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 La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte

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Anne Bonny

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MessageSujet: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Dim 6 Aoû - 13:49

La force du destin
Feat Absolem Benedicte


Nouvelle halte dans un port. Les calles  étaient vides et nous avions encore un long chemin à faire. C’était pour cette raison que nous avions dû mouiller. Ça ne nous ferait pas de mal faire une pause, nous avions besoin de respirer un peu, de poser pied à terre afin de retrouver un peu la civilisation. Beaucoup d’hommes avaient également envie de se divertir, de voir des femmes. Même Billy avait fini par se familiariser avec cette plaisante activité. C’était qu’il avait grandi ce petit mousse ! Ça faisait maintenant un petit moment qu’il était avec nous, il avait bien changé, il s’habituait de plus en plus à la vie pirate. J’étais fière de lui !

Pendant que mes hommes allaient au bordel de la ville portuaire, j’avais choisi d’aller à la taverne qui était un peu plus loin dans la rue. Ainsi, si mon jeune matelot avait envie de me rejoindre, je n’étais qu’à quelques mètres. Je m’installais à une table au fond de la pièce, dans l’ombre, loin de tous. Cheveux sous mon chapeau, manteau noir fermé pour cacher mes formes féminines, tête légèrement baissée pour cacher mon visage, j’essayais d’avoir l’attitude la plus masculine qui soit, tout en essayant de me faire discrète. Lorsque le tavernier vint me voir, je pris ma voix la plus grave pour commander une bouteille de rhum et le plat du jour. Il resta un instant à me regarder de la tête au pied. Je ne disais rien, attendant simplement qu’il parte.
J’espérais qu’il n’avait rien vu, et surtout qu’il ne ferait rien de stupide. Généralement, on me laissait tranquille, on me servait et puis on me fichait la paix. De temps en temps, il arrivait que ça dérapait un peu, mais c’était plutôt rare. Je savais me montrer persuasive dans ce genre de situation, on ne me cherchait jamais très longtemps. Après un petit temps d’attente, le propriétaire des lieux vint avec ma commande. Je le remerciais et lui fis signe de s’en aller. Mais il restait planter là. Ce n’était pas bon signe.

- Quoi ? Vous avez peur que je vous paye pas ?

Balançant quelques pièces sur la table, je commençai mon dîner, choisissant de l’ignorer plutôt que de rentrer dans son jeu. Il allait bien finir par se lasser non ? Mais non, il s’assit en face de moi et me fixait. Je relevais le regard vers lui, lui lançant un regard noir qui voulait tout dire. Il avait tout intérêt à déguerpir le plancher, et ça tout de suite.

- Retourne servir tes clients… Conseil d’ami.

Et d’un geste de la main, il fit tomber mon beau chapeau en arrière, dévoilant ainsi ma longue chevelure brune. Je soupirai exaspérer et regardai le tavernier d’un mauvais œil.

- Et maintenant quoi, hein ? Qu’est-ce que tu me veux ?!
- Je me disais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait chez toi… Tu es bien jolie, même habillée comme ça…
- Fiche moi la paix...

Je vis alors sa main s’approcher de moi. Sans réfléchir un instant, je la saisis pour la plaquer sur la table et y planter mon couteau. Le sang commençait à couler alors qu’il hurlait de douleur. Il était cloué à la table. Toute la taverne s’était tournée vers nous.

- Je t’avais donné un conseil, tu ne l’as pas suivi… La prochaine fois, c’est pas là que je te plante le couteau. C’est clair ??

Il m’avait coupé l’appétit cet abruti. Je me levai et quittai la table en reprenant mes pièces et mon chapeau pour le remettre sur ma tête. Je me tournais vers lui une dernière fois.

- ça, c’est pour le dérangement que vous avez  occasionné, je reprends mon argent.

Alors que je commençais à sortir un homme, comparable à une armoire à glace, se plaça entre la porte et moi. Je soupirai agacée par tout ça. On ne pouvait même plus manger tranquillement. Sans dire un mot, je pris mon pistolet à ma ceinture, et visai son crâne.

- Tire-toi, ou je fais sauter ta cervelle de moineau. Déclarai-je sur un ton calme mais menaçant.

Mon regard en disait long, il faisait comprendre que j’étais tout à fait capable de le tuer. Le serveut s’écarta, je rangeai mon arme et je m’avançais vers la sortie avant de m’arrêter net.
Devant moi, se tenait Absolem… Je n’y croyais pas. Que faisait-il ici ? Etais-je entrain de rêver ? J’avais envie de lui sauter au cou, mais lui, se souvenait-il de moi ? Avait-il gardé un aussi bon souvenir de cette soirée au port comme moi ? Je ne savais pas quoi faire, comment réagir… C’était si incroyable de le revoir ici, dans ce lieu sordide et mal fréquenté. Il faisait tâche dans ce misérable décor. Il était toujours aussi beau, aussi élégant, aussi sexy – je devais l’avouer -.

- C’est vraiment toi ? finis-je par souffler.

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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Dim 6 Aoû - 15:53

La force du destin
Feat Anne Bonny


Toujours très occupés par mes affaires, je n’avais pas une minute à moi, en effet mon carnet de rendez-vous battait son plein. Je faisais ma tournée de mes établissements de toutes natures mais également concluait de nouveaux marchés, notamment au niveau de l’alcool et des drogues qui circulaient au sein de mes différents établissements. Je faisais de mon mieux pour toujours trouver le meilleur, au plus bas coût, mais également dénicher des perles rares, et ce même si cela m’emmenait dans des endroits peu fréquentables pour quelqu’un de mon rang.

Je souriais marchant dans les ruelles malfamées de la petite ville portuaire, on pouvait penser que je n’étais pas à ma place ici et pourtant c’était tout le contraire. Un démon dans son élément, un démo qui avait rendez-vous dans une taverne du coin avec un fournisseur de vin et autres alcool. Nous devions alors goûter les produits, et voir si cela pouvait convenir puis traiter l’affaire. Pourtant ce n’est pas vraiment ce qui se passa lorsque mon bras droit et moi-même arrivâmes au lieu de rendez-vous. J’eus seulement le temps d’entrer que je me figeais sur place lorsqu’un serveur se décala, me laissant devant ma louve du clair de lune. Anne était toujours aussi belle, mieux encore que dans mes souvenirs. Instinctivement je posais mon pouce contre le saphir qu’elle m’avait laissé en souvenir de cette nuit là, j’avais envie de la prendre dans mes bras, mais au lieu de cela je restais là, à la contempler, lorsqu’elle me demanda si c’était vraiment moi.

Je lui souris alors sincèrement, c’était encore un formidable hasard qui nous avait réuni. Après plusieurs mois à repenser à cette nuit là comme un doux rêve, mon Annie était de nouveau devant moi, plus belle que jamais. « C’est bien moi, ma chère Anne... », lui dis-je alors tout en m’inclinant devant cette sublime louve et lui tendant une main pour que l’on puisse passer du temps ensemble. Mon rendez-vous ? Je regardais alors mon bras droit qui compris alors qu’il devrait conduire mon affaire seul, et je vis à son regard passant de moi à Anne, qu’il me demanderait sans doute des explications plus tard… enfin, qu’il essayerait, mais tant pis. Je souris à Nathanaël, lui soufflant un petit « Merci par avance... », puis concentrant à nouveau toute mon attention à ma chère Anne.

Si nous nous étions de nouveau retrouvé par hasard c’était bien pour quelque chose : le destin frappe rarement deux fois à la même porte, pourtant j’avais l’impression que c’était ce qu’il avait fait en nous offrant une seconde chance de nous retrouver. Je ne saurai dire pourquoi mais j’en étais vraiment ravi, alors je tendais ma main à la jeune femme qui avait hanté mes songes pendant des semaines durant puis nous sortîmes de ce taudis.

« Quelle agréable surprise Anne, vous êtes à terre pendant un temps ? », lui demandais-je afin de savoir si j’aurai l’occasion de la voir et de partager sa compagnie un peu plus longtemps qu’il y a quelques mois. Du moins, si la dame en avait envie. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais à ce point attiré par la jeune femme, pourquoi irrémédiablement, mes pensées, mes songes, mon corps convergeait vers elle. Elle était belle, sublime même mais cela ne justifiait pas une telle attirance. Alors afin de percer ce mystère j’avais besoin de passer plus de temps avec elle, et peut-être alors je découvrirais pourquoi, ou peut-être me détacherais-je de ce sentiment.

Faisant un léger baise-main à ma sublime Annie, je lui dis alors « Vous êtes toujours aussi belle ma chère… Une véritable perle des mers... ». Je ne pouvais pas m’en empêcher. J’avais besoin de la toucher, de lui parler, de passer du temps avec celle qui torturait mon esprit nuit et jour. Une magnifique torture mais qui en cet instant n’avait plus d’importance.

De nouveau juste elle et moi.
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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Dim 6 Aoû - 17:32

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Face au serveur qui me barrait le passage, je lui fis rapidement comprendre que je n’étais pas d’humeur à perdre mon temps avec ses bêtises, et qu’il avait intérêt à me laisser passer sur le champ au risque de voir sa tête éclater comme un ballon. Doucement, sans me quitter des yeux, il alla se ranger avec les autres. C’est alors que mon regard tomba sur Absolem… Je ne m’attendais pas du tout à le voir ici. Comment pouvait-il être ici ? Que faisait-il ici ? Je restais un instant figée sur place, me demandant si je n’étais pas entrain d’halluciner. Le revoir était une chose que je pensais improbable, impossible. Je devais être sûre que c’était vraiment lui, qu’il était vraiment l’Absolem que j’avais rencontré des mois plus tôt dans ce port, une nuit de pleine Lune. Dans un souffle à peine audible, je lui demandais s’il était vraiment celui que je croyais. Il confirma, m’appelant par mon prénom. Ainsi, il ne m’avait pas oubliée. Il me fit une belle révérence avant de me tendre la main. Je glissais la mienne sur la sienne, décidée à ne plus le lâcher. Remarquant ensuite un homme qui suivait le démon, je me demandais qui il était. En les observant tous les deux, je compris que cet inconnu devait être son bras droit, ou quelque chose comme ça. Sans dire un mot, l’individu dont j’ignorais le nom se glissa à l’intérieur de la taverne et partit vers la table que j’avais occupée. Tournant doucement la tête, je vis que le tavernier avait encore le couteau planté dans la main… Oups… Je finis pas reporter mon attention sur Absolem. J’espérais qu’il n’allait pas m’en vouloir s’il s’agissait de l’un de ses clients... Je tenterais de lui expliquer ce qui s’était passé plus tard, ce n’était pas le plus important pour l’instant.

C’était une telle surprise de le revoir ici. Je ne m’y attendais pas. Pourtant, chaque jour je songeais à lui, me demandant où il était, ce qu’il faisait, s’il lui arrivait de penser lui aussi à moi. Je me demandais aussi s’il avait trouvé ma bague. Discrètement, je regardais ses mains. Je la vis à sa main droite sur son index. J’étais toujours été un peu avec lui dans ce cas. Ça me faisait sourire. J’étais contente de voir qu’il l’avait trouvée et surtout, qu’il l’avait gardée avec lui. Il m’avait manqué. Et j’avoue qu’à chaque fois que je m’étais pieds à terre, j’espérais le voir au détour d’une rue, sur les quais, dans les tavernes. Mais après plusieurs semaines, j’avais fini par me faire une raison et perdre espoir. Jamais je n’aurais dû arrêter d’espérer, la preuve : il était là, devant moi.

Ma main dans la sienne, je l’attirais vers l’extérieur avant que l’autre ne réussisse à enlever le couteau pour ensuite me courir après. On ne savait jamais, c’était mauvais un tavernier en colère et je n’avais aucune envie de m’occuper de lui aujourd’hui.  Toute mon attention, tout mon être étaient tournés vers Absolem. Ce dernier semblait tout aussi surpris que moi, et il semblait lui aussi content. Son baisemain me fit sourire, presque rougir même.

- Nous partirons demain ou après-demain, tout dépend de si nous trouvons rapidement ou non de quoi ravitailler le navire.

Mais vu où nous nous étions arrêté, ça serait sans doute rapide. Le lendemain en fin d’après-midi, nous lèverons sans doute l’ancre pour reprendre le large et nous retrouver en mer, loin de tout… Loin de lu. J’étouffais un soupire quand cette pensée me traversa l’esprit. Encore loin de lui, alors que nous venions à peine de retrouver ? Encore une fois, je profiterais au mieux de nos retrouvailles, en espérant que nous nous ne quitterons pas comme la dernière fois.

- Que faites-vous ici ?

Ce n’était pas un port très réputé. Et clairement, il faisait tâche ici. Ça n’avait vraiment pas l’air d’être son milieu. Il était d’une telle élégance que je pouvais presque avoir honte de me promener à côté de lui. Heureusement que je me fichais bien de l’image que je renvoyais, sinon je crois que je ne me serais jamais permise de lui adresser la parole, moi la pirate qui se déguisait en homme. Un petit rire m’échappa.

- Je fais bien pâle figure à vos côtés… Vous êtes toujours aussi élégant que la première fois que je vous ai vu. Lui dis-je en souriant.

Et puis nous nous mîmes à marcher tranquillement dans les rues. C’était la première fois que je mouillais ici, je ne connaissais pas du tout les lieux. Ce n’était vraiment pas l’endroit le plus charmant et encore moins romantique. Tiens… Je voulais du romantisme moi ? C’était nouveau. Anne ! ça suffit de rêvasser comme ça, redescend sur terre ! Cria une petite voix dans ma tête qui me rappelait que j’étais juste une pirate et Absolem un grand démon. Il t’apprécie, c’est tout.

