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[Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré

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Anne Bonny
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MessageSujet: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Sam 7 Oct - 12:18

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
Feat Aurore de Boisdoré
Le Soleil commençait à se lever, ses rayons commençaient à éclairer ma cabine, me sortant ainsi de ma torpeur, me faisant ouvrir les yeux. Non, il est encore trop tôt. pensai-je. Je me retournai dans mon lit et me blottit dans la cape qu’Absolem m’avait laissée le jour de notre première rencontre. Il me manquait. Les moments où j’étais seule, était les moments favorables au retour de son souvenir dans mon esprit, au retour de son absence pesante sur mon cœur et mon âme. Je posais doucement mon nez contre le vêtement, son odeur s’était estompée au fil des semaines, des mois qui s’étaient passés depuis, mais elle était toujours là, légèrement présente, me rappelant ainsi le parfum épicé de ce démon qui occupait tant mes pensées… Je soupirais et restais là, perdue dans mes souvenirs. Deux fois, nous nous étions vus seulement deux fois et il me manquait atrocement. Je ne savais pas pourquoi, ni comment c’était possible, mais il avait une emprise telle sur ma vie et mes pensées, que ça en devenait affolant…

Restant contre la cape, je refermais les yeux, dans l’espoir de dormir encore un peu, une petite demi-heure peut-être. Les yeux clos, le nez encore dans le parfum d’Absolem, j’avais la douce impression qu’il était tout près… j’avais envie de sentir son souffle dans mon cou, de le sentir dessiner des arabesques sur ma peau du bout de ses doigts, de sentir ses lèvres sur les miennes. Mais ce n’était pas possible, pas tout de suite. Qui sait, jamais peut-être. Non, ce n’était pas possible. Je me suis promise de le retrouver, de le revoir encore une fois. Et il devait aussi me retrouver, c’était l’une des missions que je lui avais donnée. Nous devions nous revoir, ce n’était pas possible autrement. Je rouvris les yeux en soupirant. Non, je ne retrouverais pas le sommeil ce matin. Mon esprit était trop tourmenté par l’absence de ce démon pour que je puisse retomber dans les bras de Morphée.

Calmement, je sortis de mon lit. Il faisait frais en ce petit matin d’automne. Nous n’étions pas loin du pays imaginaire, mais pas trop proche non plus pour ne pas nous attirer d’ennuis. Je voulais essayer de m’approcher le plus possible du Pays Imaginaire pour Aurore, c’était là qu’elle voulait aller. Il y aurait sans doute une petite île pas trop loin où je pourrais la déposer et où elle trouverait un autre marin qui accepterait de l’emmener à sa destination. Je posais la cape d’Absolem sur mes épaules pour rester au chaud, ma longue chemise de nuit était guère efficace pour lutter contre la fraicheur matinale. Je nouais mes cheveux dans une longue tresse sur le côté et allai à mon bureau. Je déplaçais quelques objets pour étaler la carte sous mes yeux et voir sur quelle île je pouvais laisser notre princesse…

Alors que je cherchais la destination idéale pour la jeune femme, mon regard fut attiré par un petit objet qui scintillait sous les rayons du Soleil. Je pris doucement la broche en forme de loup pour la regarder avec attention. C’était Absolem qui me l’avait offerte, une broche aux hématites et avec deux rubis rouges sang pour faire les yeux de l’animal représenté. Cadeau de notre seconde rencontre. C’était un bel objet, à l’image de celui qui me l’avait offert… Je le posai sur ma carte et ouvris un tiroir pour un sortir un grand coffin et l’ouvrir. A l’intérieur, il y avait la rose de cristal qu’il m’avait faite grâce à un petit tour d’alchimie. La matinée était placée sous le signe de la nostalgie… Cette soirée avait été si merveilleuse, mais elle semblait avoir eu lieu il y a si longtemps. Je sortis délicatement la fleur de sa boite. Une rose éternelle aussi fragile qu’un cœur amoureux… Elle symbolisait tellement de choses pour moi… Je posais ma rose à côté de la broche. Tu es là sans être là… Tu me manques tellement… Soudain, on toqua à ma porte.

- Entrez !

Ce fut notre invitée d’honneur qui ouvrit la porte de ma cabine. C’était la première fois qu’elle me voyait dans toute ma féminité. Une chemise de nuit, les cheveux attachés sans être cachés sous un grand chapeau, pas de grands vêtements pour cacher mes courbes féminines. La cape sur mes épaules était ouvertes, laissant voir ma chemise blanche. Je secouai doucement la tête dans l’espoir de chasser mes dernières pensées et retrouver mon air confiant que j’adoptais habituellement. Je repoussais discrètement la broche et la rose sur mon bureau pour dégager ma carte et reportais mon attention sur Aurore.

- Que puis-je pour toi en cette heure si matinale ? Demandai-je avec un petit sourire.

Notre relation de professeure/élève avait doucement évolué en une certaine amitié. Je l’appréciais sincèrement.
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Mer 11 Oct - 23:07

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore

Ca fait plus d'un mois que j'ai quitté mes parents pour retrouver Philippe. Depuis notre rencontre dans la forêt, je n'ai jamais été séparé de lui aussi longtemps, du moins depuis que je suis éveillée. Il me manque terriblement. Lui, son sourire, sa chaleur, ses bras autour de moi en me disant combien il m'aime. Je me sens vide, seule sans lui à mes côtés. Certains diraient qu'on se connaît à peine mais je sais qu'il est la seule personne que je désire aussi ardemment. Sa disparition m'a beaucoup touché et je mis beaucoup de temps à me remettre. Même si la douleur dans mon cœur est continuelle.

Je tourne dans mon lit, incapable de me rendormir. Je viens de me réveiller après un terrible cauchemar. Philippe venait enfin de me retrouver, toujours plongé dans un sommeil sans fin et au moment de briser la malédiction, il est transpercé d'un coup d'épée par nul autre que Maléfique. Je me suis réveillée à ce moment précis seule dans mon lit. Je sens quelques larmes chaudes couler le long de ma joue. Je ramène mes jambes contre ma poitrine pour essayer de penser à autre chose, à des souvenirs plus joyeux. Je ne parviens pas à rien de satisfaisant. Je touche du bout des doigts l'épée de Philippe, qu'Anne m'a rendu. Est si je ne le retrouvais pas ? Et si il n'était pas dans ces mondes ? Et si ... ? NON non je ne devais pas penser ça. Je secoue vivement la tête pour faire partir cette idée.

A ce moment je manque cruellement de compagnie, mais je ne voulais pas déranger Anne. Il est encore très tôt elle dort surement encore. Et puis même, je ne vais pas la déranger pour mes caprices de princesse. J'essaie moi-même de me convaincre de ça en me le répétant dans ma tête. Philippe ... Je n'arrivai pas à l'éloigner de mon esprit. Comment le pourrai-je ? Il est une partie de moi. Je ne tenais plus, je sors de mon lit je ne prend même pas la peine de passer quelque chose par dessus ma robe de nuit. Ma chambre jouxte celle d'Anne. Je reste planté quelques instants devant sa porte pour m'assurer de vouloir entrer. J'ouvre doucement la porte. Le lit est vide mais je trouve Anne assise sur un bureau, elle aussi en robe de nuit, les cheveux tressés et un peignoir. Elle est vraiment très belle, longue et fine. Elle doit avoir beaucoup de prétendants. Anne m'entend rentrer et je la vois cacher précipitamment plusieurs objets et elle m demande la raison de ma visite si matinale.

-Et si je ne le retrouve jamais ? dis-je les larmes aux yeux.

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Jeu 12 Oct - 22:36

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
Feat Aurore de Boisdoré
Le souvenir, l’absence et le manque qui hantent les pensées sont insupportables. Je ne pensais pas que ce genre de choses pouvait encore me toucher, ou du moins, je ne pensais pas les ressentir pour une autre personne que William. Certes, j’avais été attristée par la disparition de Jack, mais ce n’était pas pareil, c’était différent, moins fort, moins présent, moins pesant. Ce foutu démon avait réussi à semer le trouble dans ma vie, dans mon esprit et dans mon cœur. La prochaine fois que je le verrais, je lui dirais sans doute deux mots… je lui demanderais comment il avait fait pour m’envoûter ainsi, et si tout ceci n’était pas le produit d’un mauvais sort, d’une mauvaise farce. Quoi que non, ce n’était pas possible, je pouvais flairer la magie de loin, et il me semblait qu’aucune odeur de magie ne me suivait. Je n’étais pas ensorcelée. J’éprouvais juste une certaine affection pour Absolem… Sans la doute la même affection que je portais à Killian… En un peu différent. Arg ! Les sentiments humains sont trop compliqués ! Pestai-je intérieurement.

Je soupirai et sorti de mon lit. Ça ne servait à rien de rester coucher si je ne pouvais pas me rendormir, autant être productive. Aurore avait besoin d’être déposée près du Pays des Merveilles, et je ferais en sorte de l’emmener sur les îles les plus proches. Prenant la cape d’Absolem avec moi pour rester au chaud, je me mis à mon bureau pour étudier mes cartes et trouver la destination de notre jeune princesse. Cependant, il m’était impossible de me concentrer. Il était là, présent dans mon esprit et physiquement absent… Et ça m’empêchait de me concentrer. Et comme si ça ne me suffisait pas, la broche en forme de loup m’interpela. Elle brillait sous les rayons du Soleil et attirait mon regard. Je la pris doucement entre mes mains pour la regarder attentivement, me remémorant le jour où il me l’avait offerte. J’avais l’impression que c’était hier et que c’était il y a longtemps à la fois. Je me rappelais de tous les détails de cette journée, et de la soirée qui l’avait précédée, pourtant, c’était il y a plusieurs mois déjà… Délicatement, je posais le bijou sur le bureau, comme s’il pouvait se briser en mille éclats à cause d’un faux mouvement. De mon tiroir, je sortis la rose de cristal qu’il m’avait faite avec ses dons en alchimie. C’était que mon démon avait de nombreux talents… J’aurais aimé en savoir un peu plus sur lui. Je ne comprenais absolument pas mon grand intérêt pour lui… Mais c’était comme ça, je ne pouvais rien y faire. J’avais juste besoin de le connaître, de profiter de sa compagnie, de passer du bon temps avec lui… Sauf que l’occasion ne s’était pas présentée depuis.

Perdue dans mes pensées, fixant la sublime fleur aux reflets rouges, on frappa soudainement à ma porte. Sans réfléchir un instant, j’invitais celui qui avait toqué à entrer. Je ne m’attendais pas à voir Aurore à une heure aussi matinale… C’était la première fois que je l’accueillais en chemise de nuit. Elle m’avait toujours vue avec mon accoutrement de capitaine pirate. Pour une fois, nous avions l’air d’être égale à égale, deux femmes dans la pièce qui pouvaient éventuellement échanger sur leurs songes et leurs chagrins. Je n’ai aucun chagrin à partager ! Par contre, ça ne semblait pas être son cas, elle avait l’air complètement perdue, perturbée par quelque chose. Je lui demandais alors ce que je pouvais faire pour elle, en espérant que je pouvais l’aider.

Les larmes lui montèrent alors aux yeux, et elle me demanda ce qui arriverait si elle ne le retrouvait jamais. Je la regardais alors incrédule. C’était bien la première fois qu’elle me tenait ce genre de discours. D’habitude, elle était toujours joyeuse, enthousiaste et positive. J’avais l’impression d’être face à une toute autre personne. Je ne savais pas quoi dire et réfléchis vite à quelque chose à faire…

- Entre, ne reste pas à la porte. Commençai-je.

