ce Roi, je me reculais un peu, lui laissant un peu plus d’espace histoire qu’il puisse réfléchir tranquillement tandis que je me rassis tel, le maître des lieux.

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Ludwig P. Schwarzenberg

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MessageSujet: Re: [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)   Dim 16 Juil - 9:03

Je resterais aussi pur que le cygne
Ludwig & Absolem

Au moment-même où je franchis le pas de la porte, je ressentis l’ambiance particulière qui régnait autour de mon invité. Il semblait être doté d’une aura indéfinissable qui le rendait à la fois inquiétant et fascinant. Séduisant ? Oui, il l’était à ne pas en douter ! Je préférais cependant ne pas y prêter attention, faire comme si de rien n’était. Après tout, j’étais en période de jeûne et quelles que soient les intentions de cet inconnu à mon égard je refusais tout simplement de le considérer comme un amant potentiel.

Je l’avais alors accueilli avec une froideur dans le ton de la voix et les paroles choisies. C’est qu’il était si rare que je reçoive des visites dans mes palais. Ils n’étaient ordinairement habités que par des serviteurs et parfois des invités triés sur le volet. Solitaire et introverti, je préférais m’entourer de personnes que je connaissais et dont la confiance n’était plus à éprouver. Or, cet individu avait franchi sans prévenir ma bulle de confort et c’était une chose que j’avais de la peine à accepter.

Malgré tout, je n’étais pas quelqu’un de désagréable, bien au contraire. Oh certes, il m’arrivait de me montrer capricieux et colérique, mais je me rattrapais et m’excusais presque toujours. S’il était une chose que je détestais plus que tout, c’était bien les conflits. Que ces derniers soient armés ou verbaux d’ailleurs. J’étais un roi et comme tous princes bien élevés, je savais me montrer digne de ma maison en faisant preuve de diplomatie et de tact.  C’est bien pour cela que je ne lui adressais aucune remarque sur ses manières étranges. Comment pouvait-il se permettre de se mettre à son aise comme s’il se trouvait chez lui ? Pourquoi ne l’avait-on pas initié aux uses et coutumes de cette maison ? Ne jamais regarder le Roi dans les yeux, masquer son visage afin que sa Majesté n’ait pas à souffrir de la beauté de ses interlocuteurs masculins. Était-ce réellement si compliqué à transmettre comme ordre ?

Cette pensée traversa mon esprit alors qu’il se rapprochait de moi. Craignant tout d’abord qu’il finisse sa course trop près de moi, je fis machinalement un pas en arrière. Sentant son regard plongé dans le mien, je détournais les yeux espérant qu’il comprendrait mon malaise à devoir affronter le regard d’un inconnu. Je n’avais jamais su m’apprécier, à vrai dire je n’avais aucune confiance en moi et c’est bien pour ça que j’évitais le contact visuel qui me renvoyait une image personnelle que j’avais de la peine à soutenir. Les yeux tournés vers lui mais légèrement relevés vers son front plus que dans ses yeux, je prononçais quelques mots plus appropriés. « Et bien… je vous remercie. C’est très aimable à vous de vous être déplacé pour me rencontrer, monsieur Bénédicte. » Rabaissant légèrement mon regard, je pris quelques instants pour le dévisager lui et son sourire espiègle si séducteur. « Je vous avoue que je serais curieux de savoir quelle affaire nécessitaient un tel déplacement de votre part. ».

L’expression de mon visage changea du tout au tout lorsque Absolem me parla de mon ermitage. S’il était bien une chose dont j’aimais parler en dehors de la musique c’était bien l’architecture. J’étais très fier de nos palais familiaux qui faisaient l’admiration de tous. Une lueur espiègle brillant soudainement dans mes yeux, je lui adressais un sourire des plus charmeurs.  « Oh détrompez-vous ! S’il est vrai que la bâtisse de mon père est moins décorées que le sont les miennes, elles n’en demeurent pas moins surprenantes. C'est elle qui m’a inspiré ma passion pour l’architecture. » Je relevais alors un index vers le mur qui me faisait front. Elle était recouverte de personnages peints sur le mur. Elles représentaient des fresques de grands héros et chevaliers issus de légendes qui avait bercés toute ma vie. « Regardez ces peintures par exemple, elles sont l’exemple même de ce que vous pourrez trouver d’étonnant dans cette maison. D’ailleurs, si vous prêtez plus attention aux meubles de cette pièces, vous constaterez que ces derniers sont sculptés avec grand soin. Si j’aime tant me trouver ici, c’est pour l’imagination sans borne qu’il m’inspire. » Me rendant subitement compte de mon emportement, je rougis légèrement. « Oh pardon, peut-être que mes propos vous ennuient. Je m’en excuse. »

Retrouvant mon air grave, j’indiquais alors du regard la table en bois massif et tendis ma main vers la chaise qu’il occupait auparavant. « J’imagine que vous avez dû faire un long voyage jusqu’ici. Puis-je vous proposer de vous joindre à moi pour mon petit-déjeuner ? » L’envie n’était pas forcément là mais c’était les usages. Et puis, j’étais incapable de réfléchir le ventre vide.

