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 Le livre de Contes de CJ

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CJ Alexanders

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MessageSujet: Le livre de Contes de CJ   Ven 21 Juil - 21:48

Très récemment, je me suis mise à écrire un essaie de roman. J'en suis ... au chapitre deux version manuscrit et le premier est déjà retapé sur word. Alors j'ai décidé de partager avec vous ^^ (même si j'ai déjà un blog et wattpad mais je vous montrerai tous mes chapitres) et hésitez pas à commenter ^^


Sommaire (pour éviter de se taper les commentaires avant d'avoir le prochain chapitre) :

- Chapitre I
- Chapitre II
- Chapitre III
- Chapitre IV
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CJ Alexanders

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MessageSujet: Re: Le livre de Contes de CJ   Ven 21 Juil - 21:50



Deuxième étoile à droite et tout droit jusqu'au matin ! C'était le chemin qu'il fallait emprunter pour se rendre au Pays Imaginaire. Qui n'a jamais rêvé d'aller là-bas ? Où ça ? Mais au Pays Imaginaire voyons ! Vous savez, cette ile fantastique où vivent des fées, des sirènes, des indiens, des pirates dirigé par un capitaine à qui il manquait une main droite, rapidement remplacée par un crochet, et d'une bande d'orphelins dont le chef se nommait Peter Pan. Vous connaissez tout de même Peter Pan ? Ah, vous me rassurez là !
Vous voyez cette vieille dame qui observait le ciel étoilé par la fenêtre de sa chambre ? Elle s'appelait Sélène Caudron. C'était une femme qui s'était sacrifiée pour les siens, faisant passer le bonheur de ceux qu'elle aimait avant le sien. Ses deux filles, Lindsey et Loretta, ainsi que ses petits-enfants, Travis, Rachel et Christopher, essayaient de leur mieux pour lui rendre et lui donner l'équivalent de tout ce qu'elle avait fait pour eux. Une fois, Christopher et son frère Travis lui avaient offert des places pour un spectacle sur le roi Arthur, sachant qu'elle adorait les légendes arthuriennes en plus des histoires de Peter Pan. Malgré son âge fort avancé, Sélène n'avait jamais cessé de croire en ce garçon qui refusait de grandir. Jamais ! Elle croyait dur comme fer en la magie et en l'existence de Peter. Elle ne croyait absolument pas à Dieu, ayant un esprit disons cartésien pour certaines choses mais étant donné que sa croyance datait depuis son plus jeune âge, il lui était très difficile de se faire une raison. Arrêter de croire en cet éternel enfant qui pouvait voler comme un oiseau, c'était comme demander à un religieux ou un fervent croyant – que ce soit catholique, protestant ou même musulman – de renoncer à sa foi en un dieu puissant ! Tout le monde a le droit de croire en qui qu'il désire, tant que cela reste raisonnable évidemment. Pourtant, Sélène n'a jamais dit clairement croire en Peter Pan, juste qu'il était son héros d'enfance avec Merlin et Arthur. Elle avait trop peur d'être jugée. Déjà que son beau-père critiquait sa passion pour l'écriture qu'il qualifiait de stupide. C'était un professeur de mathématique et pour lui, écrire n'aidait pas à vivre et à payer chaque semaine les factures en plus du loyer. Sélène n'avait jamais aimé ce dernier, toujours à la gronder parce qu'elle faisait ses propres choix au lieu de faire ceux qu'il prenait pour elle. Ce n'était pas son père et même son père n'aurait jamais réagi ainsi avec elle. Lorsqu'elle avait commencé à écrire des histoires à huit ans, Henry l'encourageait à persévérer dans cette voie, tout comme son grand-père maternel. Malheureusement, quand elle eut onze ans, son père a mystérieusement disparu. On ne l'a jamais retrouvé. Deux ans plus tard, Hélène, la mère de Sélène, s'était remariée avec Jean-Charles. Vous pouvez être sûr que quand Sélène avait atteint sa majorité, elle avait aussitôt déménagé en allant chez ses grands-parents maternels. Elle ne pouvait plus supporter son beau-père et je la comprends. Etre critiquée pour un rien vingt-quatre heures sur vingt-quatre, n'être pas libre de ses propres choix, cela ne devait pas être évident pour elle. Même quand elle s'était mariée et qu'elle avait eu ses enfants, il venait encore se mêler de sa vie. C'est énervant ce genre de personne qui cherche à contrôler tout de votre vie alors qu'il a encore la sienne à gérer ! Il y a même une fois, pour vous dire à quel point cet homme désirait le contrôle sur tout, il avait envoyé les services sociaux chez elle car il estimait qu'elle ne remplissait pas correctement son rôle de mère alors que c'était tout le contraire. Elle faisait passer ses enfants avant elle ! Fort heureusement, les services sociaux avaient bien vite compris et de ce côté-là, elle fut tranquille.
Mais si vous saviez la seconde pire chose que Jean-Charles avait fait. Dès qu'elle en avait l'occasion, elle venait voir sa mère mais seulement quand Hélène venait voir son père, Joseph, le grand-père de Sélène. Ce dernier vivait seul depuis la mort de sa femme l'année des dix-sept ans de Sélène. Après l'incident avec les services sociaux, elle avait préféré juste garder contact avec lui mais plus trop avec sa mère à cause de vous savez qui. Figurez-vous qu'un jour où elle était venue rendre visite à son grand-père, elle eut une mauvaise surprise en arrivant devant chez lui. Non seulement, il n'était pas là mais en plus, la maison était mise en vente. Elle apprit d'une voisine, qu'elle connaissait bien, la mort de Joseph trois semaines plus tôt. Sélène fut très furieuse de ne pas avoir été prévenue. Elle avait sonné à sa mère qui fut quant à elle étonnée que sa fille ne semblait pas être au courant pour Joseph. Jean-Charles l'avait portant prévenue et elle s'était montrée grossière avec ce dernier d'après Hélène. En réalité, son mari n'avait pas voulu prévenir sa belle-fille et il ne l'avait donc pas fait. Ce fut la dernière fois que mère et fille s'étaient parlé. Sélène ne garda pas contact avec sa famille maternelle. De plus, peu de temps après, elle emménagea pour Londres car son mari avait obtenu un poste mieux payé. Elle fut bien plus heureuse par la suite. Et à présent, elle vivait avec sa petite-fille, Rachel, et son arrière-petit-fils depuis la mort de son mari.