Je repoussais rapidement, mais soigneusement quand même, ma broche et ma fleur pour faire comme si je ne leur accordais pas une grande importance. En plus, ce n’était pas le moment d’être nostalgique, Aurore avait besoin d’être écoutée, ou au moins de parler… Je me levai et l’emmenai s’asseoir sur la chaise en face de mon bureau.

- Ne bouge pas, j’ai quelque chose pour te remonter le moral.

La laissant un instant au bureau, je fouillais dans le tiroir de ma table de chevet et revins avec un petit sachet de chocolat. Je la lui mis entre les mains tout en souriant.

- Le chocolat est un grand ami des chagrins. J’ai cru comprendre que le rhum n’était pas fait pour toi. Le chocolat, te convient mieux j’ai l’impression.

Tranquillement, je retournais à ma place au bureau et reportai sur la princesse, en espérant qu’elle aille rapidement mieux. Si elle ne croyait plus en sa quête amoureuse, comment pouvais-je croire que je reverrais un jour Absolem. Sans dire que je poursuivais une quête amoureuse, je tenais quand même à la revoir. Et puis, je ne le cherchais pas avec autant d’hardiesse qu’Aurore. Je regardais juste dans les ports s’il n’était pas là, c’est tout. Tout mon itinéraire n’était pas fait pour le trouver… Je regardais juste… Et j’espérais un peu… Juste un peu…

- Pourquoi penses-tu soudainement que tu ne pourrais pas le retrouver ? Tu m’as toujours dit que tu le retrouverais, que vous tu ferais tout pour le retrouver. Tu as réussi à me convaincre que vos étiez fait pour être de nouveau réunis et je suis sûre que tu as raison à ce propos. Ne désespère maintenant… Pas après tout ce que tu as déjà fait. Après tout, Branche Neige a toujours réussi à trouver son prince Charmant, alors pourquoi, toi, la grande Aurore, tu ne pourrais pas retrouver ton prince Philippe ?
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Mer 18 Oct - 23:36

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore



Qu'est ce que la vie sans l'amour de sa vie. Je donnerai tout ce que j'ai pour être une journée de plus avec Philippe. Une simple journée, pour lui dire tout mon amour, toute ma tendresse, tout ce que je ne lui ai pas dit ou pas assez. Je ne voulais pas gêner Anne avec tout ça mais j'ai réellement besoin de parler à une femme, à une amie. Je me retiens de m'effondre dans ses bras. Quand  elle me voit entrer dans sa cabine, il me semble que je l'interrompt elle aussi en pleine rêverie. Je ne tenais plus après tout c'est mois d'attente, sans réellement avoir avancé. Qu'a ressentie Philippe quand il est partie à ma recherche pendant plus d'un an, il a risqué plusieurs fois ça vie. J'ai l'impression de n'arriver à rien. Et cela me désespère de ne pas réussir à sauver mon prince et encore plus pour Anne qui m'accompagne peut être dans une quête inutile... Ma nouvelle amie me prend pas la main pour me faire entrer dans sa cabine. Je ne sais pas si elle a pitié de moi ou si je la désespère elle aussi. En tout cas elle me fais un sourire qui me réchauffe un peu le cœur.
Elle me fait m'assoir sur la chaise devant son bureau. J'essuies mes larmes le temps qu'elle aille chercher un petit sachet de chocolat. Je le reconnais, c'est le même sac qu'elle m'a donné le jour ne notre première rencontre. J'étais dans le même état que maintenant et elle me l'avait déjà tendu pour me réconforter. Je l'ouvre et en sort un petit carré de chocolat .

-Merci  lui dis-je en souriant légèrement.

Je ne sais pas si elle l'a fait exprès mais c'est vraie que ça me réconforte.
Encore plus quand je mets le chocolat dans ma bouche et je le laisse fondre doucement. Cette sensation et le goût est si agréable. Anne s'est rassises à son bureau et me regarde me calmer. Je me sens bien avec elle, nous sommes devenu amies avec le temps et malgré son air austère aux premiers abords c'est une femme très gentille et compréhensive. En tout cas elle, elle est sure que je peux arriver à retrouver Philippe. Apres tout ce que j'ai déjà accomplie pendant ce voyage. Il est vraie que je ne me suis jamais autant surpassé. Partir avec des inconnus, apprendre à me battre et être autonome. J'espère ne pas avoir trop changé, Philippe pourrai ne pas me reconnaître.
Elle a bien fait de ne pas me donner d'alcool ça n'aurai en rien arrangé mon état, le chocolat est un meilleur remède. Je repense à tout ça Philippe, mon départ, mes interrogations. Quand j'étais en danger il ne s'est pas posé de question il est venu à mon secours sans attendre. Il n'a jamais renoncé et il a réussit. Alors moi aussi je pouvais le faire, je le devais !

-Je suis désolée de venir te déranger si tôt mais j'ai fait un cauchemar horrible ... Philippe me manque tellement. Je ne suis jamais restée aussi longtemps loin de lui et ça me pèse beaucoup. Je me rends compte que jamais je ne pourrai vivre ma vie sans lui. L'existence me semble si terne sans goût et je ne veux pas vivre une telle vie. Tu vas me dire que c'est futile et tu n'as pas tort mais je n'y peu rien il est tout pour moi. Je serai prête à tout pour lui même à donner ma vie si c'était pour sauver la sienne. Maléfique aurai sa vengeance sur moi mais au moins il serai sauf ... je ris nerveusement m'entendant parler de la sorte et entendant Anne m'appeler "la grande Aurore" .

-Tu sais je n'ai de grande que le titre. Je n'ai jamais rien accomplie dans ma vie. On m'a toujours protégé, empêché d'aller et faire ce que je voulais vraiment de découvrir le monde. Toi, toi tu es une grande Dame tu navigues sur ton propre vaisseau, tu es des hommes sous tes ordres qui te respect et t'admire pour ce que tu es et ce que tu fais. Tout comme moi d'ailleurs. Je voulais encore te remercier pour tout ce que tu fais pour moi. Je prend un autre morceau de chocolat une fois que j'ai finit ma phrase.


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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Jeu 19 Oct - 21:40

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
Feat Aurore de Boisdoré
Après le rhum, je ne savais pas ce qu’il y avait de mieux que le chocolat pour se réconforter et se mettre de bonne humeur. Les sucreries avaient toujours le don de nous faire plaisir, et de nous mettre de meilleure humeur. Je ne savais pas pourquoi, mais c’était come ça, et heureusement ! Je n’avais donc rien de mieux à proposer à Aurore qu’un peu de chocolat pour sa tristesse du matin. Sans doute avait-elle fait un mauvais rêve, ou peut-être que de douloureux souvenirs étaient venus la hanter, le souvenir de sa famille, de ses amis et surtout de son amour perdu… Elle avait le cœur malade d’amour, et son amour ne pouvait se vivre car son Prince avait disparu, elle le cherchait désespérément. Je lui souhaitais de le retrouver, avec tout le mal qu’elle s’était donnée, elle le méritait. Et si elle croyait au grand Amour, elle devait le vivre  avec celui qu’elle pensait lui être destiné. Doucement, je lui tendis mes quelques confiseries avant de retourner à mon bureau, ainsi, j’étais en face d’elle.

Je la vis alors savourer les douceurs sucrées. Ça semblait lui faire du bien, et lui faire plaisir. C’était déjà ça. Elle semblait aller un peu mieux. Doucement, elle se calmait, piquant quelques chocolats au passage. Hm… Il allait falloir en racheter un peu plus lors de nos ravitaillements, à nous deux, mon sachet n’allait pas durer longtemps. Heureusement que je pouvais me satisfaire du rhum. Ainsi, je pouvais lui laisser mes friandises pendant que je buvais un ou deux verres. J’avais moi aussi mes chagrins que j’avais parfois envie de noyer mes histoires dans une boisson un peu forte, tout en essayant de garder un minimum la tête sur les épaules. En cas de problème, il fallait pouvoir intervenir et réagir correctement ! Mais là, il n’était pas questions de mes histoires passées, mais des tristesses de la Princesse qui avait de toute évidence besoin de parler. Je l’écoutais avec attention, hochant de temps en temps la tête pour lui montrer que j’étais attentive à ce qu’elle me racontait.

Son discours sur l’Amour me faisait quelque peu grimacer. Je ne concevais pas l’idée qu’il n’y avait qu’un seul et unique être qui était fait pour nous. Ça serait impossible de le trouver, et peut-être que cet être là était de son côté destiné à un autre. Qui sait ? La vie pouvait être une véritable pourriture et nous rendre malheureux. Très malheureux. Le seul et unique amour inconditionnel qui pouvait surmonter tous les obstacles, c’était l’amour entre une mère et son enfant, le reste était aléatoire, versatile, conditionnel. Tout pouvait faire changer l’amour d’un aman à sa maitresse. Je ne voulais pas briser les rêves de romance d’Aurore, nous avions tous le droit de penser et croire en qui nous tenait à cœur.

- Comme tu as pu le voir, j’étais réveillée, tu ne me déranges pas. Ecoute, je sais à quel point tu tiens à lui, tu me l’as rappelé assez souvent pour que je ne l’oublie jamais et j’ai très bien compris. Dans tes recherches, il y aura des moments difficiles comme celui là… Mais je sais que tu as assez de force en toi pour aller jusqu’à ton but, tu le retrouveras. Et au vue de tout ce que tu m’as expliqué, de tout ce que tu m’as raconté, je suis sûre que si le pire lui était arrivé, au fond de toi, tu le saurais… Si rien ne te souffle cette idée, c’est qu’il t’attend quelque part. Lui dis-je avec un petit sourire.

Parfois, je m’étonnais. Je ne pensais que je parviendrais à tenir un tel discours… Ce n’était pas du tout mon genre. Personnellement, quand j’avais un problème, je mangeais : je mangeais la personne qui me posait problème, ou je mangeais du chocolat pour aller mieux. Bon, malheureusement certains problèmes ne pouvaient pas se résoudre ainsi, mais ça fonctionnait dans la plus part des cas. En l’occurrence, dévorer quelqu’un ou quelque chose pour Aurore, n’était pas LA solution. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était le chercher et je l’y aiderais au mieux.

- Ecoute, je n’ai pas toujours été pirate… j’ai appris à être celle que je suis aujourd’hui. Par le passé, j’étais un peu comme toi, en un peu plus débrouillarde peut-être… Mais j’étais une fille comme toutes les autres, sous l’autorité de mon père et je lui obéissais… Certains événements m’ont poussée à changer et j’ai changé. Je suis devenue quelqu’un d’autre et j’ai trouvé la personne que je voulais être. Certes, je ne suis pas très fréquentable mais je me sens bien. Si tu regardes tout le chemin que tu as accompli depuis que tu as quitté ta famille, tu verras que tu n’est plus protégée par quelqu’un, tu vas où tu veux et tu fais ce que tu veux, tu peux même découvrir le monde sur un bateau pirate. Tu es entrain de devenir quelqu’un, tu vas devenir quelqu’un et tu vas retrouver Philippe.

Non, vraiment, je m’épatais de jours en jours pour ma diplomatie, ma gentillesse, mon calme… Je n’avais pas toujours été ainsi. Même si j’étais pirate, je n’avais pas forcément en mauvais fond, je pouvais me montrer gentille parfois… C’était plutôt appréciable je suppose. La Princesse avait un bon fond, je ne voyais pas pourquoi je devais me montrer désagréable avec elle… Et elle avait besoin d’une amie, je voulais bien l’être. Nous l’étions même déjà devenues avec le temps. Je l’appréciais sincèrement aujourd’hui… Malgré le fait qu’elle pouvait parfois se montrer maladroite.