- Vous m’avez manqué…

Et le mot était faible… Je ne l’avais vu qu’une fois, et pourtant il occupait une grande partie de mes pensées et de mon esprit. Je ne savais même pas pourquoi.

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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Dim 6 Aoû - 18:46

La force du destin
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Je n’aurais jamais pensé en venant à un rendez-vous commercial retrouver celle qui hantait mes nuits, mes jours, toutes mes pensées dès que j’avais un moment. Et pourtant elle était devant moi et apparemment, elle n’avait pas chômé, le pauvre tavernier un peu plus loin avait encore la marque du passage de la jeune femme. Une femme forte, une femme de caractère qui ne se laissait pas faire et j’étais certain que cet homme l’avait apprit à ses dépends. Et encore il s’en sortait bien...pour l’instant, je lui demanderai ce qu’il s’était passé avant mon arrivée. En fonction, je ferai de la vie de cet homme un cauchemar, au mieux. Car non, on ne touchait pas à cette louve ! Mon côté possessif et jaloux me disait qu’à l’instant où, sur ce port nos regards s’étaient croisés, des instants échangés, d’honnêtes paroles et cet instant de complicité, notre séparation...à partir de là cela sonnait comme si elle était mienne dans mon esprit. C’était perturbant qu’elle personne vue une seule fois donne un tel résultat.

Improbable et pourtant si vrai. Je tenais sa main dans la mienne et elle m’emmena à l’extérieur de l’établissement en effervescence. Pouvoir de nouveau être avec elle était un ravissement, j’étais content de cette superbe surprise, ne pensant pas la revoir, après tout nous avions un style de vie bien à nous et cela faisait que nous n’étions pas sûr de se retrouver. Je l’avais cherché, inconsciemment, consciemment aussi, lorsque nous étions vers les ports notamment, mais au bout d’un temps, l’attente s’était atténuée et je ne pensais plus qu’à elle dans mes pensées et songes, touchant la bague à chaque fois que j’avais envie de me rappeler sa présence.

Annie m’annonça alors qu’il se pouvait qu’elle reste jusqu’au lendemain ou surlendemain… c’était déjà plus que ce que nous avions eu, et je comptais bien profiter de chaque minutes à ses côtés, l’écouter parler, l’embrasser à nouveau et peut-être plus. Assouvir mon besoin de cette femme me permettrait peut-être de passer à autre chose. C’était sans doute cela, le désir, un désir irrationnel qui était en train de me ronger l’existence.

Elle me demanda alors ce que je faisais ici, je lui souris avec l’envie de lui répondre que je n’étais ici que parce que j’avais été attirée par sa beauté, mais je m’abstins, préférant la cruelle réalité : « Je suis venu pour les affaires, histoire de faire le tour de certaines de mes possessions et conclure un nouveau contrat. », lui dis-je alors simplement. Elle connaissait mon métier, nous en avions parlé alors la vérité n’était pas une véritable surprise pour elle.

Puis ma douce pirate me fit un superbe compliment tout en se dénigrant elle-même. Je fis alors une moue avant de lui répliquer : « Vous êtes magnifique Anne, n’en doutait jamais et ne laissez personne en douter. Vous êtes plus belle encore que dans mon souvenir... », le premier à lui dire le contraire verrait son coeur arraché violemment. Tout simplement. Elle était sublime et je ne laisserais personne dire le contraire. Ma réaction était peut-être un peu plus virulente que je ne l’aurai souhaité mais c’était ainsi, elle bouleversait mes codes, mes habitudes.

Lorsque la jeune capitaine me alors que je lui avais manqué, je m’arrêtais un instant, la plaçant juste devant moi, l’envie étant trop forte en cet instant pour que je tente même d’y résister puis doucement je l’embrassais. Tendrement puis un peu plus passionnément. A ce moment là j’étais le plus heureux, il n’y avait plus qu’elle qui comptait, j’avais l’impression de revenir le soir de notre rencontre et lorsque je rompis notre étreinte, j’avais le sourire aux lèvres, le retour du gosse fier de lui.

« Vous m’avez manqué aussi ma douce Annie, jour et nuit vous avez hanté mes pensées... », je passais alors la main dans ses cheveux, caressant doucement sa joue, puis je la serrais tout contre moi. Profitant de cet instant pour faire le point sur nous deux, sur ce phénomène entre nous. Je ne comprenais pas, mais j’essayerai, je ferai mon possible pour ça.

« Qui êtes-vous Anne Bonny pour me faire autant tourner la tête ? », soufflais-je alors en lui déposant un baiser dans les cheveux, puis m’écartant, je pris le temps de la regarder dans les yeux, tout simplement, essayant de percer le mystère dans son regard.

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Dim 6 Aoû - 19:38

La force du destin
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Ma main dans la sienne, je l’entraînais à l’extérieur afin d’éviter de nouveaux ennuis. Il fallait croire que c’était histoire de ma vie que de m’attirer quelques petits soucis. Mais je m’y faisais et je m’en sortais toujours, avec plus ou moins de brio. Mais le plus important, c’était que je sois encore là pour témoigner de mes exploits non ? Et Là, j’étais ici, dans cette petite ville avec Absolem. Cette situation ravissait mon cœur, j’étais comme sur un petit nuage. Et puis, je me demandais comment le hasard nous avait conduits ici tous les deux. Je ne passais jamais par ici d’habitude, c’était la première fois que je m’étais les pieds ici, mais le manque de vivres avait changé mes habitudes. Lui, c’était peut être une habitude qui l’amenait ici. Mon hypothèse se confirmait avec sa réponse, il était bien ici pour les affaires. Mais je me demandais bien ce que pouvait posséder cet abruti de tavernier qui pouvait intéresser le démon. Il n’avait pas l’air d’avoir grand-chose d’intéressant. Enfin, ça ne me regardait pas, et je m’en fichais. Avec sa cervelle de moineau, il ne devait pas être très bon en négociations, et Absolem devait tirer bien des avantages de ce commerce, quel qu’il soit.

Marchant dans les rues, je nous imaginais marcher ensemble. Moi, la vilaine pirate et lui grand homme d’affaires bien élégant. Ça ne me dérangeait pas, je savais qui j’étais et ce que j’étais. Mais ma vision des choses ne semblait pas plaire à mon compagnon de balade, il me le fit remarquer tout en me noyant sous les compliments. Cette fois, je n’y échappais pas, mes joues virèrent au rouge pivoine. Heureusement qu’il faisait noir, il ne le verrait peut être pas ?

- Merci… Répondis-je timidement. Vous êtes adorable quand vous faites la moue. Dis-je pour le taquiner.

Personne ne pourrait changer mon petit côté taquin, et ça me permettrait de me dérober à ses compliments qui me faisaient rougir. Une pirate, ça ne rougit pas ! ça ne montre pas ses émotions, c’est une dur à cuir ! Il faudrait que lui explique le principe un jour, comme ça, il arrêterait peut-être de me faire rougir, de me faire sentir comme une petit princesse ? D’ailleurs, pourquoi il me faisait autant d’effet ? Ce n’était pas rare que je recevais des compliments. D’habitude, je menaçais tous ceux qui s’intéressaient de trop près à moi… Hm… Etrange.
Il y eut un petit silence, et je lui dis doucement qu’il m’avait manqué. Oui, il m’avait manqué alors que nous nous étions vus qu’une seule fois, et pendant un lapse de temps très court. Mais ce moment avait été comme magique, hors du temps, et surtout, ça avait été un moment sincère où je lui avais dit beaucoup de choses à mon sujet, et où il avait répondu à toutes mes questions. Absolem arrêta de marcher avant de m’attraper pour me placer juste en face de lui. Il m’embrassa, tendrement, passionnément. Je lui rendis son baiser avec la même intensité. Ma main vint se poser sur sa nuque pour que je puisse le regarder contre moi et faire durer ce baiser. Mon cœur faisait des bons impressionnants dans ma poitrine, j’avais l’impression qu’il allait exploser. C’était une douleur dès plus agréable. Doucement il se détacha doucement de moi, et me regardais avec un sourire fier. Et si je n’étais qu’un jeu ? Un pari ? Ce grand séducteur devait peut être tout simplement charmer une pirate, une personne qui se pensait coriace ? Non, je refusais d’y croire alors je lui rendis son sourire. Il dit alors que je lui avais manqué également, que j’avais hanté ses pensées. Il avait l’air si sincère. Je ne pouvais qu’y croire. Sa main glissa dans mes cheveux, sur ma joue et il me serra contre lui. Je fermais les yeux et profitai de sa présence. Il avait une odeur légèrement épicée, agréable et unique. Je la reconnaitrais entre mille.

- Comme vous avez hanté mon esprit à chaque instant alors je prenais le large…

Heureusement, j’avais su prendre sur moi pour ne rien montrer à mes hommes et rester leur capitaine. Je n’avais rien changé à mes habitudes avec eux, il n’avait rien vu. Enfin je l’espérais. I me demanda alors qui j’étais en me regardant les yeux. Moi ? Personne par rapport à lui. Je ne savais pas vraiment quoi répondre. Il était à supposer que si je disais « rien », il allait encore me faire la morale…

- Je suis une pirate et une louve perdue dans ce monde… Et qui a l’esprit tourmenté par l’absence d’un démon de toute évidence… Je vous retourne la question, qui êtes-vous ? Et qu’avez-vous fait à la pirate que je suis ? Mon esprit ne cherche plus les trésors, il cherche les lieux que vous fréquentez.

Oui, j’étais perdue, je ne comprenais pourquoi je voulais autant être avec lui. Mon cœur se briserait au moment où nous devrions de nouveau nous quitter, car oui, nous allions encore nous séparer car nos vies étaient différentes. J’étais destinée à vivre sur les sept mers et lui au gré de ses affaires…

- Parfois, vous venez à me faire regretter mon choix de vie qui me plait tant… Vous m’avez envoutée… Délivrée moi de votre emprise…

Dans un acte complètement contradictoire, je vins retrouver ses lèvres pour l’embrasser passionnément à mon tour. Non, je n’avais pas envie qu’il me laisse partir et me délivre de son emprise, bizarrement, j’aimais ça, et je ne voulais pas que ça s’arrête.

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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Dim 6 Aoû - 21:55

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Ma belle et forte Annie. Cette femme avait le don de me faire oublier tout le reste, un instant à ses côtés et plus rien n’avait d’importance, seulement l’instant présent. Cet instant à savourer sa présence, sa chaleur et son odeur délicatement féminine. Ses courbes bien que soigneusement cachées sous ses vêtements masculins se laissaient facilement deviner, laissant libre court à mes imagination débordante…
Sa main dans la mienne et je me sentais le plus heureux, c’était fou ce que ce simple geste pouvait faire à un grand démon supérieur tel que moi, comme quoi...on était à l’abri de rien en ce monde.

J’aimais la voir sourire, j’aimais la sensation de sa peau contre la mienne, de son souffle chaud ne faisant plus qu’un avec le miens. Elle me rendait fou et je ne comprenais pas pourquoi ! Peut-être à cause de la magie ? A cause de mes frères qui me faisait un sale coup ? J’espérais que ce n’était pas le cas sinon jolie et douce demoiselle ou pas elle mourait quoi qu’elle puisse en dire et franchement, ce serait dommage. Laissant de côté des idées de trahison, je voulais juste savourer l’instant présent et lui faire ses compliments sur son physique était le moins que je puisse faire.

Mes mots ne saurait porter justice à sa beauté… Voilà que je devenais romantique, peut-être trop, je ne savais pas non plus. Trop d’incertitude avec cette jeune femme s’en était...Déconcertant.
M’enfin, elle me remercia et me qualifia d’adorable, ce qui n’était pas rien, pas habituel du tout, non, lorsqu’on me qualifiait j’étais plutôt magnifique, sublime, sexy, torride, pas adorable. Adorable c’était lorsqu’on parlait d’un chiot, moi j’étais plus qu’adorable quand même ! Mais bon, je ne fis pas la remarque à ma compagne même si j’en mourais d’envie… Heureusement elle semblait plus me taquiner que de prendre la chose au sérieux… Un sens de l’humeur indéniable…

Alors que j’avais prit la décision de l’embrasser, de l’enlacer contre si c’était la chose chose au monde que j’avais le plus attendu depuis ces derniers mois, ma douce Annie me confia que j’avais également hanté ses pensées. Cela me rassura un peu, la réciprocité de ses sentiments me fit plaisir même si dans un sens ils m’effrayaient. C’était si intense que j’avais l’impression que j’allais me faire engloutir tout entier. Comme réponse à mon interrogation constante, elle me répondis qu’elle était une louve, une pirate a l’esprit tourmenté par un démon puis elle me retourna habillement la question, me faisant la plus belle déclaration que j’avais jamais reçu... Je lui souris alors, décidément, sa fougue me plaisait beaucoup : « Je ne suis qu’un démon hanté par le fantôme d’une femme rencontrée au clair de lune. Tel un sort lancé à mon encontre, m’empêchant de dormir, de travailler, toutes mes pensées ne faisant que converger vers vous... ».

Je savais que le lendemain ou le surlendemain elle me quitterait de nouveau, ne laissant plus qu’une coquille vide pendant des jours, l’ombre de moi-même, un démon que je peinais à reconnaître dans le miroir. Lorsqu’elle serait partie, j’aurai de nouveau ce pincement au coeur, ce poids persistant, constant sur mon coeur. Une sensation aussi incompréhensible que désagréable. Je n’en avais parlé à personne, je ne voulais inquiéter personne, ou encore que l’on prenne cela pour de la faiblesse. Non, je n’en avais pas parlé, et pourtant j’aurai eu besoin d’aide pour comprendre tout cela…

Annie me dit alors que parfois elle venait à regretter son choix de vie, que je l’avais envoûtée… et ce juste avant de m’embrasser. Je répondis avec joie à son baiser, le faisant durer le plus longtemps possible puis lorsqu’enfin nous nous détachâmes l’un de l’autre, je la regardait les yeux brillants.