Je le regardais alors s’asseoir tout en le dévisageant discrètement sa silhouette. Je m’assis ensuite sur le siège royal qui m’était habituellement destiné. Nous ne nous trouvions alors pas face à face mais chacun à un angle voisin de la table. Cette position avait été expressément calculée pour me permettre de tourner à ma guise mon regard dans une autre direction que la sienne. Ainsi si notre confrontation me rendait mal à l’aise, je pouvais à tout instant porter mon attention vers autre chose. La table était alors déserte, à l’exception d’une petite cloche de métal doré qui reposait en son milieu. « Je vous parlais auparavant des merveilles de la bâtisse, ceci en fait partie ! ».

Le meuble reposait en réalité sur une sorte d’ascenseur. Lorsque l’heure des repas était arrivée, des serviteurs faisaient descendre la table un étage plus bas où ils pouvaient déposer la nourriture sans me déranger par des allées et venues incessantes. La table reprit ensuite sa place originelle, un étage plus haut. Je remarquais alors que mes serviteurs avaient eu bon goût d’ajouter un couvert au cas où mon invité voudrait déguster quelques plats. La tables était alors recouvertes de corbeilles de fruits, du pain, des confitures, des pâtisseries et des laitages. Je me servis alors de quelques fruits et de pâtisseries avant de me servir un verre de jus de fruits. Mon invité était tout à fait libre d’en faire de même s’il le désirait.

Je reportais alors toute mon attention vers mon invité. « Si vous me parliez plus en détails des affaires que vous évoquiez ? »

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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)   Dim 16 Juil - 21:24



Je resterai aussi pur que le cygne
LUDWIG & ABSOLEM


Notre cher Ludwig avait tout un monarque à la hauteur de son rang, du moins c’était ce qu’il essayait de faire passer en apparences et cela n’avait pas l’air de me déplaire. Il était plaisant à regarder, mais également à gêner par mon regard franc et insistant, c’était mignon de le voir esquiver le contact direct de nos yeux. Il s’était reprit, redevenant un hôte tout à fait irréprochable, je fut même agréablement surpris de voir que j’aimais l’écouter parler architecture. De plus, c’était un sujet qui semblait le passionner, et ça c’était charmant.

Ludwig prenait même la peine de me montrer certaines particularités du château, les peintures, les meubles sculptés avec minutie et des nombreux détails. Oui, il était facile de passer à côté de la beauté cachée des lieux mais le Roi, semblait lui prendre beaucoup de plaisir à faire découvrir tous ses petits aspects. Il m’annonça alors que c’était ici qu’il retrouvait de l’inspiration et je trouvais cela admirable. Les artistes étaient des personnes compliquées, capricieuses, mais également excentriques et surtout passionnées. C’était des traits de caractère que je prenais plaisir à écouter, à m’entourer aussi, j’aimais les personnalités fortes, mais aussi les personnalités particulières…

Il s’excusa alors pour ses propos qu’il qualifiait alors d’ennuyeux. Je le regardais bien étonné, car non j’avais vraiment apprécié ses lumières sur ces lieux que je découvrais de façon différente à présent. « Ne vous excusez pas, j’apprécie que vous partagiez avec moi votre passion et que vous me permettiez d’avoir une vision nouvelle des choses. Votre point de vu est tout à fait passionnant. », lui dis-je alors avec un certain enthousiasme. Peut-être que cette rencontre était une très bonne chose finalement et que je pourrais en tirer un plus grand bénéfice que ce que j’avais pu prévoir.

« J’imagine que vous avez dû faire un long voyage jusqu’ici. Puis-je vous proposer de vous joindre à moi pour mon petit-déjeuner ? » , me dit-il, acceptant de bon coeur, je n’allais pas m’en aller tout de suite, par contre, je n’allais pas non plus lui dire que j’étais parti de chez moi et que je m’étais évaporer par magie jusque chez lui, je n’étais pas certain que cela fasse un très bon effet.

