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La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mer 23 Aoû - 23:34

La force du destin
Feat Absolem Benedicte
Tout cette situation m’échappait complètement, mais je m’en fichais bien. Je voulais profiter du moment présent, de ma vie. J’avais très peu profité de mon enfance et de mon adolescence et je comptais bien rattraper tout ça. Aujourd’hui, la compagnie d’Absolem me plaisait, j’étais heureuse d’être avec lui et de partager cet instant avec lui. Certes, je me posais énormément de questions, mais j’aurais du temps pour y répondre. J’avais beaucoup moins de temps à passer avec lui. Le lendemain, au plus tard le surlendemain, je m’en irais et nous nous reverrons sans doute pas avant longtemps, ou bien jamais. On avait eu une chance inouïe de s’être retrouvés… Cette chance ne se reproduirait peut-être jamais… Je recommencerais à la chercher dans les ports, à prier pour le revoir.

Je ne comprenais pas complètement Absolem, certaines de ses phrases étaient pleines de sous entendus, mais je ne les comprenais pas. Sauf que ça me passait par-dessus la tête. J’avais envie de rester avec lui, et ça même s’il me laissait partir. Je n’avais pas envie de le fuir. Je voulais apprendre à le connaître d’avantage, aller plus loin avec lui. Après ce qu’il avait dit, je m’étais rendue compte que j’avais aussi envie de lui. Jamais auparavant, je n’avais ressenti ça. J’avais envie de me donner à lui, d’être pendant un instant à lui. J’avais toujours été indépendante, je ne devais avoir besoin de personne. Là, tout de suite, je me rendais compte que j’avais besoin de lui. Ne plus le revoir, ne plus lui parler, ne plus le toucher me rendrait sans doute folle.
Soudain, sans prévenir, il m’embrassa et nous emmena dans une chambre. La magie avait toujours le don de me surprendre. Mais pour une fois, c’était une agréable surprise. Nous étions dans une chambre plutôt jolie, et agréable. Et j’avais la meilleure des compagnies qui soit…

Très vite, nous nous retrouvions sur le lit, il m’embrassa passionnément, avant de déposer des baisers dans mon cou. Qui pouvait savoir à quel point j’aimais les baisers juste là. Ses lèvres chaudes sur ma peau me faisait frissonner. Je passai délicatement ma main dans ses cheveux pendant qu’il m’offrait ses douces embrassades. Il releva le visage vers moi pour me regarder dans les yeux, comme pour me demander l’autorisation de continuer. En guise de réponse, je l’embrassais avec fougue, commençant moi-même à lui enlever son veston finement brodé. J’avais envie de lui maintenant, tout de suite...


Des mots doux, des caresses, des baisers.
De la tendresse, de la passion, de la fougue.
La nuit fut certes courtes, mais ce fut sans doute l’une des plus belles nuits de ma vie…


Les rayons du soleil commençaient à venir me chatouiller le visage. J’ouvris un œil et regardais la pièce. La lumière commençait à l’éclaire, et il n’y avait que quelques meubles. Malgré sa modestie, je trouvais que c’était une très jolie chambre. Dans mon dos, je sentais, le regard d’Absolem posé sur ma nuque, ça me fit sourire. Au moins, il n’était pas du genre à disparaitre au petit matin. Le drap ne couvrait que mes jambes, laissant tout mon dos à la vue du démon. Je sentais la chaleur de son corps sur ma peau, et c’était très agréable. Je sentis ses doigts glisser dans mes cheveux, ce qui ne fit qu’agrandir mon sourire. Je le sentis bouger légèrement pour s’approcher et déposer un baiser sur mon épaule. Ses lèvres toujours aussi chaudes me firent frissonner, son compliment me ravit. Doucement, je me retournais pour le regarder, sourire aux lèvres.

- Quel beau compliment de si bon matin. Mais c’est que tu n’es pas mal non plus…

Je vins déposer un délicat baiser sur ses lèvres avant de me blottir contre lui. Je fermais les yeux pendant qu’il caressait ma peau du bout de ses doigts. C’était si plaisant. Je rouvris les yeux et regardais son épaule gauche. Je l’avais mordue. C’était toujours plus fort que moi. Je mordais toujours. C’était ma façon à moi de… « Marquer mon territoire » ? De dire que j’étais passée par là, et qu’il était en partie à moi. Je passais doucement mes doigts sur les marques en forme de demi-lune.

- Désolée pour ça… Mon côté louve a parlé à ce moment là. Mais c’est signe que j’ai apprécié la nuit qu’on a passée ensemble.

A ces mots, je l’embrassais tendrement pour lui demander pardon suite à cette petite blessure infligée par mes soins.
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Absolem Benedicte
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mar 29 Aoû - 13:22

La force du destin
Feat Anne Bonny


Je n’avais jamais ressenti une telle attraction envers quelqu’un, bien sûr j’avais ressenti l’excitation de la rencontre, l’envie de posséder le corps d’une personne et ce plus que l’on puisse compter, mais dans notre cas, avec Anne, c’était différent comme si mes repères habituels n’étaient plus que de vagues souvenirs d’une vie passée et qu’à présent tout avait changé. Depuis notre rencontre cette femme m’obsédait, son corps, mais aussi son esprit vif, agile et lumineux. Elle n’était pas une princesse, elle n’était pas naïve au point de croire que tout était merveilleux, elle était forte et avait vécu des épreuves douloureuses. Alors quand elle m’avait quitté pour rejoindre son équipage j’avais eu le coeur brisé, me demandant si jamais je me pourrais la revoir. Me torturant nuit et jour sur ce qui faisait que cette douce créature ne m’était pas aussi indifférente que les autres.

Et nous voilà, dans les bras l’un de l’autre, de nouveau réunit par le hasard d’une rencontre. C’était aussi étonnant que sublime, cette femme qui me hanté était de nouveau à porté de mains, de lèvres, et cette fois ci je ne voulais pas qu’elle m’échappe, notre second rendez-vous ne se terminerait pas comme le premier, c’était une promesse. Alors que l’envie de la toucher, de l’avoir toute entière contre moi se fit encore plus pressente j’eus la force de lui laisser le choix de m’échapper une nouvelle fois, ce n’était pas facile mais je me connaissais suffisamment pour savoir qu’avec elle je ne pourrais pas faire autrement que de la garder. Cette si merveilleuse Annie, je la voulais encore et encore, peau contre peau, mais aussi entendre ses histoires, l’entendre me parler d’elle, l’entendre jouer du piano, je voulais tout cela pour moi.

J’étais un jaloux, possessif, je le savais, j’aimais également tout contrôler, ce qui me met à rude épreuve avec ma louve aux cheveux de jais, pourtant elle ne s’enfuit pas, elle ne semblait pas en avoir envie, nous étions à présent tous les deux dans ma chambre, sur mon lit je l’avais alors embrassé avec passion, lui demandant à nouveau d’un regard si elle était sûre, puis elle m’embrassa avec une fougue qui éteignit instantanément tous mes doutes.

Des baisers passionnés, des souffles entremêlés, la magie du contact physique jette un sort aux deux âmes perdues sur le fleuve des sentiments…

C’est le soleil qui nous sortis de nos doux rêves de la nuit passée, après notre nuit de passion et de désirs, nous nous étions endormi cote à cote, nos peaux se touchant encore un peu, comme pour signaler à l’autre que nous étions bien là. Je regardais alors la femme qui m’avait fait tourné la tête mais aussi qui continuait à avoir toujours autant de pouvoir sur moi, puis déposa un petit baiser sur son épaule, la complimentant le plus sincèrement du monde.
Son doux baiser sur mes lèvres me fit frissonner, j’adorais cette femme, elle était parfaite pour moi. Je décrivais des petits cercles sur sa peau, profitant de chaque instant pour la découvrir davantage, je lui souris lorsqu’elle me dit que je n’étais pas mal non plus… Heureusement il fallait dire, parce que sinon, j’étais tout de même mal parti comme icône de la luxure…

Anne vint alors se blottir toute contre moi et je me mis de telle sorte qu’elle épouse parfaitement mon corps, pouvant profiter de ma chaleur à sa guise, continuant mon petit manège, doucement, tendrement, j’avais envie de lui déposer des petits baisers de partout sur son corps pour lui prouver ma dévotion…. Puis lorsqu’elle regarda mon épaule, elle s’excusa de la morsure qu’elle m’avait faite pendant nos ébats… Je lui souris alors, alors de l’embrasser tendrement tout d’abord puis avec plus de passion, d’envie et d’insistance, avant de lui livrer ma réponse :
« Ne t’excuses surtout pas pour cela et puis à vrai dire, j’aime bien le fait que tu m’aies marqué... », lui dis-je alors avec un sourire taquin, puis je la fit basculer sur le dos, me remettant au-dessus de ma merveilleuse louve.

« Peut-être devrais-je aussi te faire un souvenir de cette nuit... », dis-je avant de faire ce que j’avais eu envie un peu plus tôt, commençant une ligne de baisers partants de sa bouche, descendant à la base de son cou puis s’engageant dans la vallée avant de descendre encore plus bas. Je ne pouvais pas faire une marque trop visible au risque de lui zapper son autorité auprès de ses hommes, mais je pouvais lui faire une marque à un endroit où, elle pourrait ressentir une certaine chaleur, une légère douleur en fonction de ses mouvements. Arrivant vers ses cuisses, je décidais de placer ma petite marque à l’intérieure de celles-ci, je lui fis alors un attentionné petit suçon en forme d’étoile, me demandez pas comment je fais c’est un secret démoniaque. Puis je remontais doucement vers ma compagne, lui faisant de douces caresses avant de l’embrasser tendrement.

« Si ma chère Anne veut bien se mettre sur le ventre à présent, je serai plus qu’heureux de pouvoir vous faire un petit massage matinal... », lui dis-je toujours aussi taquin, avant de prendre dans le tiroir de la table de nuit, une huile de massage à la fleur d’oranger...

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mar 29 Aoû - 17:07

La force du destin
Feat Absolem Benedicte
Tu aurais sans doute mieux fait de fuir quand il t’en a donné l’occasion Anne… Tu viens de faire voler en éclat toute ton indépendance. me murmura une voix dans ma tête. Elle pouvait me le répéter, me l’hurler, que ça ne changerait rien. C’était déjà trop tard. Depuis cette soirée dans le port, c’était trop tard. Absolem occupait une partie de mes pensées. Mon cœur balançait entre l’envie de retrouver celui ou celle qui avait fait commanditer la mort de William et l’envie de retrouver ce démon qui avait conquis une partie de mon âme. Ma grande question était : comment avait-il fait ? Comment avait-il réussi un tel exploit où d’autres avaient échoués ? Oui, j’avais eu quelques conquêtes avant lui, mais jamais rien de bien sérieux : des aventures d’un soir, des amitiés qui dérivaient un peu pour le plaisir de profiter de la vie. Jamais autant d’attachement, de passion, d’a… De ce que quelque chose que je n’arrivais pas à qualifier.

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Vérité ? Ou folie d’un personnage qui m’était étranger ? A moins que ça ne soit en fait LA folie qui atteint tous ceux qui éprouvent une certaine « affection » pour quelqu’un… C’était effrayant de voir à quel point il avait du pouvoir sur moi. Et pourtant, je ressentais un certain plaisir à me perdre dans mon attachement pour lui. Je pense que je pouvais affirmer qu’à présent, il faisait parti de ma vie et qu’il était un élément important de mon existence. Trop important peut-être. Sauf que je ne pouvais plus rien faire pour empêcher ça. Il était là, installé dans un coin de mon esprit, et il n’était pas près d’en partir…
Dépendante, j’étais devenue dépendante de ce démon. J’avais besoin de lui et je crois qu’il n’y avait rien d’autre à dire ou à ajouter. Il était maintenant à la fois mon idéal et mon malheur. En seulement deux rencontres, j’avais l’impression qu’il tenait mon existence entre ses mains. Il ferait ma perte ou mon bonheur.

Une dernière chance de partir Anne, c’est ta dernière chance pour retrouver ta liberté. Non, je ne fuirais pas. Je lui offris un baiser fougueux pour lui faire comprendre que je ne partirais pas. C’était hors de question que je m’en aille maintenant. Je ne pouvais pas le faire. Une partie de moi lui appartenait déjà, une partie plus grande lui appartiendrait ensuite. Je m’offris entièrement à lui. Répondant à chacune de ses demandes, à chacune de ses caresses, à chacun de ses baisers. A cet instant, je lui appartenais corps et âme.


Se perdre avec l’autre,
Se donner à l’autre,
Ne faire qu’un avec l’autre.

Cette nuit était la notre.


Le Soleil se leva, éclairant avec douceur la chambre de l’auberge. D’une grande modestie, elle offrait pourtant une certaine chaleur. A moins que ça ne soit seulement la présence d’Absolem qui donnait cette impression là. Les rayons de lumières effacèrent doucement les rêves d’une nuit, nous ramenant au monde réel, loin de notre bulle de bonheur. Mais qu’importe, je comptais profiter du temps qu’il me restait à passer avec lui. Je ne perdrais aucun un instant des moments passés avec lui. Rien que ça sentir sa présence dans mon dos me faisait plaisir. Je savais qu’il était juste là, à côté de moi.
Avec le levé du nouveau jour, rien n’avait changé. Même après avoir assouvi notre désir mutuel, rien n’avait changé. Ou si, une chose avait changé : je lui appartenais encore plus.

Alors que je le pensais encore endormie, je le sentis s’approcher pour déposer un baiser sur mon épaule et me complimenter. Compliment que je lui retournai dans un bel euphémisme. Il était plus que « pas mal ». Il est terriblement beau et sexy. En l’embrassant, je le sentis frissonner. Ça me faisait plaisir de voir que je lui faisais autant d’effet qu’il m’en faisait. Il caressa délicatement ma peau, dessinant quelques cercles ici et là. Je sentais parfois ses doigts glisser le long de quelques unes de mes cicatrices. Des souvenirs de quelques rudes batailles. Heureusement, ma nature de louve me permettait de soigner la plus part de mes plaies, je n’avais que de fines et discrètes marques de mes batailles.

Sans rajouter un mot, je me blottis contre lui, profitant de la chaleur de son corps. Il continua ses douces caresses. Je ne disais rien, profitant du moment et de la tendresse qu’il m’offrait. J’étais quasiment sûre que je pouvais retracer le chemin qu’il dessinait sur ma peau du bout de ses doigts. Je suivais avec attention le tracé qu’il suivait sur mon corps. Mon regard fut ensuite attiré par la morsure que j’avais laissée sur son épaule. Ce n’était pas volontaire, je le faisais inconsciemment et c’était ma façon de marquer mon passage. Je m’excusais pour ça. En guise de réponse, il m’embrassa tendrement, avant de rendre ce baiser plus passionné. Il ne semblait pas m’en vouloir, au contraire, il avait l’air d’apprécier. Il avait ce sourire taquin sur les lèvres, ce sourire qui lui allait si bien. Il me fit alors basculer sur le dos pour venir sur moi. Je lui souris. Apparemment, il voulait laisser sa marquer sur moi. J’avais quelque doute par rapport à cette idée, mais je le laissais faire.