- Tu vas reprendre du poil de la bête, tu vas finir par botter les fesses à Maléfique et tu vas récupérer ton Prince. J’en suis sûre. Je crois en toi Princesse Aurore presque Pirate. Ajoutai-je sur un ton amusée et en lui faisant un clin d’œil.
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Sam 21 Oct - 0:28

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore



Elle avait raison, le chocolat est u très bon remède contre la tristesse. Son goût chaud et un peu piquant me mets du baume au cœur. Je me sens bête de me présenter comme cela devant elle. Une enfant, voilà ce que je suis. Toute fois, Anne avait raison sur un autre point, j'essaie de grandir, de m'élever. Je ne veux pas qu'on me prenne la main jusqu'à la fin de ma vie, je veux faire mes propres choix, prendre mes décisions. En tant que futur souveraine, c'est ce que je devrai de faire. Prendre des décisions pour le bien de mon royaume. Je ne dois pas laisser Philippe gouverner seul. A nous deux nous pourrons y arriver. Voila une raison de plus pour que je le retrouve au plus vite ...

J'écoutes attentivement Anne, elle a toujours été de bon conseil, mais c'est bien la première fois que je l'entend parler d'amour avec autant de vérité et de sincérité. Elle a connut ou connaît cette situation. Ce ne sont pas des paroles que pour me réconforter, c'est aussi son vécut. J'en suis persuadée. Je vois dans son regard une petite étincelle d'espoir mais aussi de mélancolie. L'amour fait des ravages partout. Elle aussi cherche un homme mais peut-être qu'elle ne s'en rend pas compte de ses sentiments.

-Tu as raisons, je dois me ressaisir. Philippe m'attend quelque part et il m'attend. Je suis sure qu'il compte sur moi, comme moi je lui faisais confiance. Je ne dois pas me laisser aller. Pas maintenant, je ne peux pas. Je prends un dernier chocolat comme pour me donner du courage. Je ne devais plus douter, sinon ce sera l'échec assuré de ma quête. Je le repose sur le bureau, que j'ai au préalable bien fermé, pour moi-même me faire comprendre que c'est la dernière faiblesse que je m'accorde. Tant que je n'ai pas retrouvé Philippe.

Je ne peux plu me permettre d'être la jeune fille fragile, naïve protégée de la forêt. Mon prince est en danger et je suis peut-être sa seule chance. En tout cas je suis la seule qui que le cherche réellement. Avec tout le respect que je dois à mon père et mon beau-père, ils n'ont pas mis tout les moyens à leur disposition pour le retrouver. Comme si ils avaient déjà fait leur deuil. Cette pensée me rend très triste mai j'espère me tromper. C'est quand même l'une des raisons pour laquelle ils n'ont pas voulu me laisser partir. Ils pensent peut-être que c'est sans espoir. J'espère de tout mon cœur qu'ils ont tord. J'en mourrai de chagrin.

Anne a su trouver les mots pour me réconforter, elle arrive toujours à trouver les bons mots. Je l'apprécie plus de jours en jours.

Je te promets que j'arrête de m'apitoyer sur mon sort, c'est finit. Je suis la princesse Aurore et je suis à la recherche du prince Philippe pour le sauver. Et que personne n'essai de me détourner de mon objectif ou de contrarier mes plans car je serai intraitable. Dis-je en riant doucement.

Voilà que je me mets à parler comme Anne. Peut-être que je vais vraiment devenir quelqu'un comme elle. Merci pour tes paroles, je me sens beaucoup mieux.

Mais je repense à ce que j'ai en arrivant son regard et les petits objets qu'elle a écarté discrètement. Si elle a connut la même situation que c'est normal qu'elle ait trouvé les mots pour me consoler. Je veux l'aider moi aussi, je ferai tout ce que je peux pour elle. Je l'a vois quelques fois lancer des petits regards vers ce qui semble être un bijoux. Je le voie briller sous les rayons du soleil. Seulement je ne savais pas vraiment par où commencer : les bijoux, ses sentiments ou tout autres choses.  Je ne voulais pas la braquer ou la mettre mal à l'aise. Peut-être qu'elle ne voudra pas en parler avec moi. Enfin si je ne tente rien je ne saurai jamais.

-Anne ... je mets un temps avant de reprendre Est- ce que tu as déjà perdue quelqu'un toi aussi ?

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Sam 21 Oct - 11:32

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
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Il y avait parfois quelques moments difficiles à passer, le morale ne suivait pas la volonté de l’âme et on se sentait anéanti, perdu, loin de tout. Heureusement, il suffit souvent de quelques paroles réconfortantes, de mots bien choisis pour avoir la force de continuer nos aventures et de croire en nos rêves. J’avais vu la volonté et le courage d’ Aurore à l’épreuve. Son état de ce matin ne serait que passager, elle reprendrait rapidement confiance en elle et elle allait de nouveau être prête à accomplir sa quête amoureuse, tel le plus grand des chevaliers. Elle défiait l’histoire en montrant qu’une Princesse pouvait se hisser à la hauteur des exploits de grands princes. Ainsi, nous avions la possibilité d’affirmer qu’elle suivait le même chemin que le mien : nous défions les mondes masculins pour montrer notre présence et nos forces. Le chemin qu’elle empruntait était simplement plus honnête que le mien. J’avais embrassé la vie de piraterie alors qu’elle choisissait les routes de la chevalerie. Mais qu’à cela ne tienne, nous défions les hommes et nous serions à leur hauteur, nous les surpasserions même.

Rapidement, elle choisit de se ressaisir, son Philippe l’attendait quelque part et elle devait le retrouver. Elle avait raison, il devait espérer le retour de son amour. S’il était telle qu’elle était, il ne pouvait douter de son amour pour lui, et il devait être persuadé qu’elle allait le retrouver. Nous disons que les âmes sœurs étaient faites pour se trouver pour ne jamais se quitter. Peut-être était-ce vrai. Je l’espérais pour la jolie Princesse en tout cas. Pour montrer sa détermination, elle ferma le paquet de chocolat pour le poser sur le bureau. C’était fini, elle ne faiblirait plus, elle affronterait les obstacles avec toutes ses forces, toute sa volonté et tout son courage. Ça me fit sourire. Je croyais en elle et je savais qu’elle n’allait pas me décevoir. Elle était mon élève après tout, et mes élèves n’échouaient pas ! Elle me promit alors d’arrêter de s’apitoyer sur son sort, affirmant qu’elle était la princesse Aurore à la recherche de son grand amour pour le sauver, elle ne se laisserait plus faire à présent.

- Voila qui est très bien dit. Je reconnais enfin la Princesse transit d’amour, folle de son Prince, courageuse et déterminée. Tu vas le retrouver, j’en suis certaine.

J’étais ravie de retrouver la jeune femme que je connaissais, celle qui était sûre d’elle et qui croyait en la force de son amour. Certes, ce sentiment me paraissait quelque peu étranger, car je ne pensais pas que l’Amour était plus fort que tout. Mais si elle y croyait, c’était le plus important. Si ça lui donnait la force d’avancer, je ne pouvais la contrarier, je ne pouvais affirmer des choses qui la contrariaient. Nous devions croire en nos rêves pour atteindre nos buts. Qu’importe de quoi il en retourne, il suffit simplement d’y croire.

- Mais je t’en prie, c’est normal. Je prends soin des membres de mon équipage, mais aussi de mes amis.

Et parfois, certains finissaient par me prendre pour leur maman : Billy. Enfin, c’était le sentiment que j’avais. Ce matelot était mon petit protégé, et le premier qui touchait à l’un de ses cheveux avait à faire à moi… Même si le jeune mousse faisait parfois quelques bêtises. C’était ainsi. Aurore aussi avait une place importante dans l’équipage du Revenge, personne n’avait le droit de lui faire du mal. De plus, étant une femme, je veillais d’avantage à sa sécurité. Même si mes hommes m’obéissaient aux doigts et à l’œil, nous ne pouvions être sûrs de leur bonne attention lorsqu’ils avaient un peu abusé du rhum. Il valait mieux rester sur nos gardes et faire attention aux pulsions masculines parfois inattendues.

Soudain, Aurore m’interpela. Je relevais le regard vers elle, attendant qu’elle me dise de quoi elle avait besoin. Mais il y eut un petit silence. Que voulait-elle donc savoir ? Je la laissais chercher ses mots sans la presser. Il était encore tôt, nous avions le temps. Elle me demanda alors si j’avais déjà perdu quelqu’un. La question me surprit, je ne m’attendais pas à ça. Pourquoi cette question ? Bien sûr que j’avais déjà perdu quelqu’un, j’avais même perdu plusieurs personnes importantes dans ma vie… Un petit soupire m’échappa et je m’enfonçai dans mon fauteuil. Je connaissais une grande partie du malheur de notre chère Princesse, sans doute devais-je en échanger lui confier quelques unes mes histoires passées. Dans le fond, ça ne me dérangeait pas. J’avais confiance en elle.

- En réalité, j’ai perdu plus d’une personne auxquelles je tenais. Mon équipage ne sait pas tout de mon passé. Il y a des personnes que je ne retrouverais jamais et d’autres que je recroise de temps en temps dans les ports. La vie en mer ne t’offre pas l’occasion de t’attacher aux personnes à la vie sédentaire, c’est ainsi. Commençais-je à lui expliquer.

Être pirate ne nous laissait pas la chance de nous faire de grands amis. Nous pouvions en avoir, mais nous ne les voyons pas souvent, seulement quand on s’arrêtait dans leur port. Ainsi, depuis que je connaissais la taverne d’Olaf, j’allais le voir dès que l’occasion se présentait. C’était un homme généreux que j’avais rencontré grâce à Killian, et que j’appréciais. De même, à présent, il m’arrivait de recroiser le capitaine Crochet lorsque nous mouillions nos navires dans le même port. Quant à Absolem… Je le rencontrais beaucoup moins souvent, je ne l’avais vu que deux fois, et il me manquait, j’aurais aimé que nos rencontres soient plus régulières, mais lui aussi bougeait énormément. Quant à William et Jack, ils n’étaient plus. Je ne pourrais les revoir que lorsque mon heure aurait sonné.

- Je te fais assez confiance pour t’en parler et je ne verrais pas à quoi ça t’avancerait d’en parler à mes hommes… Avant d’être pirate, j’ai perdu mon fils et c’est à ce moment là que je me suis engagée dans la piraterie. C’est la perte la plus douloureuse que j’ai vécu. Il y a quelques années, mon capitaine a été pendu. Eux, je ne les retrouverais jamais, pas de mon vivant en tout cas. Quant au Capitaine Crochet que j’apprécie énormément, je l’apprécie autant qu’un frère, je le recroise assez régulièrement, mais il m’arrive de repenser à lui. Petite pause pour trouver les mots pour définir Absolem. C’était compliqué. J’ai également eu un amant par le passé que j’apprécie beaucoup, mais nous n’avons pas eu l’occasion de nous voir souvent… C’est dommage, j’ai une certaine affection pour lui. Mais nous n’y pouvons rien.

Sans le remarquer, mes doigts s’étaient doucement posés sur la rose en cristal, caressant les pétales de la fleur dans un sentiment de nostalgie. C’était vraiment dommage de le voir si peu souvent… Il me manquait et je l’appréciais sincèrement….

- Pourquoi m’as-tu posé cette question ?
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Ven 27 Oct - 15:23

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore



Le doute n'est plus permis. Je dois trouver Philippe. Tant que ce ne sera pas fait, je ne rentrerai pas au palais retrouver mes parents. Ce sera avec Philippe ou rien.
Anne semble satisfaite de ce retour à la normale et je la comprend. Je l'ai supplié pour qu'elle me prenne avec elle, puis j'ai pas arrêté de lui parler de Philippe. Si j'arrête tout maintenant ce serai un échec et du temps perdu pour tout le monde. Je pense qu'elle aussi a envie que je le retrouve. Anne ne veut que mon bien et mon bonheur et cela passe le fait de retrouver Philippe.