« S’il y en a bien un ici qui a été envoûté, croyez-moi Annie, c’est bien moi. Je ne comprends pas ce que vous m’avez fait. Sans vous je ne suis que l’ombre de moi-même, j’ai dû mal à me reconnaître... », lui dis-je alors le plus perdu du monde. Mais j’avais beau être perdu, je n’avais pas envie de la lâcher, peut-être aurais-je dû, peut-être la solution était celle-ci, ne plus la voir, finir par l’oublier, et pourtant ce n’était pas si simple. Mais punaise ! Une rencontre et j’étais déjà fortement attaché à elle, qu’est-ce que ça allait donner après ce temps passé ensemble ?

« Promenons-nous, parlez-moi de vos voyages de ces derniers mois… », lui dis-je alors, décidant de repartir sur une base neutre pour une discussion plus légère alors que ses paroles comme les miennes résonnaient dans mon esprit. Je serrais sa main comme si elle était la bouée qui m’empêchait de me noyer, espérant faire le bon choix dans cette terre inconnue, celui de m’agripper à ce sentiment de bien être aux côtés de cette femme formidable.

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Lun 7 Aoû - 0:13

La force du destin
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La sensation de ses lèvres posées sur les miennes… En plusieurs semaines, je n’avais pas oubliée cette sensation, et ça m’avait terriblement manqué. Lorsqu’il m’embrassa, j’avais l’impression que mon cœur allait sortir de ma poitrine tellement il battait fort. Ça me faisait mal, mais c’était l’une de ses douleurs agréables que j’étais prête à affronter à chaque instant. Absolem m’avait manqué. Son absence avait créé un vide dans mon cœur et dans mon esprit. Moi qui étais si indépendante, que m’arrivait-il ? Comment se faisait-il qu’une simple connaissance puisse avoir une telle emprise sur moi ?! Non, je n’avais pas besoin de lui, je ne devais pas avoir besoin de lui pour avancer. Je ne le connaissais pas, il ne pouvait pas diriger ma vie ainsi… Et pourtant.

Une part de moi voulait que ça s’arrête. Que tout redevienne comme avant. Avoir de nouveau l’esprit clair pour pouvoir voguer sans me prendre la tête, sans réfléchir. Sans avoir à le chercher du regard partout où je m’arrêtais. Absolem était quasiment devenu obsession. Je voulais le voir tout le temps, partout. Non d’un chien ! Que m’arrivait-il ?! Ça ne m’était jamais arrivé avant. Peut-être étais-je simplement curieuse ? J’avais envie d’en savoir plus sur ce démon. Après tout, on ne rencontrait pas tous les jours un démon… Et je me savais d’un naturel curieux. Mais je savais aussi que je fuyais la magie comme la peste, alors pourquoi cet être magique m’attirait autant.. ? Pourquoi mon esprit voulait-il prendre le risque de m’approcher de cet être dangereux de toute évidence ? C’était à rien y comprendre.

Malgré toutes les questions que je me posais, la deuxième part de moi voulait juste profiter du moment présent, et surtout de la présence d’Absolem. A ce moment là, il était avec moi et j’aurais bien dit qu’il était à moi… Mais ça aurait été un peu prétentieux de ma part de dire qu’un démon m’appartenait, surtout que je n’étais sûr de rien le concernant. Tout semblait trop irréel pour être totalement vrai. S’il voulait savoir qui j’étais, je voulais savoir ce qu’il m’avait fait. Il semblait tout aussi perdu que moi, il ne savait pas ce qu’il lui arrivait mais apparemment il était sujet au même mal qui me rongeait, quelqu’un le tourmentait : moi.

Je ne lui avais rien fait… Je lui avais juste parlé et puis après, embrassé. Mais c’était tout. Rien d’autre. Je pouvais le jurer sur ma vie. Que nous arrivait-il ? Ce n’était à rien y comprendre. En tout cas, je n’y comprenais rien de mon côté. J’étais à la fois effrayée par cette situation mais également ravie. En présence d’Absolem, je me sentais bien, heureuse même ! Avec lui, je me sentais affreusement bien ! C’était juste inexplicable, mais fantastique. Cependant, en montant aussi dans le bonheur, la chute n’est que plus douloureuse. Quand je prendrais le large, je serais de nouveau malheureuse, loin de lui. Il fallait profiter du moment présent.
Jamais je n’avais regretté ma vie de pirate, jusqu’à aujourd’hui. Et c’était à cause de lui, je voulais savoir comment c’était possible. Et je finis par lui dire qu’il m’avait envouté.
Je ne savais pas comment il le faisait, mais j’avais de nouveau cette irrésistible envie de l’embrasser et je ne m’en privais pas. Il me rendit mon baiser, le faisant à son tour durer le plus longtemps possible. Lorsque ses lèvres se séparèrent des miennes, il me regarda de ses beaux yeux brillants. Répliquant alors que c’était moi qui l’avais envouté et pas l’inverse. Il ne devenait plus que l’ombre de lui-même en mon absence, il avait même du mal à se reconnaitre. Cette situation semblait le dépasser complètement. C’était également mon cas, je ne savais pas ce qui m’arrivait, mais ça me plaisait !

Absolem me proposa ensuite de nous promener, ne me laissant pas le temps lui répondre quelque chose. Je gardais sa main dans la mienne, de peur qu’il disparaisse de nouveau dans un nuage de fumée noir et qu’il m’abandonne dans ses rues malfamées. Non, il ne me laisserait pas, pas encore une fois. Je me laissais aller dans le jeu de la conversation légère, pour ainsi échapper aux questions dérangeantes et compliquées. Je pourrais réellement profiter du moment quand mon esprit serait débarrasser de mes interrogations.

- Comme je vous l’avais dit, je suis donc allé à DunBroch. C’est un endroit fantastique ! De grandes étendues sauvages où l’homme n’a encore rien touché. Autant dire que c’était un plaisir pour la louve qui sommeille en moi. Par contre, la pirate a détesté. Il n’y a rien a pillé. J’ai quand même pu avoir une cargaison de tartans que j’ai échangés contre un peu d’argent. Le reste du temps, nous sommes restés en mer, nous avons fait quelques abordages, essuyé quelques tempêtes, mais en soi tout c’est bien passé… Il n’y a que le début de cette soirée qui s’est mal passé. Mais vous avez éclairé cette sombre nuit rien qu’avec votre présence. Et vos affaires, se portent-elles bien ?Dis-je en souriant.

Continuant de marcher à ses côtés. Je remarquai que ça sentait la pluie. Il allait pleuvoir ce soir… Il faudrait sans doute aller se mettre à l’abri mais je ne savais pas où aller. Je levais le nez vers le ciel et constatais que contrairement à la nuit de notre première rencontre, le ciel était couvert, on ne voyait ni étoile, ni lune mais de gros nuages menaçants malgré la chaleur qui nous entourait. On s’occuperait de la pluie plus tard, pour le moment, nous étions au sec.

- Dites-moi, le tavernier que j’ai quitté. C’est l’un de vos clients ?

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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Lun 7 Aoû - 21:01

La force du destin
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C’était avec une impression de plénitude que je marchais, main dans la main avec mon Annie, celle qui avait réalisé l’impossible en une seule nuit. Elle avait capturé mon entière attention et je devais bien l’avouer que cette étrange sensation bien qu’étrange et un peu terrifiante me plaisait. C’était la première fois que je me sentais entier, comme avec la bonne personne avec qui je pouvais dès lors partager tous mes secrets ou presque. Je ne pourrais certainement pas faire confiance à quelqu’un à ce point, certains secrets devaient en rester et pour cela, le meilleur moyen de les garder étaient de ne jamais les divulguer, à personne.

Néanmoins, je pouvais faire une petite concession sur les sentiments que j’éprouvais pour cette louve au pelage de jais. Lorsque j’étais avec elle tous mes problèmes du moment semblaient s’envoler vers un monde d’oubli, elle était la seule chose à laquelle je pouvais penser, et c’était bien cela le problème. Je n’arrivais plus à penser à autre chose, s’en était presque douloureux et savoir qu’elle repartirait de nouveau sur les mers et que je partirai à nouveau de mon côté me déchirait le coeur d’une façon dont je n’aurai jamais cru cela possible. Cette jeune femme avait réussi à prendre mon être en otage, elle avait acquit un pouvoir sur moi plus important encore que certaines personnes qui comptaient pourtant beaucoup pour moi.

Peut-être aurait-il mieux fallut que je m’éloigne définitivement d’Anne, peut-être que j’aurai dû jouer les indifférents, faire semblant de ne pas la reconnaître ? Non, cela m’aurait hanté jusqu’à ce que je ne trouve plus le sommeil… La meilleure solution, la seule que je voyais était d’assouvir mon envie d’elle jusqu’à ce que la magie de notre rencontre s’efface comme avec toutes les autres rencontres avant nous. Essayant de changer de sujet, nous marchions aux travers de petites rues bien sombres, j’écoutais alors les récits de voyage de ma compagne, content d’apprendre que son voyage vers DunBroch s’était bien passé malgré le manque de pillages à effectuer. Je souriais à sa remarque, l’imaginant complètement dépitée au milieu de nul part, à fulminer par manque de richesse, de trésors à découvrir et à embarquer.

« Et vous avez éclairé la mienne douce Annie… » lui dis-je en déposant un tendre baiser sur sa joue, puis répondant à sa question sur mes affaires je lui dit alors « Mes affaires se porte globalement pour le mieux même s’il y a quelques contre-temps qui ont eu lieu… Des pièges politiques à éviter entre autres choses... », lui dis-je en grimaçant un peu, j’avais dû faire une chose qui m’avait attristé personnellement mais que j’avais dû faire pour la survie de mon empire mais également parce qu’au final je pourrais aider mon meilleur ami. J’espérais avoir fait le mon calcul et que je ne regretterai pas mon mouvement plus tard. Seul le temps nous le dirai… C’est alors qu’elle me demanda si le tavernier de tout à l’heure était l’un de mes clients.

Souriant, je regardais la pirate avant de lui répondre : « Je devais le voir pour quelques affaires, mais je pense que mon bras droit s’est chargé correctement de lui après votre altercation. D’ailleurs… Que s’est-il passé pour qu’il finisse avec la main coincée à la table ? », lui dis-je un sourire en coin, très clairement amusé par la situation et franchement certain que Nath avait dû le recadrer pour la dernière fois, après se serait la mort qui attendait ce cher tavernier… D’ailleurs, en fonction de ce qu’elle me disait, il mourrait peut-être aujourd’hui…

Je serrais doucement la main d’Annie, la soirée était déjà bien entamée mais je ne voulais pas la laisser, pas ce soir, nous avions tant de choses à voir, à dire, à essayer aussi, et puis elle avait au moins jusqu’au lendemain, alors je pourrais essayer d’étancher ma soif de la jeune femme…

« Que voulez-vous faire ce soir Ma Dame… ? », lui demandais-je alors, un air espiègle et joueur sur le visage, les yeux brillant d’excitation, le gamin de sept ans était de retour pour le plus grand plaisir de sa dame...

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Lun 7 Aoû - 23:29

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

L’esprit perdu, partagée entre l’inquiétude et le bonheur, j’avançais dans les rues de la ville portuaire main dans la main avec Absolem. Cette promenade était si inattendue. Ma soirée avait mal commencé, et je ne m’attendais pas à ce qu’elle s’améliore autant, je ne pouvais pas espérer mieux. Le revoir était inespéré, et j’étais plus que ravie. En sa présence, je me sentais bien, je ne pensais plus à rien, si ce n’était à lui et lorsqu’il était absent, je ne songeais qu’à me retrouver. Il occupait toutes mes pensées, s’en était affolant, mais si plaisant.

Pour lui, j’éprouvais des sentiments si contradictoires. Malgré tout, c’était toujours les sentiments positifs qui l’emportaient sur les négatifs. Avec lui, je me sentais heureuse, encore plus heureuse que lorsque je voguais sur les océans avec le vent qui soufflait dans mes cheveux. J’avais l’impression qu’il surpassait mon premier amour : la liberté. J’étais amoureuse de cette sensation de légèreté que m’offrait la vie en mer. A chaque fois que je posais pieds à terre, je ne souhaitais qu’une chose : reprendre le large. Aujourd’hui, que ça soit en mer ou sur la terre ferme, je ne pensais qu’à ce démon. Pourquoi ? Je n’en savais rien. Tout ce dont j’étais sûre, c’était qu’avec lui, j’avais le sentiment d’être capable de tout surmonter, d’être importante et surtout, d’exister. Comme si, sans lui, je n’étais plus rien ou tout du moins, incomplète. Sans lui, il me manquait quelque chose. « Un être vous manque, et tout est dépeuple ». C’était tellement vrai…

Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti un tel vide. L’absence d’Absolem créait un vide comparable à l’absence de William… Ce n’était pas tout à fait la même chose, mais c’était ce qui s’en rapprochait le plus. Je secouais la tête pour chasser cette triste pensée afin de me consacrer à ce moment de bonheur partagé avec cet homme qui avait sur s’accaparer toute mon attention.
Pour d’entamer une conversation moins lourde que la réflexion sur les tourments de nos cœurs, il me demanda ce que j’avais fait depuis notre dernière rencontre. Je lui parlais donc mes aventures à DunBroch. Ma part louve avait adoré ce voyage, les pleines verdoyantes lui avaient plu. Mais, la pirate avait été tellement déçue de ne rien y trouver, mis à part quelques tissus à échanger contre un peu d’argent. Ça avait quand même un voyage enrichissant et plaisant. Par la suite, nous avions suivi le vent pour nos aventures. La seule ombre à ce tableau, c’était le début de cette soirée mais c’était du passé, j’avais oublié ce maudit tavernier et ses mauvaises manières. Tout ce qui importait maintenant, c’était de profiter de la présence d’Absolem qui semblait être tout aussi ravi que moi. En entendant que j’avais éclairée sa soirée, je souris bêtement, mais j’étais ravie. Apparemment ses affaires se portaient assez bien malgré quelques complications.