Nous nous asseyions alors à la grande table, remarquant que mon hôte avait une place particulière, il pouvait alors fuir mon regard à sa guise, à croire que tout cela avait été calculé et que je n’étais pas la première personne qu’il fuyait expressément. Le contact visuel n’était pas la tasse de thé de notre nouvel ami et c’était bien dommage. Ce regard qui semblait prendre vie lorsqu’il parlait de sa passion… ce regard qui me faisait dire qu’il pouvait faire tourner des têtes. Mais pas la mienne, pas aujourd’hui…

Il me fit alors découvrir une autre singularité de la demeure, la table descendait puis remontait avec les plats, et ça c’était vraiment quelque chose qui me fit envie d’installer le même système dans certains de mes établissements. Ce concept pouvait même être détourné à volonté, c’était vraiment innovant et j’aimais cet esprit d’entreprise. Le regard pétillant, plein d’excitation et d’envie, presque comme un enfant le jour de Noël, je lui soufflais « C’est fantastique ! ». L’un des plus beaux compliments que je pouvais faire de façon sincère à quelqu’un.

La table était revenue couverte de pâtisseries, de fruits, de confitures et de laitages, les serviteurs avaient même prit la peine de me mettre un couvert, ce qui était tout à fait sympathique. J’aimais bien cet endroit et une chose était sûre, je souhaitais y revenir. C’était comme être en vacances et en agréable compagnie, que demander de plus ? Ah oui, parler un peu des affaires qui m’amènent ici…

Reprenant un air sérieux, je regardais Ludwig et répondis à son interrogation : « Plusieurs affaires m’amènent, tout d’abord je souhaiterai savoir si vous pouviez me dessiner les plans d’un bâtiment et aider à mener ce projet à bien, en effet, j’aurai besoin d’un architecte avec un goût sûr et avec des compétences réelles. Je pense que vous êtes l’homme de la situation. En échange je pourrais vous aider à financer vos propres projets en cours… voire, faire chose pour vous si vous avez une idée... », lui annonçais-je alors.

En effet, j’avais pour projets de faire l’implantation de nouveaux domaines, notamment de nouvelles tables de jeux, et quelques maisons closes, mais avant je voulais savoir si cet homme était capable de faire quelque chose à la hauteur de mon illustre personne. Il était plus que qualifié et j’espérais qu’il accepte ma proposition. Après tout, je lui avais même laissé la porte ouverte à toute proposition qui pourrait lui convenir.

Me servant un verre de jus de fruit et prenant une petite tartelette au passage, j’attendais avec impatience, la réaction de ce gentilhomme. Je regardais à nouveau le Roi, me demandant quelle serait sa réponse, s’il acceptait de son plein gré, nous aurions quelques détails à régler et toutes mes envies à planifier. Dans le cas contraire, je devrais embobiner toutes les personnes de son château, enlever ses cuisiniers car ils étaient tout simplement excellent et puis le forcer à travailler pour moi. Un gaspillage d’énergie que j’espérais non nécessaire…

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Ludwig P. Schwarzenberg

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MessageSujet: Re: [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)   Dim 16 Juil - 23:38

Je resterais aussi pur que le cygne
Ludwig & Absolem

Emporté dans un élan d’explication descriptive sur mon château, j’avais subitement oublié toute ma gêne et ma timidité. Je possédais depuis toujours un tempérament passionné hérité de mon grand-père. D’apparence peu loquace en ce qui concernait la politique de mon pays, je m’enflammais dès que le sujet dérivait sur ces Arts qui étaient ma véritable raison d’être dans ce monde. Il arrivait bien souvent que ce brusque changement d’attitude surprenne mes interlocuteurs. Apparemment cela avait été le cas de mon invité-surprise. J’avais pris cela pour un encouragement. C’est pourquoi je m’étais lancé dans un grand monologue sur les merveilles de cette salle à manger.

Il s’agissait de la pièce sans doute la plus intéressante du palais puisqu’elle racontait la légende de Lohengrin, le mystérieux chevalier au cygne. Ce dernier avait pour particularité de participer à la quête du Graal. Personne ne savait si cela était exact ou non. Ce qui était certain, c’est que des cygnes avaient été peints ou sculptés dans chaque recoin de la pièce. Triste ironie du sort, mon père ne s’attendait certainement pas à ce que son fils finisse lui-même par faire partie de cette noble race d’oiseau.

Puis soudain, je m’étais soudainement interrompu dans mon discours. Les joues rougies par la honte de m’être trop emporté, je pris le soin de m’excuser pour mon comportement. Cependant, Absolem me fit l’agréable surprise d’avouer prendre un certain plaisir à m’entendre parler de ma passion. Un sourire reconnaissant aux lèvres, je relevais mon regard vers lui. « Je suis ravi de savoir que mes explications vous plaisent. Ce n’est cependant pas les seules merveilles de cette maison. Je pourrais peut-être vous faire visiter les autres pièces du château lorsque nous aurons fini de parler de ce qui vous amène. Qu’en dites-vous ? ». Je ne devais pas perdre de vue que mon invité était avant tout là pour affaires. Les plaisirs viendraient par la suite ! Cependant, ceux de la table se faisaient pressants et j’invitais mon convive à me rejoindre pour mon petit-déjeuner. C’était un honneur d’autant plus méritoire qu’il avait su s’attirer ma sympathie. J’appréciais grandement les personnes qui, tout comme moi, étaient en quête constante de beauté et de perfection.