Il déposa un baiser sur mes lèvres, dans mon cou, descendant, encore et encore, me faisant frissonner à chaque fois que ses lèvres rencontraient ma peau. Il s’attarda à l’intérieur de mes cuisses, pour y faire un suçon. Le laissant faire, je glissais main dans ses cheveux. Ça me faisait une drôle de sensation. C’est à la fois chaud, agréable et quelque peu douloureux. Lorsqu’il eut terminé, il reprit ses caresses pour revenir sur mes lèvres afin de m’embrasser tendrement.  Je prolongeais le baiser, le rendant plus intense et passionné.

- Tu veux faire de moi ta propriété avec cette marque ? Lui demandai-je sur un ton taquin.

Mon ton était peut être joueur et amusé, mais dans le fond, je craignais qu’il me dise que c’était en effet ses attentions. Même si je m’étais donnée à lui et si j’avais l’impression de lui appartenir, jamais je ne l’admettrais officiellement. J’étais Anne Bonny, et j’étais la maîtresse de ma vie et de mon destin.
Lui aussi, toujours taquin, il me demanda de m’allonger sur le ventre pour me masser.

- Mais je serai ravie de vous rendre heureux monsieur. A condition que vous me laissiez vous rendre la pareille.

Pendant qu’il cherchait l’huile de massage, je me tournai pour être sur le ventre. Rabattant mes cheveux devant, je le laissais faire. Restant attentive sur tout ce qu’il faisait. Ecoutant et sentant le moindre de ses gestes. A cet instant là, j’étais en position de faiblesse, complètement à sa merci. Ce n’était pas dans mes habitudes, et ça m’était étranger. Je choisis pourtant de lui faire confiance, de le laisser faire pour cette fois… Je verrais si je me laisserais faire ainsi les prochaines fois. Si il y a une prochaine fois.

- ça sent la fleur d’oranger, je me trompe ?

C’était que j’avais un bon odorat et j’aimais reconnaître les odeurs qui m’entouraient. Ça sentait bon, et la fleur d’oranger était une plante qui pouvait aider à trouver le sommeil en infusion. Me laissant faire, je commençais à me détendre, tout en repensant à ces quelques mots « si il y a une prochaine fois ». Et s’il n’y en avait pas ? Et si c’était la dernière fois que nos chemins se croisaient ? Ça me fit un pincement au cœur.

- J’ai vu que tu avais trouvé la bague que je t’avais discrètement laissée la dernière fois et que tu l’avais gardée… Fis-je remarquer.

Toujours allonger sur le ventre, je m’occupais les mains avec les draps. Au final, j’étais incapable de me détendre complètement malgré les mains expertes d’Absolem dans le domaine du massage. Mon esprit était tourmenté par nos prochains adieux.

- Est-ce que nous nous reverrons ?
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Absolem Benedicte
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Ven 1 Sep - 13:11

La force du destin
Feat Anne Bonny


Le temps d’un instant,
Suspendu hors du temps
Je goûte au Bonheur,
Puis au malheur


Une nuit, une seule nuit et je pouvais déjà sentir un changement. Le poids de notre décision qui avait fini par sceller notre destin. Je ne pouvais pas encore prendre conscience de ce que nous avions fait, mais une part de moi le savais déjà, cette part que je ne voulais pas écouter, que je ne pouvais pas écouter au risque de me perdre à jamais.

Pourtant malgré ce constat, malgré mes craintes, tout cela semblait si lointain lorsque je pouvais être avec ma douce louve. Notre instant hors du temps et de toutes nos préoccupations, juste nous deux, profitant de cet instant pour nous donner pleinement l’un à l’autre. J’appréciais cette douce illusion aux côtés de ma pirate en tenue d’Eve, elle était magnifique et j’avais l’impression de me perdre dans son regard. Profitant d’une étreinte matinale pour lui montrer à quel point je vénérais cette femme qui avait osé voler ma raison, je lui prodiguais mes baisers avant de lui rendre la pareille, la gratifiant gentiment d’un suçon, une marque qui s’effacerait bien trop vite…
« Pour que tu ne m’oublies pas tout de suite... », lui dis-je alors en réponse à son interrogation, après tout, c’était une marque effaçable avec le temps et puis, je n’étais pas certain que l’on puisse marquer cette louve comme étant sa propriété. Même si j’essayerai certainement, si nous étions un tant soit peu semblables sur ce point, alors, nous étions chacun maître de nous-même et de notre destiné, à quelques exceptions près.

Voulant prolonger notre étreinte j’entrepris de masser ma douce Annie avec une huile de massage à la fleur d’oranger, je souris et l’embrassais en guise de réponse, lorsqu’elle devina à l’odeur celle que j’avais choisi. C’était une odeur que j’aimais beaucoup, elle permettait de se détendre, de profiter et parfois même, lorsque vous étiez suffisamment en confiance et détendu, de partir dans les bras de Morphée. J’enduis mes mains de l’huile, puis procédait délicatement à ma mission, faire plaisir à ma douce et lui faire du bien également, loin de nos contraintes, ou pas si loin que cela, puisque mon amante remarqua que j’avais trouvé la bague qu’elle m’avait laissé la nuit de notre rencontre. Je souris un peu, touchant la bague du doigt, puis lui dis :
« En effet, j’ai été surpris, mais aussi très content de trouver ta bague, ainsi je peux me rappeler que tu n’es pas un simple rêve... », lui dis-je alors. Dire que j’étais content de son présent était un doux euphémisme, cela m’avait permis de tenir lorsque j’étais perturbé par notre rencontre, de reprendre contenance et de me dire qu’elle existait bel et bien. Que nous avions un lien, aussi complexe soit-il.

Je sentis Anne se tendre un peu malgré le massage, pensant à nos futurs adieux, je continuais à la masser tout de même, espérant que le parfum parviendrait à nouveau à la détendre, même un peu.
« Si nous nous sommes retrouvés à nouveau, c’est que nous y étions destinés, alors pourquoi pas une troisième fois... », je déposais un doux baiser dans le creux de son cou puis j’ajoutais, « Il est également possible que, je te kidnappe pour te garder rien que pour moi, ne supportant plus de t’avoir si loin... », je lui offrais un sourire taquin, étant à moitié sérieux tout de même. Je n’étais pas sûr de pouvoir rester loin de cette femme qui avait prit tant de place dans mon esprit. « Mais pour l’heure, je compte profiter de chaque moment de ces retrouvailles... », lui dis-je en embrassant alors ses lèvres avec passion, « Faut-il que tu retournes voir ton équipage tout de suite, ou pouvons passer la journée ensemble, Capitaine ? », ajoutais-je avec un demi-sourire, me posant à côté d’elle, mes mains toujours actives sur son dos, mais reprenant leur dessin d’arabesque.


Lorsque l’heure sonnera,
Mon Malheur frappera,
Emportant dans tes bras,
Un morceau de moi.


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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Ven 1 Sep - 18:41

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

J’étais la même qu’hier, toujours Anne Bonny, la louve pirate… Et pourtant, je me sentais bien différente de celle que j’étais la veille. J’étais moi, sans être réellement moi. Ce changement me plaisait pourtant, je me sentais bien et même… Heureuse ? Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi entière. Le bonheur semblait presque à portée de main… Si seulement nous n’avions pas à nous séparer… Mais faire autrement serait impossible. J’avais ma vie et lui la sienne. Sans doute nos chemins étaient seulement faits pour se croiser sans jamais se suivre réellement.

Blottie contre lui, j’essayais d’oublier un instant que ce moment ne durerait pas, que la réalité allait nous rattraper pour nous obliger à reprendre nos vies là où on les avait laissées. Je me laissais aller contre lui, me donnant à lui pour cette matinée encore. Il aurait pu faire ce qu’il voulait de moi. Ce matin-là, je lui appartenais encore pleinement, mais je finirais par reprendre possession de ma personne, pour redevenir la seule propriétaire de mon corps et de mon esprit. Enfin, j’essaierais de le faire. Après notre première rencontre au port, il occupait déjà une grande partie de mes pensées, de mes songes et de mes rêves. Il avait sans doute pris une partie de mon cœur…
Doucement, il se détacha de moi afin de lui aussi, laisser une marque de son passage sur mon corps. Un petit suçon à l’intérieur de mes cuisses. Il l’avait fait pour que je ne « l’oublie pas de tout de suite »…

- Penses-tu réellement que je puisse t’oublier tout de suite ou même un jour ?

Chose impossible : l’oublier. Comment pouvais-je oublier Absolem ? Si sa présence me ravissait, son absence était la source de grands tourments pour mon esprit. Lorsqu’il était auprès de moi, mon cœur s’emballait, mon esprit cherchait à comprendre le lien qui nous unissait. Lorsqu’il était loin de moi, mon cœur pleurait et mon esprit cherchait un moyen pour le retrouver. Quoi qu’il arrivait, ce démon parvenait toujours à occuper mes pensées… Impossible de faire comme s’il n’existait pas. Il était bien là, ancré dans mon esprit et dans mon cœur. Et je n’avais aucune envie de l’en déloger.

La douce odeur de la fleur d’oranger enveloppait la pièce. J’étais assez fière de moi lorsque je parvins à en reconnaitre le parfum. Absolem me gratifia d’un baiser pour approuver ma réponse. Si je pouvais avoir ce genre de récompense à chaque fois que je reconnaissais une odeur, je serais bien contente. Bien contente, si c’était lui qui me récompensait d’un baiser, bien évidemment. Passant sur le ventre, je ramenais mes cheveux devant, ainsi que mon collier, ainsi rien ne gênerait le démon pendant qu’il m’offrait un massage. Malgré tout le cœur qu’il y mettait, je n’arrivais pas à me détendre complètement. La pensée de notre séparation à venir me hantait l’esprit. Il serait pourtant préférable d’oublier le moment des adieux afin de profiter pleinement de la présence de mon amant. Et puis, je remarquais mon saphir que je lui avais laissé… Ce présent semblait lui avoir fait plaisir, c’était la preuve que notre soirée au port avait bien été réelle. C’était ma façon à moi de faire en sorte qu’il ne m’oublie pas, et qu’il puisse penser à moi lorsque que son regard croisait la bague.

- Je suis ravie de voir que ça t’a fait plaisir… C’était le but rechercher et comme ça, tu ne m’oubliera pas tout de suite non plus.

Ainsi, j’étais un peu avec lui, même lorsque j’étais perdue au milieu des Sept Mers, loin des terres et du reste du monde.

Malgré le fait que je n’arrivais pas à me laisser aller complètement pour me détendre, il ne perdit pas espoir et continuait ce qu’il faisait. Au bout d’un certain, je finis par être un peu moins tendue. Sans doute que la réponse qu’Absolem m’avait apportée me rassurait au moins un peu. Il déposa un baiser dans le creux de mon cou, me faisant frissonner au passage avant de rajouter qu’il pourrait me kidnapper… Malgré son  fameux sourire taquin, j’entendais le sérieux qu’il y avait dans sa déclaration.

- C’est qu’on n’enlève pas un loup aussi facilement… Même si je me laisserai bien prendre, je crois que ma place est sur les océans…

C’était le seul endroit où j’avais un rôle à jouer, où je savais ce que j’avais à faire et où j’avais l’impression d’être importante. Aujourd’hui, j’avais aussi l’impression d’être à ma place dans les bras de cet homme qui avait volé une partie de moi. Ainsi, j’allais vivre, partagée entre mon envie de rester libre en mer et mon envie de rester auprès de d’Absolem ? Et il m’était sans doute impossible de rallier les deux, il avait ses affaires à gérer de son côté… Cependant, il avait raison, il fallait profiter de chaque moment de nos retrouvailles. Pour lui répondre, je lui rendis son baiser avec la même passion. J’étais d’accord avec lui, il fallait savourer du présent.

- Sans doute que vers midi, je vais devoir aller au port pour voir où en est le ravitaillement du Revenge. Et selon ce qui a déjà été fait, je serais encore toute à toi la journée entière ou seulement le début de l’après midi. Répondis-je avec un petit sourire.

Il s’allongea à  côté de moi, et continuait de dessiner des boucles sur mon dos. Ses mains toujours aussi chaudes courant sur ma peau me firent de nouveau frissonner. C’était affolant de voir quel effet il avait sur moi. Tout ce qu’il faisait, faisait réagir mon corps, ou mon esprit, ou encore les deux en même temps. Calmement, je me redressais et attrapais l’huile de massage qui était à portée demain.

- Je t’ai dit que je voulais te rendre la pareille. Déclarai-je en souriant.

Je lui fis signe de s’allonger sur le ventre et vins me mettre à califourchon sur lui pour lui masser le dos. Mais avant toute chose, je lui mordillai délicatement le cou avant de déposer un baiser là où je l’avais croqué, puis un baiser sur l’épaule, au milieu et au bas de son dos. Une fois mon petit chemin de baiser tracé, j’entrepris de le masser avec autant de dévotion qu’il ne l’avait fait. Je passais mes mains partout sur son dos, sur ses épaules, cherchant à faire en sorte qu’il se détende comme il l’avait pour moi.

- Que pouvons-nous faire avant que ne sonne midi ?
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Absolem Benedicte
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Lun 4 Sep - 12:11

La force du destin
Feat Anne Bonny


Si notre rencontre était le fuit du Destin, je devais dire qu’il savait y faire pour mettre la pagaille dans mon esprit, cette femme me troublait bien plus que n’importe qu’elle autre personne connue au cours de mes nombreux siècles d’existence, même la mère de Rozen ne m’avait pas fait cette effet là, c’était différent, bien plus puissant encore et quand on sait jusqu’où j’avais été par jalousie et par dépit de ne pas pouvoir avoir celle que je convoitais… Cela donnait une petite idée déjà de ce que j’étais prêt à faire pour cette louve troublant la paix de mon esprit.

Laissant cela de côté, j’essayais de profiter de nos doux instants, ils étaient si rares que nous n’avions pas de temps à perdre en doutes et en suppositions, après tout, j’aurai tout le temps de me torturer l’esprit une fois que je lui aurait dit à nouveau « au revoir » et que son fantôme vienne me hanter jusqu’à me rendre fou.
Alors, je faisais ce que je pouvais pour qu’elle ne m’oublie pas, c’était une magnifique jeune femme, avec du caractère, elle devait donc avoir de nombreux soupirants, et franchement, ça me mettait en colère rien qu’à l’idée qu’elle m’échappe et qu’elle aille vers un autre. Alors je lui fis un petit suçon, preuve de mon passage, doux souvenir aussi éphémère que notre petit moment tous les deux, marquant mon passage, profitant pour caresser le corps de cette charmante jeune femme. Essayant de m’imprégner de son goût, de son odeur, de sa chaleur pour me faire des souvenirs inoubliable où me réfugier tant mon besoin de cette femme est puissant.