- Je ne mêle pas de la politique, c’est toujours compliqué. Et la plus part des politiques n’aiment pas les pirates de toute façon… Essayez de ne pas trop vous attirer d’ennuis.

Monarchie, tyrannie, démocratie, qui aimait les pirates ? Personne ! Nous étions des voleurs, et nous faisions voler en éclats toutes leurs lois et leurs règles, alors nous étions chassés sans merci et sans pitié, pendus, décapités. Puis nos cadavres étaient exposés dans des cages pour montrer l’exemple. Alors non, en effet, je n’aimais pas la politique qui faisait de moi un parasite à éliminer… Mais personne ne réussirait à me faire disparaitre tout de suite. J’avais un instinct de survie très aiguisé et je m’en sortais toujours.
En parlant de ses affaires, je voulais savoir si Absolem devait traiter de certaines affaires avec l’homme que j’avais malencontreusement blessé dans un « accident volontaire ». Apparemment oui, il avait une affaire avec lui, mais c’était son bras droit qui avait fini par s’en charger. L’inconnu que j’avais vu était donc son bras droit ! Je n’en étais pas sûre, mais à présent je l’étais. De quoi pouvait-on traiter avec un tel individu ?

- Hm… Comment dire… ? Disons que monsieur le Tavernier ne sait pas ce que veut dire « fiche moi la paix », et que sa main a subi les conséquences de cette incompréhension. Il a deviné que j’étais une femme, et je crois qu’il m’a trouvée à son goût… Malheureusement, ce n’était pas réciproque donc j’ai essayé de le lui faire comprendre de manière persuasive.

J’avais un grand pouvoir de persuasion quand je voulais. On ne me disait rarement non très longtemps, on finissait soit par m’obéir, soit par mourir. J’avais toujours ce que je voulais, et si j’avais envie qu’on me laisse tranquille, et bien on me laissait tranquille. Les choses étaient ainsi et pas autrement. Trop longtemps je m’étais laissé marcher sur les pieds et dicter ma conduite, maintenant c’était fini. J’étais la seule à diriger ma vie ! Enfin presque, maintenant Absolem avait un certain contrôle sur ma ligne de conduite : puisque inconsciemment je le cherchais, c’était donc lui qui choisissait mes destinations…

Je sentis la main du démon serrer un peu plus la mienne. Ça me fit de nouveau sourire et je continuais de marcher. Il me demanda alors ce que je voulais faire ce soir. Très bonne question ! J’avais déjà un début de réponse.

- Manger ! Je n’ai pas pu manger du coup, et j’ai faim ! Un faim de loup ! M’exclamai-je en riant.

Ce jeu de mot, je le faisais quand j’avais dix ans, j’avais l’impression d’être une gamine, et c’était drôle. Je me sentais encore plus légère que lorque j’étais en mer. C’était fou. Et soudain, il se mit à pleuvoir des cordes. La pluie était chaude au vue des températures de la région. Doucement, je lâchai la main d’Absolem pour faire quelques pas devant lui et tourner sur moi-même sous la pluie battante en riant. Je fermais les yeux pour sentir l’eau couler sur mon visage avant de m’arrêter et de regarder le démon en souriant.

- Avec vous, j’ai l’impression d’être une enfant qui découvre le monde. Je m’émerveille devant tout. Je redécouvre le monde avec des yeux nouveaux. Déclarai-je en souriant.

Oui, quand j’étais avec lui, j’avais juste l’impression que tout était plus beau, que tout était merveilleux et magique. De plus, il fallait avouer que sous la pluie, il était plutôt sexy, ses vêtements trempés commençaient à mouler parfaitement son corps... Vraiment, il était beau sous cette pluie. Mon sourire s’agrandit en le regardant. Il me plaisait il n’y avait pas à dire. Mais maintenant que j’avais lâché sa main pour jouer la gamine, je n’avais qu’une envie : la récupérer !
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Mar 8 Aoû - 18:11

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J’écoutais ma douce pirate me faire part de ses voyages, de ses impressions, j’aimais l’écouter parler et je pense même que j’aurai pu faire cela des heures durant sans jamais m’ennuyer. Je l’imaginais devant ses étendues à perte de vue, sous sa forme de louve comme sous sa forme humaine, profiter d’un vent de liberté. Râler aussi à cause du manque de trésors, de choses à piller, c’était assez drôle de mon point de vue. J’aurai voulu être là, la regarder, la soutenir dans son entreprise au lieu de me prendre la tête avec des souverains trop frileux pour choisir un camp dans cette guerre qui allait tous nous concerner. Certes, j’avais choisi avant tout mon propre camp, je servais mes propres intérêts, mais je ne comprenais pas ceux qui n’arrivais même pas à avoir un avis constructif sur la question. D’autres au contraire avaient été si pointilleux sur la question que j’avais eu quelques sueurs froides.

Toutefois j’étais là, me promenant avec ma douce amie et ça me faisait le plus grand bien, me redonnait un peu de courage et d’énergie pour la suite des événements. Lorsqu’elle me demanda de ne pas trop m’attirer d’ennuis, je lui avait souri comme un enfant qui aime faire des bêtises mais qui promet de ne plus en faire. Cet air espiègle sur le visage était tout ce qui avait de plus sincère, j’avais beau tout faire pour réussir dans mes entreprise, tout prévoir, le risque zéro n’existait pas.

« Je ferais de mon mieux », lui avais-je alors répondu, la seule réponse honnête que je pouvais lui fournir… Puis plus sérieusement je lui demandais ce que le tavernier avait fait pour s’attirer les foudres de la jeune femme lorsqu’elle me dit qu’il avait été un peu trop insistant avec elle, la trouvant à sa convenance, sérieusement, il allait avoir un peu plus mal qu’à la main si ça n’était pas déjà fait par Nath. Je notais dans un coin de ma tête de penser à le torturer avant de le tuer. C’était tout ce qu’il méritait pour avoir osé poser la main sur MA Annie. « Vous avez bien fait, il mérite bien pire que cela pour avoir osé tenter de vous toucher, ne serait-ce que pour avoir posé les yeux sur vous... », lui dis-je alors, ma colère brûlant à l’intérieur, mais patience, bientôt le problème serait réglé…

Finalement, changeant à nouveau de sujet je lui demandais ce qu’elle voulait faire ce soir et sa réponse avec sa façon de le dire m’arracha un sourire : elle voulait manger. Rien que cela ! Ça je pouvais faire, trouver un endroit un peu plus sympa pour nous restaurer… Son jeu de mot était drôle, vraiment et donc il fallait que l’on trouve quelque chose à la hauteur de sa faim de loup ! La pluie se mit alors à tomber, une pluie douce, chaude, lorsqu’elle me lâcha la main pour tournoyer sous la pluie telle une enfant. Elle était magnifique et semblait si heureuse ! Malgré les goûtes d’eau qui tombaient je ne pouvais pas m’empêcher de la regarder. Elle était si belle, même trempée de la tête aux pieds… Anne me dit alors qu’elle avait l’impression de voir le monde d’un œil neuf. Et ce, juste avec ma simple présence. Je lui souris, puis m’avança vers elle, la prenant dans mes bras, nous étions tous deux trempés, mais tant pis, à cet instant nous étions seuls au monde. « Avec vous j’ai l’impression que le temps s’arrête, que plus rien n’a d’importance que ces instants passés en votre compagnie. Et tout cela est un jeu très dangereux auquel nous risquons de perdre tous les deux... », puis la fixant dans les yeux, je l’embrassais avec passion, avant de la relâcher.

« Nous devrions trouver un endroit pour nous abriter, boire et manger ne pensez-vous ma douce amie ? », lui lançais-je alors en m’éloignant d’elle. Si je restais encore plus près je ne pourrais plus trop me contrôler. J’avais besoin de temps, pour reprendre contenance et surtout le contrôle de mes émotions.

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Mar 8 Aoû - 22:28

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Juste « faire de son mieux » ? Je fronçais légèrement les sourcils, cette réponse ne me convenait pas. Je voulais plus qu’un « faire de mon mieux » ! Il avait tout intérêt à faire attention à ses fesses et réapparaitre saint et sauf de temps en temps dans ma vie comme il l’avait fait aujourd’hui ! Non mais oh ! Et ce n’était pas son sourire d’enfant espiègle qui allait changer quoi que ce soit ! Il devait rester entier, en bonne santé et sans trop d’ennuis ! Je savais bien qu’il y avait toujours des risques dans toutes les entreprises qu’on entreprenait, mais je ne lui laissais pas le choix, il devait faire attention et puis c’est tout ! Enfin, je ne devais sans doute pas trop m’inquiéter, c’était un démon… Il ne devait pas lui arriver grand-chose de dangereux non ? Question à creuser…

Avec plus de sérieux, il voulut savoir ce qui m’était arrivé avec le tavernier. Je lui répondis avec une certaine légèreté. C’était le genre de chose qui arrivait assez fréquemment et je n’y accordais pas beaucoup d’importance. Je punissais ce celui qui m’avait touchée ou fait une remarque désagréable, puis je n’en parlais plus. Mais ça ne semblait pas être de l’avis d’Absolem. Pour lui, l’homme méritait un sort bien pire que ce que je lui avais infligé. C’était presque effrayant d’entendre ça de sa bouche…

- Et quel sort mériterait-il d’après vous ?

Qui avait-il donc dans l’esprit de ce démon ? Avait-il des idées aussi sombres que ce laissaient sous entendre ses mots ? Il avait en tout cas l’air furieux… Enfin, en le regardant de l’extérieur, il avait l’air calme, mais je sentais qu’à l’intérieur, il était entrain de bouillir. Quoi ? Juste parce que l’autre avait essayé de me toucher ? Et juste regarder ? Je ne pensais pas que ce genre de chose pouvait mettre mon compagnon dans un tel état. Mais il ne semblait pas vouloir le montrer, alors je ne fis aucune remarque supplémentaire.

Hm… Nous devions maintenant essayer de programmer la soirée. Que voulais-je faire ? Apaiser ma faim ! Je n’avais pas pu manger à cause de l’autre abruti, et mon ventre criait famine ! Alors que je réclamais à manger, il se mit à pleuvoir ! Mais ça me faisait rire, j’aimais la pluie. Je lâchai donc Absolem pour faire quelques tours sur moi-même en riant. Comme une enfant heureuse. Il me laissa faire, me regardant m’amuser et me faire plaisir. Je m’arrêtai, et le regardais tout sourire pour lui partager mes impressions sur le monde que je découvrais en sa compagnie. C’était la même ville portuaire que j’avais visitée plus tôt dans la soirée, et pourtant elle me semblait bien différente en compagnie d’Absolem, elle était plus belle, plus agréable, magique ! De la bonne magie, je précise !
Il s’approcha et me prit dans ses bras. Malgré la pluie, ses vêtements trempés, il était toujours aussi chaud. Il me fit alors part de ses impressions à lui. Pour lui, c’était comme si le temps s’arrêtait et que le plus important pour était les moments que nous passions ensemble. Et apparemment, pour lui c’était un jeu dangereux que nous risquions de perdre. Je n’eus pas le temps de demander des explications qu’il m’embrassa passionnément. Je lui rendis son baiser avec la même intensité, la passion. Passant mes mains dans ses cheveux pour le garder près de moi et le faire durer le plus longtemps possible. Doucement, ses lèvres quittèrent les miennes.

Il me proposa alors d’aller nous abriter et pour dîner en s’éloignant. Je restai un instant à ma place, ne comprenant pas ce qui se passait. Avais-je fait quelque chose de mal ? Lui avais-je fait mal ? Ou embrassais-je aussi mal que ça ? Les autres fois, ça n’avait pas l’air de lui déplaire pourtant… Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer. Calmement, je me mis à le suivre, en gardant la distance qu’il avait l’air de vouloir mettre entre nous.

- J’ai fait quelque chose de mal ? Voulus-je savoir.

Le doute commençait à s’emparer de moi. Mes incertitudes reprenaient doucement le dessus. Et s’il était là le jeu dangereux ? Le jeu du mensonge et la duperie… Je le suivais silencieusement, me repassant ce petit moment de la soirée dans mon esprit, cherchant une erreur que j’aurais commis ou un détail qui m’avait échappé qui m’aurait dit que ce n’était qu’une plaisanterie de très mauvais goût de sa part…

- En quoi c’est un jeu dangereux ? Qu’est-ce qu’on risque de perdre ? Demandai-je comme une enfant perdue.
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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Mer 9 Aoû - 14:35

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J’étais un tontiné énervé par le fait que ce petit tavernier avait osé poser la main sur ma Annie, il avait osé la regarder d’une façon totalement scandaleuse ! Oui, il n’y avait que moi qui pouvait avoir de telles pensées, tenter de tels gestes, et même si je savais bien que c’était ma jalousie qui parlait, ma possessivité également, ce sentiment irrationnel ne pouvait pas s’effacer comme ça. Anne me demanda alors quel sort il méritait d’après moi. Je me demandais alors ce qu’elle était prête à supporter, car même si elle avait connaissance de ma nature, ça ne voulait pas dire qu’elle en avait pleinement conscience, ni même qu’elle imaginait et acceptait la violence qui pouvait par moment s’emparer de moi.