Ce soir-là, comme tous les soirs d'ailleurs, la vieille dame s'asseyait dans son fauteuil, en face de la fenêtre de sa chambre, et regardait le ciel étoilé. Par moment, elle regrettait que ce cher Peter ne soit jamais venu la chercher. Au moins, elle n'aurait jamais eu tous ces mauvais instants avec son beau-père. Mais en même temps, elle n'aurait jamais connu son mari et n'aurait pas eu ses filles. Ne t'en fais pas ma petite Sélène, ton destin est ne marche.
- Grand-mère, tu ne dors pas encore ? s'étonna Rachel en entrant dans la chambre.
Physiquement, Rachel ressemblait beaucoup à sa grand-mère bien qu'elle avait la même chevelure noire de sa mère. Elle avait juste le même regard que ses deux aînées, ce qui permettait vite de deviner qu'elles étaient de la même famille. La seule différence, c'était que la jeune femme, âgée d'une trentaine d'année, avait hérité des tâches de rousseurs et de la même couleur des yeux de son père : brun.
- Tu devrais aller te coucher, il est tard !
- Je le ferai, ne t'en fais pas ! répondit la vieille femme. J'attends l'étoile filante.
- D'accord ! Espérons qu'elle ne va plus tarder. Bonne nuit mamie !
- Bonne nuit ma chérie !
Peu de temps après, une étoile filante apparut enfin dans le ciel. Sélène fit immédiatement un vœu en fermant les yeux. Je ne vous dirais lequel car sinon, il risque de ne pas se réaliser. La femme âgée décida enfin de se coucher, sans se douter de ce qu'il l'attendait le lendemain.
Le matin suivant, elle eut une bien étrange surprise. Lorsqu'elle se réveilla, elle sentit déjà qu'il y avait quelque chose qui clochait. Elle s'étira un long moment les bras et les jambes, s'attendant à avoir mal mais ce ne fut pas le cas. Puis, elle remarqua ses cheveux. Ils n'étaient plus blancs mais blonds, comme quand elle était plus jeune. Elle se leva pour se regarder dans le miroir et là, grande stupéfaction ! Elle vit qu'elle avait en fait rajeuni. Elle avait retrouvé l'apparence de ses seize ans. Sélène n'en croyait pas ses yeux. Elle était tellement contente qu'elle sauta de joie. Alerté par les cris de joie de la désormais jeune fille, un garçon, de taille moyenne, entra sans frapper. Il avait les cheveux peroxydés suite à une coloration ratée chez le coiffeur mais au finalement, il avait trouvé que sa nouvelle coiffure était pas mal. Il avait les yeux de sa mère et des taches de rousseur sur le nez. Le jeune homme était en fait Jason, l'arrière-petit-fils de Sélène.
- Euh, je peux qui t'es et où est mon arrière-grand-mère ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- C'est moi gamin mais en peu plus jeune !
- Mamie ? Non, c'est une blague !
- Tu préfères peut-être que je te torture à coup de chatouille jusqu'à ce que tu cries pitié ? dit-elle en prenant un air sérieux mais menaçant également.
L'adolescent reconnut ce type de réaction. C'était celle qu'avait son arrière-grand-mère qui prenait souvent un malin plaisir à le chatouiller pour le taquiner. C'était donc bel et bien elle
- Sérieux mamie ? Comment cela peut être possible ?
- Juste un conseil : fais bien attention à ce que tu souhaites un soir où t'as une étoile filante qui passe au-dessus de la terre !
- T'as fait un vœu hier soir ? Cela n'a pas dû se passer comme tu voulais !
- Bien au contraire gamin ! J'ai eu exactement ce que je voulais ! Allons voir ta mère ! J'ai trop envie de voir la tête qu'elle va faire !

Elle n'en avait pas l'air sous son apparence de vieille dame mais Sélène avait un petit côté « farceuse ». Quand ses filles, ou même ses petits-enfants étaient petits, elle faisait souvent des blagues avec eux. En arrivant dans la cuisine, les deux jeunes gens trouvèrent Rachel qui était assise en train de boire son café. Je vous épargne tous les détails mais il lui avait fallu plus d'une heure pour réaliser que la jeune fille blonde qu'elle avait en face d'elle était réellement sa grand-mère. Mais Rachel songea à quelque chose. Si Sélène avait l'apparence d'une adolescente de seize ans, les gens allaient se poser des questions si elle passait son temps enfermée à la maison au lieu d'être à l'école.
La jeune fille leva un instant les yeux au ciel. Elle, retourner sur les bancs de l'école ? Hors de question ! Elle n'avait pas gardé un très bon souvenir de sa scolarité en secondaire. A l'époque, en plus de devoir supporter son beau-père, elle devait également supporter les moqueries et autres railleries de ses camarades.
- Tu préfères peut-être que des personnes fassent débarquer les services sociaux ici parce qu'ils ne trouvent pas normal qu'une adolescente soit chez elle au lieu de suivre une scolarité ? rugit presque la jeune femme.
- Non, j'ai pas envie que ça arrive ! Mais je te signale qu'il y en a qui font des études à domicile !
- Je sais mais c'est plus prudent ! Je t'inscrirai à la rentrée au lycée de Jason !
- Ouais, chouette ! lâcha la demoiselle.
Mais au fond d'elle, Sélène n'avait vraiment aucune envie de retourner à l'école. Elle détestait l'école ! Pour le moment, c'était les vacances d'été. L'évènement qui l'intéressait le plus approchait progressivement : son anniversaire. Il est vrai qu'elle allait fêter ses nonante[1] ans. Si lorsqu'elle était plus jeune, elle aimait le fêter, à partir de la mort de son mari il y a cinq ans, ça ne l'intéressait plus du tout. La jeune fille avait gardé cette volonté de ne pas célébrer ce jour si spécial. Mais ce n'était pas le cas de sa famille. Nonante ans, c'était un âge très peu atteint chez les Caudron – Delhaye. La dernière personne a avoir dépassé les nonante était la grand-mère paternelle de Sélène. Elle s'était éteinte à nonante-six ans. Un bel âge tout de même.