« C’est une éventualité... », lui dis-je alors la mine grave, triste que cela puisse arriver un jour, mais c’était également le propre des êtres humains, au bout d’un temps, les souvenirs s’effacent, devenant de plus en plus lointain jusqu’à ce qu’on se demande si c’était la réalité ou un doux rêve… Moi par contre, je me souvenais de tout, je m’en souviendrais toujours, son image, son sourire, tout, comme au premier jour, une bénédiction mais également une malédiction.

Depuis notre rencontre, depuis que j’avais trouvé sa bague dans la poche de ma veste, celle-ci ne me quittait plus, je la portais toujours, jouant parfois avec du bout du pouce, surtout lorsque je réfléchissais ou encore que je pensais à la douce Annie.
« J’espère que tu prends soin de ma cape également... », lui dis-je alors un peu taquin, la pirate étant partie avec sur son bateau, ainsi je lui avait laissé quelque chose de moi également, elle pouvait s’en entourer pour se sentir bien, au chaud et en sécurité en un sens… Je la lui avais laissé de bon coeur, elle avait semblait lui plaire après tout, et tout ce que la dame désire…
Évoquant la possibilité de kidnapper la jeune femme, elle me répondit qu’il n’était pas aisé de se saisir d’une louve, mais également que sa place était sur les océans, en mer… Entre les lignes nous pouvions y lire une façon gentille et polie de me dire que pour l’instant nous avions nos vies, mais également que sa place était loin de moi.

Si Anne Bonny représentait l’océan, la mer et que je représentais la terre ferme, alors nous étions destinés à nous croisés, à coexister tous les deux, sans pouvoir jamais rester ensemble. La mer vient, puis se retire avant de revenir… Soupirant un peu, et préférant revenir à l’instant présent, j’intimais ma compagne d’en faire autant tout en lui demandant le programme de la journée. Vers midi elle devrait s’en quérir de la situation de son ravitaillement, ensuite nous aurions soit la journée, soit simplement l’après-midi. C’était déjà plus que tout ce que nous avions eu jusqu’à présent, mais j’avais un petit pincement au coeur sachant que nous allions nous séparer à nouveau. Toutefois, ma louve se redressa me prenant l’huile et me rendant la pareille, un doux massage plaisant qui avait également pour but de me détendre. Je souriais, me laissant tout entier à la merci de la jeune femme, me replaçant correctement vers le centre du lit pour qu’elle puisse faire comme bon lui semblait.

Elle me charmait, moments après moments, par des baisers, pas ses paroles, par ses gestes et je savourais le fait que l’on prenne soin de moi de la plus belle des façons. Puis Anne me demanda ce que nous pouvions faire avant midi et même si l’envie de la garder au lit pendant tout ce temps était très forte, je lui souris et lui dit :
« Je pense que nous pouvons commencer par prendre le petit déjeuné comme hier nous n’avons finalement pas mangé… Ensuite… comme ma dame le désire... », je me retournais la laissant sur moi, puis l’embrassant en me redressant un peu… « Si tu le souhaites, je te raccompagne à ton navire, puis nous nous retrouverons sur le port un peu plus tard, une fois tes affaires en ordre pour profiter du temps qu’il nous reste... », ajoutais-je en souriant et en caressant son cou, ses épaules, puis déposant de doux baisers de la base de son cou jusqu’à retrouver les lèvres de ma chère et tendre...

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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Lun 4 Sep - 15:22

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

L’oublier ? Etait-il possible d’oublier une personne qi avait réussi à faire voler en éclat tous mes principes et en tout ce que je croyais ? Il avait mis sans dessus dessous mes croyances, mes désirs et mes espoirs. Il avait à présent une place importante dans mon esprit et dans mon cœur. Lorsque j’étais avec lui, je me sentais à la fois entière et sienne. Lorsque j’étais loin de lui, je me sentais vide et j’avais toujours une pensée pour lui. Ainsi, il ne me quittait jamais réellement, soit il était réellement là, soit son ombre me suivait et me hantait jusqu’à me torturer pour me rappeler l’absence de cet être cher. Comment avait-il réussi à occuper une place si importante dans ma vie en si peu de temps ? Comment était-il parvenu à s’emparer d’une partie de moi en étant que lui-même ? Sa présence me ravissait et son absence m’était douloureuse, et pourtant, je ne pourrais jamais rien faire contre nos au revoir, nos adieux… Parce que oui, nous étions encore condamnés à nous séparer pour une durée indéterminée… Nous menions ainsi nos vies, lui sur la terre ferme et moi en pleine mer avec l’espoir de nous recroiser par hasard dans un port ou une ville portuaire. Ne pas savoir quand nous nous reverrons, était un véritable supplice… Cela pouvait durer quelques semaines, quelques mois, voire quelques années. Allez savoir quand le fil du destin nous accorderait une nouvelle occasion de nous revoir… Et j’avais encore une vengeance à mener… Je ne l’oubliais pas elle non plus, je devais rendre justice à William et ensuit, mon cœur serait peut-être plus léger et je n’aurais plus l’impression d’avoir besoin de fuir en mer afin d’échapper à mon chagrin…

Là, n’était pas la question du jour. Aujourd’hui, je devais profiter de la présence d’Absolem et faire abstraction du reste. Ce n’était guère compliqué. Avec lui, j’avais souvent l’impression que le monde nous appartenait, et d’être seulement avec lui, dans une petite bulle de bonheur. C’était un homme surprenant, en sa compagnie, on pouvait ressentir toute la puissance qu’il dégageait et pourtant, il était d’une extrême douceur et plein de bonnes attentions. Il était tout à la fois. Et lors de notre première balade nocturne au clair de lune, j’avais eu un aperçu du danger qu’il pouvait représenter, pourtant, là maintenant, j’avais l’impression qu’il était la douceur et la tendresse incarnées. Sans doute aurais-je pu lui confier ma vie, lui laisser mon cœur entre ses mains sans aucune hésitation. Et entendre qu’il puisse imaginer un instant que je puisse l’oublier me fit de la peine. Sa mine triste me touchait et me fit un pincement au cœur. Dans un sourire réconfortant, je soufflai à son oreille :

- Je ne peux pas t’oublier, et je ne veux pas t’oublier. Par contre, toi, tu ne m’oublieras pas au milieu de toutes tes affaires ?

Je déposais un délicat baiser sur sa joue. Il semblait avoir un emploi du temps bien chargé et c’était plutôt lui qui risquait de perdre mon souvenir à travers ses histoires de politiques, de royaumes à gagner, de ventes, d’échanges à assurer. Enfin, l’avenir nous dirait ce qu’il adviendrait de nous. Pour le moment, pas besoin de souvenir… Nous étions bien là, en présence de l’autre pour quelques heures encore… Des heures qu’il fallait savourer.

Un objet, un rappel, un souvenir. Une bague pour qu’il se rappelle de la pirate qu’il avait rencontrée près des océans Et j’avais eu le droit à sa cape pour me rappeler du démon rencontré durant une froide nuit de pleine lune. Certains objets avaient une certaine valeur, à la fois matériel mais également sentimentale. J’avais un grand nombre d’objet auxquels je tenais parce qu’ils représentaient quelque chose d’important pour moi,  et le vêtement qu’il m’avait offert en faisait parti. Il voulait savoir si j’en prenais soin, toujours sur un ton taquin.

- Bien sûr que non… Je l’ai revendu pour quelques pièces d’or… commençai-je sur un ton sérieux et désolé… Un instant de silence. Puis je souris. Que crois-tu ? Bien évidemment que j’en prends soin ! Je la garde précieusement, et quand tu me manques, - soit tous les soirs, - je pose mon nez dessus, et j’hume tout parfum légèrement épicé… parfois, je m’endors même dedans, surtout quand il fait froid.

Quoi ? J’avais le droit de le taquiner moi aussi non ? Et puis ces histoires d’odeur, c’étai des affaires de loups. On aimait beaucoup garder en mémoire le parfum des choses, chaque personne avait son propre parfum, comme une empreinte. On pouvait comme ça retrouver et reconnaitre n’importe quelle personne. Absolem n’échappait pas à la règle, il avait son odeur à lui, et je la connaissais par cœur. Déposant un nouveau baiser dans le creux de son cou, j’en profitais pour mettre à l’œuvre mes dires, je sentis sa douceur odeur qui était si agréable.

Vint un sujet plus épineux : mon éventuel kidnapping. C’était un fâcheux sujet. Jamais je ne me laisserais enlever, même par lui, et même si une partie de moi aurait aimé rester auprès de cet homme. Ma vie était en mer, loin de la terre, loin de lui pour mon plus grand malheur. Nos vies n’étaient pas faites pour s’accorder, il avait sa place et la mienne, de temps en temps – trop rarement à mon goût - , nos chemins se croisaient sans jamais se suivre parfaitement… ça me faisait mal d’avoir à l’admettre, mais c’était ainsi, nous n’étions pas faire pour rester ensemble, pas pour l’instant en tout cas. Plus tard peut-être. Je l’espérais en tout cas.

Le temps nous était compté, nous ne pourrions pas rester ensemble encore très longtemps. Et il avait besoin de savoir combien temps il nous restait. Une après-midi, ou une journée, tout dépendait des avancées du ravitaillement. Et ne pouvais pas me permettre d’allonger le temps d’amarrage s’ils avaient terminés, ça serait étrange et mes matelots chercheraient à savoir ce qui se passent. Je ne voulais prendre aucun risque de perdre toute crédibilité auprès d’eux. Il fallait se contenter de ce que nous avions en profiter au maximum. Et pour continuer sur le chemin que nous avions emprunté, j’entrepris de le passer à son tour. Il se replaça comme il fallait et j’entrepris ce massage promis, déposant quelques baisers sur son corps au passage… Puisque nous avions encore du temps devant nous, je voulus savoir ce que nous pouvions faire pour nos occuper. Il proposa en premier lieu un petit déjeuner puisque nous n’avions pas eu l’occasion de dîner la veille.

- Oh, mais hier, j’ai pu te dévorer de baiser, savourer ta présence à mes côtés. Déclarai-je charmeuse.

Il se retourna, laissant soin de me garder sur lui pour se redresser et m’embrasser. Baiser que je lui rendis avec tendresse et que j’essayais de prolonger au mieux.
Absolem me proposa de m’accompagner jusqu’au Revenge, avant de nous séparer le temps que j’assure du travail de mes hommes pour nous retrouver ensuite, afin de profiter de nos derniers instants ensemble. L’idée de devoir le quitter, ne serait-ce qu’une petite demi-heure m’attristait. Mais je n’avais guère le choix. Avant de lui répondre, je le laissais me caresser, m’embrasser. J’aurais aimé que ce moment dure une éternité. Après un baiser passionné, je lui fis un petit sourire.

- Alors d’accord pour un petit déjeuner et pour que tu me raccompagne jusqu’au navire, ça ne devrait pas prendre plus de trente minutes pour voir tout ce qui a été fait. Ensuite, je te reviendrais avec la réponse à la question : combien de temps il nous reste.

L’embrassant à mon tour, je ressentis encore ce pincement au cœur à l’idée de le quitter encore une fois. Je tentais de chasser cette affreuse pensée pour me concentrer de nouveau sur lui, et sur l’instant présent. Et pour le petit déjeuner, il allait falloir quitter le lit… je retins un soupire et me glissais doucement hors des draps pour me retrouver debout sur le parquet de la pièce. Regardant autour de moi, je cherchais mes vêtements. Ils étaient un peu partout dans la pièce. Je me tournai vers Absolem, l’air amusé.

- Tu n’aurais pas pu tout laisser au même endroit ?

Je laissais échapper un petit rire avant de déambuler dans la chambre, complètement nue, pour rassemblée mes affaires et m’habiller ensuite. Une fois prête, je me tournais vers le démon encore dans le lit.

- Tu as bien savouré le spectacle ? Demandai-je taquine.

Je m’assis sur le bord du lit et l’embrassais une nouvelle fois. A son tour de s’habiller… Ensuite, en route pour le petit déjeuner… Et je ne pouvais le nier, j’avais faim… C’était que nous nous étions bien dépenser la veille, et je n’avais pas mangé de vrai repas non plus depuis hier midi.

- Vous vous faites désirer monsieur… Je vais finir par vous manger vous.

M’approchant une nouvelle fois de lui, je lui mordis gentiment le cou… Malgré la faim, j’avais bien envie de retourner au lit, et de me retrouver dans ses bras encore…
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mer 6 Sep - 21:26

La force du destin
Feat Anne Bonny


Quand j’étais avec elle, peau contre peau, plus rien n’avait d’importance, c’était juste elle et moi, ensemble contre le reste du monde. Je voulais seulement profiter de l’instant présent car nous savions tous deux que nos routes allaient à nouveau se séparer pour ne se retrouver que dans quelques temps. Combien exactement ? Rien n’était moins sûr, cette fois ci nous avions eu plusieurs mois séparés, le hasard nous a réuni, mais combien de temps pouvait entre s’écouler sans que je ne sois auprès de ma louve ? J’avais peur que la réponse soit : jamais, ou alors que ce soit bien trop tard. Qu’elle s’unit à nouveau, ou alors qu’elle m’oublie, voguant sur les mers, trouvant des trésors…

Elle avait une vie bien remplie alors elle pouvait très bien passer à autre chose, après « nous » et ça me rendait triste, mon coeur se serrait car je savais que moi je ne pourrais pas oublier Anne Bonny, la femme qui me faisait tourner la tête et oublier tout le reste, la femme qui me connaissait sans doute mieux que la plupart des gens, qui connaissait mon côté enfantin avec lequel elle venait jouer.