Je me sentais très fier de pouvoir lui montrer les prouesses que mes ingénieurs avaient su réaliser avec cette table volante. Il m’arrivait très souvent de lancer des idées plus farfelues les unes que les autres. Pourtant, mes employés parvenaient toujours à matérialiser le moindre de mes désirs ! Ils ne me décevaient jamais et c’est pourquoi je les traitais avec la plus grande des déférences. Absolem lança alors un compliment sincère sur cette magnifique technologie avant-gardiste. Rougissant légèrement devant tant d’admiration, je lui adressais une fois de plus un sourire charmeur. « Vous admettrez que cette réalisation est prodigieuse. J’apprécie beaucoup la technologie. Elle permet de donner vie à mes fantasmes les plus fous sans que la magie, que je ne possède pas, ait besoin d’intervenir ! ». Je l’invitais alors à manger à mes côtés, ce qu’il fit bien volontiers.

Il était à présent tant de rentrer dans le vif du sujet. Sa première requête m’étonna énormément et je portais de grands yeux étonnés dans sa direction. En cet instant, je peinais réellement à trouver mes mots. « Vous… voulez que je conçoive les plans d’un bâtiment… pour vous ? ». Quelque peu gêné par sa demande, je ne pouvais m’empêcher de rougir. « Mais je… Il existe des personnes bien plus qualifiées que moi dans ce domaine. Des experts qui sauront réellement mettre en place vos projets ! Je ne suis pas un architecte. Je… je ne sais si… ».

Tournant mon regard dans le vide en face de moi, je laissais les pensées se bousculer dans mon esprit. Avait-il pleinement conscience de ce qu’il était en train de me demander ? Pourquoi moi, alors qu’il existait tant de personnes qualifiées dans ce domaine ? Pourtant, je ne pouvais nier qu’au fond de moi cette idée m’enchantait. Certes, il me faudrait recourir à l’aide des plus brillants de mes ingénieurs pour étudier la faisabilité de mes idées. Mais dans le fond c’était peut-être possible ! Et n’était-ce pas ce dont j’avais toujours rêvé ? M’éloigner de mon devoir royal pour me consacrer pleinement à mes passions ? Ma créativité était indéniable ! Je l’avais utilisée à tant de reprises pour concevoir mes palais. Et pourtant, j’étais entouré d’un gouvernement matérialiste, bien plus intéressé par les coûts que mes œuvres allaient entraîner que par l’importance de transmettre à mon peuple un magnifique patrimoine architectural. A présent, j’avais enfin la chance de rencontrer une personne qui avait su reconnaître mon talent. Je ne pouvais pas laisser passer cette chance.

Reprenant lentement mes esprits, je tournais vers lui un visage qui transpirait par tous les pores l’immense gratitude que j’avais à son égard. « Merci mille fois, monsieur Bénédicte. Vous n’imaginez pas ce que cela représente pour moi de faire l’objet d’une telle requête ! Je l’accepte avec joie. Bien sûr, j’aurais sans doute besoin du secours de mes gens pour m’aider dans cette tâche… mais ce serait pour moi un véritable honneur que de pouvoir vous aider. » Reprenant un tantinet mon calme, je pris le temps de boire une gorgée de jus de fruits et de mordre dans une pomme bien mûre avant de reprendre. « A présent, parlez-moi un peu de vos projets. De quelle sorte de bâtiment s’agit-il ? »
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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)   Lun 17 Juil - 12:03



Je resterai aussi pur que le cygne
LUDWIG & ABSOLEM


Cet homme était des plus fascinant, en effet c’était un créatif avec de réelle idées, une envie de faire progresser vers le futur et je trouvais qu’il n’était pas assez écouté dans sa communauté. Il essayait au travers de ses bâtiments, de ses sculptures de laisser une sorte de traces dans l’histoire, un patrimoine qui ne disparaîtrait jamais et c’était quelque chose que j’admirais. J’aurai pu l’écouter des heures entières sans m’ennuyer le moins du monde, lorsque Ludwig était lancé sur un sujet qui le passionnait au point que ses yeux brillent de joie, je dois dire que cela allait devenir l’un de mes passe-temps favoris. C’était intéressant, réellement et la façon dont il en parlait, ses émotions...c’était du genre communicatif.