Etant donné que Sélène n'avait plus de vêtements de son âge physique, il fallait refaire sa garde-de-robe. Vous ne croyez tout de même pas qu'elle allait encore porter ses vieilles tenues de mamie ? Vous imaginez ce que les autres adolescents lui diront ? Elle risque de revivre à nouveau un véritable enfer, surtout qu'autrefois, c'était sa mère qui choisissait ses vêtements jusqu'à ses dix-huit ans, tous les jours, durant la semaine où elle avait école. Encore heureux que le week-end, elle pouvait mettre ce qu'elle voulait.
Rachel conduisit les deux adolescents au centre-commercial mais elle ne les accompagna pas, ayant un rendez-vous important.
- Jason, veille bien sur elle et la connaissant, elle voudra surement des livres. L'argent n'est que pour ses vêtements !
- Ok maman !
Sélène n'attendit pas que sa petite-fille soit partie pour entrainer son arrière-petit-fils dans le bâtiment commercial. Une fois à l'intérieur, elle le lacha avant de se diriger vers les boutiques de vêtements. Elle voulait se débarraser au plus vite de cette tenue super démodée. Cela lui allait bien quand elle était encore une vieille dame mais là, ce n'était plus le cas. Ils firent tous les magasins mais l'adolescente s'avéra très difficile pour s'habiller. Les robes ne trouvaient aucune grace à ses yeux. Sans doute parce qu'elle lui donnait l'air d'une petite fille sage ou un petit côté « lolita », ce dont elle n'avait aucune envie. Par contre, les t-shirts et autres sweats que Jason lui proposa lui plaisaient, surtout ceux avec des tons rose, mauve ou même vert. C'étaient ses trois couleurs préférées, quoiqu'il y ait le bleu aussi qu'elle aimait. Lorsqu'elle sembla avoir les habits dont elle avait besoin, en plus des chaussures (baskets, une paire de converses noires et des bottes couleur marron), elle alla dans les toilettes pour se changer. Elle revint ensuite vêtue d'une veste en cuir mauve, un t-shirt vert kaki, un jeans bleu effet délavé et les converses.
- Et maintenant, on fait quoi ? J'appelle maman ? demanda Jason.
- Pas encore ! Il y a un truc que j'ai toujours voulu essayer quand j'avais ton âge mais mon beau-père et ma mère me l'ont toujours interdit !
Sélène n'en dit pas plus. Elle suggéra au jeune homme d'aller faire des emplettes pour lui-même pendant qu'elle était chez le coiffeur. Il se demanda quel pouvait le « truc » qu'elle avait si envie de tenter. Il fit donc quelques achats pour lui. Il s'assit plus tard sur un banc, attendant son aînée. Tout à coup, il fut accosté par un groupe de garçons qu'il connaissait malheureusement que trop bien : James et sa bande. Il s'agissait d'élèves de son école dont il était le souffre-douleur depuis des années.
- Eh ben alors McAllister, t'as fait quoi à tes cheveux ? T'as voulu avoir la même couleur que la vieille qui vit chez toi ? fit James.
Le groupe se mit à rire en chœur jusqu'à ce que James émit un cri de douleur. Il se retourna en portant sa main à son oreille gauche et fit face à Sélène qui arborait une nouvelle coupe de cheveux assez ... originale. Elle avait un peu coupé les pointes de ses cheveux (qui restaient longs mais qui s'arrêtaient jusqu'au-dessus de sa poitrine) et elle avait fait teindre sa belle chevelure blonde en rose lilas.
- On ne t'a jamais dit que c'était irrespectueux d'insulter des personnes âgées ? lança-t-elle au grand brun.
- Si mais fais pas attention à lui, fit James en pointant Jason d'un geste de la tête, mais ils sont tous débiles dans sa famille ?
- Ah ouais ? Même son arrière-grand-mère que t'as jamais vue crétin ? continua-t-elle.
Elle commençait à s'énerver car elle ne pouvait pas supporter un tel comportement. Seulement, elle ne pouvait pas faire comme elle faisait avant, c'est-à-dire profiter de son âge pour engueuler le garçon. Ici, elle ne serait pas prise au sérieux.
- Au passage, c'est mon arrière-grand-tante que t'as insultée ! Alors, j'exige des excuses si tu ne veux pas finir avec une jambe dans le plâtre !
Si à une époque, elle était de ces jeunes qui n'arrivaient pas à se défendre et se faisaient avoir par les autres, aujourd'hui, elle avait décidé de ne plus être de genre de personne, ce qui expliqua pourquoi elle se montra ici d'une façon un peu plus agressive.
- Oh, tout de suite les menaces ! J'ignorai que McAllister avait une cousine aussi jolie ! dit le jeune homme en lui adressant son sourire le plus charmeur.
- Ton plan de drague à deux balles, tu peux le garder ! Je suis peut-être jolie comme tu le dis mais je ne suis pas débile non plus ! Si je te vois encore faire chier mon cousin ou insulter ma famille, je pourrais te le faire regretter ! Tu vois, je peux être jolie mais faut pas croire que je suis un ange !
- Allez les gars, on y va ! On a un film à aller voir je vous signale ! intervint un copain de James.
Finalement, le groupe s'en alla. Jason n'était pas son aise mais une fois James et ses amis hors de vue, il poussa un soupir de soulagement.
- Je déteste ce type ! lâcha-t-il. Il fait toujours son caïd au lycée. Au fait, c'est ça le truc que tu voulais faire ? Te teindre les cheveux en rose ?
- Ben quoi ? Tu t'es bien teint les cheveux en blanc !
- A la base, c'était pour avoir quelques mèches rouges mais la coiffeuse a tout mal compris ! Bon, on rentre ?
- Ouais, appelle Rachel !
Quand Rachel vit les cheveux de Sélène, elle hésita à la sermonner. Cependant, elle se souvint que sa grand-mère s'était privée de beaucoup de chose depuis son adolescence et passa l'éponge, comme elle avait fait pour son fils. Après tout, ce n'était pas sa faute si la coiffeuse avait raté sa coloration.
Le reste de la journée, Sélène retira tous ses anciens vêtements de ses armoires pour les remplacer par les nouveaux. Enfin, elle n'avait pas tout, juste de quoi s'habiller pour l'été. Il lui faudra refaire du shopping pour l'automne et l'hiver mais le pire, c'est qu'à la rentrée, elle alla devoir porter l'uniforme de l'école de Jason. J'ai hâte d'être à la rentrée de septembre. Pas vous ?
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CJ Alexanders

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MessageSujet: Re: Le livre de Contes de CJ   Sam 29 Juil - 14:16