Ma pirate me rassura un peu en m’affirmant qu’elle ne pourrait pas m’oublier et me demandant si de mon côté je ne l’oublierai pas, je lui souris alors et lui dis tout simplement : « Il y aura toujours une place dans ma tête et dans mon coeur pour ma louve pirate Anne Bonny, c’est promis... », je l’embrassais chaleureusement, j’étais si loin du compte, ce n’était pas seulement mon coeur et ma tête qu’elle avait entre ses griffes, mais également une partie de mon âme. Doucement et sans le savoir, j’étais lié à cette femme qui pouvait faire pleuvoir la pluie et le beau temps d’un battement de cils. Elle avait le pouvoir, elle avait le contrôle et cela m’effrayait, m’effrayerait lorsque la douce femme ne serait plus contre moi et que je récupérerai ma capacité de réflexion…

Nous parlions de nos cadeaux échangés lors de notre nuit de pleine lune et je fus content de savoir qu’elle l’avait encore, j’étais même totalement satisfait de savoir qu’elle dormait parfois avec, c’était comme si j’étais avec elle moi aussi, elle avait un peu de moi avec elle lorsqu’elle le désirait et j’espérais que cela le apporte un peu de réconfort quand je n’étais pas là. Je souriais assez content lorsque je finis par lui proposer d’aller petit déjeuner, sa remarque totalement sexy m’arracha un sourire et me donnais envie de lui montrer à quel point cette louve me rendait heureux.
Cette femme avait les mots qu’il fallait pour allumer mon désir et me donner envie de remettre cela, non pas que j’ai besoin d’une quelconque incitation de sa part, je serai bien plus qu’heureux de remettre cela, mais nous avions une contrainte de temps…

Je la regardais de tout mon saoul, lorsqu’elle me confirma notre emploi du temps de la journée : petit déjeuné, Revenge une trentaine de minutes et pour finir le temps restant serait pour nous. Puis ma douce Annie me laissa pour récupérer ses vêtements et s’habiller. Tandis qu’elle était affairée, je la regardais faire, la dévorant du regard, ne le détournant pas une seule fois, elle me dit alors en râlant gentiment du fait que j’avais éparpillé ses affaires. Je ris un peu, si je n’avais pas fait cela je n’aurai pas eu le plaisir de la voir déambuler nue dans la chambre. Elle s’assit au bord du lit me demandant si j’avais bien savouré le spectacle, avant de m’embrasser… je ne pus alors m’empêcher de la faire à nouveau basculer dans le lit, l’embrassant et la touchant autant que possible, passionnément, lui montrant une partie de mon désir, ayant peur que si je lui montrais réellement TOUT mon désir et l’envie qu’elle m’inspirait, qu’elle s’enfuit.

« Il se peut que ce soit moi qui vous dévore ma chère... », lui dis-je tout en appréciant sa marque de possessivité et en lui accordant de nouvelles caresses. C’est le soupire à l’âme que je me levais à mon tour, recherchant mes propres vêtements, totalement nu et plein de désir pour mon amante, mais cela ne me dérangeais pas, bien au contraire, j’avais envie d’elle un peu c’est tout. Je me rhabillais enfin, puis prit ma douce dans mes bras, avant de l’emmener dans la grande salle de la veille où le petit déjeuné nous attendait. Les patrons comme les domestiques de l’établissement savaient anticiper mes besoins, mes envies et c’était appréciable, vraiment… Je fis glisser la chaise pour que ma louve prenne place tandis qu’après je pris place à côté d’elle.

Après un bon café et une viennoiserie, je me surpris à faire attention à Anne, au point que si elle m’avait demandé quelque chose je l’avoir immédiatement faite. Je la dévorais du regard et je n’avais pas envie de la voir repartir, pas déjà…

Une fois notre déjeuné prit, nous nous dirigeâmes en direction du port, je gardais des distances assez raisonnables pour ne pas importuner la capitaine au cas où nous rencontrions quelques uns de ses hommes. Cette distance bien que nécessaire me peinais sans trop que je comprenne pourquoi, puis, faisant un baise-main à mon Annie, je la laissais à ses affaires, tandis que je reprenais les miennes.

Une fois seul, Nathanaël me rejoins pour me dire qu’il avait réglé l’histoire de la veille et que notre cher tavernier n’était plus de ce monde mais que son successeur était tout aussi enclin à faire affaire à nous. Parfait. Cela me ravie, je demandais alors à mon bras droit de m’apporter du matériel, j’avais une demie-heure au mieux pour faire ce que j’avais en tête et cela requérait du matériel, de la patience et un lieu silencieux. Mon bras droit fut plutôt heureux de ma bonne humeur revenue, même s’il pouvait se douter que cela n’allait pas durer, il me laissait dans ma bulle encore un peu. J’usais alors de tous mes talents de créateur, mon sens inné de la beauté pour concevoir un petit cadeau pour ma douce Anne, que je retrouverai que plutôt sur la plage.

* * *

Du magnifique travail plus tard et dans le temps imparti, j’étais plutôt satisfait et mit ma création dans son écrin de velours rouge sombre, puis je me mis en route, Nath à mes côtés, me donnant les dernières nouvelles, demandant quelques directives, des avis, avant de me laisser sur mon lieu de rendez-vous, j’étais un peu à l’avance, Anne n’était pas encore arrivée mais ce n’était pas grave, je regardais l’horizon, réfléchissant sur la situation, sur l’appel de la mer qui allait de nouveau me voler ma compagne, je comprenais ce qu’elle ressentait mais cela ne me peinais pas moins malheureusement...


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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Jeu 7 Sep - 19:02

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

Une si belle promesse… Toujours avoir une place dans son esprit, mais également dans son cœur. Dans l’espoir que ce n’étaient pas des promesses en l’air, je souris, ravie par sa réponse. Heureuse de savoir que je serais toujours avec lui, même lorsque je serais loin sur les mers, de l’autre côté de l’océan. Il m’embrassa chaleureusement, baiser que je lui rendis avec une certaine dévotion. Sans savoir comment, il avait réussi à faire de moi « sa » louve pirate, j’étais en partie à lui, j’avais envie de lui montrer que j’étais d’accord pour lui céder un peu de moi, tout en conservant le contrôle de ma vie… Je voulais des choses contradictoires, être à lui pleinement et entièrement, tout en conservant l’indépendance que j’avais obtenue avec difficulté… Il avait chamboulée ma vision des choses, du monde, de ma vie. Il avait mis sans dessus dessous toutes mes convictions et tout ce en quoi je croyais. Même si ça m’effrayait, j’avais bien envie de le laisser s’immiscer dans ma vie pour tout changer.

Comment ne pas s’oublier ? Nous avions sans doute peur qu’un jour le souvenir de l’un s’efface dans l’esprit de l’autre. Ainsi, j’avais laissé pour lui une bague avec un saphir aussi bleu que les océans, et lui, il m’avait laissé sa cape dans laquelle je me réfugiais lorsque j’en avais besoin. A la recherche de son odeur, de sa présence, de lui. En plus de tout ça, j’avais fini par le mordre, marquer mon passage sur sa peau, dans sa vie. Mais il m’avait rendue la pareille, une marque à l’intérieur de mes cuisses, marque invisible aux yeux de tous, mais tout à fait présente pour moi. Parfois douloureuse, parfois chaude, elle était là. Et en plus, j’allais pouvoir rentrer avec une belle rose en cristal, une création du démon tout entière, un petit tour d’alchimie qui m’avait plu. Un beau souvenir. Mais même sans tout cela, je ne l’oublierais pas et je le savais. Absolem était là, ancré dans mon esprit, dans mon cœur et même dans… Mon âme ? Avait-il réussi une telle entreprise ? Je le crois bien…

Pour changer, j’avais faim… Sachant que nous n’avions pas dîné la veille. J’étais tiraillée par la faim de mon estomac, mais également par ma faim de lui. Je le voulais lui, encore une fois, une deuxième fois, une troisième peut-être… Mais nous n’avions guère le temps, c’était malheureux. Mais j’étais ravie de pouvoir partager un repas avec lui, profiter encore de sa compagnie. En savoir encore plus sur lui, le connaitre d’avantage, lui dire d’autres mots quelque peu osés aux yeux de la société. Avantage d’être pirate : on se fiche bien des convenances et de ce qui peut être dit ou non. Et ces mots semblèrent lui plaire, ça me fit sourire. Toute bonne chose avait une fin… Je me détachais doucement d’Absolem pour sortir du lit et m’habiller.

Ma chemise à gauche, la culotte au pied du lit, une botte près de la porte, la deuxième botte à droite… Je fis bons nombres d’allés retours dans toute la chambre pour récupérer toutes mes affaires et m’habiller. Sentant le regard du démon sur moi, je pris tout mon temps pour lui faire savourer le spectacle. Après tout, il ne me verrait pas ainsi tous les jours. Autant lui laisser le plaisir de se délecter de mon petit tour. Je lui demandai tout de même son avis sur mes balades dans la pièce en m’essayant sur le lit avant de lui offrir un tendre baiser. Il me fit alors basculer sur le lit pour m’embrasser, caresser mon corps de ses mains chaudes, m’offrant à voir une partie du désir qu’il éprouvait pour moi. Comment partir ? Le laisser après tout ça ?

Il insinua alors que ça serait plutôt lui qui risquait de me dévorer. Ça me fit doucement rire. C’était qu’il ne savait pas encore de quoi j’étais capable, et ça… Sur de nombreux points. Il ne me connaissait pas encore très bien, mais ça ne saurait tarder sans doute. Je préférais ne pas répondre à sa provocation. C’était plus drôle qu’autre chose. Un dernier baiser et ce fut son tour de se balader nu dans la chambre afin de récupérer ses affaires et de s’habiller. J’avais le droit moi aussi à un sublime spectacle qui me plaisait bien.

- Ta virilité et ton désir me flattent, tu sais ? Dis-je avec un sourire séducteur.

Sans doute le taquinais-je, alors que je ne devrais pas… Ce n’était plus le moment de le chercher sur ce jeu là, nous n’avions pas le temps si nous voulions manger cette fois. Mais comment m’empêcher de l’embêter la dessus ? C’était si tentant. Et c’était dans ma nature, j’aimais séduire, jouer, me faire plaisir tout en faisait plaisir. Mais avec lui, tout cela était encore plus attrayant, plus amusant et surtout, c’était vrai. Je l’appréciais, et je voulais être réellement moi avec lui : une enfant joueuse, une pirate mal élevée, une louve sauvage. Lorsqu’il faut complètement vêtu, il me prit dans ses bras afin de m’emmener dans la salle que nous avions subitement quitter la veille. En passant, je pris la rose de cristal sur la table pour la ramener avec moi sur le Revenge plus tard.

Nous nous installâmes tranquillement à table pour manger le petit déjeuner et échanger quelques mots simples, banales, quotidiens. Profitant des douceurs sur la table, je souriais, contente d’être là avec lui. De plus, il fallait avouer que je mangeais rarement des sucreries à bord, on ne prenait que des denrées non périssables, et les viennoiseries n’en faisaient pas parties. C’était bien dommage... Mais bon, de temps en temps sur la terre ferme, je me faisais plaisir. Je n’avais pas un grand appétit, mais j’aimais grignoter, piocher à gauche à droite pour tout gouter. Je n’avais pas besoin de plus, tout était très bien, j’étais ravie…

Cependant, il nous fallait quitter cette petite taverne pour aller au port pour que j’aille voir comment avançait le ravitaillement du navire. Nous traversâmes la ville portuaire en restant à distance l’un de l’autre. Faisant comme si nous nous connaissions à peine au cas où nous rencontrerions l’un de mes matelots. L’oreille attentive, les yeux se baladant partout, je cherchais à voir s’il y avait l’un de mes hommes dans les parages. Mais quoi qu’il arrivait, nous devions faire attention, au risque de me faire perdre toute crédibilité auprès de mon équipage.  Devoir faire semblant me faisait de la peine, m’attristait. Faire comme si nous étions des étrangers l’un pour l’autre. Mais c’était ainsi..

D’un simple signe de tête, d’un regard quelque peu attristé, je le saluai avant de regagner le Revenge. Je devais mettre toute cette histoire de côté pour reprendre contenance devant l’équipage, être de nouveau moi, juste Anne Bonny, capitaine du navire. Je pris une grande inspiration et plaçais doucement le masque de l’indifférence, de l’autorité, de la cruauté sur mon visage…
Tout avançait bien, pas trop vite, mais ça avançait. Mes hommes étaient travailleurs, parfois un peu stupides, mais ils faisaient ce que je leur demandais, c’était ce qui importait le plus. Je pris mon livre de compte, les dernières notes qu’ils avaient pris pour les derniers achats et vérifiais le tout avant d’aller sur le pont pour regarder la mer.


Tu n’es pas prête à abandonner tout ça, à abandonner le refuge que tu t’aies trouvé.Tu quittes la terre pour fuir ce qui te fait peur, car tu n’es pas prête à affronter tes sentiments. Tu as déjà tant souffert du mal d’aimer… Mais tu ignores encore quel mal te ronge et t’effraie. Profite du peu de temps qu’il te reste à passer avec lui.



J’avais contemplé la mer un certain temps, et l’heure avait tourné sans que je m’en rende compte. Rapidement, je me tournais vers mes hommes pour leur dire que j’avais encore à faire et pour fixer l’heure de notre départ.
Calmement, je pris le chemin de la plage pour retrouver mon démon que j’avais quitté pour une trentaine de minutes. En marchant, je regardais droit devant moi, cherchant Absolem du regard. Il était déjà là, à regarder l’horizon. En faisant le moins de bruit possible je m’approchais de lui avec un petit sourire.

- Tu essayes de trouver les mystères de la mer à la fixer ainsi ? Je ne suis pas sûre qu’elle te réponde. Elle sait bien garder ses secrets. Déclarai-je avec un sourire.

Regardant brièvement autour de moi, je vins retrouver ses lèvres qui m’avaient tant manqué en si peu de temps. Qu’allais-je devenir lorsque j’allais le quitter pour retourner voyager ? Doucement, je me détachai de lui pour le regarder, il avait de beaux yeux.

- Nous repartons demain à cinq heures, un peu avant le levé du Soleil. Dis-je la gorge serrée.

Les heures à venir allaient sans doute défiler à une vitesse folle…
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mar 26 Sep - 12:42

La force du destin
Feat Anne Bonny


Comme un moment suspendu dans le temps, chaque instant passé en sa compagnie m’éloignait un peu plus de mes préoccupations habituelles. Comme un refuge mais aussi comme un piège d’où l’on ne peut pas sortir sans une aide extérieure et alors que cela était assez effrayant en soi, je m’enivrais de cette ivresse, de cette immense joie de la trouver près de moi. Elle me rendait fou et je la laissais faire, lui donnant un peu plus à chaque fois, lui accordant un morceau de moi. Petit à petit et pourtant si soudainement, après tout nous n’en étions qu’à notre seconde rencontre, alors imaginez plutôt si nous avions l’occasion de nous voir tout le temps, de nous connaître, de nous apprécier réellement et de nous attacher...si cela venait à se faire, il était certain que nous courions à notre perte.

Elle était une femme libre, une femme des grands espaces, tandis que j’étais un démon sur la terre ferme, un être jaloux, capricieux mais aussi possessif. Il n’était pas sûr qu’elle le supporterai, et alors il arriverait le temps où j’étoufferai son étincelle sans le vouloir. Juste en voulant tout d’elle. Avec moi c’était tout ou rien et nombreux sont ceux qui ont douloureusement apprit la leçon.