La mauvaise impression de départ c’était peu à peu effacée pour laisser la place à une discussion construite, presque comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Malgré tout, je ne ferai pas cette erreur, et je garderai mes distances avec ce bellâtre jusqu’à la conclusion du marché.

Néanmoins, même si j’avais envie de garder mes distances et de ne penser qu’au travail, j’acceptais volontiers qu’il me fasse visiter les autres pièces du château. Une sortie éducative, mais aussi qui me permettrais d’en savoir plus sur ce Roi, et puis si je pouvais mener l’utile à l’agréable, pourquoi pas. J’étais un homme qui adorait apprendre de nouvelles choses surtout si ces connaissances étaient transposables à d’autres contexte et l’architecture était l’un des domaines qui pouvait m’apprendre quelque chose. Et oui, je ne sais pas tout, mais peut-être qu’un jour je connaîtrais la vérité sur ce monde…

Alors que nous nous étions mit à table pour le petit déjeuné, Ludwig m’avait montré un bijou de technologie et c’est à ce moment là que je décidais que j’avais choisi la bonne personne. C’était ingénieux, inventif et futuriste ! Absolument parfait ! Cela collait en tout point à ce que je voulais pour la suite des événements. « En effet, cette réalisation est des plus surprenante mais tout à fait intéressante ! Cette idée est fantastique très cher ! », lui dis-je, j’étais tout à fait emballé par cette invention qui me donnait des idées pour d’autres choses que je garderais secrètes aujourd’hui.

M’enfin, c’est à cet instant que nous finîmes par rentrer dans le vif du sujet, les affaires et ce qui m’amenait à rencontrer le Roi qui ne souhaite pas recevoir de visites. Je lui parlais alors que je souhaitais qu’il conçoive des plans pour l’un de mes bâtiments (pour commencer), car oui, si l’essai était concluant et que notre collaboration était un succès, alors je lui confierai tous mes autres chantiers et ferai de lui un partenaire à part entière dans mes prestigieux plans de carrière. En contrepartie, je lui avait proposé d’investir dans ses propres projets ou tout autre chose qui pourrait lui convenir.

Regardant mon interlocuteur à la fin de ma proposition, je le vis troublé, assez étonné et recherchant ses mots, déjà ce n’était pas un refus catégorique, après tout j’y avais songé car c’était un souverain et que normalement on ne demande pas ce genre de choses à l’un d’entre eux, d’ailleurs la moitié d’entre eux ne savent pas comment construire une cabane, alors…
Je continuais à regarder ce Roi qui était un peu embarrassé, rougissant et me répondant qu’il y avait des personnes plus qualifiées que lui, des experts auxquels j’aurai pu faire appel. Qu’il n’était pas architecte… et pourtant, de mon point de vue il était tout à fait qualifié. Il y a des personnes qui ignorent leur talent, c’est pourquoi parfois, un coup de pouce est nécessaire ; un génie qui s’ignore...

Je lui souriais, j’étais parfaitement sérieux lorsque je disais vouloir de ce Roi comme Architecte, j’étais certain qu’il saurait capter l’essence de mes désirs et qu’il arriverait à les mettre en œuvre. Alors je lui laissais le temps de la réflexion, il semblait d’ailleurs un peu prit dans ses pensées et c’était pour le mieux car lorsqu’il revint à lui, il acceptait le travail. C’était tout bonnement parfait ! Une superbe journée de célébration et de nouvel accomplissement !
Il semblait heureux qu’une telle opportunité s’offre à lui et c’était normal, ce n’était pas pour n’importe qui qu’il allait travailler tout de même.

« Vous pouvez m’appeler Absolem ou tout autre nom à votre convenance, après tout, nous allons travailler ensemble et nous rencontrer régulièrement à présent. Employez vos gens, entourez-vous de toutes les personnes que vous penserez très cher, j’ai hâte que l’on commence et j’ai surtout hâte de voir ce que vous allez nous montrer... », lui dis-je alors. Il pouvait s’entourer de toute son équipe, au vu de ce qu’il m’avait montré, c’était des personnes tout à fait compétentes et qui arrivaient à mettre en œuvre des idées parfois farfelues et ça c’était pour le mieux.

« A présent, parlez-moi un peu de vos projets. De quelle sorte de bâtiment s’agit-il ? » me demanda-t-il alors, et c’était là que cela devenait intéressant !

Je bus une gorgé de jus de fruit et j’essayais de mettre un peu d’ordre dans mes idées avant d’exposer mon projet. « Comme vous devez l’avoir compris, je suis un homme d’affaires, je souhaiterai donc bâtir un nouveau commerce pour étendre l’une de mes activités. Pour cette fois, j’aimerai une immense bâtisse telle un château, pouvant permettre l’organisation de réceptions, mais également des petits coins dédiés à mon commerce. », je fais une courte pause, il fallait que je lui donne plus de détail, mais avant cela je devais savoir : « J’espère que vous n’avez rien contre les jeux car c’est de cela qu’il s’agit. ».