"Ses amis" je fais partie de ses amis j'en suis si heureuse. J'avoue que je ne pensais pas me faire des amis pendant ce voyage. Je souris quand je l'entend m'appeler son amie. Je crois que c'est ma première amie. Toutes les personnes qui me sont proches, font partie de ma famille ou sont des amis de Philippe. J'ai passé toute ma vie dans la forêt enchantée seul avec mes tantes. Mon prince était mon premier inconnu et quel inconnu ... Hercules est l'un de ses amis et je sais qu'il s'est lié d'amitié avec d'autres personnes, lors de sa quête. Cette fois c'est à mon tour. Et Anne est ma première amie. J'ai beaucoup de chance de l'avoir.

En tant qu'amie je voulais l'aider si je le pouvais, je ne suis pas très douée pour grand chose. Mais après lui avoir posé ma question je me sens bête. Tout le monde a déjà perdu quelqu'un, je suis pourtant bien placé pour le savoir. J'ai perdu mes parents quelques jours après ma naissance. J'ai eu la chance de les retrouver presque 20 ans plus tard. J'entends Anne soupirer, je n'avais pas à poser cette question, c'est trop indiscret et intime. Si moi je lui ai confié une grande partie de mon histoire, elle n'était pas obligé de faire de même pour moi. Toute fois, elle décide de me répondre quand même. Je relève la tête à la fois surprise et reconnaissante qu'elle accepte de se confier à moi. Elle m'explique combien la vie en mer est compliqué pour entretenir des relations. J'ai put le constater par moi même. Lorsque nous sommes en mer, on reste très longtemps avec pour unique compagnie son équipage. On s'arrête aux ports que très rarement et souvent pour peu de temps. Si on veut voir quelqu'un faut espérer qu'il soit dans ce port au même moment. Ce qui est quasiment impossible. Moi je n'attend personne mais si Anne compte sur cette halte pour retrouver des proches, je comprend que ce soit difficile pour elle. Elle ne doit compter que sur la chance.

Elle m'assure qu'elle me fait confiance et acceptes de me parler de son histoire. "Je ne me permettrai jamais d'en parler à quiconque" pensais-je. Elle a perdu son fils, son enfant... Quel chose atroce, je n'ose pas imaginer sa peine. C'est cela qui l'a fait s'engager dans la piraterie. Je peux le comprendre en partie ... Plus tard c'est son capitaine qu'elle perd. Il a été pendu. Je me retiens de mettre ma mains sur mon gorge. Elle ne pourra les retrouver quand les l'autre vie. Je prie pour qu'ils soient heureux tous les deux. Il y a aussi un certain Capitaine crochet, qu'elle apprécie semble t-il. Quel nom étrange. Elle le considère comme son frère. Elle arrive à le croiser assez souvent et j'en suis heureuse pour elle. Puis elle marque une pause, le regard dans le vide mais en direction des petits objets qu'elle a écarté tout à l'heure. J'y jette un œil pour en savoir un peu plus sur eux. Il y avait une rose en cristal et une broche en forme de loup. Ce n'est pas commun comme bijoux. A ce moment je revois dans ses yeux la petite étincelle de tout à l'heure. Emme me parle de son amant qu'elle ne voit malheureusement que très rarement. Elle l'apprécie plus qu'elle ne le croit. Je le vois à sa façon d'en parler, de ce comporter. Elle n'es pas comme d'habitude ni même lorsqu'elle parlait des autres. Elle a une relation particulière avec cette homme. C'est lui qui la trouble.

-Parce que toutes les deux nous souffrons du même amour.

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Ven 27 Oct - 16:57

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
Feat Aurore de Boisdoré

La véritable Aurore de Boisdoré finit par sortir se cachette. Ce n’était pas dans ses habitudes d’être aussi abattue, surtout quand ça concernait son fameux prince Philippe. Elle croyait dur comme fer à leur amour, et j’en étais très heureuse pour elle. C’était une chose fabuleuse de croire en l’Amour, en ce sentiment irrationnel, inconditionnel et incontrôlable. Mais personnellement, ce n’était pas mon cas, je n’y croyais pas. Ça ne me semblait pas logique que l’on ne puisse aimer qu’une seule et unique personne. Je trouvais ça même triste en y réfléchissant bien. Que se passerait-il si on venait à perdre cette personne ? Nous étions condamnés alors condamné à mourir avec elle ? On ne vivait que pour elle ? Non, je refusais d’y croire. Je vivais pour moi, pour ma propre vie, mes envies et mes volontés, sans avoir besoin de me à la volonté d’un autre. Je pouvais déjà faire beaucoup de choses pour les personnes que j’appréciais, alors si je devais aimer, comme Aurore aime, autant me condamner immédiatement.

Il fallait croire que j’étais quelqu’un qui était toujours dans l’excès. Soit j’aimais trop, soit je haïssais trop. Il n’y avait pas de demi-mesure. Pas avec moi. C’était parfois très difficile à gérer d’ailleurs, mais je m’y faisais à force. Mon équipage aussi s’y faisait. Tout ça impliquait que je n’engageais que des marins dont la tête me revenait, et dont j’étais certaine de leur opinion sur le fait de naviguer avec une femme comme capitaine. Il fallait quand même noter que certaines personnes me laissaient complètement indifférentes. Celles-là pouvaient mourir ou vivre que ça ne me faisait ni chaud ni froid. Heureusement pour Aurore, elle était parvenue à entrer dans mes bonnes grâces et aussi à faire en sorte que je la considère comme mon amie.

Je ne doutais pas qu’elle n’était pas du tout du genre à manipuler les autres pour avoir ce qu’elle voulait. Et avec toute la bonté dont elle fait preuve, je doutais même qu’elle soit capable de mentir et de se jouer des autres. Elle était sincère, peut-être trop. Sans doute était-elle-même un peu naïve. Après avoir vécu vingt ans avec des fées dans une forêt sans aucune autre compagnie, il ne fallait pas s’en étonner. Elle avait eu une vie dans l’innocence, la douceur, l’amour. Personne ne lui avait appris à mentir, elle avait été confrontée une fois au mensonge, mais c’était pour sa sécurité, pour son bien être. On lui avait fait croire qu’elle était une paysanne et qu’elle vivait avec ses trois tantes, alors qu’elle était une princesse, fille de la royauté, destinée à gouverner sur tout un royaume aux côtés de son prince. Elle vivait dans un monde digne des plus grands romans à l’eau de rose. Sans doute faudrait-elle qu’elle apprenne à mentir, ça pouvait toujours servir. Il fallait que je lui en parle plus tard.

Sa question me surprit un peu. Pourquoi voulait-elle savoir si j’avais perdu quelqu’un ? Il était évident que la réponse était oui. Dans les cas les moins graves, j’avais perdu des membres d’équipage. Mais quand on s’engageait dans la piraterie, on savait très bien qu’on risquait sa peau à tout instant. C’était une vie dangereuse. Moi-même je savais que je pourrais y passer. Peut-être demain, dans une semaine, un mois, un an, jamais. Dans les morts les plus importantes, et qui m’avaient réellement touchée, il y avait tout d’abord celle de William, mon fils. Je l’avais tant aimé, et je l’aimais toujours aujourd’hui.  Chaque jour, j’avais quelques pensées pour lui, l’imaginant gambader à bord ou en me demandant ce qu’il ferait aujourd’hui, s’il était encore là. Ensuite, il y avait eu la disparition de Jack. Je m’en voulais énormément de l’avoir laissé seul dans le couloir de la mort, j’aurais dû aller le voir, j’aurais dû être là. Mais l’orgueil avait été plus fort que ma loyauté à cet instant, et je l’avais laissé. Killian m’avait conseillé de ne pas avoir de regret à ce sujet, de tourner la page, mais j’y pensais quand même. D’ailleurs, je ne pouvais pas, ne pas le citer dans les personnes que j’avais perdues. Même si nous nous recroisions régulièrement dans les ports, j’aurais aimé le voir plus souvent. Je profitais d’autant plus de nos retrouvailles à chaque fois. Un autre que j’avais la chance de pouvoir revoir de mon vivant, c’était Absolem, mais je le voyais encore moins. On ne s’était vu que deux fois, mais il avait une place particulière dans mon existence. Il était important pour moi, sans que je sache comment qualifier notre relation et mon affection pour lui. Il n’avait été mon amant qu’une nuit, et le reste du temps, nous l’avions passé à discuter, à parler de tout de rien, à nous faire quelques cadeaux aussi. Dont cette rose et cette broche…

- Nous souffrons du même amour ?

Hm… J’étais septique face à sa réponse, je n’étais pas sûre d’en comprendre le sens. De quel amour parlait-elle ? De celui qu’elle partageait avec Philippe ? Qui ? Killian et moi ? Je lui avais pourtant dit que je l’aimais comme un frère. Certes, un amour fraternel quelque peu incestueux si on y réfléchissait bien, mais rien de plus. Ou avec Absolem ? Non, on ne peut pas aimer quelqu’un qu’on ne connait pas, ou depuis très peu de temps. Et non, je proteste face à l’idée qu’on puisse tomber amoureux dans un rêve et dès la première rencontre. Tout ça, ce n’était pas pour moi. Fronçant les sourcils, je continue de réfléchir à ce qu’elle avait dit. Ou peut-être parlait-elle de nos sentiments respectifs envers nos familles ? Elle avait tout quitté pour partir à l’aventure et j’avais perdu mon fils avant de m’engager dans la piraterie. Ça me semblait déjà plus logique.

- Toi, tu pourrais retrouver ta famille… Moi, je ne peux pas… Et je ne pense pas qu’on puisse comparer l’amour que nous portons à nos parents, et l’amour que nous portons à nos enfants.

On pouvait quitter ses parents sur un coup de tête, mais pas nos enfants. C’était plutôt nos enfants qui quittaient le nid familial pour aller vivre leur vie. On aimait bien plus nos enfants que nos parents. J’aimais énormément William et je ferais n’importe quoi pour qu’il puisse me revenir. Hm… A moins qu’elle ne compare son amour inconditionnel pour Philippe pour un amour inconditionnel pour Willy ? ça serait très maladroit de sa part, parce que ce n’était pas pareil…

- En fait, je crois que je ne comprends pas où tu veux en venir en disant que nous souffrons du même amour… Finis-je pas avouer.
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Jeu 2 Nov - 2:14

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore


L'amour peut-être une chose bien cruelle. A la fois doux et brûlant. L'amour est quelques chose de merveilleux, il m'a libéré de mon ignorance et m'a rendu si heureuse pendant le temps que j'étais avec Philippe. Cependant être séparé de lui me rend si malheureuse. Je ne me sens plus exister, mon corps est là mais mon esprit, mon âme dépérit de plus en plus. Ce qui me maintient en vie, c'est l'espoir de le retrouver saint et sauf quelque part.  Cette survie je la doit à l'amour. Cependant ce dernier peut se montrer si impitoyable. Un amour brisé, éloigné, incompris peut être la plus terrible des choses.

Je crois en l'amour véritable, sinon je ne serai pas là. L'amour unique n'est peut-être pas fait pour tout le monde mais l'amour est accessible à tous. Je pense qu'Anne n'en a pas conscience de cela, et qu'elle se prive d'un possible amour. Je pense qu'elle a déjà beaucoup souffert dans sa vie. La perte de son fils l'a surement dévasté. Mais c'est du passé, elle est encore en vie et elle a droit à une nouvelle vie où elle pourra trouver le bonheur. C'est ce que je lui souhaite de tout cœur. Elle le mérite. Peut-être que la présence d'un homme à ses côtés, pour la soutenir, pour lui parler ou tout simplement pour la prendre dans ses bras. Cela parait bête mais c'est très important de ce sentir aimer. Ma subsistance vient de l'amour que je me porte Philippe. Aimer ce n'es pas s'enfermer avec une personne, c'est ce créer une nouvelle vie à deux, une vie qu'on veut passer avec l'être aimé.