Quand j’étais avec elle, je voulais le rester, m’imprégner de son odeur, apprendre ses courbes par coeur, ses réactions, son sourire, son rire… et quand elle n’était plus là, mes pensées se tournaient sans cesse vers elle, espérant la trouver, se demandant ce qu’elle faisait, ce qu’elle découvrait, qui elle voyait aussi. Torturant mon esprit, m’empêchant parfois de dormir, me faisant payer son absence, m’obligeant à essayer de combler ce manque, ce manque d’elle. Le Destin pouvait parfois être cruel, et quand je pensais enfin m’en sortir, voilà qu’il me donnait à nouveau un aperçu de l’objet de mon désir ! La mer allait de nouveau nous séparer et laisser un nouveau vide s’installer, un vide que j’essayerai à nouveau de combler, jusqu’à la prochaine fois… si prochaine fois il y avait…

Je me retournais alors vers celle qui faisait la pluie et le beau temps dans ma tête, lui accordant un doux sourire et l’attrapant par la taille. « J’espérais que la mer me donne la possibilité de te garder avec moi, mais elle ne semble pas très coopérative... », lui dis-je alors, avant de déposer un baiser sur ses lèvres. J’écoutais alors ma charmante pirate m’annoncer que nous avions encore un peu de temps devant nous, une après-midi (presque) et une soirée avant de nous dire au revoir… Je le serrais un peu dans mes bras, puis lui dit : « Cela nous laisse un peu de temps encore, ma douce… Que souhaites-tu faire pendant les quelques heures qu’ils nous reste ? », lui demandais-je alors, avec un certain enthousiasme, après tout, nous avions encore un peu de temps à passer ensemble et ça déjà c’était formidable !

Mon cadeau était prêt, mais je n’allais pas le lui donner tout de suite, peut-être ce soir, peut-être cette nuit… je voulais un moment spécial, pour une femme qui l’était tout autant. Une femme qui c’était emparé de mon coeur sans crier gare… « Où souhaitez-vous aller, Capitaine Bonny ? », lui dis-je alors avant de l’embrasser de nouveau, décidément, je ne me lassais pas de ces baisers...


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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mar 26 Sep - 21:18

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

Devant toi se dresse la mer, l’océan, la liberté. C’est la vie que tu as choisie, ton refuge, ton chez toi. C’est là que tu fuis tous tes ennuis, tes regrets et tes chagrins, comment pourrais-tu fuir cet endroit qui te permet d’oublier tout ton passé, de ne plus être celle que tu étais ? Pourtant, la terre qui se trouve dans ton dos t’appelle. Enfin, ce n’est pas vraiment elle qui te somme de rester ici, c’est lui. Une part de toi aimerait rester là pour profiter de sa compagnie, apprendre à le connaître davantage, passer encore des moments merveilleux avec lui. Mais tout ça t’effraie, tu n’es pas sûre que tout ça soit réel, ou que ça puisse durer. Qui ? Toi ? T’engager dans une histoire sérieuse ? Tu en es incapable, tu as besoin de te sentir libre et indépendante, alors comment ça pourrait durer ? Tu passes en coup de vent, et puis tu repars aussi vite que tu es venue pour fuir les ennuis que tu t’attires. Non, tu n’es pas faite pour ce genre de vie stable sur la terre ferme. Tu incarnes l’instabilité, tu bouges, ton humeur change de couleur de façon déconcertante, tes sentiments modulent selon les événements de la journée. Es-tu sûre de pouvoir rester avec la même personne durant toute une vie ? Et lui ? En était-il capable ? N’oublie pas sa nature, qui il est, ce qu’il est, ce qu’il souhaite. Il est comme toi, il est versatile, son affection pourrait sans doute changer d’un claquement de doigt, et tu le sais. Tu lui fais confiance, mais es-tu sûre de ce que tu fais ? La mer, tu connais ça, une vie avec lui, tu ne connais pas… Tu ne devrais prendre aucun risque, rester dans le confort de ce que tu sais et connais…

Stupide conscience, elle me faisait trop réfléchir et elle oubliait un point essentiel dans toute cette histoire : quand j’étais loin de lui, il occupait mes pensées, mes songes, mes rêves. Son absence était pesante et parfois invivable… Je me retrouvais le soir à me réfugier dans la cape qu’il m’avait laissée lors de notre premier rencontre. Que je sois en mer, ou sur la terre, quelque chose allait me manquer. J’étais face à un dilemme, à un choix à faire. Enfin, le choix était déjà fait, je repartirais… C’était ce que j’avais dit, ce que j’avais choisi. Je ne pouvais pas quitter ma vie de pirate comme ça… Si le destin m’avait offert la chance de le retrouver une seconde fois, j’aurais sans doute la chance de le revoir une troisième fois, non ? Et peut-être qu’à ce moment là, les choses seraient différentes et que je ferais un autre choix. Et si lui t’oublies ? Qu’il ne veut plus de toi ? Je détestais cette voix dans ma tête… Non, il ne m’oublierait, pas comme ça… Ou peut-être que si… Je soupirais et regardais l’heure. Le temps était venu de mettre tous ces réflexions de côté.

Il était déjà sur la plage, il fixait l’océan comme je la fixais sur le Revenge. Rien qu’en le voyant, une partie de mes doutes et de mes questions s’envolaient, je n’avais qu’une envie : profiter de sa présence à mes côtés. M’approchant, je lui adressais quelques mots. Il me fit un beau sourire avant de me saisir par la taille pour me dire qu’il espérait que la mer lui offre une solution pour me garder près de lui, mais elle ne lui donnait aucune satisfaction. Je n’eus pas le temps de répliquer quoique ce soir qu’il déposa un baiser sur mes lèvres, baiser que je lui rendis tendresse. Il avait un don pour effacer tous mes songes. Finalement, je ne préférais pas faire de remarque à ces paroles. Je n’avais rien de joyeux à lui répondre de toute façon. Le problème, ce n’était pas la mer, mais c’était bien moi qui ne savais pas me décider, ou qui ne savais pas faire le bon choix… Mais le rappelle que nous avions encore quelques heures devant nous, me réchauffait le cœur et me faisait oublier le reste. Je sentis son étreinte se resserrer autour de moi, ça me faisait sourire. Il était bien là, avec moi.

- Hm… J’ai besoin d’un nouveau chapeau… Le mien est en miette, il a connu beaucoup d’aventures, tu sais. Tu pourrais peut-être m’aider à le choisir ? Dis-je en souriant, amusée.

J’aimais bien les plumes, et mon chapeau avait perdu les siennes au fil des abordages que nous avions effectués. Il était troué, et il était très abimé. En nous baladant, on trouverait peut-être d’autres occupations d’ailleurs. Si la ville portuaire faisait peine à voir, elle restait animée et plutôt vivante la journée. Près du port, je trouverais bien un chapeau non ? Au pire, une balade ne ferait de mal à personne. De plus, si nous restons loin des quais nous ne risquerions pas de croiser mes matelots. Il me demanda alors où je voulais aller, comme à son habitude, il ne me laissa pas le temps de répondre qu’il s’emparait de mes lèvres. Ça me fit sourire une nouvelle fois. Je lui rendis son baiser avant de me détacher de lui pour le regarder.

- La ville portuaire devrait convenir, et nous n’avons pas le temps de nous éloigner de toute façon.

Malheureusement, nous n’avions guère le temps d’aller trop loin. Un jour, on rattraperait ça. J’en étais persuadée. Doucement, je me détachais de lui pour lui prendre le bras et me mettre à marcher vers la ville. Nous quittions la quiétude de la plage pour retrouver le brouhaha de la ville qui était maintenant bien réveillée. Du monde se baladait dans les rues, les marchands avaient ouverts leur échoppent, les clients grouillaient dans quelques boutiques. Calmement, je relevais le visage vers lui avec un petit sourire.

- Dis-moi… Est-ce que la pirate que je suis, a le droit de confier une mission… Voire deux missions, au grand démon que tu es ?

Ce n’était qu’un petit service que je lui demanderais, quelque chose que je ne pouvais pas effectuer. Je n’avais pas le temps quand j’amarrais le navire pour faire tout ce que je voulais. Mais c’était quelque chose auquel je tenais. Libre à lui de me donner sa réponse.

- Rien ne t’oblige à dire oui, bien évidement.

Je me hissais sur la pointe des pieds et déposai un petit baiser sur la joue avant de reprendre la marche à travers la petite ville du port.
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Absolem Benedicte
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mer 6 Déc - 11:03

La force du destin
Feat Anne Bonny
Je regardais la mer, confrontant les différentes possibilités dans mon esprit. Cette femme était différente des autres, jamais je ne me prenais la tête à l’idée de revoir un amant, pourtant, avec elle, c’était différent, tout était différent. J’avais envie de la connaître mieux, de la garder auprès de moi jusqu’à ce que je puisse assouvir mon addiction de cette merveilleuse âme. Après tout, nous n’étions pas destinés à rester l’un avec l’autre, le passé l’avait déjà prouvé, nous pouvions avoir de brèves rencontres, mais jamais nous ne pouvions rester ensemble. Anne avait la mer, des choses à découvrir, des choses à piller sans doute aussi et moi j’avais mes affaires, mon enfer personnel, mes plans pour l’avenir.

Dans d’autres circonstances nous aurions sans doute vécu un petit bout de chemin ensemble, mais pas pour l’instant. J’interrogeais alors silencieusement la mer concernant une vie hypothétique lorsque l’objet de mes réflexions fit son apparition ce qui me mit en joie autant que cela me pinçait le coeur. Nous n’avions plus beaucoup de temps, comme lors de notre rencontre, le temps passait rapidement, comme des instants importants condensés dans de petits moments de pur plaisir. Nous n’avions pas besoin de jouer un rôle, pas besoin d’être quelqu’un d’autre. Anne connaissait une partie de ma nature et s’en accommodait et je respectais le capitaine qu’elle était.

Demandant à la charmante créature blottie dans mes bras ce que nous allions faire pendant le temps restant, elle me répondit alors qu’elle avait besoin d’un nouveau chapeau et me demanda si je pouvais l’aider à le choisir. Je souris alors franchement, indifférent au fait qu’elle me propose de faire du shopping mais très content de pouvoir l’aider à embellir son quotidien. Le chapeau pour une pirate et encore plus, pour la capitaine était quelque chose d’important à mon sens, alors c’était avec plaisir que j’acceptais. Je réagissais alors à sa remarque sur l’éloignement, la serrant un peu plus près puis tout en la regardant dans les yeux, je lui dis : « Si tu le désire nous pouvons aller où tu le désire… je peux nous emmener n’importe où... », ou presque, disons que je n’étais pas plus limité que cela, après tout, les pratiquants de la magie pouvaient se déplacer bien plus librement que la plupart des gens. Seulement, je n’étais pas sûr que ma compagne apprécie le moyen de locomotion…

Elle préféra nous emmener en ville, et je la laisser me prendre par le bras pour me guider de nouveau vers la civilisation, quand finalement, elle me demanda si elle pouvait me confier deux missions… je la regardais alors, le regard brillant mais également un peu soupçonneux… Anne avait beau être l’objet de mes désirs, je n’étais pas non plus un bon samaritain qui acceptait toutes les requêtes de n’importe qui… Sauf qu’elle n’est pas n’importe qui..., me rappelait alors ma conscience démoniaque. Je soupirais alors un peu avant de lui répliquer : « Dis moi de quoi il s’agit, alors je te dirai si j’accepte tes missions... ». Je répondis à son petit baiser, désireux d’en avoir davantage mais pas tout de suite, pas maintenant… après tout, nous étions en pleine négociation, une négociation avec un démon. Miss Bonny n’a pas froid aux yeux et ça ça me plaisait !
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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mer 6 Déc - 21:01

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

Je quittai le Revenge après avoir longuement écouté ma conscience qui me jouait un bien vilain tour. Elle me rappelait à quel point la vie de marin était compliqué. Pour les pirates, il était impossible de s’attacher à ceux qui vivaient sur la terre ferme. Et même avec ceux qui voguaient aussi en mer, il était difficile de garder un lien. Avec Killian, on avait trouvé un compromis, nous nous retrouvions régulièrement dans un port, à peu près tous les six mois. Nos vies de pirates étaient à peu près rythmées à la même cadence, alors nous trouvions des occasions pour nous donner des rendez-vous. Il était moins sûr que le rythme de mes voyages corresponde aux rythmes des affaires d’Absolem qui devait vivre bien plus d’imprévus que moi. Hors mis les quelques tempêtes que je pouvais rencontrer, et les abordages qui pouvaient mal tourner, je suivais souvent les itinéraires que je traçais sans la moindre difficulté. Enfin, le moment n’était plus aux réflexions, j’avais déjà bien trop pensé à tous ces malheurs à bord de mon navire. A présent que je regagnais la plage, je pouvais laisser un instant mes tourments de côté afin de profiter du moment présent.

Il était déjà arrivé au point de rendez-vous, l’air songeur. Je m’approchais assez guillerette. Il fallait nous trouver une occupation, et j’avais besoin d’un nouveau couvre chef. Le mien avait quelques mois, et était déjà bien usé par la piraterie, il avait essuyé quelques tempêtes, et l’eau de mer ne lui avait pas fait du bien. Malheureusement, nous n’avions pas le temps d’aller bien loin. J’oubliais la nature d’Absolem. Il était un démon, et par conséquent il pouvait se téléporter n’importe où. D’ailleurs, à notre première rencontre, j’avais été mise face à son don. Il avait disparu dans un écran de fumée sans me laisser le temps de lui dire au revoir. Je lui souris avant de répondre :

- La ville portuaire fera très bien l’affaire, j’y connais un assez bon chapelier.

Je lui pris naturellement le bras et le guidais dans la ville. Je connaissais un peu les lieux, pas comme ma poche, mais je connaissais certaines boutiques, certains lieux. Oui, je savais où se trouvait le bordel de la ville. Etre en compagnie de matelots masculins que je savais très souvent où étaient placées les lanternes rouges. Il m’était déjà arrivé d’aller en chercher un ou deux par la peau des fesses pour les ramener sur le navire. C’est qu’il était facile de se perdre dans le lit des ces demoiselles. En lieux plus respectables, je connaissais la taverne où le démon m’avait trouvée, la boutique de chapeau, le tailleur et le boulanger, ce qui n’était pas mal pour une demoiselle des océans. Je n’avais guère le temps d’aller chercher plus loin d’autres commerçants. Avançant tranquillement dans les rues, je finis par demander à ce cher démon si je pouvais lui confier deux missions. Un soupir lui échappa avant qu’il ne me demande de lui énoncer les missions, ensuite il me dirait s’il les accepte ou pas.

- C’est guère dans mes habitudes de demander à quelqu’un de décrocher la lune pour moi, rassure toi. Commençai-je.

Il était généralement rare que je demande à quelqu’un de me rendre service en général. Je préférais me débrouiller toute seule, mais il arrivait que certaines tâches soient difficiles à accomplir pour moi. Pas parce que j’en étais incapable, mais parce que je ne restais pas longtemps au même endroit, et que je me contentais de rester près des ports sans jamais aller plus loin. Je sortis un petit jouet d’enfant de ma poche. C’était la figure d’un cheval en bois, et l’une de ses pattes s’étaient brisées en tombant d’une étagère lors d’un abordage. Il avait été à William et je l’avais gardé en souvenir. Le voir cassé m’avait toujours fait un peu mal au cœur, je voulais faire le réparer.