J’attendais une réaction de sa part avant de continuer sur ma lancée, je voulais lui parler de l’extérieur également mais aussi de la multitude de détails que je voulais pour la bâtisse, c’était lui qui m’en avait inspiré l’idée, ainsi, il y aurait toujours des secrets à découvrir et c’était cela qui rendait le tout délicieusement mystérieux.

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Ludwig P. Schwarzenberg

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MessageSujet: Re: [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)   Mar 18 Juil - 1:10

Je resterais aussi pur que le cygne
Ludwig & Absolem

Cette prise de contact était tout bonnement un délice. Jamais je n’aurais imaginé que cette rencontre surprise qui au premier abord m’agaçait fortement pourrait s’avérer aussi plaisante. J’aimais ces instants bénis et souvent trop rares ou je pouvais me permettre d’être moi-même sans aucune barrière et sans un fichu protocole à respecter. Je craignais tant que cet homme puisse être un quelconque ambassadeur ennuyeux d’un pays voisin. Or il n’en était rien ! La raison qui l’avait poussé à m’approcher était avant tout architecturale et cette situation me plaisait particulièrement. Je lui avais démontré quelques tours de passe-passe mais j’en conserverais tant dans ma manche. Il me tardait de lui faire visiter ma grotte ou mes surprenants appartements ! L’idée semblait l’enchanter et j’en étais réellement ravi.

Cependant, il s’écroulerait encore du temps avant que je puisse songer à admirer à ses côtés quelques merveilles architecturales de notre meilleur cru familial.  Des beautés qui ne cessaient de m’éblouir à chaque fois que les voyaient. C’était comme une éternelle redécouverte si charmante ! Nous nous étions assis à table et après avoir entamer ce repas commun improvisé, il vint à me parler de la véritable raison qui l’avait conduite en ces lieux. L’entendre parler ainsi de mon talent était extrêmement flatteur. Il souhaitait que je me consacre à la création de l’un de ses bâtiments. J’étais alors infiniment curieux d’en entendre plus sur ses projets. Je n’avais aucun recul face à cette situation et comme d’habitude mon côté passionné m’avait poussé à trop m’emporter.

La preuve étant que lorsqu’il m’exposa ses intentions de construire une maison rassemblant aussi bien des salles de réceptions que des locaux réservés aux jeux, je me raidis subitement. Il me semblait alors avoir pris une claque en pleine figure. Le sourire que j’affichais jusqu’alors disparut de mes lèvres. N’avais-je pas accepté beaucoup trop vite ce marché ? Oh certes, ce n’était pas l’idée d’une maison de jeux qui me déplaisait. Mon opinion sur les jeux d’argent n’étaient pas encore très définie. Je savais que dans nombres de Cours que j’admirais profondément, on se livrait couramment à ce genre de pratiques. Cela n’avait rien de vraiment surprenant ou dégradant.

En réalité, ce qui me faisait le plus peur c’était l’idée que mon gouvernement et mon peuple se feraient de ce projet. Car après tout, même si l’idée de vivre dans mes fantasmes était délicieuse, je ne pouvais me permettre d’oublier que j’étais Roi et non un architecte ! Qu’aurait-on pensé de moi si je venais à m’abaisser à jouer un vulgaire rôle d’employé ? Les rumeurs les plus folles circulaient déjà sur mon compte. Je savais que dans mon dos, Le baron Otto von Rotharth avait déjà rassemblé autour de lui des commissions dont le but était de prouver que j’étais fou et incapable de régner. Et tout cela dans le  le but était de me faire perdre ma couronne à son profit ! S’ils apprenaient que je me livrais secrètement à de telles activités que penseraient-ils ? Et bâtir des maisons de jeux, alors que mon gouvernement se moquait d’ores et déjà du fait que selon eux, je dilapidais sans compter la fortune du royaume dans des constructions ahurissantes ? Cela n’était-il pas nouer la corde pour me pendre moi-même ? « Non attendez, ce serait une erreur… je crois que je ne pourrais pas ! »