Anne ne veut plus de cette amour semble t-il ou elle ne veut pas s'avouer faible devant quelqu'un. Ce que je peux comprendre au vue de sa situation. Mais au contraire cet amour pourrai la rendre plus forte. Comme il l'a été pour moi avec Philippe. Maintenant il me fallait la convaincre de ça ou au moins mettre un doute à son raisonnement. Cette engagement dans la piraterie devait être pour oublier son chagrin après la mort de son fils et le destin a fait que cette voie l'ai mise sur le chemin de trois hommes qui comptent beaucoup dans sa vie. Je pense que ce n'est pas une coïncidence.

Je regarde Anne qui semble de plus en plus perplexe après ce que j'ai dit. Elle doit se poser pleins de questions et c'est plutôt bon signe. Elle ne tire pas un trait sur tout ça. Je sens que ces bijoux, avec lesquels elle joue, doivent une très grande importance pour elle. Toute fois elle ne semble pas comprendre où je veux en venir.

-Je parle d'un amour sincère, que nous avons pour quelqu'un qui le partage. L'amour ne prévient pas quand il arrive, il peut avoir besoin de beaucoup de temps ou très peu. Mais quand il est là, il est difficile de s'en ecarter. Anne fronce les sourcils au fur et à mesure de sa réflexion. Elle finit par me parler de l'amour que l'on porte à nos familles.

-Je ne parle pas de cet amour. J'aime mes parents plus que tout, pour le sacrifice qu'ils ont fait pour me sauver. J'aimerai mes enfants du plus profond de mon être. Mais j'aime Philippe bien plus que cela encore. Nous vivons chacun l'un pour l'autre. Je veux passer le reste de ma vie avec lui. Vivre des épreuves avec lui, qu'il soit le père de mes enfants qu'il me soutienne quand j'en ai besoin tout comme je le ferai pour lui. Qu'il me prenne dans ses bras.
Un petit sourire mélancolique se forme sur mon visage.
-Je parle d'aimer un homme qu'on l'ai rencontré le jour même ou il y a des années. Mais un homme qui ne nous laisse pas indifférente. Quand je te vois parler de ces trois hommes, ton amant semble celui qui a la plus grande place et tu ne le vois pas je pense que ça te rend un peu malheureuse.

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Jeu 2 Nov - 20:16

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
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Je ne comprenais pas où elle voulait en venir, ce n’était pas faute d’essayer pourtant. Nous n’étions pas pareilles, et nous ne vivions pas les mêmes choses, comment pouvait-elle comparer mon amour pour quelqu’un à son amour pour le prince Philippe ? Je n’aimais personne, du moins, pas comme ça. Pas comme elle l’aime lui. Je ne m’étais jamais sentie aussi liée à une personne comme elle le prétendait. Enfin, je ne crois pas… Je n’en étais même pas sûre en fait. Je n’aimais pas comme Aurore aimait. D’ailleurs, je ne savais même pas si j’étais capable d’aimer ainsi. J’étais loyale, j’aimais certaines personnes. Mais pas comme ça. Je lui avais parlé des personnes que j’aimais le plus, et je lui avais expliqué comment je les aimais, elle voyait bien que ce n’était pas pareil, non ? Il y avait juste mon affection pour Absolem que je ne comprenais pas, mais ce n’était pas comme elle. Je ne le cherchais pas désespérément partout, je surveillais seulement sa présence dans les ports. Il n’était pas une quête obsessionnelle. Donc non, ce n’était pas pareil.

Malgré le fait que je ne croyais pas au grand Amour, j’écoutais la princesse. Certes d’une oreille distraite, mais je l’écoutais quand même. Elle voulait parler d’un amour sincère et réciproque, expliquant que tomber amoureux, ça nous arrive sans prévenir, que ça ne s’expliquait pas, que ça pouvait prendre du temps ou non, mais que quoi qu’il arrivait, c’était difficile de s’en détacher. J’étais très septique à ce sujet là… Mais je continuais de l’écouter quand elle me parlait de son amour pour sa famille. Plus je l’écoutais et plus je fronçais les sourcils, je n’étais pas d’accord…

- Tu n’as pas encore eu d’enfant, tu ne sais pas ce que c’est… Je considère que l’amour le plus inconditionnel qui soit, c’est l’amour d’une mère pour ses enfants… Je ne crois pas être capable d’aimer une personne, plus que j’ai aimé William... Plus que je ne l’aime encore aujourd’hui. Tes enfants seront toujours tes enfants, quoi qu’il arrive. Que vous vous disputiez, qu’ils te fassent du mal, ils restent tes enfants. Avec un homme, aussi amoureuse sois-tu aujourd’hui, vos relations peuvent changer…

Les enfants pouvaient nous faire les pires torts qui soient, nous les aimons plus que tout, nous ferions n’importe quoi pour eux. Il n’y avait pas d’amour plus grand que l’amour maternel. En tout cas, c’est ce que je pensais, ce en quoi je croyais. Et il ne fallait pas oublier qu’Aurore n’avait jamais encore été mère, elle ne pouvait pas savoir ce que c’est que d’avoir des enfants et de les aimer. Les hommes changent, et peuvent commettre des actes que nous ne leur pardonnerions pas, nous pouvons cesser de les aimer, d’avoir confiance en eux, de croire en eux. Ce n’était pas comme ça avec nos filles et nos fils. Ils peuvent faire n’importe quoi, que nous les aimons, même si nous pouvons leur en vouloir pendant un temps. Cependant, je pouvais concevoir qu’Aurore puisse penser ainsi, parce qu’elle ne savait pas. Pour l’instant, le centre de son monde, c’était Philippe, son prince, son grand amour, et c’était normal. Mais les choses pouvaient changer, et elle apprendrait plus tard.

Même si nous n’étions pas d’accord, je la laissais parler, s’exprimer pour me donner son point de vue. Elle me pensait malheureuse à cause de l’absence d’Absolem. Non, je n’étais pas malheureuse. J’étais parfois simplement déçue de ne pas le croiser. Oui, il me manquait, mais Killian me manquait aussi. Le plus gros vide de mon cœur était le vide laissé par William. Lui, j’étais sûre de ne jamais le revoir. Contrairement à Crochet et au démon de la luxure.

- Aucun de ces trois hommes ne me laisse indifférente, chacun à leur manière… Celui qui a la plus grande place dans mon cœur restera William. Quant à mon amant, je suis simplement déçue de ne pas le voir plus souvent. Mais il a une vie qui est la sienne qui l’oblige à voyager également, ce qui fait que nous ne pouvons pas nous croiser aussi régulièrement que je croise Killian qui vogue aussi sur les Sept Mers.

Et elle ne me connaissait pas vraiment, elle ne pouvait savoir ce que je pensais et ce qui j’aimais le plus. Je n’avais vu Absolem que deux fois dans ma vie, je ne pouvais pas avoir plus d’affection pour lui que j’en avais pour Killian que je voyais assez souvent. En y réfléchissant, même si j’avais partagé le lit du prince des enfers, je ne le connaissais peut-être pas si bien que ça, même si nous avions beaucoup parlé. Et puis, il était le démon de la luxure… Peut-être était –ce normal de ressentir autant d’attirance pour lui, et un si grand attachement.  

- Et tu ne le connais pas… Je pense que n’importe qu’elle personne saine d’esprit ne tomberait pas amoureux d’Absolem.

Il représentait la luxure à l’état brut. Il n’était pas fait pour une vie posée avec une personne, pour avoir une vie de famille. Et moi non plus d’ailleurs, plus maintenant. J’étais pirate, et ma vie n’était pas faite pour le calme, la quiétude. Je n’aurais pas de mari, de maison, d’enfants et de gentil petit chien. Ma vie était en mer, loin de tout, entièrement libre.

- Je serais malheureuse le jour où je serai attachée à une homme pour le restant de mes jours…Je ne suis pas comme toi, je ne suis pas une princesse qui attend son prince charmant. Je n’ai pas besoin de prince charmant….

Je n'étais pas fâchée ou énervée contre Aurore. J'étais étrangement calme même... e lui exposais juste mon opinion, mes pensées. Il n'y avait pas de quoi se mettre en colère.
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Lun 13 Nov - 20:34

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore


Elle ne semble pas convaincu par mon discours. Peut-être que je suis un peu trop direct. Si elle même ne le reconnaît pas, ça ne sert à rien de foncer tête baissée. Je vais essayer autrement. Avant de lui faire comprendre ce qu'elle semble ignorer, je dois lui faire croire en l'amour. Du moins je dois essayer

-Oui tu as peut-être raison ...  Je n'ai pas d'enfant, je ne peux pas savoir ce que tu ressens. Je n'ai que Philippe et pourtant ... Je laisse mon regard vagabonder dans la pièce avec un petit sourire mélancolique

-Je n'arrive pas à le sortir de mes pensées, il est toujours là quand je ferme les yeux. Parfois j'ai l'impression de sentir ses bras autour de moi mais son étreinte me manque. Sentir ses lèvres sur les miennes, sa présence rassurante près de moi. Avant d'être séparé, quand il partait pour accompagner mon père faire le tour du royaume, j'étais toujours la première sur les murailles pour guetter son retour. Il m'était difficile d'être séparé de lui. J'avais toujours peur de le perdre.

J'espérai que ces quelques phrases la fasse réagir sur sa situation. Peut-être avait-elle déjà connut ça. Je veux juste qu'elle comprenne ce qui lui arrive. Je peux comprendre que tomber amoureuse puisse faire peur mais l'amour peut-être une si belle chose. Il ne faut pas en avoir peur.

Mais elle avait raison, je ne dois pas parler de chose que je ne connais pas. Ma mère me porte cet amour maternel mais je suis son enfant. C'est une femme si douce, si gentilles. Depuis mon retour nous nous voyons toutes les deux tous les soirs pour discuter. Elle voulait savoir tout ce que j'avais vécu dans la forêt et je voulais tout savoir du royaume et de notre famille. On se ressemblait beaucoup ma mère et moi, toutes les deux pleines de joie, attentionnées, prévenantes. J'aime beaucoup ma mère et je suis contente de pouvoir rattraper toutes ces années perdues. Mais je n'ai pas eu d'enfant à moi. Je ne connais cet amour que d'un seul côté.
Il est vrai que je ne connais ces hommes qu'au travers de ce qu'elle m'a dit, c'est à dire pas grand chose ... Je ne me base que sur mes observations et mes suppositions. Il n'empêche que ... Tout n'st pas aussi claire qu'elle le prétend. Elle a un mauvais apriori de l'amour, ce qui ne vas pas m'aider.
Mais je sais qu'il y a quelque chose. Anne est très douée pour cacher ses émotions à l'exception de l'amour. Elle se borne à dire que l'amour est le même pour tout le monde. Je ne suis pas de cette avis, c'est ce que j'ai expliqué de lui tout à l'heure. Il y a l'amour maternel, paternel, l'amour d'un enfant à ses parents, l'amour qu'on porte à un frère ou une sœur et l'amour qu'on porte à un être pour ce qu'il est, pour ce qu'il représente.