Toutefois, notre étrange relation étant basée sur l’honnêteté j’optais pour cette option, même si elle n’était pas des plus reluisante : « Ce tavernier, pour avoir osé porter ou en tout cas tenter de porter la main sur vous, mériterez une longue et douloureuse torture comprenant la perte de certains membres, puis la mort. » Lui lui avait répondu sur un ton oscillant entre la colère intérieure et le calme. Un étrange état d’esprit mais ce qui m’intéressait réellement c’était la réaction de ma charmante amie. Peut-être que c’était « trop » pour elle, même si elle était une pirate et une louve, je n’était pas sûr qu’elle accepte autant de violence contre un inconnu et juste pour une tentative.

Ce n’est que lorsque la pluie commença à tomber que je retrouvais l’enfant de cette nuit enchantée, elle dansait sous la pluie, et je ne pouvais pas détacher mon regard de cette sublime créature. Elle semblait si libre, si heureuse que cela me fit sourire, j’avais presque envie de faire la même chose, mais au lieu de cela je l’avais prise dans mes bras et je l’avais embrassée avec passion. Néanmoins, avant de perdre totalement le contrôle et de m’abandonner à sa délicieuse étreinte, je rompis le contact, m’éloignant peut-être un peu brusquement d’Annie, au vu de sa réaction, mais je ne pouvais pas bien faire autrement ! Je l’appréciais bien et je ne pouvais pas me comporter comme je le souhaitait réellement avec elle ! Je devais simplement profiter de l’instant, elle était différente des autres femmes, je ne saurai dire en quoi, mais jamais auparavant je me serai arrêté en si bon chemin… Elle me demandait en plus ce qu’elle avait fait de mal ! Sérieusement, cette femme me rendait fou, dénué de tout contrôle, or le contrôle était tout ce qui faisait les fondements de mon être.

« Vous n’avez rien fait, je suis désolé... », lui dis-je alors que j’essayais de reprendre contenance. Elle me rejoignit toutefois, me demandant avec une candeur qui me brisa le coeur, en quoi ce petit jeu était dangereux et qu’est-ce que nous risquions de perdre… Je soufflais un peu puis regarda la jeune femme, me demandant comment je pouvais expliquer ça.

« Nous jouons tous deux avec le feu, en nous comportant comme deux adolescents en manque d’a….attention. Pour ma part je risque de perdre mon esprit à trop jouer avec vous, je vous apprécie et je ne souhaite pas perdre cela. »

J’étais honnête même si je n’avais pas prononcé le mot en -a-, un mot auquel je ne croyais pas du tout. La pluie ne semblait pas vouloir s’arrêter, alors je nous fîmes aller dans un superbe bâtiment, disons le plus beau de la ville ce qui n’était pas franchement du luxe, puis disant bonjour à la réceptionniste, elle me reconnu et nous emmena dans un petit salon privé, je lui demandais alors de nous apporter à manger et elle nous laissa en souriant.

Me dirigeant vers l’un des placards, j’en sortis deux grandes serviettes, dont une de je mettais sur mon dos, puis j’apportais la seconde pour Annie. Je la dépliais puis commençais doucement à l’essuyer, lui enlevant son chapeau et lui séchant gentiment les cheveux. « Pour ne pas prendre froid », lui avais-je dit alors que j’avais bien envie de passer cette serviette ou autre chose sur tout son corps, mais avant, nous devions nous sécher puis manger chaud pour éviter de tomber malade.

« Vous me rendez fou Anne Bonny », lui dis-je en la tenant dans mes bras, « Vous êtes tel un formidable rêve, qui une fois le matin arrivé, s’en va et laisse seulement des impressions douces mais irréelles »

Qu’avez-vous fait de moi, Anne Bonny ?

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Mer 9 Aoû - 18:24

La force du destin
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C’était très cher payer pour si peu quand même non ? Ce tavernier ne m’avait rien fait, il n’avait même pas réussi à me toucher, c’était que je ne l’avais pas laissé faire, bien évidemment, mais quand même. Le torturer, le couper en petit morceau puis le tuer ? Même moi qui étais pirate, et qui pouvais parfois m’adonner à ce genre d’activité, je trouvais que c’était pousser le bouchon un peu trop loin au vue de la situation. Sauf qu’il avait l’air assez fâché, voire furieux même. Il essayait d’être calme, mais ça se voyait qu’il était en colère, en tout cas je le sentais.

- La mort ? Carrément ? C’est pas un peu excessif ? Il a déjà un couteau dans la main… Quoi que à cette heure il ne doit plus l’avoir… Fis-je remarquer.

Je n’étais pas du tout choquée, en soi, je m’en fichais bien de ce qu’il devenait ce tavernier. C’était juste que je n’aurais pas fait autant pour si peu. Après tout, j’avais déjà tué et torturé aussi, pour d’autres raisons, mais je l’avais fait. Le sang ne me faisait pas peur, les cris des victimes ne me touchaient plus. Peut-être pouvais-je avoir l’air d’une gentille pirate comme ça, mais je ne l’étais pas toujours. J’avais une réputation à tenir, j’étais cruelle et sanguinaire sur les flots. J’étais aussi une louve meurtrière et ça, même quand j’avais le contrôle de moi-même. Enfin, qui étais-je pour dicter la conduite d’un démon, hein ? Il faisait ce qu’il voulait.

La pluie se mit soudainement à tomber. Je fis alors quelques pas en avant d’Absolem pour me mettre à tourner sur moi-même, profitant de cette douce averse pour me rafraichir et faire l’enfant. Je me sentais légère, aussi légère que le jour de notre rencontre. Continuant sur notre lancée de sincérité, je me laissais portée par mes envies et mes désirs enfantins. A jouer comme je l’aurais fait si j’avais huit ans. Pas de règle, juste les lois des désirs. Alors que je revenais vers lui, il me prit dans ses bras et nous échangeâmes un baiser passionner que fis durer le plus longtemps possible. Ses baisers m’avaient manqué, et je comptais profiter de chaque baiser de la soirée.

C’est alors qu’il se détacha brusquement et s’éloigna. Je me demandai alors ce qui venait de se passer, ce que j’aurais pu faire pour l’offusquer ou lui déplaire. Le doute s’empara alors de moi. Je me demandais si tout cela n’était pas qu’une mauvaise farce… Un jeu où j’allais de toute évidence perdre et lui bien s’amuser. Je restais un instant à ma place sous cette pluie battante avant de me mettre à le suivre docilement, comme un gentil petit chien.

Moi ? Un gentil petit chien ? Il allait réellement falloir que je me réveille ! Il m’avait lâchée, et il s’était éloigné, pourquoi ne m’étais-je pas éloignée aussi ? Pourquoi n’avais-je pas rebroussé chemin vers le Revenge ? je n’étais pas un gentil petit chien qui le suivait… Enfin si, un peu. Je voulais des explications, comprendre ce qui se passait. Et Je ne pouvais pas partir comme ça, pas sans lui ! Anne ?! Depuis quand tu as besoin de quelqu’un ?? J’en sais rien… Mais j’ai besoin de lui. La voix de ma conscience se tut, exaspérée par ce que j’étais entrain de faire. J’étais entrain de m’attacher éperdument à ce démon, et entrain d’en faire le centre de ma vie. Absolem mit fin à mes réflexion intérieur en s’excusant. Il me dit que je n’avais rien fait. Mais alors, pourquoi ce changement si soudain d’attitude ? Je ne comprenais rien ! Et je voulais savoir ce qui se passait, autant de son côté que de mon côté… J’étais entrain de changer. Non, j’avais déjà changé ! Pourquoi ? Comment ? J’étouffai un soupirer d’incompréhension et me contentais de lui faire un petit sourire. Je ne savais plus quoi dire de toute façon. Au revoir insouciance et légèreté, rebonjour prises de tête… Pensais-je. Habituellement plutôt futée et perspicace, dans le cas présent, j’avais l’impression d’être une enfant qui ne comprenait rien. Ce n’était pas faute d’essayer de réfléchir et de comprendre. Les explications d’Absolem ne m’éclairaient pas plus, au contraire, je comprenais encore moins les choses. Et pourquoi avait-il butté sur un mot aussi insignifiant que « affection » ? En quoi l’affection pouvait-elle être dangereuse ? Je ne comprenais pas le sens de ses phrases, ou pas vraiment. Je restais dubitative, essayant de comprendre. Encore.

- Je ne comprends pas… Je vous apprécie aussi, énormément. Ça ne risque pas de changer… Et en quoi l’affection peut-elle apporter de mauvaises choses ?

J’avais l’air d’être une enfant pleine de questions, qui ne cesses de demander « pourquoi », « comment »… Mais je voulais des réponses. Et malgré ce que j’avais dit, les choses pouvaient changer. S’il se jouait de moi, je lui ferais payer le prix cher… Tout avait si bien commencé, comment le doute avait-il pu autant s’immiscer dans mon esprit ? Je finis par laisser échapper un petit soupire, et continuais de le suivre jusqu’à arriver devant un bâtiment. Sans doute celui qui était le mieux tenu de toute la ville.

Il avait l’air d’être un habitué, il était connu ici. La réceptionniste n’échangea pas un mot avec lui qu’elle nous emmena dans un petit salon privé. Elle était plutôt jolie cette petite dame, et elle avait un charmant sourire. Malgré tout, je fis bonne figure, souriais à la jeune femme. Puis, je regardais Absolem se déplacer dans la pièce, pensant peut être que j’arriverais à percer son secret et trouver les réponses à mes question en le regardant. Il trouva des serviettes dans un placard. Il en mit une sur son dos avant de venir vers moi pour m’enlever mon chapeau et pour me sécher les cheveux.

- Ce n’est pas une petite pluie qui aura raison de moi. Je vous rappelle que j’affronte des tempêtes en plein mer. Fis-je remarquer avec un petit sourire amusé.

Même si j’appréciais ce petit moment de tendresse et d’attention de la part du démon, je me sentais un peu moins bien. Toujours en prise à mes réflexions. J’essayais tout de même de sourire, d’avoir l’air tout aussi détendu qu’au début de la soirée. Il me prit alors dans ses bras, disant que je le rendais fou, me comparant à un rêve, laissant des douces impressions tout en ayant l’air irréelles. Je fis un nouveau petit sourire, étrange plus détendue dans ses bras. Ça allait mieux. Sa présence effaça quelque peu mes tourments.

- Je n’ai pourtant pas l’impression de vous faire quoi que ce soit pour vous rendre fou. Je suis juste… Moi ? A vous entendre, j’ai plus l’impression d’être un mauvais rêve qui vous fait perdre la raison. Répondis-je en lui caressant délicatement la joue.

Je le regardai dans les yeux, essayant toujours de savoir qui il était. Tout ce que j’arrivais à savoir en l’observant ainsi, c’était qu’il était sincère… Je le tourmentais à ma façon, en agissant comme je le faisais.

- Et que dois-je dire ? J’ai l’impression que vous avez rendu la louve sauvage bien docile et à l’écoute de vos désirs… La pirate est d’ailleurs bien calme en votre compagnie… Et je commence à comprendre ce que je risque de perdre en jouant avec vous… Mais je crois qu’en réalité, je ne joue à aucun jeu, et c’est ce qui va me perdre si, contrairement à vous, vous jouez.

S’il jouait, j’étais perdue parce que j’avais mis bien trop de cœur dans cette histoire… Moi qui pensait que mon cœur était parti avec William, j’avais commis une grave erreur. M*rde quoi ! Qu’est ce qu’il m’avait fait !
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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Sam 12 Aoû - 19:00

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Comment, pourquoi ? C’était mes questions principales, je n’arrivais pas à comprendre ce qui était réellement différent lorsque j’étais avec ma louve. Elle était belle comme la nuit, drôle, douce et taquine, forte et impétueuse, ce n’était pas la seule personne que j’avais rencontré qui était ainsi, alors pourquoi elle me faisait autant d’effets, pourquoi ne pouvais-je pas simplement me détourner d’elle comme je l’avais fait de tant d’autres avant qu’elle ne débarque dans ma vie ? Je ne comprenais pas, elle me rendait tantôt heureux au point d’en oublier tous mes soucis, mes préoccupations pourtant si permanentes, tantôt fou de colère et de jalousie, fou de rage envers un imbécile qui avait un peu trop prit ses aises avec ma pirate.

Alors oui, même si c’était excessif, même si le tavernier ne méritait peut-être pas une mort lente et douloureuse, c’était sans doute ce qui l’attendait. J’étais impitoyables envers ceux qui osaient s’en prendre à mes proches. Mes proches ? Etait-ce comme cela que je la voyais ? Une proche ? Pourtant ce n’était que la deuxième fois que nous nous croisions ! Tout cela allait bien trop vite, c’était bien trop confus, peut-être étais-je sujet à un sort puissant ? Peut-être que mes frères s’étaient décidés à agir et avait trouvé une ruse ? Etait-elle cette ruse ? Je me posais tout un tas de questions qui demeuraient sans réponses, je ne pouvais que regarder la jeune femme, d’ailleurs je n’avais qu’à la regarder pour qu’une partie de mes doutes se fassent la malle, me laissant seulement avec mes impressions de bien-être, de liberté et aussi d’être un enfant.

La pluie nous ramenait dans une dimension où plus rien n’avait d’importance, juste nous deux, nous enlaçant tendrement, nous embrassant avec une envie partagée, et pourtant je devais me détacher d’elle, Anne me rendait fou au point que j’en venais presque à oublier ma propre nature, et je ne voulais pas, elle était telle la perle que l’on trouve dans un coquillage, rare et précieuse et je ne voulais pas laisser mes désirs m’emmener plus loin qu’ils ne le devraient.
Alors j’étais parti, geste qu’elle ne comprenait pas et dont elle tentait d’avoir une explication, celle que je lui donnais alors n’avait pas l’air non plus de la satisfaire plus que cela. La seule chose dont j’étais certain était que je commençais à m’attacher à la jeune femme et que je ne voulais pas perdre ce lien. Pourtant avec nos baisers, nos embrassades, nos petites caresses j’avais l’impression que ce lien s’effriterait plus vite encore et qu’ainsi il disparaîtrait tel une illusion dans le désert. Belle mais inaccessible.