Brusquement, sans ajouter un mot, je me relevais de mon siège.  Je me dirigeais vers la baie vitrée de la pièce voisine. Je appuyais alors mon corps contre l’une des colonnes de marbre. Le regard perdu au loin, je caressais la baie vitrée d’une main et observais d’un œil attristé le lac qui me faisait front. Je songeais alors au pauvre cygne que j’étais durant la journée et qui s’ennuyait fermement dans sa grotte. L’Ennui, la Solitude… c’était dont cela le quotidien qui m’était destiné pour le simple fait d’avoir mis fin à un mariage qui n’avait pas de sens ? Méritais-je réellement d’être maudis et de m’auto-punir sans cesse pour ne pas avoir connu de plus grande jouissance que lorsque je me reposais entre les bras d’un homme ? Un roi se devait d’avoir une vie exemplaire pour servir de modèle pour son peuple. Je n’avais pas le droit d’être moi, en rien ! « Croyez bien que ce n’est pas contre vous, mon cher. Vous ne pouvez imaginer à quel point le fardeau d’être un monarque peut être pesant parfois ! Partout on me scrute, on me juge. Le bonheur m’est interdit ! je n’ai pas le droit d’agir à ma guise et faire ce qui me rend heureux. Même pas ici ! Mes détracteurs n’attendent que le jour où je ferais un faux pas pour me mettre à terre. On me traite déjà d’illuminé… Et pour être honnête, je me commence à le croire… ».

Je me tus une nouvelle fois, restant seul avec mes pensées troubles. Au fond de moi je savais que la seule chose qui me permettait de me sentir vivant, c’était mes projets de construction. Lorsque j’étais en cygne, la seule chose qui me réjouissait et me faisait avancer, c’était la certitude que dès le soir venu, je pourrais poser sur mes plans les idées qui n’avaient cessés d’harasser mon esprit toute la journée. Désormais que mon propre gouvernement me tenait éloigné des affaires du royaume, de quel droit viendraient-il me priver de me livrer à mes hobbys ? Lentement, mon regard quittait la baie vitrée de la pièce et je retournais tout sourire vers mon nouvel ami. « Je suis d’accord de participer à vos projets, Absolem. J’impose seulement mes conditions. Si je participe à votre projet, mon nom ne devra être mentionné nulle part dans nos écrits. De même vous ne pourrez pas le prononcer en public, pas même une fois ! J'utiliserais un nom d’emprunt pour me faire comprendre. Ensuite, je ne m’occuperais que de réaliser les plans sur lequel se basera votre personnel. Je ne peux me permettre d’impliquer mes gens dans cette histoire. Les bruits de couloir me seraient beaucoup trop néfastes."

Une fois les conditions énoncées, je pris à nouveau place à ma table et mordis dans une jolie pâtisserie posée tout près de moi. Je me concentrais une nouvelle fois sur mon invité. « Si vous pouviez me parler de l’idée que vous aviez pour votre maison de loisir, cela m’aiderait beaucoup ! Ne rentrez pas dans les détails, cela se sera mon travail. Parlez-moi en termes de thèmes, de couleurs, d’ambiance… cela suffira pour commencer ! Je ferais ensuite mes propres propositions que vous pourrez accepter ou non. D'ailleurs combien de pièces comptera votre maison de loisirs».
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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: [FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)   Jeu 20 Juil - 15:06



Je resterai aussi pur que le cygne
LUDWIG & ABSOLEM


Alors que je me confiais sur l’objet de ma demande, mon hôte semblait de plus en plus peur et décontenancé, était-ce à cause de ma maison de jeux ou tout autre chose ? Je ne savais pas, mais j’espérais vraiment que ce ne soit pas la première des deux réponses car sinon il n’en aurait pas fini avec tout ce que je souhaite construire. Je lui avais proposer en tant que premier projet celui qui, selon moi, posait le moins de problème question étique et pourtant le Roi semblait en proie à une telle confusion !

C’était mignon, mais aussi totalement alarmant, car après avoir tout d’abord accepté avec enthousiasme, à présent il se ravisait et ça...je n’aimais pas trop. Dans mon monde à moi il n’y avait que très peu de place pour les nuances de gris, tout était soit blanc, soit noir, cela me permettait alors de tout contrôler à ma guise sans avoir la notion de hasard rentrant en ligne de compte. Alors, le fait que Ludwig change d’avis, m’agaçait particulièrement. Pourtant j’essayais de rester calme, il semblait réfléchir, peut-être un peu trop, pour son propre bien mais soit. S’il avait pu tourner sa veste une fois dans un sens, il pourrait la retourner dans l’autre d’un claquement de doigts, alors… Je fus le plus patient du monde, regardant, scrutant le moindre de ses mouvements, le moindre geste même involontaire et j’analysais la bataille qui faisait rage dans son esprit.