-Pour moi il y a plusieurs amours, il y a aussi différentes façon d'aimer et de multiple façon de le vivre. Je comprend parfaitement qu'un homme comme Philippe ne puisse pas te convenir et encore moins la vie que nous allons mener. Une vie de château, prendre soin de notre royaume, organisé des bals, des réceptions. Tout le monde ne rêve pas de cette vie pour s'épanouir en amour et commencer une vie de famille. Mais tu ne mènera ta propre histoire d'amour à ta manière. Je sais très bien que tu n'est pas du tout faite pour une vie tranquille dans une petite maison. D'ailleurs je pense que tous les hommes que tu as rencontré sont comme toi, plus solitaire, indépendant et avide de liberté. C'est peut-être ce que je vais regretter le plus en habitant au château. Ne plus pouvoir m'évader comme je le voudrai, mais au côté de mon époux je sais que j'aurai une vie heureuse.

Anne est très attachée à sa liberté pour elle une vie à deux n'est qu'un enchainement.
"Une princesse qui attend son prince" ? je ne pense pas être en position d'attente mais je décide de ne pas répliqué, je l'ai pas été tendre avec elle au départ. Un partout.

-L'amour va bien au delà de ça, et ce n'est pas un sentiment qui entrave mais au contraire qui libéré.

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Mar 14 Nov - 12:41

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
Feat Aurore de Boisdoré

Le badinage amoureux, les histoires d’amour, les princes et les princesses, ce n’étaient pas du tout mon univers. La mignonnerie m’était inconnue depuis des années maintenant. La piraterie était un univers difficile ou les délicats sentiments n’avaient pas leur place. Et je m’étais déjà attachée à beaucoup trop de personnes, ce qui me torturait en mer. Je m’étais mise à avoir de l’affection pour plusieurs personnes… Dont Absolem et Killian. Malgré tout, par respect et peut-être un peu par curiosité, j’écoutais Aurore avec plus ou moins d’attention. Je ne croyais pas en tout ce qu’elle disait, pas à grand choses à vrai dire. Le grand amour, j’avais du mal à y croire. Croire au fait qu’on ne pouvait aimer qu’une personne me paraissant incrédule. Comment trouver la personne qui nous convenait dans ce vaste monde ? Ça semblait si compliqué. Et être enchainée à une seule personne, ça donnait l’impression que ça réduisait toute la liberté que j’avais réussi à acquérir. Mais la personne que j’aimais le plus n’était pas sur terre, elle n’avait aucun rapport avec ma vie de pirate… William était tout ce que je regrettais de mon passé, il était la personne qui me manquait le plus. Elle ne savait pas ce que ça faisait de perdre le trou, elle n’avait jamais ressenti ce trou béant que ça laissait sans la poitrine. Elle admettait qu’elle ne savait pas ce que je vivais, continuant sur le fait que pour l’instant elle n’avait que Philippe. Au moins, elle avait trouvé une raison d’avancer et elle avait un but. Ce n’était pas donné à tout le monde. Je voyais son regard mélancolique se promener dans ma cabine. Est-ce qu’aimer autant valait la peine de souffrir autant ? Je n’en étais pas sûre…

Elle expliquait alors ce qu’elle ressentait à propos de l’absence de son Philippe, l’impression de l’avoir avec elle alors qu’il n’était pas là. Avant qu’ils ne soient séparés, elle guettait toujours son retour, et ressentait toujours la peur de perdre. On avait toujours peur de perdre ceux qu’on aimait, ce n’était pas un sentiment lié à une seule et unique personne… Cette conversation semblait sans queue ni tête. De toute façon, nous avions nos idées, nos opinions, notre vision du monde. Nos idéaux se heurtaient : nous n’étions pas d’accord, et peut-être que nous ne serions jamais d’accord. J’avais bien l’impression que ça allait se terminer ainsi.

- Je peux comprendre certaines choses… On a toujours peur pour les personnes qu’on aime et plus nous les aimons, plus nous avons peur…

Quant au reste, je n’osais le commenter… Je ne sentais la présence de personne, juste le vide et l’absence. Je ne me faisais aucune illusion. Absolem n’était pas là, même si j’espérais le voir à chaque fois que je restais dans un port. Pour avoir l’impression qu’il était un peu là, je me réfugiais dans la cape qu’il m’avait laissée, la cape que je portais à cet instant même. J’effleurais parfois la broche qu’il m’avait offerte pour remémorer les doux moments passés ensemble, me rappeler de nos longues conversations. Lui aussi avait laissé un vide dans mon cœur. J’avais l’impression que ce dernier était une véritable charpie. J’aimais de tout mon cœur ce qui faisait que je laissais toujours un morceau de moi à ceux que j’aimais. Une partie de mon être était resté avec Absolem, une autre avec Killian, la plus grande part allant à William. Je ne devais plus me rester grand-chose rien que pour moi.

Non, je n’aimais pas le pirate et le démon de la même façon. Ils étaient tous les deux différents, et je leur avais accordé une affection toute différente. Jamais je ne les placerais sur un pied d’égalité, ils n’étaient pas pareils. Killian était le frère que je m’étais choisi, un frère particulier, mais un frère quand même. Je lui faisais confiance, je me sentais en sécurité avec lui, tout entre nous était d’une légèreté sans nom, nous nous comprenions. Quant à Absolem, c’était bien plus compliqué, je ne comprenais pas ce que je ressentais pour lui. C’était inexplicable et au final, je ne voulais pas chercher à comprendre. Je profitais du peu de temps que nous avions ensemble. Je savourais ces instants qui n’appartenaient qu’à nous, ces doux moments ensemble. Je ne voulais pas me poser de questions, de peur de tout gâcher. Pourquoi chercher à comprendre alors qu’il fallait simplement profiter du moment présent ?

Aurore m’expliqua ensuite qu’il y avait plusieurs amours, différente façon d’aimer. Expliquant alors que nous n’aimions pas le même type de personne. Nos modes de vie à toutes les deux étaient très différents. Elle menait une vie à la cour, posée et rangée. Je vivais une vie de pirate, loin de tout, loin des lois et de la tranquillité, avec la soif de liberté et de découverte. Je n’étais vraiment pas sûre d’être faite pour une vie à deux, une vie de famille. Je l’avais déjà vécu, pendant près de trois ans et si j’avais été heureuse d’avoir William, je n’étais pas pleinement épanouie dans cette vie bourgeoise… Elle avait cependant raison sur un point, les hommes que je rencontrais étaient un peu comme moi. Et sans doute que la vie de famille n’était pas faite pour eux non plus.

- J’ai été mariée… Certes, pas avec un homme que j’aimais, un mariage arrangé. Et honnêtement, ce n’est vraiment pas pour moi, même si j’ai été la plus heureuse avec mon fils. Cette vie là manque d’aventure, et mon mari avait tous les droits sur moi, c’est ainsi que fonctionne le mariage non ?

Une vie de contrainte, une vie sans liberté… Ce n’était pas pour moi.

- Aujourd’hui, je suis réellement libre de dire et de faire ce qui me plait. Je fréquente qui bon me semble, et je couche aussi avec ceux qui me plaisent. Avantage non négligeable qui me permet de profiter de plaisir qu’offre la vie.

Même si je devais avouer que j’avais une préférence pour quelques personnes. Tout de même, une vie plus calme avec Absolem m’effleura un instant l’esprit. J’effaçais vite cette idée de mon esprit.

- Et pour être honnête, je ne pense pas qu’Absolem soit l’amoureux parfait… Il reste le démon de la luxure… Et la luxure mène à fait des choses peu respectables, que j’accepterai peut-être pas…Malgré toute l'affection que je lui porte.
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Ven 24 Nov - 1:01

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore


Mmm elle ne semble pas très réceptive à mes arguments. C'est une vraie tête de mule. Ce sera plus difficile que je ne le pensais. Pourtant l'amour est une chose si belle. Il mérite d'être vécut. Perdre un enfant est une chose terrible que je souhaite à personne mais il faut continuer de vivre. Cet enfant, depuis sa nouvelle demeure, doit être triste de voir sa mère se refuser l'amour depuis son départ. J'en suis persuadée mais je n'ose pas le dire à Anne, j'ai peur qu'elle se braque à ce sujet. Il faut vivre pour les vivants sans oublier les morts. Je pense cela mais je me rends compte que si j'apprenais la mort de Philippe, je serai capable de mettre fin à mes jours. Je ne supporterai pas la vie sans lui. Je peux accepter l'éloignement mais pas la séparation définitive. Je ne suis peut-être pas un si bon exemple que ça. Bon il fallait que j'en apprenne un peu plus sur cet homme, cet Absolem. Ce n'est pas un nom très commun.

Au vue de ses réponses j'ai l'impression de ressentir une forme de tristesse, un peu désabusée, comme si elle avait abandonné toute volonté à ce sujet. Comme si depuis la mort de son garçon plus rien n'avait d'importance. Sauf que ma vie ne s'arrête pas là et je me dois de réussir à la convaincre. Je veux la voir heureuse.

Je pense que je suis l'une des rares à être autant dans son intimité. Elle sait presque tout de moi, étant devenue un personnage public, j'ai pris l'habitude à ce que ma vie soit connus de tous. Cependant je suis pas sur qu'Anne se confit aussi facilement, même à Billy.

- Tu ne parles pas souvent de ces choses là, je me trompes ?

En même temps, étant la capitaine d'un bateau pirate composé exclusivement d'hommes, je ne vois pas à qui elle pouvait parler de tout cela. Je suis peut-être la première personne qui l'écoute depuis un moment.

Elle finit par me dire qu'elle a été marié, mais ce n'était pas un mariage d'amour. Elle n'a donc pas connut l'amour, le vraie. Du coup cette idée que l'amour n'est pas fait pour elle est juste une illusion, elle ne connaît pas l'amour. Bon je sais pas encore si ça va m'aider...

-Non ce n'est pas le fondement du mariage. Tu viens de me dire que tu ne l'aimais pas alors tu n'as pas connut l'amour d'un homme. Je serai aussi heureuse avec Philippe et avec enfants par la suite. Nous nous aimons tous les deux et c'est tout ce qui compte, tu ne crois pas. L'amour ce n'est pas un rapport de domination de l'un sur l'autre.

Elle va encore me dire que mon cas avec Philippe est particulier et je veux bien admettre que nous avons eu beaucoup de chance de s'être plus au premier regard. Mais je ne peux pas croire et je ne veux pas croire que nous sommes le seul couple dans ce cas là.

Soudain je me rends enfin compte que le vêtement qu'elle porte sur ces épaules est clairement une pièce masculine. Allez je me risque.

-Et tu ne voudrai pas être que dans les bras de son propriétaire?   dis-je en montrant la cape. -Pourquoi changer de bras quand une seule étreinte peut-être plus que suffisante. la monogamie n'est pas une tard tu sais. Mais à quoi ça sert de passé de bras en bras si c'est pour ne rien ressentir ou en tout cas rien de fort, rien de sensationnel. Je suis sûr que tu sais de quoi je veux parler. Et ils sont comment sinon ces autres plaisirs de la vie ?

Anne m'apprend qu'Absolem n'est autre que le démon de la luxure. J'avoue que je ne m'attendais pas à celle là ... Pourquoi fallait-il qu'elle s'entiche de démon de la luxure, rien que ça ... Je n'ose même pas imaginer la tête que je suis en train de lui présenter.

Le démon de la luxure... C'est pas commun comme amant. Je ne peux encore me prononcer je dois en savoir plus. Sans ça j'aurai plus de mal pour l'aider. Un démon de la luxure ... Je veux bien croire que question fidélité il ne soit pas très au point mais j'ai l'impression qu'elle non plus. Après tout ils peuvent s'aimer sans être fidèle, mais cela me dépasse un peu je le reconnais. Comme je l'ai dit il y a plusieurs façon d'aimer.

-Tu veux bien me raconter ton histoire ?