Elle me demanda alors en quoi l’affection pouvait-elle être une mauvaise chose, c’est alors que je la regardait, d’un air peiné, le masque n’était plus : « Plus profond est le lien, plus l’affection est grande et plus elle vous fait souffrir, plus elle vous rend vulnérable et faible », lui dis-je alors, pensant également à ceux que j’avais fini par trahir par peur de ce lien, par peur de me perdre de vu moi et mes objectifs. L’affection nous poussait à faire des choses stupides et j’avais mit fin à ce cycle par la trahison… Je ne voulais pas que ça se finisse ainsi pour elle et moi, non, jamais.

Puis je conduisis alors ma charmante Anne dans l’un des bâtiments les moins délabré et sale de la ville, ils avaient l’habitude de me recevoir et acceptèrent de nous donner le gîte et le couvert si nous le souhaitions. L’une des dames du bâtiment nous conduit alors dans la salle que j’utilisais occasionnellement et je la remerciais, nous allions probablement la revoir pour le diner, mais avant cela il fallait que nous nous séchions avant d’attraper mal. Je m’étais alors dirigé vers une armoire et en sorti des serviettes dont une que je posais alors sur les cheveux de la jeune femme, les lui séchant gentiment, la tête un peu ailleurs. Je ne voulais pas qu’Anne tombe malade, mais je souris un peu à sa remarque c’était une pirate, une navigatrice, il était vrai que quelques gouttes de pluie n’allaient pas la tuer, mais bon, on était jamais trop prudent…

Me confiant un peu sur ce que je ressentais, je lui dit la folie qui me menaçait par sa simple présence, la serrant dans notre étreinte, j’avais presque l’impression de m’accrocher à une bouée pour rester dans le monde réel, ou plutôt dans ce doux rêve.
Elle me caressa délicatement la joue, ne comprenant pas ce que j’avais bien pu lui faire puisqu’elle n’était qu’elle-même… je me laissais un peu aller contre sa main, j’aimais son contact, j’avais besoin de celui-ci. S’en était presque effrayant…

Ma douce louve me confia alors ses propres sentiments, ajoutant même qu’elle aurait à y perdre si je jouais à un jeu alors qu’elle ne jouait pas… Est-ce que je jouais avec elle ? Non, je n’en avais pas l’impression, j’avais l’impression d’être toujours plus sincère avec elle, n’utilisant aucun masque, ne maquillant pas la vérité, juste en étant moi. C’était sans doute cela qui était le plus effrayant, après avoir tant joué dans ma vie, je me retrouvais dans une situation où je ne jouais plus et surtout où je n’avais pas besoin de le faire, je pouvais juste être, moi ?

Je fixais alors les yeux d’Anne, essayant de trouver la raison de tout ceci, mais plus je la regardais et plus je m’y perdais, je lui soufflais alors en toute honnêteté la pure vérité : « Avec vous je ne joue pas, je n’en ressens pas le besoin pourtant croyez-moi c’est dans ma nature... », j’avais prit ses mains froides dans les miennes, j’avais l’impression d’être un adolescent perdu, ne comprenant rien à la situation malgré ses efforts, « Je suis comme envoûté par vous, votre beauté, votre caractère, votre façon d’être, j’aime tout cela et je veux en savoir plus, toujours plus depuis la première fois où l’on s’est rencontrés. C’est la première fois que je ressens cela pour quelqu’un et l’intensité de ses sentiments me terrifie... », lui avouais-je alors, espérant qu’elle ne se servirait pas de ma faiblesse, car oui, j’avais peur, peur de me laisser prendre dans cet engrenage et d’y perdre beaucoup plus que de gagner...

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Anne Bonny

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Dim 13 Aoû - 16:49

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La louve sauvage aurait-elle finit par trouver plus fort qu’elle ? Comment se faisait-il que j’avais choisi de lui obéir avec autant de docilité ? Je le suivais, je répondais à toutes ses questions avec honnêteté, presque sans hésitation. Je n’avais jamais été très obéissante ou à l’écoute, je n’en faisais qu’à ma tête, et ça, depuis que j’étais enfant. J’avais du donné du fil à retordre à toute ma famille, à ma grand-mère paternelle la première. Elle ne m’aimait pas, je ne l’aimais pas, alors j’avais décidé de lui faire vivre un véritable cauchemar. Ce démon me faisait tourner en rond, je ne le comprenais pas toujours, et pourtant, d’une certaine façon, je lui obéissais et le suivais partout comme un gentil petit chien de compagnie. La pirate sanguinaire était aussi très calme en sa compagnie. Jamais je n’avais levé le ton avec lui, je lui parlais de la façon la plus polie du monde et m’amusais avec lui comme une tendre enfant. Moi ? Une tendre enfant ? C’était à mourir de rire, je n’étais pas une tendre enfant aux doux sourires, sauf avec lui. Que m’avait-il donc fait ? Qu’étais-je donc devenue à cause de lui ?

J’avais même le cœur tendre envers ce tavernier qui m’avait cherché quelques noises. Le torturer et le tuer ? C’était plutôt excessif à mes yeux. Il ne m’avait rien fait, je ne l’aurais pas laissé faire de toute façon. Et il avait déjà été puni. Mais apparemment, aux yeux d’Absolem avait été cloué à la table par la main avec un couteau, ce n’était pas suffisant. Qui étais-je pour le contredire ? Il était un démon, et moi une petite louve insignifiante, je n’avais pas réellement mon mot à dire par rapport à ses volontés. Oh, qu’il fasse ce qu’il voulait, le sort de cet aubergiste me touchait guère. Il avait cherché les ennuis, il allait les trouver, c’était aussi simple que cela. En réalité, il y avait très peu de chose qui avait de l’importance à ce moment là. Le plus important, c’était de profiter de la compagnie d’Absolem jusqu’au bout. Nos chemins finiraient par se séparer une nouvelle fois, et je ne le reverrais pas avant longtemps, voir jamais. Le hasard nous avait déjà donné la chance de nous voir deux fois, il n’y aurait peut être pas de troisième fois, même si le dicton disait « jamais deux sans trois ».

Sous la pluie battante, je finis par oublier la louve sauvage et la pirate qui étaient deux parts de moi. Il n’y avait plus que la jeune femme insouciante, parfois proche de l’enfance. J’avais l’impression d’être dans un autre monde, dans notre univers rien qu’à nous où rien ne pouvait nous perturber. Excepté ses réactions peut-être… Il m’avait brutalement relâchée après un doux baiser échangé. Et je ne savais pas pourquoi. En temps normal, je l’aurais regardé d’un air septique avant de filer à l’anglaise, en me disant que s’il n’était pas content, je pouvais partir. Mais là, c’était différent, je ne pouvais pas filer ou le laisser partir. J’avais envie de rester avec lui pour ne jamais le quitter – chose impossible. Je voulus avoir des explications sur cet étrange comportement, sa réponse ne me convenait pas, je  ne la comprenais pas bien. Mais tant pis, je reviendrais sur ce sujet plus tard alors je me remis silencieusement à sa hauteur, marchant à côté de lui alors que le doute s’emparait de nouveau de moi.

Je finis par poser des questions, pour essayer de le comprendre. Il semblait si sincère et avoir de souci avec l’affection. Je ne voyais pas ce qu’il y avait de mal à recevoir et donner de l’affection. J’en donnais souvent à Billy, et ça ne le gênait pas lui. Je ne connais pas grand monde que ça gênait d’ailleurs. Apparemment pour lui, affection rimait avec souffrance, vulnérabilité et faiblesse. Tout dépendait du point de vue à mes yeux.

- Mais si vous avez de l’affection pour quelqu’un, et que cette affection est réciproque. La personne pour qui vous avez de l’affection peut devenir un soutien pour vous, et vous aider à affronter les obstacles qui se trouvent sur votre chemin.

Enfin, ce n’était que mon opinion… Si on éprouvait une certaine affection pour quelqu’un, c’était qu’on l’appréciait, cette personne pouvait donc devenir une grande aide pour affronter la vie. Ce n’était jamais très bon d’être complètement seulement, j’en savais quelque chose. A un moment de ma vie, je m’étais complètement refermée sur moi-même et j’avais rejeté tout le monde. Heureusement que Jack m'avait fait changer d’avis, je n’étais plus seule maintenant et je m’en portais mieux. Est-ce que Absolem était réellement tout seul ? ça me ferait de la peine de le savoir complètement seul, sans personne sur qui s’appuyer en cas de coup dur.

Silencieusement, il m’emmena vers une auberge de la ville, l’auberge qui semblait la mieux tenue du coin. Ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux au monde, mais ça ne me gênait pas. Je m’en fichais bien du lieu où je dinerais, je pouvais manger n’importe où et le plus important, c’était sa sa compagnie. Même si je ne savais pas vraiment comment m’y prendre avec lui, et que je ne comprenais pas toujours… Une fois à l’intérieur, une femme nous emmena dans un salon à l’écart, loin des autres clients. Le démon semblait connaître les lieux comme ça poche, il trouva deux serviettes, se sécha et m’aider à sécher mes cheveux. Pendant qu’il s’occupait le ma chevelure, j’enlevais mon long manteau. Ma chemise et mon pantalon était sec, il n’y avait que le col qui était un peu humide, et avec mes cheveux trempés, je finirais avec le dos mouillé aussi. Enfin, c’était la vie de pirate qui voulait ça, en mer, on était toujours un peu trempé ! On affrontait des tempêtes au milieu de l’océan nous ! Mais ça me touchait qu’Absolem se fasse du souci pour moi.

Alors que je me sentais moins à l’aise qu’au début de la soirée suite fait qu’il m’avait brutalement lâché sous la pluie, il me prit dans ses bras. A ce moment là, je me sentais étrangement mieux. A chaque fois que je me retrouvais contre lui, mes doutes s’envolaient comme par magie. Je le rendais fou, mais il fallait avouer qu’il me rendait la pareille. Il faisait tourner mon esprit en rond… Et s’il se jouait de moi, je savais que j’en perdrais la raison. Jouant encore sur la carte de l’honnêteté, je lui dis tout, tout le monde de ma pensée puisqu’il avait fait de même.

Ses mains s’emparèrent des miennes. Sa paume était si chaude, ça me faisait du bien, j’avais les doigts gelés par le froid de la nuit. Je l’écoutais avec attention. Ainsi, il ne jouait pas, alors que c’était dans sa nature ? J’essayais de comprendre le sens de ses phrases, j’avais l’impression de les comprendre, sans en saisir le véritable sens. Ou en tout cas, le sens qu’il donnait à tout ça. Tout semblait le terrifier dans cette situation. En y réfléchissant, j’avais peur aussi de tout ça. De m’être autant attaché à lui en si peu de temps, de l’apprécier autant alors que nous nous étions rencontrés que deux fois, et parlé pendant très peu de temps. Je lui fis un petit sourire, ne sachant pas vraiment quoi répondre, puis me décidais à continuer sur la vérité, le naturel et l’expression de mon cœur.

- Vous qui parliez de vulnérabilité et de faiblesse tout à l’heure, je peux vous dire que c’est en affrontant ce qui nous terrifie que nous montrons à quel point nous sommes forts… Apprenez à connaitre vos sentiments et à connaitre cette facette de votre personnalité que vous semblez ignorer. Explorer cette par de vous que nous ne connaissez pas pour mieux vous connaitre et devenir plus fort. Et je vous permets d’apprendre à me connaitre, si vous me laissez en savoir davantage sur vous aussi. Déclarai-je en souriant.

Lui qui aimait faire des affaires, en voila une : en échange d’informations sur moi, il devait m’en donner sur lui. Je trouvais que c’était plutôt équitable et honnête. J’avais bien le droit d’en savoir un peu plus sur mon démon non ? Et en sachant un peu plus sur lui, je finirais peut-être pas comprendre sa logique. C’était quelque chose à essayer. Je serais en plus ravie d’en savoir un peu plus sur cet inconnu rencontré au port. Du coin de l’œil, je vis alors un vieux piano dans la pièce. Je souris.

- Je vais vous dévoiler l’un de mes talents secrets… Dis-je et en déposant un baiser sur sa joue.

Je gardais l’une de ses mains dans la mienne et l’emmenais vers le piano. Je lui laissais le choix de s’asseoir à côté de moi, ou de rester debout. Il ferait comme à son aise. Je touchais quelques touches de l’instrument de musique afin de savoir s’il était bien accordé avant de jouer une douce mélodie (mélodie qui s’apparente à L’amour Brille sous les étoiles du dessin animé Le Roi Lion d’après les habitants de Storybrook que je rencontrerais plus tard dans ma vie). Ancienne éducation de bourgeoise oblige, je connaissais la musique, le dessin et la broderie malgré ma maladresse dans ce domaine.
Aujourd’hui, je jouais pour Absolem, et vraiment rien que pour lui. Je jouais donc avec tout mon cœur et du mieux que je pouvais. Certains disaient qu’on avait la possibilité d’exprimer ses sentiments grâce à la musique. Je ne savais pas si j’y arrivais vraiment, surtout que j’avais choisi la mélodie au hasard, elle ne me disait pas grand-chose et parlait d’amour si mes souvenirs étaient bon, et il n’était pas question de ce sentiment en ce moment. En tout cas, j’espérais juste lui faire plaisir en lui dévoilant cet autre aspect de ma personnalité. Lorsque j’eus terminé, je me tournais vers lui, tout sourire, plutôt fière d’avoir fait aucune fausse note après tant d’année sans jouer.