- Les menuisiers des ports sont très talentueux pour la plus part, mais ils ont l’habitude de travailler sur des pièces de grande taille, comme la proue des navires… Je ne veux pas confier la réparation de ce jouet à n’importe qui, mais je ne m’éloigne jamais des quais. Mon frère est également pirate, il ne s’enfonce pas souvent dans les terres non plus, c’est pour ça que je ne lui ai pas demandé ce service. Penses-tu pouvoir trouver quelqu’un qui pourrait me le réparer ? Il s’agirait là de ta première mission. La seconde serait que tu me le rapportes. Ainsi, je serais sûre de te revoir au moins une troisième fois.

Ce n’était pas grand-chose, il suffisait d’avoir un peu de temps et de connaitre quelqu’un qui puisse me remettre ce cheval sur pieds. Ça avait été un cadeau pour les deux ans de mon fils et j’y tenais. Il avait une certaine valeur pour moi. Je l’avais gardé de longues années et le laisser à quelqu’un me pinçait le cœur. Mais si je le confiais à ce démon, c’était que je lui faisais confiance… Peut-être que je ne devrais pas, sauf que c’était le cas. Et si je ne lui demandais pas à lui, je ne le demanderais à personne. S’il ne voulait pas le faire, je ne l’y obligerais pas. Ce cheval avait attendu longtemps avant de retrouver ses quatre sabots, il pouvait attendre encore un peu.

Quoi qu’il en soit, on s’approchait de la boutique aux chapeaux. J’entrais avec Absolem à l’intérieur en souriant. Je fus accueillie chaleureusement par le propriétaire des lieux. Un homme d’une quarantaine d’année, bien portant, les cheveux poivre et sel, avec une sublime moustache. Je lui rendis ses salutations avec le même enthousiasme.

- Monsieur Georges ! Ravie de v…
- Noooooooooooooooooooon!

Une petite fille en chemise de nuit déboula de l’arrière boutique en courant vers la sortie. Je l’attrapai au vol alors qu’une femme lui courait après. Je souris amusée, et gardais la petite fille dans mes bras. Je me tournais vers Absolem en souriant.

- Je te présente Margaret. La fille de monsieur et madame Georges, les propriétaires des lieux.
- Je suis désolé… Elle vient de se réveiller et ne veut pas se changer.
- Oh ? Vraiment ? Mon regard se posait sur l’enfant. Si vous obéissez à votre maman, vous pourrez m’aider à choisir mon chapeau, comme la dernière fois, parce que vous êtes une grande fille maintenant.
- C’est vrai ?
- Oui… Et comme la dernière fois, vous aurez le droit à une surprise. Mais il faut me montrer que vous êtes grande en vous faisant habiller sagement.

Elle hocha la tête en souriant. Je rendis alors la petite à sa mère et elles repartirent toutes les deux. Le calme était de retour dans la boutique. Il n’y avait plus que monsieur Georges, mon amant et moi. Mon attention fut reportée sur le propriétaire.

- Je disais donc, ravie de vous revoir monsieur Georges. Je me tournai ensuite vers Absolem. Si ça pouvait rester entre nous, ça serait gentil. Je perdrais toute crédibilité sur le Revenge sinon. Peut-être ai-je même perdu toute crédibilité envers toi ? Mais aide-moi à trouver un chapeau quand même. Margaret joindra son opinion au tien, ou je prendrais deux chapeaux, peut-être.

Je déposai un baiser sur sa joue en souriant. J’étais contente de l’avoir avec moi et qu’on passe un moment ensemble, sans avoir à cacher celle que j’étais, en était vraiment moi-même.
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Ven 22 Déc - 20:49

// Je joue pour le 19 ème jour du calendrier de l'avent//

Vision passée
☆☆ a star shines...
...above us tonight ☆☆
Un seul touché, il m’avait fallu qu’un seul touché pour être submergé de toute part. Ses images défilaient sous mes yeux, les images de cette femme, cette dénommée Anne Bonny. Une femme qui avait eu une vie mouvementée, un peu comme moi. Je voyais cette femme se dresser devant moi, je la voyais grandir. Je la voyais être amoureuse, attendre son bébé avec impatience. Puis la naissance du petit William, je ressentais sa joie jusqu’au plus profond de mon âme, puis le drame, William meurt et je sentais mon cœur se serrer. Pourquoi le monde était-il aussi cruel ? C’était la première question que je m’étais posée. Naturellement je n’avais pas eu la réponse. Par contre, mon esprit d’arrêta devant une vision d’amour sincère. Elle était là, accompagné d’un homme tout sourire, elle avait réussi à sourire à nouveau. J’en étais fort aise. J’en étais même rassurée bien que je ne susse toujours pas pourquoi est-ce que cette femme me touchait autant. Ils étaient sur la plage. Puis ils marchaient bras dessus bras dessous dans le port. Cette vision était tellement paisible que je me surprenais à les jalouser. Je n’avais jamais connu ça. Non en réalité je l’avais connu, mais je n’avais pas eu le temps de l’exploiter, mon premier mari m’aimait. Il m’aimait, il me regardait avec amour désormais je m’en souvenais, je m’en souvenais désormais. Son nom était Arthur Holmwwod, mais je n’avais eu jamais la joie de partager ses sentiments. Je m’étais mariée à lui parce que c’était ce que j’avais à faire. Une femme ne pouvait pas rester sans mari c’était ce que l’on m’avait dit, alors comme cet homme était attentionné et semblait être tout à fait honorable. Puis mon chemin avait croisé celui de Dracula, et par contre lui il m’avait touché au plus profond de mon être. Malheureusement, ses sentiments n’étaient pas partagés, il s’était joué de moi, et m’avait vidé de mon sang. Quant à Barbe Bleue n’en parlons même pas, lui il n’en avait que cure de moi, j’avais seulement était-là pour qu’il puisse se vider une fois de plus avant d’assouvir son fantasme ultime : le meurtre. Si je me souvenais de tout cela signifiait que j’étais à nouveau morte. Je suis Lucy Westenra, une sorcière de Salem âgée de vingt-quatre ans. J’étais morte deux fois, et par un processus étrange, j’avais été capable d’entrer dans l’âme de celle qui m’avait trouvé échoué sur une plage inconnu.  
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mer 27 Déc - 21:23

La force du destin
Feat Anne Bonny
Quand je suis avec toi, plus rien n’a d’importance, le monde pourrait s’effondrer autour de nous que je n’aurai qu’une pensée : toi. C’est à la fois terriblement excitant mais aussi horriblement effrayant. Quand ais-je déjà laisser une personne me troubler à ce point ? Je crois que j’arrête toujours mes relations avant qu’elles n’en arrivent à ce point, pourtant lorsque je te regarde, lorsque je te touche et t’embrasse je n’ai pas envie de te laisser partir. Toi qui appartiens à l’océan, j’ai aussi envie d’avoir une partie de ton être, que tu penses à moi jusqu’à en perdre la raison, que tu rêves de passer la nuit à mes côtés, que tu rêves d’un avenir commun ? Peut-être, ou en tout cas d’un avenir où nos métiers, nos ambitions ne se mettraient pas en travers de ce qui pourrait être une formidable histoire.

Je lui serre doucement la main, pour moi ici ou ailleurs, j’avais décider de profiter de chaque instants en sa compagnie, ces instants m’étaient précieux car bien trop rares, alors si la dame voulait rester dans la ville portuaire, soit. Anne nous guidait dans la ville qu’elle semblait connaître comme sa poche, je ne trouvais pas cela très étonnant, après tout elle était venue faire y son ravitaillement, donc elle devait très bien connaître le coin, il ne valait mieux pas s’amarrer n’importe où lorsque l’on est un pirate aussi connu que la demoiselle… Je souris lorsqu’elle me disait ne pas avoir l’habitude de demander la lune, si ça continuait, quoi qu’elle puisse bien me demander, je serais prêt à tout pour faire le bonheur de cette femme… Un jour peut-être… Mais en attendant, la miss Bonny me surpris grandement, sortant de sa poche un jouet d’enfant, une magnifique pièce de bois, mais qui était cassée semblait-il. Anne, me demanda alors si je pouvais trouver une personne pour réparer l’objet cher à son coeur, je regardais alors ma douce pirate, acceptant les deux missions m’étant données. « Bien sûr que je peux le faire, je ferai réparer ce jouet et je reviendrais te le rendre ma chère... », lui dis-je en récupérant l’objet mais également en prenant Anne dans mes bras.

Je n’allais pas confier l’objet à quelqu’un d’ailleurs, j’étais sans aucun doute en mesure de la réparer et ainsi réparer un morceau du coeur de ma belle brune. « Tu peux me faire confiance, j’en prendrait soin... », lui dis-je avant de glisser un doux baiser dans ses cheveux.

Nous arrivâmes enfin à la boutique de chapeau, et la scène qui suivit fut rapide, rapide et terriblement naturelle. Je voyais un nouveau visage de la louve, elle était telle une seconde maman avec la jeune Margaret, je savais qu’elle avait perdu son enfant, pourtant elle gardait à cet instant cet aura maternelle que certaines mères pouvaient avoir, cette douce façon de réprimander et de consoler. Cette petite famille était tout à fait charmante et rapidement la jeune fille fut de nouveau sous contrôle, grâce à Anne. Nous laissant seuls avec monsieur Georges, Anne me demandait de garder le secret de cette entrevue pour moi, je souriais, car je n’avais aucune envie d’ébruiter quoique ce soit la concernant. Comme si ces images d’elle, ces petites parties d’elle qu’elle acceptait de me montrer n’étaient que pour moi et je garde jalousement ce qui est à moi…

« Ton secret restera avec moi, chère Anne. Fais quelques essayage et je te donnerai mon opinion... », je laissais la belle faire son choix, essayer quelques chapeaux, tandis que je regardais la boutique, puis reportant mon attention sur le propriétaire je lui dis, « C’est une très belle boutique que vous avez ici, monsieur. Une adresse à ne pas oublier... », et je le l’oublierai pas, pour la dame, mais également parce qu’il était toujours fort agréable de trouver une magnifique boutique avec de si doués artisans.

Je regardais ensuite, mon Annie évolue dans la boutique, je ne me lassais pas de la regarder, je ne perdais pas patience, en quelques rencontres, elle avait prit plus de place que je ne saurai l’avouer...
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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Mer 27 Déc - 23:36

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

A cet instant, j’avais l’impression de ne plus rien avoir à moi. J’avais cédé une partie de moi à William, une autre à Killian. Et tout ce qui me restait, je l’avais offert à Absolem… Sans le vouloir, sans m’en rendre compte, j’avais mis entre ses mains tout ce qui me restait. Il ne me restait plus rien… Je ne savais pas comment c’était arrivé, mais c’était arrivé. Je ne savais pas pourquoi c’était arrivé non plus. Il n’avait rien à voir avec mon monde. Il n’avait rien à voir avec ce que je connaissais. Et pourtant, je lui avais cédé une partie de moi, la dernière qui me restait. Celle qui espérait encore à un possible bonheur. Certes, je ne voulais pas l’avouer, et sans doute ne l’avouerais-jamais, de peur qu’on s’en serve contre moi, de peur de perdre pieds et de ne plus rien comprendre à mon existence. Je l’avais dit, et je le dis encore : je ne voulais pas tomber amoureuse. Et je pouvais affirmer que je n’étais pas amoureuse. On ne pouvait pas éprouver des sentiments d’amour en seulement deux rencontres. Je repensais alors à la rapidité avec laquelle Killian était devenu mon frère. Mais ce n’était pas pareil que de l’amour… Non. Je n’étais pas amoureuse. J’avais une profonde affection pour Absolem, mais je n’étais pas amoureuse.

J’avais également confiance en lui. Trop peut-être. Je me sentaisen sécurité à ses côtés, cependant mon côté louve restait en alerte. Il ne fallait pas oublier qu’Absolem était un démon, l’un des sept princes des enfers. Qui savait de quoi il était capable ? S’il n’était pas simplement entrain de jouer ? Ce que je ressentais avec lui était différent de ce que je ressentais avec Killian. J’avais pleinement confiance en ce dernier, je le comprenais, je le connaissais comme je me connaissais. Absolem avait quelque chose d’inconnu, de mystérieux, ce qui rendait les choses diablement excitantes, mais également effrayantes. J’avais tout de même envie de le connaitre, de passer du temps avec lui pour le comprendre aussi bien que je comprenais mon frère. Pour savoir si j’avais bien fait de lui offrir la part de mon cœur que je m’étais réservée, celle que je voulais conserver pour tenter de survive encore un peu à travers le dédale des mes sentiments et de mes souffrances. J’étais quelqu’un qui aimait trop ou pas assez… Une passionnée qui donnait beaucoup trop, qui ne savait pas se préserver et qui ensuite était la proie des pires maux qui soient. J’avais beau essayé d’apprendre des mes erreurs, je les commettais toujours à nouveau… Mais ça se faisait sans que je le veuille, sans que je le remarque. Mon cœur me dictait ma conduite et envoyait ma raison au placard.

Déambulant dans les rues de la ville portuaire, je finis par confier au grand démon des enfers deux missions qui me tenaient à cœur. Je lui confiais la réparation d’un jouet qui avait appartenu à William et que j’avais gardé. Le pauvre cheval de bois avait perdu une patte durant une bataille. C’était un jouet magnifique qui avait beaucoup plu à mon fils. La peinture était délicate, brillante malgré sa simplicité. Je me rappelais qu’il m’avait coûté une fortune. Mais je pouvais payer tous les trésors du monde pour combler mon louveteau de bonheur. J’étais capable de tout pour lui. Aussi, je voulais m’assurer que ce petit cheval soit réparé, comme pour garder mes souvenirs intacts. Et cette mission ne pouvait pas être confiée à n’importe qui… J’avais assez confiance en Absolem pour lui demander de faire en sorte que ce jouet soit comme neuf. La seconde mission de mon amant était bien évidemment de me rapporter l’objet… C’était une façon de réclamer une troisième rencontre. Un caprice de ma part sans doute, dissimulé derrière une nécessité. Il ne semblait pas se méprendre de mes demandes et de mon petit tour. Il récupéra le jouet avant de me prendre dans ses bras. Je me blottis contre lui, profitant de sa chaleur et de son odeur qui était devenue cher à mon cœur. Il me demanda de lui faire confiance, ajoutant qu’il prendrait soin des affaires de William. Ses paroles m’arrachèrent un petit sourire. Son baiser dans mes cheveux me réconforta.