Sélène ne savait pas où elle était. Elle avait encore les yeux fermés mais elle sentait qu’elle n’était plus dans son lit et elle entendait un bruit qui ressemblait à celui que faisaient les vagues se jetant sur le sable. Elle ouvrit enfin les yeux et vit qu’elle se trouvait bel et bien sur une plage, de nuit. A première vue, elle semblait être sur une ile. Une ile ? Elle pensa immédiatement au Pays Imaginaire. Aussitôt, elle se mit à la recherche du rocher en forme de crâne mais en arrivant là où devait être le lagon des sirènes, elle trouva un port typiquement pirate. Elle n’était visiblement pas sur l’ile de Peter Pan. Cependant, elle alla voir par curiosité. Sur le panneau à l’entrée de la ville, il faisait marqué « Welcome to Sparrow Bay ». la jeune fille eut un petit sourire en continuant son chemin. La petite ville s’offrait à elle ressemblait à ces vieux ports à l’époque de l’âge d’or de la piraterie, dans les Caraïbes. Les bâtiments étaient faits en bois, il y avait des navires amarrés sur les quais et une foule de personnes vêtues à la mode du dix-septième ou dix-huitième siècles. L’adolescente commençait à regretter d’être venue. Elle avait l’impression d’avoir tous les regards sur elle, ce qui la mit mal à l’aise. Mais ils ne pouvaient pas la voir car elle était ce que l’on appelait là-bas une « rêveuse ». Rares étaient ceux qui pouvaient voir les rêveurs et en général, on les prenait pour des fous au Pays de Nulle Part. Ne le confondez pas avec le Pays Imaginaire car ces deux mondes étaient différents. Certes, il y avait des pirates, probablement des êtres magiques comme les fées ou même des elfes en plus des sirènes et selon la rumeur de dragons. Cependant, le Pays de Nulle Part était bien plus sombre. Dans ls ténèbres se cachaient des créatures aussi effrayantes que menaçantes. Si de la journée, tout semblait rassurant, ce n’était plus le cas à la tombée de la nuit.
Sélène continua de marcher, observant les gens qui l’ignoraient complétement. Tout à coup, elle crut apercevoir un visage. Un visage familier qu’elle pensait ne plus jamais revoir.
- Papa ! s’écria-t-elle.
Son père, disparu depuis de nombreuses décennies. Il avait bien l’air différent des souvenirs qu’elle avait gardé de lui. Il est vrai qu’il avait toujours les cheveux noirs et courts, une moustache et une barbe de quelques jours mais la nouveauté, c’était qu’il était habillé comme un pirate, portant un long manteau en cuir rouge. Elle partit aussitôt à sa suite, criant après lui mais il parut ne pas l’entendre. Elle tourna dans une rue et heurta violemment quelqu’un.
- Hey, tu ne peux pas regarder où tu vas ? lança une jeune fille.
Celle-ci, dotée d’une longue chevelure ébène et vêtue d’une tenue en cuir un peu plus moderne, s’était retrouvée par terre. Sélène fut si surprise par le fait qu’une personne lui parle que sous le choc, elle se réveilla en sursaut. Était-ce un simple rêve ou avait-elle été réellement sur cette ile ? Voyant qu’il faisait encore nuit, elle se recoucha. Elle passa le reste de la nuit à dormir sans le moindre rêve.
Pendant ce temps-là, la jeune fille qu’elle avait bousculée au Pays de Nulle Part était également sous le choc. Son nom était Callista. Elle était née sur l’ile, contrairement à ses parents, mais elle était réputée d’être une médium, pouvant voir aussi les esprits et les rêveurs en plus d’avoir quelques pouvoirs magiques hérités de sa mère mais elle était moins puissante que celle-ci. Elle rentra en vitesse chez elle, dans la maison où elle vivait avec sa mère quand elle n’était pas sur le navire de son père. Ses parents avaient eu une aventure de quelques semaines avant de se séparer, son père étant parti pour une chasse aux trésors dans la mer de Nulle Part. Lorsqu’il était revenu, il apprit la grossesse de Zéphyra, il aurait pu nié sa paternité mais ça ne fut pas le cas. Bien au contraire, il accepta avec joie l’idée d’être père, n’ayant jamais connu le sien. La jeune fille était devenue la petite mascotte du « Sea Witch ».
- Maman ! Maman ! s’écria l’adolescente en entrant comme une furie dans la boutique de sa mère.
- Du calme Callie ! Je termine ici avec Bonnie et je suis à toi ! répliqua Zéphyra.
Callista attendit donc que sa mère ait fini avec sa cliente. Comme il était à présent tard, Zéphyra ferma sa boutique au départ de Bonnie. Elle se tourna enfin vers sa fille.
- Bon, qu’est-ce que tu voulais me dire de si important ?
- La fille qui est supposée être la réincarnation de la Gardienne, je l’ai vue ce soir dans les rues du port ! dit l’adolescente.
- Tu es certaine de ce que tu dis ? demanda sa mère.
- Oui mais ne t’en fais pas. Je suis la seule à l’avoir vue car c’était une rêveuse !
- D’accord. La prochaine fois que tu la verras, essaie de me l’amener !
Callista acquiesça d’un signe de la tête avant d’aider sa mère à tout ranger.