Une chose était pourtant certaine le concernant, je pourrais sans doute lui faire confiance pour ses œuvres, mais jamais il ne ferait parti de mon cercle restreint. Il aurait pu, mais il avait perdu cette chance à la minute même où il avait prononcé ses mots « ce serait une erreur ». Je soupirais intérieurement, est-ce que j’étais déçu ? Oui un peu, un autre bel homme dans mon cercle restreint m’aurais sans aucun doute fait plaisir mais tant pis. Cela ne m’empêcherait pas plus tard de le mettre dans mon lit, et de parcourir chaque centimètre de son corps aussi blanc que le cygne…

Je regardais cet homme le regard porté au loin, devant cette splendide baie vitrée, se confondre en excuse. Bien sûr que non, ce n’était pas contre moi ! Pour une fois que je n’avais rien, il aurait manqué plus qu’on me mettre son indécision sur le dos ! Il me parla du bonheur interdit, du lourd fardeau d’être un monarque et sur certains aspects, je pouvais le comprendre, tandis que sur d’autres je le pouvais pas. Comment ne pouvait-on pas avoir le droit au bonheur, c’était inimaginable ! Bon d’accord, ma notion du bonheur n’était peut-être pas celle de tout le monde, mais au moins je profitais de ce que j’avais et je faisais toujours de mon mieux pour en avoir plus. N’était-ce donc pas cela la quête du bonheur ? En avoir et en souhaiter toujours plus ?

M’enfin, je me concentrais sur le Roi qui était traité d’illuminé. Je soupirais. Ce que nous ne comprenons pas, nous fait peur...et bien je trouvais que cette phrase sied à merveille à ce monarque. Incompris de son peuple, différent en ce monde il ne pouvait pas rentrer dans le moule de la normalité, il n’était pas fait pour cela mais ce semblait pas le comprendre essayant toujours de satisfaire des désirs autres que les siens…

Je décidais de le laisser seul à ses pensées tandis que j’étais dans les miennes. Il fallait qu’il décide par lui-même, qu’il comprenne qu’il agissait en pantin du peuple plutôt qu’en monarque pour le moment, mais je ne pouvais décidément pas le lui sortir de la sorte. Alors, je déjeunais tranquillement, m’attendant d’un moment à l’autre de le voir se retourner et de me dire qu’il avait changé d’avis, car la décision la plus sage était bien entendu de travailler pour et avec moi.

Lorsqu’il se retourna (comme escompté), il arborait un magnifique sourire et me confirmation qu’il travaillerait avec moi, sous certaines conditions. Je l’écoutais attentivement, le plus concentré que possible sur les fameuses conditions. Son nom ne devrait être mentionné nulle part et il utiliserait un nom d’emprunt, ne ferait que les plans que suivrait mon personnel dédié au projet. Hmmmm...c’était intéressant, surprenant aussi, cela m’ennuyait un peu dans le sens où en tant qu’entrepreneur je mettais un point d’honneur à prendre soin des inventeurs et là j’avais l’impression que l’on ne le reconnaîtrait pas à sa juste valeur. Oui, cela m’embêtait un peu pour lui. Mais si c’était ce qu’il souhaitait alors soit, je ferais avec.

« Vos conditions me semble honnêtes, j’espère juste que vous ne regretterez pas de cacher votre talent aux yeux de tous... »

Il reprit sa place à table et me demanda alors les idées que j’avais pour ma future maison de loisirs… Mes yeux brillaient d’excitation à l’idée de lui parler de ce que j’avais imaginé. Ne pas lui en parler trop dans les détails afin qu’il puisse me soumettre ses idées, cela pourrait être fort intéressant par ailleurs…

« Je souhaitais un établissement sur au moins deux étages. Au rez-de-chaussé, je voyais environ six à neuf pièces et dans les étages je souhaiterai une vingtaine de pièces. Ce sera le plus grand de mes établissements et je souhaiterai qu’il soit très impressionnant avec un style un peu oriental concernant notamment les arabesques. Je vous laisse libre pour le reste, même si j’ai mes idées, je souhaiterai grandement connaître les vôtres. Ainsi pourrais-je avoir un autre point de vue à l’image de tout à l’heure et de votre château... », lui dis-je alors en souriant.

Le temps passait vite lorsqu’on s’amusait, néanmoins il était le moment où je devais laisser mon nouvel ami à ses tâches. Je me relevais, puis le regarda intensément.

« Nous sommes tous deux des hommes très occupés, c’est pourquoi je vais vous laisser à présent, je reviendrais dans une semaine pour voir où vous en êtes mais aussi pour passer un peu de temps en votre compagnie... »

Une révérence plus princière qu’autre chose et un petit sourire plus tard je me dirigeais rapidement vers la sortie, sans attendre quoi que ce soit. Puis une fois la porte passée, à l’abri des regards indiscrets, je disparus aussi rapidement que je fus entré.

J’attendrais patiemment à la semaine suivante...oui...j’attendrais, mon très cher Ludwig.

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[FB] Je resterais aussi pur que le cygne (PV Absolem)
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