- Je te remercie… J’y tiens beaucoup…

C’était une partie de mon passé que je lui avais confié. Doucement, je me détachais de lui pour lui reprendre la main afin d’atteindre la boutique de monsieur Georges. Un chapelier que j’appréciais autant pour la personne qu’il était que pour son savoir faire en matière de couvre chef. L’accueil fut quelque peu mouvementé. Margaret était sortie de nulle part, portant une simple chemise, prête à s’enfuir dand la rue pour échapper à l’habillage que lui imposait sa mère. L’attrapant au vol, je la pris dans mes bras pour la gronder tout en faisant un marché avec elle. Tout en délicatesse et tendresse, nous étions arrivées à un accord. Rendant la petite à sa maman, je me tournais vers Absolem pour lui demander de garder le secret de cette rencontre. Une pirate qui aime les enfants, ce n’était pas répandu, et ça ternirait mon image de capitaine sanguinaire. Sans doute serais-je aussi le sujet de certaines moqueries bien masculines, ce qui me ferait perdre en crédibilité, et mon statut de capitaine. C’était quelque chose à éviter absolument. Il accepta de garder tout ça pour lui et me demanda de faire quelques essayages. Hochant affirmativement la tête, je partis voir les chapeaux que monsieur Georges proposait dans sa boutique. Le démon complimenta le propriétaire sur son établissement me faisant sourire.

Attrapant un chapeau de ville qui était destiné à une femme de la bonne société, je me retournais vers mon amant avec un sourire amusé sur les lèvres. De couleur bordeaux, avec des plumes noires, il était fin, élégant, orné de quelques rubans.

- Me croirais-tu, si je te disais que j’en avais eu un comme ça par le passé ? Certes, c’était il y a longtemps, mais j’en ai vraiment eu un comme ça.

Reposant le chapeau. Je me tournais vers les chapeaux destinés aux grands voyages. Bien évidemment, ils étaient taillés pour le crâne d’un home. Pas beaucoup de femmes voyageaient à bord, et si c’était le cas, elles restaient souvent dans leur cabine, ne sortant pas énormément. J’avais pourtant besoin de quelque chose pour me protéger du soleil afin d’éviter les affreux et douloureux coups de soleil. Un chapeau assez simple attira mon regard. Il était brun avez d’assez larges rebords pour me cacher du des fortes lumières du jour. Il y avait dessus deux plumes de faisans. Le posant sur la tête, je demandais l’avis d’Absolem.

- Qu’en penses-tu ? Comme toujours, il faudra le réajuster. Mais j’ai l’habitude et monsieur Georges fait ça très vite.

Je souris avant de reprendre le chapeau pour le poser sur la tête du démon.

- Je suis septique pour toi par contre… Ce genre de chapeau ne te va pas… Je crois que tu n’as pas une tête à chapeau en fait.

Un petit rire m’échappa et je récupérai le couvre chef. Je l’embrassais tendrement sur la joue. J’étais parfois un peu taquine peut-être… Nous fûmes rapidement rejoints par la petite Margaret qui était parfaitement vêtue, belle comme un ange. En la regardant, je repensais à mes souhaits de jeune bourgeoise. Après William, j’avais voulu une fille… Et ce n’était jamais arrivé.

- Je suis venue vous aider ! S’exclama-t-elle en souriant.

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Absolem Benedicte
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Jeu 28 Déc - 12:07

La force du destin
Feat Anne Bonny
Comment était-ce possible ? Comment cette louve pouvait-elle me faire autant d’effet, elle devait certainement avoir un secret, un pouvoir magique quelconque pour que moi, prince des enfers et surtout prince de la luxure réagisse autant à son contact. Comment les moments à ses côtés pouvaient effacer tout ce qui ce passe autour de nous, comme si plus rien d’autre n’avait d’importance ? Je ne comprenais pas, mais j’aurais sans doute tout le temps loin de ma belle pour m’interroger à ce sujet. Cette attraction était-elle mutuelle ? J’en avais l’impression, et j’espérais bien que même loin de moi, loin de nos moments passés ensemble, la pirate pense tout de même à moi, peut-être même à en perdre le sommeil… un souhait un peu égoïste mais je n’en avais que faire, je voulais rester un peu plus dans la mémoire de la charmante jeune femme et si cela lui apportait un peu de sommeil en moins, alors je prenais…

Je prenais tout. Les moments de calmes dans la tempête de nos vies, les petits moments anodins comme le fait d’aller faire les boutiques avec son amante, je prenais tout, j’en avais besoin, j’étais avide de ses moments, à un point que s’en était difficile de se refréner. La demoiselle avait aussi bien réveillé l’homme que le démon, c’était à la fois dangereux mais aussi relativement excitant. Je ne voulais pas lui faire de mal, mais nous savions tous deux qu’un accident était si vite arrivés, pourtant la demoiselle ne se formalisait pas de ma condition, et ce, depuis notre première rencontre. M’importe qui aurait sans doute mit une limite, une certaine distance, mais pas elle. Ce n’est pas n’importe qui. Cela m’enchantait. Tout comme j’aimais découvrir de nouvelles facettes de la jeune femme. Elle me laissait la connaître un peu plus à chaque fois et j’adorais cela. Je voulais en savoir plus et elle satisfaisait ma curiosité.

Tantôt câline, tantôt forte et courageuse, puis le poids de la responsabilité reprenait le dessus, jusqu’à ce qu’elle se montre à nouveau affectueuse, chaleureuse… Aujourd’hui je découvrais également son côté maternel et je devais dire que c’était loin de me déplaire. Je n’avais pas connu cela, non l’amour chez les démons, cela n’existe pas, il y a l’envie, le désir, mais l’amour, je n’ai jamais connu. L’amour n’existe pas, Absolem, les paroles de ce qui était ma génitrice résonnaient encore profondément dans mon esprit. L’amour n’excite pas et pourtant, en regardant Anne avec la petite Margaret, j’avais l’impression que si cela existait alors, ce serait sans doute quelque chose comme ça. Une profonde affection…

M’enfin, je visitais un peu la boutique, complimentant le chapelier pour son magnifique travail et gardant à l’idée de sans doute revenir le voir, pas pour moi mais plutôt pour la superbe louve déambulant dans le magasin. Essayant quelques chapeaux, la dame se retourna vers moi, apprêtée d’un chapeau très bourgeois qui n’irait décidément pas du tout sur son bateau. Toutefois, Anne me surpris un peu lorsqu’elle me dit qu’elle en avait déjà porté de similaire il fut une époque. Je lui souris et fit une petite révérence élégante : « Madame... », lui dis-je alors pour la taquiner quelque peu mais également, je gardais dans un coin de ma tête, des questions sur ce passé de bourgeoise, je voulais en savoir plus, mais là tout de suite, entourés comme nous l’étions ce n’était pas le bon moment… une autre fois peut-être… sans doute…

Puis elle reposa le chapeau avant de jeter son dévolu sur un superbe couvre tête brun, simple mais élégant avec les deux plumes de faisans. J’aimais beaucoup et même si ce n’était pas vraiment la bonne taille pour mon amante, elle me rassura sur le fait que monsieur Georges avait l’habitude de lui reprendre ses chapeaux. Parfait. Alors qu’elle me demandait mon avis je lui dis : « J’aime beaucoup celui-ci, la couleur te va très bien. », je me rapprochais d’elle pour le toucher, « La matière semble bien également...Il est plus souple que ce que je pensais... », lui dis-je avant qu’elle ne décide de me le mettre sur la tête. Je la regardais à moitié amusé, à moitié dépité, tandis qu’elle se moquait de moi et de ma tête à chapeau. « Ce n’est pas mon type de chapeaux, ma douce… les hauts de forme me conviennent bien mieux... », lui dis-je alors en souriant et en lui redonnant celui qu’elle avait choisi. Son petit bisou fut très bien accueilli, ainsi je savais que sa petite moquerie n’était pas « méchante », j’appréciais le geste, lorsque la petite fille vint nous rejoindre pleine d’enthousiasme à l’idée de nous aider à choisir un chapeau pour Anne.

Je décidais alors de me détendre un peu, après tout, nous étions en charmante compagnie et Anne se livrait à moi sans détours, la moindre des choses que je pouvais faire, était de lui rendre la pareille. Je m’accroupis au niveau de la jeune fille, lui souriant gentiment, puis je la pris dans mes bras gentiment, avec douceur et facilité, me relevant, je regardais le chapeau choisit par la pirate et demandait à Margaret son opinion : « Que pensez-vous de ce chapeau, mademoiselle Margaret ? Ne pensez-vous pas qu’il convient à notre chère Anne ? Les plumes sont magnifiques je dois dire... », demandais-je alors à la jeune fille, tout naturellement. J’appréciais les enfants, quasiment tous du moins, ils étaient francs, naturels, brillants, et ils adoraient découvrir de nouvelles choses, j’aimais les regarder, les yeux illuminés de joie lorsqu’ils parvenaient à faire quelque chose pour la première fois et j’admirais leur capacité à tomber et à se relever comme si de rien n’était. Ils étaient stupéfiants. Pourtant, très peu de personnes connaissaient cet aspect de moi, non pas que je me cache, non, disons, que je préfère éviter que cela se sache. Alors je garde mes distances d’habitude, tout en n’en pensant pas moins…

Je me demandais bien quelle serait la réaction de la pirate, puis j’ajoutais à son intention, utilisant sa formulation de tout à l’heure : « Si ça pouvait rester entre nous, ça serait gentil. Je risquerais de perdre toute crédibilité auprès des autres démons... ». Je souris alors à mon Annie. Il n’y avait bien qu’à elle que je pouvais me confier ainsi...
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Jeu 28 Déc - 23:39

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

L’amour se déclinait en différentes catégories… On n’aime pas sa famille comme on aime ses amis. On n’aime pas ses amis comme on aime l’amour de notre vie. Même si je ne croyais pas au grand Amour avec un grand A, je savais que nous pouvions tomber amoureux, rêver à des projets communs pour l’avenir. Nous pouvions aimer certaines personnes avec la même intensité, mais les aimer de façon différente, parce qu’elles réveillent des choses différentes en nous, parce que notre cœur les voit d’une certaine façon, parce qu’elles représentent des nécessités distinctes à notre existence. Et malheureusement pour moi, je ne savais pas ce qu’Absolem représentait pour moi… Il n’était pas le frère que mon cœur cherchait, il n’était pas l’ami dont j’avais besoin. Il était autre chose. Une chose qui me semblait tout à fait inconnu, car je ne savais pas ce qu’il était, qui il était pour moi. Peut-être le saurais-je un jour. Peut-être ne le saurais-je jamais. Mais ça n’avait pas beaucoup d’importance, je l’appréciais, j’avais une profonde affection pour lui. Je passais d’agréablement moment en sa compagnie, et c’était ça qui avait le plus de valeur. Pas le fait de mettre un mot sur notre relation quelque peu étrange et compliquée.

Je devais dire que je profitais très bien de ma journée avec Absolem. Et j’avais aussi très bien savouré notre nuit ensemble. Il fallait profiter de tout. Nos rencontres étaient rares et duraient souvent peu de temps, alors chaque instant était important, même ce moment où je devais simplement choisir un chapeau. Et qui aurait cru qu’en allant chez un chapelier, j’allais céder une autre partie de ma vie à ce cher démon ? Une part de moi que je cherchais à cacher, à enfouir au plus profond de mon existence. J’avais été mère, et je crois je n’ai jamais cessé de l’être. J’aimais les enfants, et je ressentais toujours une certaine tendresse pour eux. J’enviais secrètement leurs parents et leur vie paisible. Leur vie qui était à l’opposée de la mienne. Mais j’avais un choix pour ne plus souffrir comme j’avais souffert par le passé. Comme je souffrais encore aujourd’hui, à m’accrocher à certains souvenirs, à garder les objets d’une vie passée. Pourtant, je ne pouvais pas nier ce côté maternel qui était le mien. J’avais pris Billy sous mon aile et le considérais un peu comme mon fils, j’avais de l’affection pour la jeune Margaret que je ne voyais que rarement. Faisant confiance à mon prince des enfers, je me permettais de lui montrer cette fragilité qui était la mienne. Ce secret que je tentais de garder. Je savais qu’il n’en ferait rien, qu’il ne s’en servirait pas contre moi. Je le savais, ou je l’espérais.

La petite fille étant partie, et la promesse de tout garder pour lui prononcée, je partis regarder les chapeaux. Après tout, c’était la raison de notre venue ici. Il me fallait un nouveau couvre chef pour ne pas attraper de vilains coups de Soleil. Avant de trouver le chapeau idéal, je montrais un modèle que j’avais eu par le passé, quand j’étais plus jeune, respectueuse (enfin pas trop), douce et aimante. Ma vie de bourgeoise me semblait tellement loin, parfois j’oubliais que je n’étais pas née pirate, mais fille de bonne famille. N’étant pas un secret d’Etat, je dévoilais une partie de mon passé à Absolem. La surprise se lisait sur son visage. C’était agréable de voir qu’une simple mortelle pouvait surprendre un prince des enfers, démon de la luxure. Souriant, je fus assez fière de moi mine de rien. Dans une élégante révérence, il m’appela « Madame ». Une petite moue se peigna alors sur mon visage. Ça ne m’allait pas du tout, je n’étais plus une dame. Ça faisait bien longtemps qu’on ne m’avait pas appelée ainsi avec autant de respect.

- Hm… « Madame »…? C’est vraiment moi que tu appelles ainsi ?

Reposant le chapeau, je préférais maintenant me tourner vers des chapeaux de marin. C’était beaucoup plus utile, et nous n’avions pas la semaine devant nous pour trouver mon bonheur. Le temps était compté, et je ne voulais pas passer mon après midi dans la boutique de monsieur Georges, il y avait des choses beaucoup plus intéressantes à faire. Finalement, je choisis un chapeau brun avec des plumes de faisans. C’était assez discret pour que je ne devienne pas une cible facile. Les pirates qui s’habillaient avec de belles plumes rouges me faisaient doucement rire. Il était si facile de tirer une balle entre leurs deux yeux. Tant pis pour eux. Tant mieux pour moi. Présentant mon choix à mon amant, je lui demandais son avis. Ça semblait lui plaire, il aimait la couleur, la matière. Le chapeau étant trop grand pour moi, et aussi parce qu’il plaisait à Absolem, je le lui posais sur la tête. Mine plutôt septique, je lui fis comprendre que ce n’était pas son genre. Il préférait les hauts de forme de toute évidence.

- Toujours dans l’élégance mon cher… Malheureusement, il n’y a pas de place pour l’élégance en mer.

Il fallait que les vêtements soient confortables et pratiques. Pas de jolis chapeaux ou de jolies robes. La bourgeoisie était une page définitivement tournée. J’étais très bien en hors la loi habillée en pantalon. Il n’y avait rien de mieux pour courir, grimper et sauter partout. En parlant de sauter partout, Margaret nous rejoignit rapidement en sautillant avec enthousiasme. Comme toujours, elle voulait m’aider à trouver mon chapeau. Chose plus qu’étonnante, je vis Absolem prendre l’enfant dans ses bras avec douceur. Qui aurait cru que le démon de la luxure pouvait se montrer aussi tendre envers les enfants ? Ce charmant tableau me fit sourire. Je me demandais si un jour, il serait père lui. Quoi que la question ne se posait pas vraiment… Sans doute devait-il se balader dans de nombreux lits, et de se fait, concevoir des enfants. La question était plutôt de savoir s’il s’occupait de ses enfants comme un bon père le faisait. Par contre, je devais avouer que je ne m’aventurerais pas à lui poser la question. Elle était trop personnelle… Tout de même, c’était touchant de le voir agir ainsi avec Margaret. A la question qu’il lui posait, je remis le chapeau sur la tête.