**********************


Ce matin-là, Sélène avait du mal à se lever. Elle avait encore fait d’étranges rêves au sujet de cette île. Cette fois-ci, elle ne s’était pas retrouvée projetée ou téléportée sur l’île. Cela ressemblait plutôt à une sorte de vieux souvenirs. Elle se voyait vêtue d’une robe blanche et d’une cape de la même couleur. Il faisait nuit et elle semblait attendre quelqu’un. Une femme arriva mais la jeune fille parut déçue mais méfiante. Sélène n’avait pas vu le visage de l’inconnue mais il devenait moins flou au fur et à mesure qu’elle s’approchait d’elle. Lorsqu’elle fut sur le point de voir son visage, elle fut réveillée à ce moment-là par Rachel qui était entrée dans sa chambre afin de la faire lever.
- Allez debout ! Il va être onze heures ! informa la jeune femme.
Sélène se leva donc, descendit jusqu’à la cuisine où elle prit son déjeuner. Jason était déjà levé, occupé à dessiner quelque chose sur la table. La jeune fille y jeta un petit coup d’œil par curiosité quand elle lut à l’envers « Sparrow Bay ». C’était le nom de la ville pirate sur cette mystérieuse ile qui hantait ses rêves dernièrement. Jason aurait-il rêvé lui aussi ?
- C’est quoi que tu dessines ? lui demanda-t-elle innocemment.
- Une ile dont j’arrête de voir en rêve ! Et ça a tellement l’air réel parfois !
- Tu n’as pas parfois l’impression que quand tu passes à côté d’un pirate, il n’a pas l’air de te voir comme si tu étais invisible ?
- Si ! Une minute ! J’ai jamais parlé de pirate !
- Non mais j’ai déjà fait le même genre de rêve et la première fois que je me suis retrouvée là-bas, c’était Sparrow Bay !
L’adolescent eut un long moment de réflexion. Comment pouvaient-ils avoir rêvé du même endroit sans en avoir parlé avant ? Et si c’était le Pays Imaginaire ? Il réalisa que c’était impossible au vu du plan qu’il avait su faire de l’ile. Sélène remarqua sur le dessin un arbre mort entre le lagon des sirènes et le port des pirates.
- C’est quoi cet arbre ? demanda-t-elle.
- Je sais pas ! Avant de me réveiller ce matin, j’avais suivi un gars jusqu’à cet endroit-là et après, il avait disparu.
Cela donna quelques idées voir même quelques hypothèses à Sélène au sujet de cette ile mystérieuse. Une autre version du Pays Imaginaire ? Peut-être existait-elle déjà dans les songes des jeunes à l’époque de Sir James Matthew Barrie ? Voilà une énigme qui allait occuper la journée de Sélène. Comme elle comptait rester dans sa chambre en ce jour très spécial, elle prévint Rachel qu’elle venait d’avoir une idée de roman. Malgré qu’elle ne soit pas devenue romancière, elle avait tout de même continué à écrire. Elle avait gardé des cahiers de brouillon remplis d’histoires et ces derniers se trouvaient à présent dans des boîtes en plastique que Rachel avait déposées dans le grenier l’été dernier.
Mais cela arrangeait sa petite-fille qui, elle, comptait bien fêter l’anniversaire de sa grand-mère. Et elle avait organisé une belle surprise pour Sélène.
Pendant toute la journée, Sélène fit des recherches sur internet (outil qu’elle utilisait déjà très bien lorsqu’elle avait treize ans), prit note et émit des hypothèses. Au bout d’un moment, elle avait fini par s’endormir. Elle se remit à rêver de l’ile. Cette fois, elle s’était retrouvée à un lagon. Elle aperçut quelques sirènes au loin. Sélène supposa qu’elle devait être au lagon des sirènes. Elle décida d’aller voir cet arbre qu’elle avait vu sur le plan de l’ile que Jason avait fait. Elle eut du mal à trouver l’arbre et le peu de clarté qu’elle avait ne l’aidait pas non plus. Elle le trouva enfin. Il était bien plus grand qu’elle ne l’avait imaginé. Elle s’approcha afin de regarder s’il n’y avait pas des passages secrets. Si le garçon, que son arrière-petit-fils avait suivi, avait disparu sans laisser de trace, c’était qu’il avait dû se réfugier dans l’arbre. Elle regarda l’arbre dans les moindres détails mais avec le peu de lumière qu’il y avait, elle ne voyait pas fort bien. Tout à coup, elle crut remarquer quelque chose sur le devant de l’arbre. De la végétation cachait ce qui semblait être un bouton. La jeune fille appuya dessus et soudain, une porte secrète s’ouvrit sur le côté.
- Bravo, tu as trouvé mon repaire ! Maintenant, je vais être obligé de te tuer ! fit subitement une voix derrière l’adolescente.
Celle-ci se retourna et fit face à un garçon qui semblait avoir seize ou dix-sept ans. Il avait la même taille et le teint un peu plus pâle qu’elle mais il avait des courts cheveux bruns et un regard bleu clair. Il était vêtu d’une chemise qui avait dû être blanche autrefois, une veste sans manche de couleur marron, un pantalon brun foncé et des bottes noires. De plus, à mieux l’observer, Sélène réalisa qu’il ne lui était pas inconnu. Il s’agissait du garçon qui hantait ses rêves depuis qu’elle a treize ans.
- Peter Pan ? lâcha-t-elle avec incertitude.
C’était la première chose qu’elle avait pensé lorsqu’elle avait rêvé de lui la première fois.
- Peter Pan ? C’est qui ça ? demanda le jeune homme. Mon nom est Nat Perep !
Nat Perep ? Sélène l’avait pris depuis toutes ces années pour son héros d’enfance. Elle désirait tellement qu’il existe qu’elle avait renommé un autre garçon ainsi.
- Et puis-je savoir ton nom avant que je te tue ?
- Toi, tu ne dois pas avoir souvent de la visite ! Si tu tues tous ceux qui passent par ici, je ne serai pas étonnée que tu n’aies aucun ami !
- C’est mieux que j’en ai pas ! déclara-t-il.
- Pourquoi ? Parce que tu risques de les bouffer en les vidant de leur sang ?
Nat trouva la demoiselle plutôt insolente mais ne la voyant pas fort bien à cause du peu de lumière – pourtant, il le pourrait mieux l’observer mais là, il n’avait pas trop envie – il ne voyait pas trop à quoi elle ressemblait si ce n’était qu’elle avait de longs cheveux aux reflets violet et qu’elle portait une étrange tenue selon lui. Il se rapprocha d’elle avec un air quoiqu’un peu menaçant. Il ne se fiait pas aux pirates et encore moins au reste des habitants de cette ile. Mais quand il fut plus prés d’elle, elle recula légèrement sur le côté, se retrouvant sous un rayon lumineux provenant de la lune. Le jeune homme s’arrêta net. Sélène vit son regard et on aurait cru qu’il avait vu un fantôme. Et c’était le cas mais l’adolescente disparut soudainement sous les yeux de Nat. Elle venait de se réveiller en sursaut, entendant la voix de Rachel qui lui demanda de s’habiller.
Sélène poussa un soupir. Ils ne pouvaient pas tout simplement faire un petit repas ? Elle le releva et commença à mettre la robe mauve foncé que sa petite-fille lui avait achetée son anniversaire. Cependant, elle repensa à ce Nat Perep. Il l’intriguait beaucoup et maintenant qu’elle savait qu’il n’était pas celui qu’elle avait toujours pensé, elle avait envie d’en savoir plus sur lui.
Une fois qu’elle fut prête (habillée et légèrement maquillée), elle descendit dans le hall d’entrée où l’attendaient Rachel et Jason. Ceux-ci lui dirent qu’elle était magnifique. Cela lui fit plaisir mais elle n’avait qu’une envie : que cette soirée se termine. La seule chose qui la motivait à se rendre dans ce restaurant, c’était uniquement pour manger. Elle avait toujours été très gourmande.
Etant donné qu’ils étaient fin prêts tous les trois, ils quittèrent la maison, direction le restaurant. A leur arrivée, Sélène eut une belle surprise. Une surprise à laquelle elle ne s’y était pas attendue du tout ! Le reste de sa famille était là, c’est-à-dire ses filles Lindsey et Loretta, ses petits-fils Travis et Christopher et ses autres arrière-petits-enfants. Travis était accompagné de son épouse contrairement à son cousin. En effet, la femme de celui que l’on appelait la plupart du temps Chris n’était pas présente car malheureusement, ils n’avaient pas pu trouver une baby-sitter à temps et Gwen était restée avec Zack, le petit dernier de leurs trois enfants, alors âgé de trois mois.
Laissez-moi vous faire un peu les présentations avec la nouvelle génération. Commençons d’abord par Chris. Fils unique de Lindsey, l’aînée de Sélène, il était donc accompagné uniquement de ses deux aînés, Liam âgé de seize ans et Kyle, âgé de dix ans. Avec Zack, Kyle et lui étaient les deux plus jeunes de la quatrième génération. Il y avait ensuite Travis, le frère jumeau de Rachel, et sa femme Océanne ainsi que leurs deux filles, Alice, dix-sept ans, et Bianca, treize ans.
- Joyeux anniversaire ! firent-ils tous ensemble alors que Sélène, Rachel et Jason les rejoignaient.
- Maman, je savais que tu adorais ce film sur les enfants des héros et méchants de Disney mais pas à ce point-là ! fit Lindsey.
- Mais c’est plus clair que les cheveux de Malicia ! dit Sélène en touchant rapidement quelques-unes de ses mèches.
Cela lui fit tout de même plaisir de tous les voir alors qu’ils commençaient à se faire à l’idée de la voir désormais plus jeune physiquement. Tout le monde s’installa à table après les embrassades. Cela promettait d’être une soirée mémorable. D’un autre côté, on n’a pas tous la chance de fêter ses nonante ans.
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CJ Alexanders

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MessageSujet: Re: Le livre de Contes de CJ   Mer 16 Aoû - 23:50