- Alors ? Qu’en pensez-vous ? A votre tour de me dévoiler quelque chose à votre sujet. Exigeai-je en souriant, déposant un nouveau baiser sur sa joue, comme une enfant.
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Mar 15 Aoû - 11:59

La force du destin
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C’était en observant les gens que j’avais apprit cette grande leçon, seuls ceux qui comptent pour nous peuvent nous faire mal au point de désirer la mort. Je n’étais pas prêt d’oublier la souffrance que l’attachement pouvait procurer, se lier aux autres c’était donner une partie de soi et c’était également potentiellement la perdre, pour une dispute, une trahison, la mort aussi. J’avais déjà perdu une partie de moi-même, j’avais fait l’erreur de m’attacher à quelqu’un au point de me perdre et de passer à côté de mes objectifs, c’est alors que je dus prendre l’une des décisions les plus douloureuses de mon existence, trahir une parole, ma parole, trahir des sentiments auxquels j’étais profondément attachés, pour finalement me libérer de ces chaînes. J’avais coupé le lien qui me retenait, puis brûlé le reste afin qu’il ne demeure plus que la haine, le froid, l’indifférence profonde.

Ça c’était des sentiments que je comprenais, ils faisaient partis de moi tout comme le désir. De ceux là je n’avais pas peur, c’était plutôt ceux que ma douce pirate me faisait ressentir qui m’effrayaient. J’avais l’impression de perdre la tête, comme si les fondamentaux auxquels je tenais tant étaient complètement déboussolés en sa présence. Avec Annie tout était si différent, ne n’avait plus de repères auxquels me raccrocher et cela me faisait peur. J’avais peur de me perdre une nouvelle fois, mais au vu de l’intensité de ce que je ressentais pour la louve, je savais déjà qu’en franchissant le pas avec elle, en me livrant, en donnant ce petit bout de moi, jamais je ne pourrais revenir en arrière, je serai lié pour toujours.

Pourtant Anne semblait avoir une version différente des choses, où l’affection ne blessait pas tant que cela, au contraire, elle permettait de nous rendre plus forts. Je ne répondis rien, réfléchissant à ce qu’elle venait de me dire, étonnamment, même si nous n’avions pas le même point de vue, j’appréciais le fait d’entendre ce qu’elle avait à me dire, de me montrer une version différente de l’histoire, ses paroles s’insinuant doucement dans un coin de ma tête et qui ferait son chemin un peu plus tard… sans aucun doute…

Sa voix m’apportait un certain réconfort, elle me conseillait, moi le grand démon supérieur, prince des enfers et futur roi… si ça avait été quelqu’un d’autre, sans doute serait-il déjà mort à l’heure qu’il est pour me dire d’apprendre à me connaître, affronter mes peurs, mais ce n’était pas quelqu’un...c’était Anne. Mon Annie et cela changeait beaucoup de choses, tout du moins c’était ainsi que je le ressentais. Elle me souriait tout en me permettant d’en savoir plus à son sujet si nous faisions du « donnant-donnant ». L’équité avant tout, je lui souris à mon tour, la regardant comme si elle était la personne la plus précieuse en ce monde, précieuse mais toujours aussi diablement dangereuse pour moi.

Puis ma compagne regarda dans la pièce et sembla avoir trouvé son bonheur, au moment où elle m’annonçait qu’elle allait me montrer l’un de ses talents. Je souriais d’autant plus qu’elle nous dirigea vers le piano, me laissant de la place à côté d’elle, d’ailleurs je pris place, ne voulant pas me séparer d’elle plus que nécessaire, prêt à l’écouter. La mélodie était enchanteresse, les doigts de la pirate semblaient s’envoler avec légèreté sur les touches du piano, j’écoutais avec attention, les notes étaient claires, douces et chaleureuses, me donnant presque des frissons. C’était tout simplement magnifique ! Dans son regard je pouvais voir de la malice, de la fierté aussi, je lui souris tout en applaudissant la virtuose pour ce superbe son !

« C’était tout simplement sublime, vous êtes très douée ma chère Anne, j’aime beaucoup votre musique et la façon que vous avez de composer sur les touches, c’était magnifique, très gracieux ! », lui dis-je alors avec enthousiasme… puis elle me demanda de lui montrer un petit quelque chose également. Je réfléchis un peu, avant de trouver quelque chose que j’espérais lui plairai, un petit tour d’alchimie à ma sauce. Alors me dirigeant vers un vase, j’enlevais les fleurs quelque peu fanées, ne gardant qu’une rose encore jolie, puis je traçais un cercle de transmutation tout en renversant l’eau au centre de mon cercle où se trouvait la fleur. Il se mit à briller, puis l’eau et la rose changèrent de forme, tel que je l’avais souhaité faisant apparaître une rose de cristal clair. Une fois mon petit tout effectué, j’étais très content, et très fier du résultat, après tout j’avais mit quelques années à maîtriser mon art, mais à présent je pouvais m’en amuser. Puis, je regardais Annie, avant de lui offrir ma rose de cristal. « Tenez, elle est pour vous ma tendre Annie... », lui dis-je alors, les yeux brillant, j’étais d’humeur romantique et puis, c’était grâce ou à cause de cette femme que j’étais ainsi… Elle m’avait envoûtée et je crois bien que j’étais en train de tomber dans le piège de l’affection.

J’embrassais alors tendrement ma pirate sur le front, la prenant de nouveau dans mes bras, son contact apaisant une partie de mes doutes, de mes craintes mais décuplant mon envie d’elle. « J’ai bien peur de vous dire que, vous ne savez pas dans quoi vous vous embarquez avec moi, Capitaine... », lui dis-je alors souriant un peu.

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Mar 15 Aoû - 14:49

La force du destin
Feat Absolem Benedicte
Pendant un certain temps, j’avais refuse de m’attacher et d’aimer les personnes qui m’entouraient. Après la perte de William, je m’étais rendue compte à quel point ça faisait mal de perdre ceux qu’on aimait. Mon mon cœur avait eu raison de moi, je m’étais remise à apprécier les personnes que je rencontrais, et à leur laisser une place plus ou moins importante dans mon cœur. Il suffisait de se rappeler à quel point j’avais apprécié ce cher Calico Jack. Il avait été comme un frère pour moi, je tenais énormément à lui, même si sur la fin, on aurait pu en douter. Je n’avais pas supporté qu’il se rende, et qu’il nous mette ainsi en danger. Mais en y réfléchissant bien, c’était sans doute par cet acte que j’avais jugé lâche, que j’étais encore là aujourd’hui, à profiter de la compagnie d’Absolem.

Ce dernier semblait ne pas être du même avis que moi en ce qui concernait l’affection, le fait d’apprécier les autres. Il ne répondit jamais à mes remarques, mes suggestions, mes conseils. Nous avions tous notre façon de voir les choses, je ne pouvais pas l’obliger à avoir la même vision que moi. Cependant, je trouvais ça quelque peu triste de voir aussi négativement les relations humaines, surtout lorsqu’elles étaient positives. Il finirait peut-être par changer d’ avis un jour, qui sait ?

Plutôt que de s’attarder sur ses questions difficiles et qui risquaient de nous fâcher, je préférais détourner le sujet sur autre chose : faire connaissance. Il semblait vouloir me connaître un peu plus, alors je décidais de me dévoiler un peu sous ses yeux. Je regardais ce qu’il y avait dans la pièce et vis un magnifique piano. C’était un pari risqué, ça faisait plusieurs années que je n’avais pas touché à un instrument de musique. Mon ancienne éducation avait fait que j’avais reçu une formation complète, mais je n’avais guère eu l’occasion de l’exploiter d’avantage. J’avais pu dessiner un peu de temps en temps, parfois il m’arrivait de faire quelques points de coutures sur les voiles ou notre pavillon mais ça faisait bien longtemps que je n’avais fait de musique.

J’entrainais doucement Absolem avec moi vers le piano avant de m’asseoir et de lui laisser une place. Il choisit de venir à mes côtés. Nos épaules se touchaient et je pouvais sentir la chaleur qui émanait de son corps de démon. C’était agréable. Le froid de l’extérieur et l’humidité de la pluie m’avaient quelque peu refroidie, et la chaleur de mon compagnon m’apaisait et m’était agréable. Je réfléchis à une mélodie à jouer avant de choisir une petite balade qui me semblait appropriée pour la situation. Par je ne savais quel miracle, je n’avais aucunement perdue la main. Mes doigts glissèrent de touche en touche avec une facilité déconcertante. Je me rappelais des notes par cœur et jouais comme si je n’avais jamais cessé de m’entraîner.

C’était rien que pour lui que je voulais jouer, c’était une sorte de cadeau que je lui faisais. C’était certes éphémère, mais personne depuis longtemps n’avait connu cette facette de moi, même pas Jack. J’avais envie d’oublier la bourgeoise fragile et innocente que j’étais, sauf qu’il me semblait importante qu’Absolem sache tout de moi : mes forces, comme mes faiblesses.
Une fois la mélodie achevée, je me tournai vers lui avec un grand sourire d’enfant fière d’elle pour lui demander son avis, en espérant que ça lui avait plu, et que mon habilité n’était pas seulement rêvée par moi et mes désirs de bien faire. Il semblait ravi, et avait trouvé le moment sublime, me gratifiant de quelques compliments qui me firent presque rougir.

- Merci beaucoup… ça me touche que ça vous ait plu.

Calmement, mais avec la gaité d’une enfant curieuse, je lui demandai à son tour de me montrer quelque chose. Je voulais aussi en savoir plus sur lui. Il attisait ma curiosité, je voulais aussi apprendre à le connaître. Il semblait réfléchir un instant avant de se lever pour aller chercher des fleurs fanées dans un vase. Je le suivais, regardant attentivement ce qu’il faisait. Il ne garda qu’une rose au rouge aussi éclatant que le sang. La fleur était sublime. Tout en le regardant, je pris une plante abandonnée pour jouer avec ses pétales séchés. Ça m’occupait les mains pendant que je regardais Absolem faire son tour de… magie ? Non, ce n’était pas de la magie, ça n’avait pas la même odeur que la magie, ça me rappelait une odeur familière… Il traça un cercle en renversant ensuite de l’eau. La rose changea de forme. Son aspect végétal avait disparu. Elle était maintenant toute faite de cristal, elle était magnifique. J’avais toujours été un peu rebutée par la magie et ce qui s’en approchait de près de loin mais ce petit tour me ravit. J’étais toute sourire lorsqu’il m’offrit la fleur transparente aux reflets rouges. Je la pris délicatement entre mes doigts pour l’observer avec attention. Le cristal était parfaitement lisse, sans la moindre trace, elle était d’une perfection étonnante pour un tour fait aussi rapidement. J’étais éblouie par son talent.

- De l’alchimie n’est ce pas ? J’ai rencontré quelqu’un qui en faisait. Ça a une odeur particulière, différente de la magie. Merci pour ce cadeau, elle me plait beaucoup. Dis-je sans quitter la rose des yeux.

L’odeur familière : c’était celle de Rozen et de son violon. J’avais réussi à remettre l’odeur sur l’identité de ce parfum si particulier, assez âpre et pas très agréable. Mais ça ne me gênait pas. Doucement, je quittai la rose des yeux pour reporter toute mon attention sur le démon. Il m’embrassa tendrement le front avant de me prendre dans ses bras. Je me sentais bien contre lui. La tête contre son torse, j’entendais son cœur battre. C’était une bien douce mélodie à mon oreille. C’était en quelque sorte la preuve qu’il était vraiment là bas, bien vivant devant moi, il n’était pas qu’un rêve qui venait de mon imagination. Fermant les yeux contre lui, j’écoutais avec attention sa déclaration quelque peu… Surprenante et inquiétante. Je rouvris les yeux pour relever le visage vers lui afin d’essayer de déchiffrer son expression. Il avait un petit sourire dessiner sur ses lèvres.

- Expliquez-moi dans quoi je m’embarque dans ce cas… Vous êtes quelques peu inquiétant dans vos propos.

J’avais besoin de comprendre ce qu’il avait en tête. Ce qu’il disait était assez flou et peu rassurant. Malgré tout, j’avais confiance en lui et j’espérais ne rien craindre à ses côtés. Il ne semblait pas me vouloir de mal, au contraire. Il ne fallait pas oublier qu’il avait voulu punir impitoyablement le tavernier du début de la soirée… Et si c’était ça le souci ? Le fait qu’il me surprotège et qu’il me retire mon libre arbitre, ma liberté si difficilement obtenue ? J’attendis patiemment ma réponse avant de me rappeler de quelque chose !

- Attendez… Avant de continuer cette conversation sérieuse et importante, je voudrais envoyer un message à mes hommes, pour qu’ils ne s’inquiètent pas de mon absence. Sinon ils vont fouiller tout le port et risque de faire un sacré carnage…

J’avais quand même disparu tout d’un coup. Et s’ils apprenaient que j’étais seule en compagnie d’un démon, ils risquaient de faire des bêtises. Je voulais aussi rassurer Billy au cas où il me cherchait, on ne savait jamais. Ça me gênait d’interrompre notre échange, mais c’était ça, où être à un moment donné surpris par une bande de pirates inquiets et furieux…

- Désolée pour cette… Interruption ? fis-je gênée.