- Oui, il est joli… Anne n’aime pas les couleurs… Alors marron c’est très bien. J’aime bien les plumes. Je les ai choisies avec papa pour ce chapeau.
- C’est très bien choisi Margaret… Si c’est vous qui avez décidé de mettre ses plumes sur ce chapeau, je ne peux faire autrement que de le prendre.
- C’est vrai ?
- Bien sûr.

Je ne pouvais défaire le sourire que j’avais sur les lèvres. Ils étaient tellement beaux ensembles tous les deux. C’était quelque chose que je ne m’attendais pas à voir. Absolem avec une enfant. En y réfléchissant, qui aurait pensé que la cruelle Anne Bonny pouvait aimer les enfants ? Mis à part ceux qui connaissaient mon passé, personne ne pouvait croire que je pouvais tolérer pleurs, cris, caprices… Les enfants étaient parfois difficiles, mais ils pouvaient aussi apporter beaucoup de bonnes choses. Leur innocence, leur naïveté étaient beaux à voir et réconfortaient les coeurs. Ils s’émerveillaient devant tout et rien. Voyant le monde de la plus belle façon qui soit. Tout leur paraissait merveilleux et admirable. Si les adultes pouvaient voir le monde ainsi, la vie ne serait pas celle qu’elle était. Absolem me retourna alors ma demande, il fallait que je garde secret sa tendresse envers Margaret.

- Ton secret est bien gardé. Et  de toute façon, je pense que même si j’en parlais, personne ne me croirait…

Qui croirait une pirate qui disait que le démon de la luxure aimait les enfants de façon tout à fait innocente ? Personne. Les pirates avaient mauvaises réputations, et le démon de la luxure avait aussi sa réputation qui le précédait. Je laissais un instant Absolem avec l’enfant pour donner mon chapeau à monsieur Georges pour qu'il puisse le réajuster. Retournant auprès de ceux que j’avais abandonnés, je sortis de ma poche un petit sachet contenant du chocolat.

- Pour vous remercier de m’avoir aidé à choisir mon chapeau, comme promis.
- Vous la gâtez trop, Anne. Rétorqua le chapelier.
- Ce ne sont que des chocolats, et ça me fait plaisir.

Je pris doucement Margaret des bras d’Absolem pour l’embrasser sur la joue. J’appréciais cette enfant. Elle était ce que je n’avais pas eu, et elle apportait un peu de tendresse dans ma vie de pirate sanguinaire. Elle me connaissait assez bien, et me voyait assez régulièrement même si mes visites étaient assez espacées. Reportant mon attention vers le démon avec l’enfant dans mes bras, je demandais en souriant :

- Sais-tu ce que nous allons faire une fois que monsieur Georges aura repris mon chapeau ?
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Absolem Benedicte
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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Ven 29 Déc - 11:22

La force du destin
Feat Anne Bonny


Profiter de l’instant présent était le maître mot de notre « relation », car oui au bout de plusieurs rencontres et une folle nuit, nous pouvions considérer entretenir une certaine relation. Quel type ? Cela je l’ignorais, après tout, elle était différente de tout ce que j’avais connu (et pourtant j’en avais connu des choses) jusqu’à présent. J’étais complètement largué dans l’inconnu mais tant que j’étais avec elle, je n’avais pas peur, je n’avais aucune crainte à ce sujet, j’avais seulement de multiples certitude dont celle que j’appréciais sa compagnie et que cela me faisait quelque chose à l’idée de ne plus la revoir. Tout simplement.

Avec Anne, je montrais mes différents visages, le démon sérieux, le joueur, le romantique, le doux, l’attentif, elle n’avait pas encore expérimenté certaines parts sombres de mon caractère et c’était sans doute pour le mieux. Elle fuirait ou pire, me défierait jusqu’à me rendre fou, oui, elle n’était pas du genre à fuir comme toutes ces demoiselles et damoiseaux, non, elle irait à l’affrontement et nous y laisserions sans aucun doute des plumes et ce, dans les deux camps. M’enfin, pour l’instant je savourais chaque minute, non, chaque seconde en sa présence, la regardant choisir des chapeaux, mais aussi me faisant découvrir un nouveau pan de sa vie. Une chose était sûre, la jeune femme bourgeoise n’était plus, du moins il devait sans doute rester un peu de la délicatesse et du savoir-vivre de son passé, mais à présent c’était bien la pirate que j’avais devant moi. Je me demandais si j’aurai eu autant d’affection pour la frêle bourgeoise ou si c’était justement la forte d’Anne, sa fougue qui me plaisait tant…

Je taquinais ma chère Anne et sa réaction me fit sourire, m’amusa même, mais gentiment… jusqu’à ce qu’elle me pose son chapeau sur la tête et là, je devais dire qu’elle avait raison, ce n’était pas vraiment mon style, ça aurait pu, habillé différemment, mais décidément ce n’était pas, moi. J’étais bien mieux dans de magnifiques costumes, des chapeaux de nobles, tout le tralala. Me voir habillé en mode détente était une chose bien rare, sauf au lit au là, je n’étais pas habillé du tout pour la peine. Avec juste un draps de soie, c’était...parfait.

M’enfin, en attendant de me retrouve à nouveau au lit ou ailleurs avec ma chère pirate, je décidais de me livre également un peu, lui faisant voir une facette de ma personnalité que très peu voire personne ne connaissais, j’adorais les enfants, bien que je n’en ai pas moi-même. Ce n’était pourtant pas les occasions qui manquaient, mais j’avais le temps de penser à tout cela… plus tard, lorsque j’aurai trouvé une partenaire assez digne pour rester à mes côtés, car il était hors de question de ne pas être un père dans la vie de mes enfants, enfin futurs enfants. Je leur souhaite d’ailleurs bien du courage, car me connaissant ça risque de ne pas être facile…

Je suivais avec attention la discussion avec la petite Margaret, elle aimait aussi le chapeau et avait même aidé à choisir les plumes pour celui-ci. Elle était futée et intelligente pour son âge… Je gardais alors dans un coin de ma tête, de revenir faire un petit cadeau à cette famille. Parce que j’avais envie et que je les aimais bien, ils m’étaient...sympathiques. Je ris alors lorsqu’elle me promis de ne rien dire, d’autant plus que personne ne la croirait… « Pas faux, Miss Bonny… Il est fort probable que l’on vous prenne pour une folle, si vous veniez à parler de cela... », lui dis-je alors en toute vérité, m’enfin, elle en était sans aucun doute consciente. Ma douce, farouche et intelligente Anne Bonny…

Elle donna du chocolat à jeune fille pour la remercier de l’avoir aidée, tandis que Monsieur Georges semblait gêné, ils étaient vraiment gentils, peut-être trop… M’enfin, Anne prit l’enfant de mes bras pour l’embrasser avant qu’elle ne me demande quelle était la suite du programme de notre petite journée. Je réfléchis un peu, les seules idées qui me venaient n’étaient absolument pas pour les enfants, et la voir crapahuter et se moquer m’avais donné envie...ce qui avait don de troubler ma réflexion… Je la regardais avec des yeux brûlant de désir tandis que je passais en revue différentes éventualités comme si nous étions seuls au monde. Bref. Autant dire que j’avais le temps de me consumer totalement avant de trouve quelque chose qui pourrait nous satisfaire tous les deux.
Margaret eut la très bonne idée d’aller voir ce que son père faisait pour nous laisser un peu seuls tous les deux, lorsque je me rapprochais significativement de ma louve, la prit dans mes bras, puis dégageant gentiment les cheveux de son oreille, je lui déposais un baise brûlant sur son cou, en dessous du lobe… Avant de reprendre notre conversation : « Je te propose, qu’une fois ton chapeau récupéré... », petit bisou sur son cou en descendant, « nous rentrions… », petit bisou aussi, « que nous nous mettions au lit... », petit bisou sur le coin de la lèvre, « que nous conversions puis...plus si la magie opère toujours entre nous... », lui annonçais-je alors tout feu tout flamme, avant de reprendre une distance raisonnable… « Enfin...si vous le désirez aussi, Madame... », lui dis-je à la fois pour la provoquer et à la fois pour savoir ce qu’elle en pensait réellement...


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MessageSujet: Re: La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte Ven 29 Déc - 15:00

La force du destin
Feat Absolem Benedicte

Certaines choses ne pouvaient pas s’expliquer et semblaient échapper à la compréhension. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, ce qu’il y avait entre Absolem et moi. Il y avait quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Autant habituellement, je cernais très rapidement ce que je ressentais pour les autres, autant cette fois, je n’y arrivais pas. Il y avait un « truc », mais je ne savais pas quoi. Dans le fond, ce n’était pas important de comprendre, il fallait surtout profiter du moment présent, de la présence de l’autre tant nos rencontres étaient rares et aléatoires. Si nous nous étions retrouvés la veille, c’était le pur fruit du hasard, c’était parce que le destin le voulait bien. Je n’allais pas m’en plaindre. La seule chose qui pouvait me faire pester, c’était la rareté de nos rencontres hasardeuses. Je ne voyais que trop rarement ceux que j’appréciais. Les obligations de la vie de pirate m’obligeaient à faire quelques sacrifices… Quelques concessions qui me faisaient parfois mal au cœur. Il fallait parfois faire certains choix quelques peu difficiles, j’avais fait mes choix de vie.

Tout comme Absolem qui avait ses choix. Il était aussi du mauvais côté, mais sa vie était sur la terre ferme, loin de la vie périlleuse des marins qui se battaient contre les tempêtes et les abordages. Lui luttait contre la Politique, les mauvais coups et la manipulation. Chacun avait sa croix à portée, son combat à mener. Prince des enfers, je ne doutais pas un instant qu’il ne poursuivait pas un but précis : l’accès au pouvoir, obtenir le trône. Ils étaient six princes, et je ne savais s’il était l’aîné de cette grande fratrie. Quelque chose me disait qu’il était en quête de pouvoir… C’était le but de beaucoup de personnes qui avaient du sang royal… Certains étaient capables du pire pour arriver au pouvoir, de faire du mal à des ennemis, des inconnus mais aussi à ceux qu’ils aimaient. Habituellement, je fuyais ses personnes qui ne pensaient qu’au trône. Mais pas lui. Et je ne savais pas pourquoi. Si j’avais embrassé la piraterie, c’était pour fuir ma vie passée, le respect des lois et des personnes hauts placées. Pourtant, mon cœur flirtait avec un démon, un prince, la luxure en personne. Qu’importait la conséquence de ce choix, je l’assumerais. Ou du moins, j’essaierais.

En voyant Absolem en compagnie de la charmante Margaret, j’avais du mal à voir le danger qu’il pouvait représenter. Il semblait doux et attentionné. Presque inoffensif dans un sens, alors que ce n’était pas du tout le cas. Il fallait réussir à rester sur ses gardes, se méfier du loup qui dort. Ou du démon qui dort dans ce cas là. J’avais tout de même une certaine confiance en lui, et j’espérais que je ne paierais pas cette confiance que je lui accordais sans raison. J’espérais que l’avenir n’allait pas me réserver quelques mauvaises surprises à ce propos. Au lieu de penser à l’avenir, profite du moment présent. Me souffla une voix dans ma tête. Il fallait sans doute écouter ce précieux conseil…

Quelques taquineries ici et là, des sourires, des rires, des marques d’affection. Tout un petit moment plein de tendresse qui n’appartenait qu’à nous. Nous échangions quelques cartes sur notre personnalité, sur notre vie… Des secrets bien gardés que nous cédions à l’autre avec un certains plaisir. J’étais bien contente de voir le côté tendre et doux du sulfureux démon. Ça me donnait un autre point de vue sur la personne qu’il était, tout en me rendant la tâche de le cerner bien plus compliqué. Il était plein de choses, me montrait des facettes de lui si différentes que ça me faisait un peu tourner la tête. Mais j’en étais ravie. Et il avait raison, si je disais à quelqu’un qu’il aimait les enfants, on me prendrait pour une folle. Sans aucun doute.

Je reportais ensuite mon attention sur la petite fille de monsieur Georges, à chaque que je venais les voir, j’avais un petit quelque chose pour elle. Cette fois, c’était du chocolat. J’appréciais particulièrement cette friandise, et je savais que Margaret appréciais aussi, alors je prenais plaisir à lui faire des petits cadeaux même si ses parents trouvaient que c’était parfois trop. J’avais envie d’apporter un peu de joie à la petite famille… Et ce n’était pas quelques chocolats qui allaient me manquer. Je récupérais doucement l’enfant pour la garder un peu avec moi et demandais ensuite à Absolem ce qu’il voulait faire. Son regard en disait long, me faisant légèrement rougir du fait que nous n’étions pas seule et que j’avais une petite fille dans mes bras.

- Je peux aller voir papa ?
- Bien évidemment. Lui répondis-je avec un petit sourire.

Je la reposai au sol et elle partit en courant voir son père qui était entrain de réajuster mon chapeau. Je me tournais ensuite vers mon amant qui se retrouva tout près de moi. Je voulus dire quelque chose, mais je n’en eus pas le temps. Je me retrouvais déjà dans ses bras. Il replaça une mèche de cheveux pour venir déposer un baiser dans mon cou, me faisant légèrement frissonner. Je l’écoutais avec attention, profitant de chacun de ses baisers qui réveillaient doucement le désir en moi…

- Si j’étais vraiment une dame… je te dirais que c’est mal… Que ça ne se fait pas… Mais tu as de la chance que je sois une pirate. Répliquai-je.

Je lui rendis alors la pareille en déposant un délicat baiser dans le creux de son cou. En entendant des pas s’approcher, je me détachais doucement de lui avant qu’on ne soit surpris. Monsieur Georges revint avec le chapeau parfaitement refait, suivi de sa fille. Il me tendit le chapeau que j’essayais. Il était à ma taille, et les retouches étaient invisibles.

- Merci monsieur Georges. Combine vous dois-je pour ce chapeau ?

La somme réglée, les adieux effectués, nous sortîmes de la boutique du chapelier pour nous retrouver dans la rue. Je repris la main d’Absolem pour reprendre la marche vers… Je ne savais pas trop vers où en fait. Je ne savais pas où il voulait aller. Il avait dit « rentrer », mais n’ayant aucun point d’attache ici, mis à part mon navire, je ne savais pas où il voulait se rendre, et hors de question qu’il vienne sur le Revenge alors que mes hommes y étaient.

- Je te suis… Je te laisse me guider dans se dédale de chemins.
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La force du destin ~ PV: Absolem Benedicte
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