Tout se passait bien pour Sélène qui, finalement, ne regrettait pas de fêter son anniversaire. Elle était entourée de ceux qu’elle aimait et c’était ça en fait le plus important. Ses filles, ne sachant pas quoi lui offrir, lui donnèrent de l’argent. Oui, ça peut paraître étrange pour certains, surtout qu’avant, c’était leur mère qui leur donnait de l’argent à chacun de leurs anniversaires. Et puis, étant donné qu’elle était redevenue une adolescente – que Lindsey et sa sœur ne comprenaient toujours pas le comment du pourquoi – un peu d’argent de poche serait le bienvenu. Travis, lui, lui avait offert une veste en cuir aux couleurs bleus et mauves, ainsi que d’autres vêtements. Cela faisait du bien d’avoir un peu plus de nouveaux habits. Quant à Chris, il lui offrit un chèque-cadeau dans un magasin de livres. Ses arrière-petits-enfants, y compris Jason, s’étaient tous cotisés pour lui acheter quelques livres susceptibles de lui plaire et ce fut le cas. De plus, elle se régala des plats qu’elle avait commandés. En même temps, ce n’était pas compliqué, elle avait la réputation d’avoir un bon appétit et elle adorait, comme elle le disait souvent, becter dans le buffet à volonté.
Et puis, arriva enfin le dessert ou plutôt le gâteau et quel gâteau ! Je vous le décris ? D’accord. Alors, c’était un gâteau en deux étages qui représentait ses héros préférés. Non, pas de princesses pour elle, elle avait passé l’âge. Et l’intérieur était fait en chocolat comme elle aimait. Autant vous dire qu’elle s’était régalée.
A l’heure de rentrer, Sélène était un peu fatiguée mais elle se sentait bien rassasiée. Une fois de retour à la maison, elle s’apprêtait à se rendre dans sa chambre lorsque Jason l’interpella.
- Eh grand-mère, y a un paquet pour toi !
- Un paquer ? fit Sélène.
- Oui. Apparemment, il a été déposé pendant qu’on était parti au restaurant. Tiens !
Le jeune homme passa le colis à son aïeule avant de monter dans sa chambre. L’adolescente prit le paquet avec elle jusqu’à sa chambre. Une fois qu’elle fut assise sur son lit, elle ouvrit la boîte qui était tout de même de petite taille. Elle découvrit un pendentif incrusté d’une améthyste en son centre  et elle aimait les améthystes. Elle vit qu’elle pouvait l’ouvrir et y mettre une photo dedans. Une inscription se trouvait à l’arrière du médaillon : « même dans les moments sombres, l’espoir survit. Il suffit de ramener la lumière ! ». Sélène ne comprit pas trop ce que cela voulait dire mais elle trouva le bijou magnifique. Fatiguée par sa soirée, elle se mit en pyjama et se coucha avant de sombrer dans les bras de Morphée.
Un peu plus tard, alors qu’elle sentait qu’elle était sur quelque chose de dur, elle se réveilla en réalisant qu’elle était à nouveau dans le port des pirates. Bien entendu, personne ne pouvait la voir. Enfin, jusqu’à ce qu’elle croisse Jason.
- Tiens, toi aussi ! dit-il.
- Ben ouais !
- Qu’est-ce qu’on fait ?
- La dernière fois que je suis venue dans ce port, j’avais cru voir mon père. On peut tenter de le retrouver pour vérifier si c’est bel et bien lui !
Elle voulait tellement être certaine que qu’il s’agissait réellement de son père. Cela faisait des années qu’elle désirait tant le revoir. Les deux adolescents se mirent donc en route. De toute façon, personne ne saurait les voir. Exception peut-être pour cette fille que Sélène avait bousculée sans le faire exprès. Elle lui avait paru capable de la voir contrairement aux autres habitants de ce port. Sans doute pourrait-elle les aider. Justement, la voilà qui arrivait et comme pour la dernière fois, les deux jeunes filles entrèrent en collision.
- Décidément, c’est une manie chez toi de bousculer les gens sans faire attention où tu vas ! réplique Callista.
- Elle peut nous voir ? s’étonna Jason.
- Oui, je peux vous voir, vous les Rêveurs !
Elle porta un instant son attention sur le jeune homme.
- Tiens, toi je t’ai vu ce matin ! Si Maverick le Borgne t’avait vu quand tu es passé devant lui, il t’aurait probablement volé (se tournant à nouveau vers Sélène.) Mais ça tombe bien que tu sois là, ma mère veut te parler ! Suivez-moi !
Sélène fronça les sourcils. Que lui voulait la mère de … Ah ben d’ailleurs, la demoiselle ne s’était pas présenter, ce que la … la rosette lui fit remarquer. La belle brune se présenta donc avant de faire un rapide clin d’œil à Jason. Ce dernier tomba vite sous le charme mais fit mine de rien. Il était assez timide avec les filles qui lui plaisaient en fait. Callista les emmena jusqu’à la boutique de sa mère. L’appartement des deux femmes était situé à l’étage supérieur. Par chance, cette fois-ci, Zéphyra n’était pas occupée avec une cliente.
- Coucou maman ! J’ai ramené la fille comme tu me l’avais demandé.
- Et où est-elle ?
- T’as demandé de juste l’amener ! T’avais pas précisé si elle devait être une rêveuse ou réellement là !
La jeune femme leva les yeux au ciel. Parfois,  il fallait vraiment tout préciser à sa fille.
- Bon, eh bien, tu me transmettras ce qu’elle dira !