Cette petite pause me permettrait peut-être de réfléchir un peu à la situation et de comprendre ce qui se passait. J’avais à la fois l’impression de jouer avec lui, d’échanger des banalités, mais aussi de mettre en jeu une grande partie de ma vie. Pourquoi ? Je ne connaissais pas cet homme, il était un inconnu et pourtant j’avais l’impression qu’il tenait mon existence dans le creux de ses mains…
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Absolem Benedicte

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Sam 19 Aoû - 13:35

La force du destin
Feat Anne Bonny


En sa compagnie, ma vision du monde se trouvait changé, je voyais certaines choses différemment, je m’intéressais réellement à la personne avant de désirer son corps. On allait pas se mentir, Anne était une sublime créature qui me donnait des envies et j’avais envie de passer du bon temps avec elle, mais je souhaitais aussi tout connaître d’elle, me rapprocher et c’était là qu’était le piège.
Si je donnais à Anne une petite partie de moi alors je deviendrais vulnérable, c’était comme donner du pouvoir aux autres et ce n’était pas quelque chose que j’étais prêt à accepter. Pas encore, peut-être jamais. Et pourtant lorsque je regardais cette femme, lorsque je la touchais, lorsqu’elle riait, me souriait et me parlait, j’avais envie de laisser tomber le contrôle, juste une fois, juste un peu, être ce que je suis sans aucun compromis.

Pour une fois, j’étais avec quelqu’un par pur plaisir, sans qu’il y ait un quelconque intérêt, j’écoutais sa musique, je regardais ses doigts habiles caresser le clavier et m’offrir cette douce et envoûtante mélodie. Lorsqu’elle eut terminé, je l’applaudissais et la complimentait, j’étais littéralement sous le charme de la jeune femme. Puis je lui montrais quelque chose à moi également, j’utilisais alors l’alchimie pour le plaisir, transformant une rose rouge en une rose de cristal, tout simplement, ça me faisait plaisir et elle pourrait la garder comme un présent, une rose ne pouvant faner et dont la beauté resterait éternellement.

Lui offrant la rose, je fus heureux de constater qu’elle connaissait l’alchimie, c’était une science peu connue, peu utilisée et pourtant elle connaissait. Je lui souris, ma chère louve m’étonnerait toujours et je me dit qu’au cours de ses nombreux voyages elle avait connu diverses choses, de nombreuses personnes également. Ma douce me remercia pour mon cadeau gardant son regard rivé sur la fameuse rose aux reflets rouges.

Anne ne savait pas dans quoi elle s’embarquait en étant avec moi, je n’étais pas sûr non plus de ce que je faisais, de ce que je ressentais. Elle me demanda de lui expliquer, étant quelque peu inquiétant dans mes propos. Je me rassis alors sur le petit banc, regardant ma douce amie, cherchant mes mots, les bons mots. Mais avant que je ne puisse lui répondre, elle m’arrêta, écrivant en hâte un message pour ses compagnons de route pour éviter qu’ils ne s’inquiètent et mettent sens dessus dessous le port. Je l’observais demeurant silencieux tandis qu’elle s’affairait et fit porter le dit message avant de reporter son attention sur moi, sur nous.

Je ne savais pas quoi dire, quoi faire, alors même que je ne lui avais pas ouvert mon coeur, alors qu’elle n’était pas encore entrée, elle semblait pourtant bien là.

« Je ne suis pas certain de ce qu’il y a entre nous, je sais qu’il y a quelque chose sans pour autant définir ce que c’est. », je m’approchais alors d’elle, la surplombant de ma hauteur, la regardant droit dans les yeux, ne laissant pas cet instant un peu bizarre me détourner de mon but, d’elle. « Mais je me connais, je connais mon caractère et je suis sûr d’une chose : si nous venons à continuer ainsi, il n’y aura pas de retour en arrière possible. », ajoutais-je en l’embrassant passionnément, posant une main sur la base de son cou et l’autre se posant dans le creux de ses reins. « Je te désire bien plus que je n’ai désiré une autre personne auparavant », lui avouais-je alors. Les dés étaient jetés, je lui laissais alors une seule chance, son unique chance de m’échapper, ici et maintenant, après, je la considérerai comme mienne.

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Dim 20 Aoû - 22:47

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

Ça faisait si longtemps que je n’avais pas touché à un piano. Depuis que j’étais devenue pirate en fait. Un art aussi raffiné n’avait pas sa place sur un navire, et puis, un piano ça prenait de la place, et c’était inutile sur les océans. On avait parfois un violon, un accordéon et/ou une flute, des instruments de petite taille qu’on pouvait emmener partout, et qui permettaient de faire la fête le jour des bonnes prises ou de n’importe quelle fête ! Mais pas de piano. Ça ne me manquait pas vraiment, ça me rappelait mon ancienne vie de bourgeoise que j’avais fait passer à la trappe afin de me consacrer à une vie de piraterie. Pourtant, ça me faisait plaisir de pouvoir jouer à nouveau. A moins, que c’était plutôt un plaisir de jouer pour lui.

J’avais étrangement envie de lui plaire et de lui faire plaisir, de lui montrer toutes mes qualités, mais également mes défauts pour qu’il sache qui j’étais, et savoir s’il apprécierait ma personne entière : la dangereuse pirate, la louve sauvage, mais aussi la douce femme que je pouvais être. Il fallait croire que j’étais un peu folle, pouvoir être autant de personnes différentes, je n’étais pas sûre que ça soit complètement normal. Mais je me sentais parfaitement équilibrée et bien dans ma tête. Et j’avais envie de partager des choses avec Absolem. Si j’avais envie de me montrer entièrement à lui, j’avais également envie de le connaître lui, de tout savoir sur lui, savoir à qui j’avais à faire, savoir à qui je faisais face.

En échange du secret de mon don pour la musique, il montra ses dons pour l’alchimie. Il changea une véritable rose, en rose de cristal. Avec attention, j’observais ce présent. Une rose éternelle mais qui était aussi fragile que la vie, qu’un rien pouvait briser. J’avais l’impression que mon lien avec Absolem ressemblait à cette rose : d’une perfection extraordinaire, impérissable mais également fragile qu’un faux pas pourrait briser en mille morceaux… Mais il ne fallait pas penser à une fin aussi triste, il était préférable de profiter du moment présent et d’admirer la perfection de la rose tout en cherchant à la préserver des dangers qui pouvaient l’abîmer…
Il semblait ravi de voir que je connaissais l’alchimie, il affichait un sourire radieux. Et oui, les pirates pouvaient être très cultivés ! Sur les mers, dans les ports nous faisons beaucoup de rencontres, et grâces à ces dernières, on apprenait énormément de choses. C’était auprès d’une certaine Rozen March que j’avais appris l’existence de l’alchimie, un art qui semblait bien différent de la magie, et qui ne portait pas la même odeur. La magie avec une odeur plus sucré, alors que celle de l’alchimie était plus moins douce, plus âpre pour mon nez.

Nous passions un agréable moment, lorsqu’il me fit une remarque qui m’inquiéta quelque peu. Apparemment, je m’embarquais dans une folle histoire en restant avec lui.  Je voulais savoir de quoi il parlait, où il voulait en venir et je lui fis aussi remarquer que ce qu’il me disait n’avait rien de rassurant. Mais avant d’écouter sa réponse, je voulus prévenir mes hommes que j’étais en sécurité, que j’allais bien. Rapidement, j’écrivis deux billets, un à l’adresse de tous mes matelots pour leur dire de conserver leur ordre de tour de garde habituel et de ne pas se faire de souci ; l’autre à l’adresse de Billy pour le rassurer et de lui demander de tout faire comme si j’étais là, rajoutant quelques mots maternels à la fin. Je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir un petit côté maternant à l’égard de ce mousse, c’était plus fort que moi. Et en écrivant ses quelques lignes, j’avais réussi à calmer mes inquiétudes envers Absolem et ce qu’il avait l’intention de me dire. Je sentais le regard du démon poser sur moi pendant que j’écrivais et quand je fis porter le message. Lorsque j’eus terminé, je me tournais vers lui pour écouter sa réponse à mes questions.

Absolem ne savait pas réellement savoir ce qui se passait entre nous : il y avait quelque chose, mais quoi ? Jusque là, je me posais la même question, tout allait bien. Il me regarda alors dans les yeux pour m’expliquer qu’il se connaissait très bien, et que si nous continuions de faire ce que nous faisions, nous ne pourrions pas reculer. Et que faisions-nous au juste ? Je n’eus pas le temps de poser ma question. Il m’embrassa passionnément en posant l’un de ses mains sur ma nuque et l’autre dans le bas de mon dos. Je lui rendis son baisé avec la même passion, avec plus de fougue que d’habitude, le faisant durer le plus longtemps possible, comme si j’allais le perdre d’un instant à l’autre, comme s’il allait me dire de partir.. Cette pensée me fit un pincement au cœur. Encore, contre lui, mon visage proche du sien, il avoua qu’il me désirait, comme il n’avait jamais désiré personne. Comme beaucoup de ses déclarations, j’avais l’impression de ne pas saisir le réel sens de ses mots, comme s’il y avait toujours un sens caché dans chacun de ses propos. Et même si c’était effrayant de ne pas savoir, de ne pas le comprendre, je m’en fichais bien. J’avais envie d’être avec lui, et de profiter de chaque moment que le destin m’offrait en sa compagnie.

Ne sachant pas quoi répondre, je lui offrais un autre baiser, plein de passion et de fougue. Il était hors de question que je m’en aille. Il pouvait m’offrir la plus grande des portes de sortie, je ne partirais pas. Je resterais avec lui tant que je le pouvais. Je ne m’en irais sous aucun prétexte. Je ne pouvais pas le faire, il m’était impossible de lui tourner le dos, de le quitter et de l’oublier. Je ne pouvais pas. Doucement, je me détachais de lui...

- Je suis sûre que tu te poses plein de questions… Je ne comprends pas non plus ce qui se passe. Je ne comprends pas ce « Quelque chose », qu’il y a entre nous… Mais tu devrais arrêter de te poser autant de questions, et tu devrais profiter du moment présent. La vie est trop courte pour se poser des questions… En tout cas, ma vie est trop courte.

Je n’avais pas songé à ce sentiment de désir jusque là, mais maintenant qu’il l’évoquait, je ne pouvais pas le nier, je ressentais aussi du désir envers lui. Il était un homme séduisant, charmant, élégant, sexy et il avait ce « je ne sais quoi ». Nous n’avions rien à perdre de toute façon… Et s’il me laissait une chance de pouvoir prendre la fuite, c’était qu’il n’était pas si mauvais pour un démon… Et puis, comme j’avais choisi de ne pas partir, il était évident que maintenant, la marche arrière était impossible. Sans rajouter un mot, je déposais un doux baiser sur ses lèvres.

- Et je crois que je te désire tout autant… Finis-je par lâcher en le regardant dans les yeux.
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte   Mar 22 Aoû - 21:53

La force du destin
Feat Anne Bonny


Je ne comprenais pas et ça me rendait fou, je voulais comprendre, j’en avais besoin. Depuis toujours j’étais un homme de contrôle et là, avec Anne, je ne contrôlais plus rien. Tout se déroulait trop vite, trop naturellement, c’était effrayant de voir l’emprise que cette femme avait sur ma personne. C’était comme si la voir heureuse me rendait heureux également, comme si je ne voulais qu’elle… Et ce n’était pas possible, pas moi, ma nature profonde m’en empêchait et jamais je ne pourrais supporter d’être exclusif. Alors pourquoi, avec cette louve au cheveux de jais ce serait différent ? J’étais comme hypnotisé, ne pouvant plus imaginer une seule seconde me détacher de cette délicieuse créature. Je le sentais, je me connaissais aussi, je ne pourrais pas la laisser s’en aller trop loin, trop longtemps de moi. Elle ne pourrait plus m’échapper si nous venions à continuer sur ce chemin là…

Pourtant, au lieu de s’enfuir, elle essayait presque de me convaincre de me laisser aller, je n’étais pas sûr qu’elle sache bien ce que cela pouvait signifier, mais elle était intelligente, dangereusement belle et envoûtante, le regard plein de malice. Lorsqu’elle prononça ces mots « ma vie est trop courte », mon esprit criait « non ! », alors déjà dans un coin de ma tête je songeais à une solution, je remédierai à cela, c’était une promesse. Puis lorsqu’elle me regarda dans les yeux, m’annonçant avec une sincérité déconcertante qu’elle me désirait tout autant, c’est là que tout bascula réellement. Plus de retour en arrière possible. Je voulais cette femme plus que tout au monde. Je voulais sentir sa peau contre la mienne, la caresser, l’embrasser, l’honorer comme il se doit, lui donner du plaisir. Alors sans attendre plus longtemps, je collais ma bouche contre la sienne avec moins de retenue qu’auparavant, la tenant toute contre moi et sans attendre le repas, je nous téléportais dans la chambre que j’occupais pour mon petit road trip. Le repas pouvait attendre, nous mangerions plus tard, pour l’instant j’avais l’intention de déguster ma chère Annie.

Je la déposais sur le lit mes lèvres se déplaçant de sa bouche jusqu’à son cou en formant de petits baisers. J’avais chaud comme jamais, j’essayais de me refréner un peu, mais j’avais vraiment envie d’elle, j’avais envie de passer une nuit de folie mais aussi de la serrer dans mes bras après, de prendre soin d’elle dans un long bain chaud et de la cageoler jusqu’à ce que notre bulle de bonheur éclate et nous ramène dans la réalité. Mais, le temps d’un instant, j’avais besoin d’elle tout simplement. Je la regardais alors dans les yeux, comme une supplique silencieuse lui demandant si elle était toujours partante. A l’heure actuelle, je pouvais peut-être encore assez me contrôler pour lui laisser une minute pour partir, mais guère plus… Puis, je l’embrassais de nouveau, nous emportant dans les affres du plaisir…

Après notre nuit de folie...

Je me mis sur le côté, caressant ses longs cheveux, la regardant toujours avec envie, j’étais satisfait mais j’en voulais plus, toujours plus de mon Annie… Je déposais un petit baiser sur son épaule nue et légèrement salée :
« Pour la plus belle femme... », lui soufflais-je alors avant de paresser dans le lit, une de mes mains se baladant sur son corps en décrivant de petits cercles...

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