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Ven 24 Nov - 19:13

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
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Cette conversation pouvait durer très longtemps, je doutais qu’on puisse à un moment se mettre d’accord. Nous venions de mondes différents et nous avions vécu des choses différentes également. Nous ne voyions pas les choses de la même façon, ce qui expliquait en parti nos désaccords. Mais cela ne m’empêchait pas de l’écouter pour essayer de comprendre ce qu’elle pensait. En soi, je comprenais très bien ce qu’elle m’expliquait, mais je l’admettais pas ce que ça puisse être réel, que ça puisse m’arriver à moi. Non, je ne tomberais pas amoureuse en un seul regard, pas au bout de quelques instants passés avec la personne, il fallait apprendre à connaitre ceux qu’on côtoyait et surtout celui avec qui on était censé vivre toute notre vie. Et je n’étais pas sûre d’être capable de vivre avec la même personne toute une vie avec la même personne. Est-ce que nous étions capables de rester avec le même individu ? Je n’en étais pas sûre…

Elle me demanda ensuite de confirmée une idée qu’elle se faisait. Elle voulait savoir s’il m’arrivait régulièrement de parler de ce genre de chose. Pas vraiment non. Je n’avais pas l’occasion d’en parler, et je ne voulais pas spécialement de discuter d’amour ou de badinage. Sur un navire pirate, on ne pouvait pas vraiment en parler non plus. Dans la piraterie, il n’y avait pas de place pour les sentiments dans ce monde de bruts. Je lui fis alors un petit sourire amusé.

- Penses-tu réellement que la possibilité d’en parler souvent ici ? Mais je peux en parler avec certaines personnes.

Avec Killian entre autres. Je n’avais pas de secret pour lui, il savait à peu près de tout de moi. Je répondrais toujours avec sincérité à ses questions. Il n’y avait pas de secrets entre nous, ou vraiment très peu. Nous avions tous notre jardin secret après tout. En y réfléchissant, je ne pensais pas avoir de secret pour lui, je lui avais tout dit. Absolem savait certaines choses, il savait aussi beaucoup de choses, mais nous avions eu moins de temps pour parler, pour apprendre à nous connaitre. Il m’avait tout de même été simple de lui parler, je m’étais confiée facilement à lu, je lui avas parlé de mon passé, de celle que j’avais été, de celui que j’avais perdu comme si nous nous étions toujours connus. Ça avait été pareil avec Killian… A croire que mon cœur balançait entre deux hommes ? Non, pas du tout, le pirate était mon frère, mon jumeau même. Absolem ? C’était compliqué, je ne savais pas trop. On n’avait jamais cherché à définir ce que nous étions l’un pour l’autre. Et peut-être que nous n’avions pas envie de le savoir, nous voulions simplement profiter de nos retrouvailles à chaque fois, sans se poser trop de questions… Surtout que je me posais déjà beaucoup de questions de mon côté toute seule…

Vint ensuite un sujet plus fâcheux, mon mariage. Je n’avais pas été malheureuse, mais je n’avais pas non plus nagé dans le bonheur. J’avais eu de ce dont j’avais besoin. Mon bonheur avais été mon petit garçon, et rien ni personne ne pouvait le remplacer. Une nouvelle fois, elle essaya de s’expliquer. Bien évidemment que je n’avais pas aimé James, pas comme il le fallait de tout évidence, et lui non plus, ne m’avait pas aimé d’un amour fou et passionné. Nous avions eu du respect l’un pour l’autre, et peut-être un peu d’affection. Par contre, j’avais bien compris qu’Aurore aimait passionnément son Philippe, elle voulait même fonder une famille avec lui, et c’était le plus important pour elle : elle l’aimait et pensait à des projets d’avenir avec lui. Il ne devait pas y avoir de domination dans une relation amoureuse.

- Ecoute, je ne dis pas que tu as tort, ou que c’est impossible… Je ne nie pas le fait que l’amour existe. C’est juste que moi, je n’en veux pas… Je ne veux pas de ça, et je ne peux pas non plus. Je ne tiens pas en place, je revois rarement les personnes que je rencontre… Et honnêtement, je me plais à me perdre dans plusieurs lits… Je suis volage.

J’étais une pirate non ? Je ne suivais pas les règles et je faisais ce que mes envies me dictaient de faire je me faisais plaisir, je profitais de la vie et de ses plaisirs. Que les princes et les princesses tombent amoureux, c’était une chose. Mais c’était bien plus compliqué pour les voyageurs qui ne restaient pas très longtemps au même endroit. Je souffrais déjà bien assez de l’absence de mes proches, alors souffrir de l’absence d’une personne qui serait tout pour moi ? Hors de question. J’avais déjà trop souffert par le passé, je souffrais encore aujourd’hui de l’absence de William, de Killian et d’Absolem. Et non, je n’étais ni amoureuse de Killian, ni amoureuse d’Absolem… Aurore me demanda soudainement si je ne voulais pas être dans les bras du propriétaire de ma cape. Je la regardais alors avec un petit regard provocateur pour m’amuser aussi. Ou peut-être pour me cacher derrière la vulgarité des pirates ?

- Je voudrais bien être dans ses bras, et l’accueillir entre mes cuisses aussi, si tu veux savoir…

En soi, ce n’était pas faux. Je voulais bien passer du bon temps avec Absolem, c’était qu’on avait bien profité la dernière fois. Certes, discuter avec lui était dès plus agréable également, tout comme le fait de me perdre dans son regard. Mais il y avait très peu de chance pour que nos chemins se croisent de nouveau un jour. Elle me demanda ensuite pour je changeais de bras alors qu’une étreinte était suffisante, la monogamie n’était pas une mauvaise chose. Je la regardais un peu ahuri, elle voulait vraiment que je parle de mes aventures avec elle… ? Je ne pensais pas que c’était le genre de sujet qu’une princesse de haut rang voulait aborder. Je me raclais la gorge.

- Je ne pense que le fait que tu sois… Vierge, fait que tu ignores certaines choses… Et comme tu es vierge, comment sais-tu que ça sera « sensationnel » avec Philippe ? Peut-être qu’il n’est pas très doué au lit ? Quant à moi, je t’avoue que j’aime le fait de coucher avec les hommes et même si c’est plus ou moins plaisant selon le partenaire, je dois dire que c’est « sensationnel » avec Killian et Absolem. De façon différente certes, mais je ne peux nier que j’aime beaucoup ces deux hommes pour des raisons différentes et que je les apprécie aussi de façon différente… Enfin, c’est un peu compliqué. Killian, c’est un peu comme un frère jumeau ? Je laissais échapper un petit rire. On se fait plaisir mutuellement, on se comprend parfaitement et on sait ce qu’on est l’un pour l’autre. Moment de réflexion pour parler d’Absolem. Et avec Absolem c’est… Je ne saurais pas comment le définir. C’est comme ça c’est tout, on se plait, et on aime bien passer du temps ensemble…

Absolem ? « Absolument inclassable ». Je ne savais pas quoi dire de lui. Je l’appréciais beaucoup même si tout semblait très compliqué avec lui, j’ignorais comment appréhender nos relations. On ne s’était vu que deux fois, alors comment envisager quoi que ce soit ? Et puis, comme je l’avais dit à la princesse, il était le démon de la luxure : ça m’étonnerait que quelqu’un de censé puisse être heureux avec ce genre de personne. Qui réussirait à réfléchir à un avenir avec le démon de la luxure. Aurore semblait très septique et surprise vis-à-vis de l’identité de mon amant « régulier ».

- Au contre, je crois que c’est commun, tu ne crois pas ? Je pense qu’il est l’amant de nombreuses femmes. Et peut-être de certains hommes également.

Je ne me voilais pas la face, je connaissais très bien la nature d’Absolem, et ce qu’il pouvait faire quand e n’étais pas là. Nous le savions, nous avions tous les deux un train de vie particulier qui nous rangeait parmi les individus peu recommandable. Je lui fis alors mon plus grand sourire. Ce n’était pas que j’étais fière de ma situation, c’était juste que c’était comme ça, je ne pouvais rien y faire. Et elle non plus. Elle voulut alors connaitre mon histoire avec le dit démon.

- Quoi ? Mon histoire avec Absolem ? C’est assez simple et rapide à raconter, on ne s’est vu que deux fois. On s’est rencontré dans un port, j’avais besoin de calme pendant que l’équipage faisait la fête, alors que je les regardais de loin. J’étais sur les quais et il marchait par là. Nous nous sommes mis à discuter à marcher jusqu’à la plage. Il m’a révélé sa véritable nature et je lui dis qui j’étais. Puis, nous nous sommes quittés près du Revenge avec un baiser. En souvenir je lui ai laissé un bague. La seconde rencontre c’était dans une taverne, mais on en est vite sorti je m’étais attirée des ennuis avec le propriétaire des lieux. On a marché dans les rues de la ville portuaire en nous racontant nos dernières aventures. On a voulu dîner dans une autre auberge, mais on est  passé au dessert avant… Et j’ai pris mon pied si tu veux savoir. Quelques douces attentions aux matins, petit déjeuner ensemble, visite de la ville, quelques cadeaux échangés. Et voila.

Il n’y avait pas grand-chose à dire… Bon, j’avais peut-être mis sous silence tout ce que j’avais ressenti à ce moment là, parce que je ne voulais pas admettre que j’avais été heureuse de le retrouver, de passer du temps avec lui, de voir qu’il était tout aussi ravi que moi. J’avais passé un très bon moment avec lui lors de notre seconde rencontre. Bien évidemment, je serais plus qu’heureuse de le voir une troisième fois, une quatrième, une cinquième, etc. Absolem me manquait, je ne pouvais le nier, mais je ne pouvais l’admettre.

- D’autres questions ?
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Dim 3 Déc - 22:51

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore


Je suis en train de me demander si je suis la mieux placé pour discuter de ça avec elle, même si je veux l'aider je dois reconnaître que ce que je connais de l'amour se limite à ce qu'on m'a dit et mes rêveries. Dans les premiers cas on en m'as apprit beaucoup de chose. Mes tantes sont resté très discrète là dessus et je n'étais pas réellement concerné vue que je ne rencontrais personne. Cependant elles m'ont lu des histoires de princes et de princesses qui vivaient heureux dans leurs châteaux. Ils étaient tous de bons souverains. C'est là que je me rends compte que ces histoires n'étaient pas anodines, me concernant.
Concernant les rêveries elles viennent tout droit de ces histoires, de mes rêves ou plutôt de mon rêve. Je faisais toujours le même. Parfois il changeait un peu mais l'histoire restait la même. Je me souvient d'un en particulier. Le royaume était couvert de neige. Depuis ma colline j'observais la ville. Les habitants se déplaçaient en traineau, les enfants faisaient des bonhommes de neige avec toutes la neige qu'ils trouvaient. Je crus même apercevoir ce qui ressemblait à un igloo, ces mêmes enfants s'en servaient pour glisser le long de sa parois. Je ne pouvais m'empêcher de sourire devant ces scènes si romanesque.J'ai finis par reprendre mon chemin pour retrouver ma chaumière et c'est là que je suis tombée sur lui, mon inconnu. C'est presque comme si il m'attendait. je lui ait une petite révérence sans le quitter ce qu'il m'a rendu de la même manière. Nous nous connaissions déjà. Et c'est sans hésiter que je m'avance vers lui pour qu'il me prendre doucement dans ses bras. Il passe son bras le long de mon dos pour nous faire danser quelques pas dans la neige et c'est à ce moment que la neige se met à tomber. C'était magnifique. Une belle romance. Et comme tous mes autres rêves c'est au moment de nous embrasser que je me suis réveillée.