De leur côté, Sélène et Jason ne comprenaient pas trop ce qui se passait. Callista leur fit signe de la rejoindre, ce qu’ils firent mais Sélène se montra plutôt méfiante. Cela se voyait au fait qu’elle fronçait les sourcils. En fait, il y avait deux raisons pour la voir ainsi : soit elle ne comprenait pas, soit elle se méfiait. Tout à coup, Callista eut le regard attiré par le pendentif de Sélène. Si dans un premier temps, c’était pour se dire que c’était un bien joli bijou, il lui sembla l’avoir déjà vu quelque part. Sans un mot, elle alla dans la réserve pendant que sa mère commençait à raconter un peu l’histoire de l’ile surnommée l’île de « Nulle Part ».
- Il y avait une jeune femme que l’on appelait la Gardienne. Elle était la protectrice de l’île et la gardienne de l’équilibre entre le bien et le mal. Mais un soir, elle fut tuée. J’ignore par qui hélas. Depuis sa mort, le jour fut remplacé par la nuit éternelle et cette maudite Drusilla a pris le pouvoir. Elle nous attaque régulièrement. Cela fait un siècle que nous n’avons plus vu le soleil.
- Un siècle ! s’étonnèrent les deux rêveurs.
Mais en écoutant le récit de l’apothicaire – car c’était ce que Zéphyra était en quelque sorte avec ses produits et ses potions –, Sélène repensa à son étrange rêve. Est-ce que cela avait un lien avec cette histoire de gardienne ? Soudain, Callista revint, un livre ouvert dans ses mains et poussant un cri de victoire. Elle montra ensuite les pages ouvertes à sa mère.
- Je me disais bien que j’avais déjà vu ce pendentif quelque part. C’est ce que Sélène porte.
Curieuse, Sélène regarda au-dessus de l’épaule de la brune. Elle vit une page avec l’image de ce qui ressemblait à son médaillon avec une description.
- C’est intéressant ça !lâcha Zéphyra.
- Ça veut dire quoi ? demanda Sélène.
Ce fut donc Callista qui lui expliqua. D’après le livre que la jeune fille avait trouvé, il était écrit qu’il existait autrefois plusieurs pierres possédant le pouvoir d’ouvrir des portails dimensionnels. Leur puissance variait suivant le type de pierre. Apparemment, celle que Sélène était parmi les plus puissants. La demoiselle avait un peu de mal à croire qu’elle avait un bijou magique. Et puis, cela ne devait pas être hasard si elle l’avait reçu le jour de son anniversaire quelques jours après qu’elle ait rajeuni. Son rêve du lui revint alors. L’adolescente se mit alors à le raconter pendant que la brune transmettait l’information à sa mère. La jeune femme comprit qu’elle avait vu juste au sujet de Sélène. Elle était bel et bien la réincarnation de sa sœur, Luna.
- Mais quel lien y a-t-il entre votre sœur et la Gardienne ? demanda Jason.
- Ma sœur était la gardienne ! Nous étions jeunes lorsque nous étions arrivées je ne sais comment à Nowhereland. J’avais dix-neuf ans tandis que Luna n’en avait que quinze. A l’époque, nous essayions d’échapper à l’Inquisition créée par l’Eglise. Si vous pratiquez la magie à ce moment-là, vous étiez traitée de sorcière, d’hérétique et condamnée au bûcher. Notre mère s’était sacrifiée pour nous permettre de fuir. Comme je vous l’ai dit, je n’ai jamais su qui avait tué ma sœur. J’ai toujours qu’il s’agissait de Nat car malgré le fait que Luna ait atteint la vingtaine, ils étaient restés amoureux l’un de l’autre.
Zéphyra continua en révélant que le jeune homme avait proposé de transformer la gardienne en vampire mais cette dernière n’avait jamais voulu. Jason fut étonné d’apprendre qu’il y avait des vampires sur cette ile, ce qui n’était pas le cas de son arrière-grand-mère. D’ailleurs, il voulait savoir qui était ce Nat.
- C’est le gars que t’as suivi la nuit dernière ! fit la jeune fille à la crinière rose.
- Ah ok !
- Et c’est un vampire ! T’as de la chance de ne pas lui avoir parlé sinon, il aurait voulu te tuer !
- Hein ? Sérieux ?
- Oui ! renchérit Callista. Il n’aime pas que l’on cherche la cachette de son repaire. Ma mère et moi avons la chance qu’il ne nous fera jamais rien à cause du lien avec ma tante. Mon père a un peu de chance aussi mais pas son équipage.
Là, Sélène commença à avoir peur. Non, pas pour elle mais pour son père. S’il était, comme elle le croyait sur cette ile, nulle doute que Nat ne se priverait pas de se nourrir de Henry,  lui ou un autre vampire. Du coup, la jeune fille était moins rassurée. Tout à coup, elle remarqua que Jason n’était plus là. Elle l’appela mais rien.
- Il doit s’être réveillé ! fit la brune.
- Que se passe-t-il ? demanda sa mère.
- Le garçon a disparu !
Sentant que la rêveuse n’allait plus tarder à se réveiller elle-aussi, Zéphyra demanda à celle-ci de revenir mais cette fois-ci, avec l’aide du pendentif. Elle ajouta qu’elle avait des choses à lui dire en privé car ça concernait également son père. L’adolescente n’entendit pas la suite car elle s’était réveillée en sursaut après avoir entendu « sur son père ». La sorcière connaissait-elle son père ? Si c’était le cas, il fallait absolument qu’elle trouve un moyen pour se rendre là-bas et autrement qu’en mode « rêveuse » ! Mais étant donné qu’il était encore trop tôt pour qu’elle aille parler à Jason de son idée de projet, Sélène se recoucha et sombre à nouveau dans le sommeil.

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MessageSujet: Re: Le livre de Contes de CJ   Lun 18 Sep - 13:26





Le jour suivant, Sélène se leva de bonne humeur, trop pressée pour aller parler à Jason. Ce dernier était encore en train de dormir lorsqu'elle entra dans sa chambre et quelle ne fut sa surprise de le voir en caleçon et la couverture par terre. Il avait dû avoir chaud pendant la nuit mais il lui rappelait son mari autrefois. Tristan dormait toujours en caleçon quel que soit le temps. Elle n'avait jamais compris pourquoi d'ailleurs.
- Eh la belle au bois dormant, on se réveille !
Le jeune homme se réveilla avant de se rendre compte de la présence de son arrière-grand-mère ! Surpris, il attrapa rapidement sa couverture et s'enveloppa dedans.
- Tu ne pouvais pas frapper et attendre que je sois habillé ? lança Jason.
Sélène prit un air comme si elle réfléchissait.
- Non ! Je ne pouvais pas attendre et puis, je te signale que je t'ai déjà vu tout nu depuis que tu es né ! Je t'ai même changé tes couches !
- Bon, tu veux quoi ?
La jeune fille s'assit à son aise sur le lit du garçon pour ensuite lui faire part de son désir de se rendre réellement à Nowhereland. Jason, de son côté, n'était pas très chaud à l'idée de retourner sur l'île car ils ne seraient plus invisibles aux yeux des habitants du port et aussi à cause de cette histoire de vampires. Mais Sélène veut retrouver son père. Elle restait persuadée que c'était lui qu'elle avait vu.
- Il faut vraiment que j'aille là-bas car la mère de Callista m'a dit avoir des choses à me révéler, y compris au sujet de mon père.
Mais Jason ne l'écoutait plus. Il semblait comme perdu dans ses pensées. En fait, dés qu'il avait entendu le nom de Callista, il s'était vite mis à penser à elle. Son arrière-grand-mère passa la main devant son visage mais il ne paraissait pas réagir.
- C'est Callista qui te met dans cet état-là ? lui demanda-t-elle.
- Hein ? Quoi ? Non pas du tout et puis, je ne vois pas de quoi tu veux parler ! fit l'adolescent.
Sélène eut un petit sourire aux lèvres. Jason lui rappelait parfois elle, ainsi que ses filles au même âge. Il avait tout de même un petit quelque chose de Tristan. Et puis, ça se voyait bien que la belle brune lui avait tapé dans l'œil.
Tout à coup, Rachel cria du rez-de-chaussée qu'elle partait travailler, prévenant les deux adolescents au passage qu'elle rentrerait tard. Jason en profita pour faire sortir son aïeule de sa chambre afin de pouvoir s'habiller. Quant à Sélène, elle descendit enfin pour prendre son petit déjeuner. Dans plus d'un mois, c'était déjà la rentrée. Oui, Sélène y pensait déjà et pour cause, elle était inquiète. Cela faisait si longtemps qu'elle avait quitté les bancs de l'école. C'était en 2004. Elle s'imagina que tout allait être dur pour elle en septembre. Jason la rejoignit à la cuisine, la sortant de ses pensées en lui demandant ce qu'elle comptait faire mis à part tenter de retourner sur l'ile.
- Ben, déjà ... (elle prit son médaillon entre ses mains) Essayer de comprendre comment ceci peut créer un portail dimensionnel !
Pendant ce temps, une voiture vint se garer en face de la maison voisine. Vous voyez le jeune homme brun qui descendait en se plaignant du quartier qu'il qualifia de quartier pour « personnes âgées » ? Eh bien, c'était notre ami James.
- Oh, tu verras, tu te plairas ici ! lui fit sa mère. Il est bien mieux que notre ancien quartier en ville et puis, d'après les propriétaires précédents, le fils des voisins d'à côté a le même âge que toi.
- Chouette ! lança le jeune homme, peu enthousiaste.
Il prit quelques affaires dans le coffre de la voiture avant d'entrer dans la maison pour les déposer dans sa nouvelle chambre. En regardant par la fenêtre, il aperçut une tête qui ne lui était pas inconnue. Il descendit dans le jardin et espionna Jason et Sélène. Cela faisait une vingtaine de minute que celle-ci essayait de créer un portail mais rien ne se produisit.
- Vous êtes vraiment bizarres dans votre famille ! répliqua soudainement James.
Jason et Sélène cherchaient du regard le jeune homme mais ils ne le trouvèrent pas. Ce dernier leva les yeux au ciel. Il escalada en suite la palissade en bois pour atterrir dans le jardin voisin.
- Qu'est-ce que tu viens faire chez les voisins ? demanda Jason, méfiant.
- Peut-être parce que je viens d'y emménager depuis hier ! Enfin, mon père et mon oncle ont installé les meubles hier pendant que j'étais chez mes cousins. J'emménage officiellement aujourd'hui. Tu me verras tous-les-jours le peroxydé !
Jason blêmit presque face à cette nouvelle dont il s'en serait bien passé. James fit à Sélène un de ses sourires charmeurs auxquels toutes les filles ne pouvaient pas résister. Toutes les filles sauf Sélène. Elle leva les yeux d'un air agacé. Ne lui avait-elle pas dit qu'elle n'était pas intéressée la dernière fois ? Le brun se mit à son aise sur l'un des transats avant de reprendre :
- Cela a l'air d'être bien calme ici ! Un camion de déménagement ne passerait pas inaperçu !
- Parce que tu crois que je passe mon temps à surveiller le quartier ? J'ai autre chose à faire que ça, sérieusement ! dit Jason.
- Et vous fichiez quoi dans ce cas ?
- On préparait l'anniversaire de ma cousine vu que c'était hier !
- Ah ouais et elle est où la vieille parce que depuis que je suis là, je n'ai vu aucun adulte et il n'y a pas de voiture dans votre allée ...
Sélène sentait la colère monter en elle. James commençait à l'agacer avec autant de désinvolte et d'impolitesse. De plus, il continuait à traiter Jason comme quelqu'un de bête et de mettre le reste de la famille dans le même sac. Mais qui se prenait-il à la fin ? La jeune fille aimerait être tant au Pays de Nulle de Part. Tout à coup, ses yeux prirent une lueur violette. Jason le vit et en fut surpris mais également inquiet tout comme James. Ce dernier allait reprendre la parole en se levant précipitamment mais le vent se mit subitement à souffler fort, ce qui intrigua les deux garçons. Le regard de Sélène redevint normal mais ce fut cette fois-ci la pierre de son pendentif qui se mit à briller d'une lumière de plus en plus aveuglante. Tout à coup, un rayon s'échappa du médaillon, ouvrant alors un portail sous les yeux des trois adolescents peu rassurés. L'ouverture tourbillonnait sur elle-même. Son attraction était si forte qu'elle attirait les jeunes gens. Ils avaient beau lutter de toutes leurs forces, ils furent entrainer malgré eux vers la brèche et lorsque celle-ci les eut absorbé, elle disparut et le vent se calma d'un seul coup.
- James ! cria quelques secondes plus tard la mère du jeune homme. Où est-il passé ?
Elle se dit qu'il avait dû partir à la découverte du quartier sans se douter un seul instant de ce qui s'était réellement passé.
Pendant ce temps, la brèche s'ouvrit de l'autre côté. Les trois jeunes gens atterrirent lourdement sur le sol qui s'avéra être du sable. Ils étaient sur la plage de l'ile de Nulle de Part. Au loin, on pouvait voir la grande montagne. La Montagne Blanche, appelée ainsi car que ce soit de jour ou de nuit, elle donnait toujours l'impression d'être blanche, était vue de partout sur l'ile.
- C'est quoi ce bordel ? répliqua James. Il y a quelques minutes, on était dans votre jardin. Puis, toi (en désignant Sélène d'un geste de la main), t'as eu les yeux qui se sont mis à briller tous seuls et maintenant, on est je ne sais où !
- Oh, du calme ! fit Sélène. D'abord, pour le lieu, on est sur une île située dans un monde parallélle !
- Monde quoi ? lâcha-t-il.
- Bon, tu vois le Pays Imaginaire ? Eh ben c'est la même chose sauf qu'il n'y a pas de Peter Pan, ni de fée Clochette et encore moins de capitaine Crochet ! Maintenant, on bouge. Je veux savoir ce que Zéphyra souhaitait me dire en privé !
James ne dit plus rien, suivant les deux autres. Cependant, il se posait une multitude de questions tout e n n'étant pas très rassuré et il avait bien raison de s'inquiéter car lorsque le petit groupe arriva au port, tous les regards s'étaient posés sur eux. Si les garçons n'étaient pas à leur aise, ce n'était pas le cas de Sélène. A force de venir ici à travers ses rêves, elle avait pris ses marques de repères et c'était d'un pas décidé qu'elle se dirigea vers la boutique de Zéphyra, les garçons sur les talons. Quant aux habitants de « Sparrow Bay », ils étaient certes étonnés de voir de nouveaux visages mais étant donné qu'il arrivait régulièrement des nouveaux comme des anciens navires pirates, les trois adolescents passèrent vite pour des enfants de pirates. Mais vu la manière dont ils étaient vêtus, cela risquait de ne pas durer longtemps. Arrivés devant la boutique, le trio y entra rapidement.
- Je peux vous ...
Zéphyra n'eut pas l'occasion de finir sa phrase. Dans son regard, on pouvait voir qu'elle était troublée. Surtout qu'en voyant Sélène, elle avait l'impression de retrouver sa sœur disparue, adolescente mais avec un autre look plus garçon manqué et une longue chevelure rose.
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