Je ne peux pas expliquer pourquoi ce souvenir m'est revenue en mémoire à ce moment. Est-ce que Anne rêve des mêmes choses que moi ? Est-ce qu'elle à déjà fait ce genre de rêve ? Je pense que toute les deux nous n'avons pas put réellement parler d'amour comme nous le voulions. L'une et l'autre nous pouvions le faire maintenant.

Peut-être que c'est moi qui sui vraiment trop innocente. Je fais confiance à Philippe pour son amour et sa fidélité mais Anne semble dire que tous les hommes ne sont pas comme ça... C'est surement vraie mais je suis sur que la plus part des hommes sont comme Philippe. Sinon l'amour serai un sentiment qui ne nous serai jamais parvenue. Il n'aurai peut-être même jamais existé.

Ne pas vouloir de l'amour ? Comment peut-on ne pas vouloir de l'amour. Là c'est moi qui ne comprend pas ... Sans l'amour je ne serai plus là, je ne serai peut-être toujours endormie ou je ne serai jamais né. Je suis le fruit de l'amour de mes parents. Ma mère m'a expliqué qu'ils m'avaient beaucoup attendu, beaucoup espéré. Ma naissance était presque un miracle pour eux. Je suis né d'un amour sincère et fort.

-C'est pas parce que tu es pirate que tu dois être volage. C'est pas parce que tu es pirate qu'il faut que tu te sentes obligés de l'être. Si tu voulais revoir quelqu'un tu tenterais des choses pour le revoir ?

Ensuite je crois que je me suis aventurée sur un terrain glissant pour moi car il m'est totalement inconnu et je me permet de donner des conseils. Je sais très bien qu'Anne ne vas pas me rater là dessus. Et je ne suis pas déçut. Elle me lance avec un sourire en coin qu'elle voudrai avec cet homme entre ses cui.... d'accord j'ai comprit. Mais je ne voulais qu'elle voit ma stupéfaction devant sa répartie mais je ne pouvais empêcher mon corps de réagir. Je sens le rouge me monter aux joues et je manque presque de baisser les yeux. Toute fois je ne me laisse pas perturber trop longtemps dans mon argumentation et reprend vite la parole.

J'enchaine sur l'idée de rester fidèle à une seule personne. Cette fois elle semblait un peu surprise que j'aille sur ce terrain. Elle m'explique qu'étant encore pucelle je ne savais rien des capacités de Philippe. Ce qui est vraie et je reconnais qu'à cette pensée mon imaginaire ce met en branle et cette fois c'est une chaleur qui vient me parcourir tout le ventre. J'essaie de rester concentré sur notre conversation.

-En effet je ne sais rien de tout cela. Me concernant je lui fait confiance et même si il n'est pas ... en pleine capacité je l'aimerai toujours autant. Il sera bientôt, j'espère, mon époux et je ne l'épouse pas pour ça. Je l'épouse pour lui, ce qu'il est et parce qu'il m'aime et me chérit. dis-je en souriant.
Par contre j'ai un peu de mal à cerner sa relation avec ce Killian qu'elle dit être son "frère" mais je crois que je préfère ne pas avoir de détails là dessus. Je me concentre sur Absolem, qui je suis sur, tient une place particulière pour Anne. Un homme aussi volage, ça ne doit pas être facile de le supporter, encore plus quand on aime cette personne....

Ensuite elle me raconte son histoire avec lui, en effet elle est courte. Ils se sont vue deux fois, mais Philippe nous nous sommes vue une seule fois avant qu'il me demande de l'épouser. Comme quoi tout est possible quand l'amour est sincère.

-C'était donc lui que tu cherchais du regard toutes les fois où nous avons fait une halte dis-je souriant.

Elle me demande si j'ai une autre question. Je sais maintenant que j'arriverai pas à la faire changé d'avis comme ça, mais si j'arrive à lui mettre le doute ce sera déjà un grand pas.

-Est ce que tu pense pouvoir l'aimer ?

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Lun 4 Déc - 11:52

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
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Je n’étais pas sûre que l’on puisse arriver à une attente sur ce sujet là toutes les deux. Nous venions de deux mondes différents, nous  avions vécu des choses différentes, rien ne nous réunissait sur un terrain d’entente. Malgré tout, je l’écoutais avec attention. Premièrement parce que c’était une amie, deuxièmement parce qu’il était toujours intéressant d’échanger sur un sujet avec quelqu’un qui ne pensait pas comme nous. Aurore était une idéaliste, une grande rêveuse qui avait été bercée par des histoires qui finissaient bien. De mon côté, j’étais plus terre à terre et réaliste. Rien n’avait été simple pour moi, je n’étais pas née avec une cuillère en or dans la bouche. Elle était une princesse aimée et choyée. Même si elle avait été séparée de sa famille, elle avait été entourée de ses trois marraines les bonnes fées qui avaient essayé de faire son bonheur avant de la rendre à ses parents. De toute évidence, elle avait réussi à trouver l’amour de sa vie (si ça existait vraiment). A croire qu’il y en avait qui avaient de la chance et pas d’autres. De mon côté, j’étais une enfant bâtarde, qui avait été méprisée par une partie de sa famille, qui n’avait pas eu le droit à la compagnie de sa mère, qui avait été mariée de force avant de tout perdre… J’étais ensuite devenue pirate et mon capitaine avait été pendu. Avec tout ça, j’avais du mal à croire au bonheur et aux fins heureuses. Quant aux histoires de grand amour, j’avais du mal à penser que ça soit possible, mais pourquoi pas après tout ?

A chaque fois que je disais quelque chose, j’avais l’impression de voir une mine septique apparaitre sur le visage d’Aurore. Nous n’aspirions pas à la même chose. Je l’imaginais très bien se plaire dans une vie de famille calme et tranquille avec son prince charmant, leurs enfants, à gouverner sur un somptueux royaume. De mon côté, je voulais garder ma vie telle qu’elle était. A voguer sur les mères, à faire ce que bon me semblait. Sa réflexion me fit sourire.

- Je ne suis pas volage parce que je suis pirate, mais parce que je suis comme ça… Parce que j’en ai envie. Bien sûr que si je voulais revoir quelqu’un je tenterais des choses. Là n’est pas le problème. Je revois mon frère, mais pas souvent, parce que je voyage beaucoup, lui aussi d’ailleurs. Et en mer, il peut y avoir de très nombreux contre temps. On n’est jamais à l’abri d’une tempête qui nous fait changer d’itinéraire.

En ce qui concernait Absolem, les choses étaient plus compliquées. Tout était toujours plus compliqué avec lui. Lui était définitivement un homme qui vivait sur la terre ferme, et je ne m’enfonçais jamais trop loin dans les royaumes, je restais dans les ports par sécurité. Je pouvais ainsi prendre le large très rapidement si les ennuis arrivaient. J’étais pirate et donc recherchée. Si on me reconnaissait, je devais avoir la possibilité de fuir le plus vite possible. J’avais échappé une fois à la potence, je n’aurais pas toujours autant de chance, surtout que matin, on devait savoir de quoi j’étais capable du côté Nottingham et de Camelot. Le juge Claude Frollo avait sans doute informé ces deux royaumes de tout faire pour ne me laisser aucune échappatoire. Autant dire  que j’évitais d’aller vers ces terres le plus possible.

Voyant que la conversation tournait en rond, et que la belle princesse d’aventurait sur un terrain qui m’était familier mais inconnu pour elle. Je m’amusais à jouer la carte de la provocation. Même si elle essayait de garder contenance, le rouge lui montait aux joues, et je voyais toute sa gêne se dessiner sur visage. Avec une certaine déception, je la voyais reprendre ses esprits pour reprendre la parole. J’aurais au moins essayé, et j’avais plus ou moins réussi à surprendre cette jeune pucelle. Elle continuait sur cette pente savonneuse pour elle, ce qui me surprit un peu. Mais ce n’était pas moi que ça dérangeait de parler de mes aventures. Par contre, je savais que ça la piquerait m’entendre parler de son Philippe et de ses capacités à la satisfaire. Je l’observais, légèrement amusée par la situation et ses réactions. Pourtant, elle essayait de continuer la conversation. Je pouvais lui tirer mon chapeau. C’était qu’elle avait beaucoup appris ces derniers temps, elle ne se laissait plus marcher sur les pieds et ne se laissait plus émouvoir aussi facilement qu’à ses débuts à bord. Rien ne pouvait la faire douter de son amour pour son prince, elle aimerait même s’il était un piètre partenaire au lit. Soit.

- Enfin, s’il doit y avoir des héritiers pour le trône, il serait quand même préférable d’y prendre un peu de plaisir. Mais je comprends que tu l’aimes malgré tout. Le devoir conjugal ne fait pas tout dans une relation amoureuse.

Je lui souhaitais de prendre un peu de plaisir avant de concevoir un héritier, parce qu’ensuite, viendraient neuf longs mois de galères, et de désagréments. J’en savais personnellement quelque chose. Mais si elle pouvait se satisfaire de tout ce que lui offrait son cher Philippe, tant mieux pour elle. Ce n’était pas mon problème après tout. Je trouvais juste dommage de s’enchainer à un homme sans savoir à quoi s’attendre. Parce que si elle se mariait avec lui, je savais qu’elle lui serait fidèle et elle ne connaitrait pas les réels plaisirs de la chaire s’il n’était pas doué… Parfois, je manquais cruellement de romantisme, je devais l’avouer… Tant pis.

Aurore me demanda ensuite de raconter mon histoire avec Absolem. Ce fut assez rapide, nous nous étions vus seulement deux fois. En quelques phrases, je lui avais raconté ce qui s’était passé, en mettant de côté les sentiments que j’avais ressentis en sa présence. Je n’avais rien dit, parce que je ne comprenais pas tout ça, et que je n’avais pas de mots pour les expliquer, mais aussi parce que je savais qu’elle utiliserait ça contre moi. Elle déclara alors que c’était lui que je recherchais du regard lors de nos haltes.

- Je le cherchais lui et d’autres connaissances aussi. Je me dis que le hasard me mènera parfois à mes amis.

Il fallait tout de même dire que c’était Absolem que je cherchais le plus… Mais c’était une information qu’elle n’était pas obligée d’avoir. Qu’elle ne se fasse pas d’illusion, je n’étais pas amoureuse. J’avais juste une plus grande affection pour certaines personnes. Absolem faisant parti des personnes pour qui j’avais le plus profond attachement malgré le peu de fois où nous nous étions vus. J’étais attachée à lui, j’étais intriguée par lui, et j’avais de l’affection pour lui, mais je n’étais pas amoureuse. La jeune princesse me demanda alors si je pensais pouvoir l’aimer. La question pouvait se poser,  je n’avais malheureuse pas de réponse à lui apporter.

- Je l’aime déjà… Mais pas comme tu voudrais que je l’aime. J’ai de l’affection pour lui, je l’apprécie sincèrement, mais ce n’est pas comme ton amour fou pour Philippe… Et seul l’avenir pourra nous dire si je peux l’aimer de cette façon. Aujourd’hui, je n’en sais rien. Par contre, je doute que le démon de la luxure soit capable de réellement aimer… Ou peut-être que ça serait comme l’amour du Ténébreux pour Belle. Je ne le connais pas personnellement celui-là… Mais je connais un peu son histoire, et son histoire d’amour est un fiasco monumental. Et je te le répète, je n’ai pas envie d’aimer quelqu’un comme ça… Je n’en veux pas de cet amour passionné. Je vais te montrer quelque chose.

Je me levais pour aller chercher un petit coffret caché sous mon lit. Je le posais sur mes genoux un instant. Avant de sortir les quelques objets qu’il contenait, je posais au centre du bureau la rose en cristal et la broche en forme de loup qu’Absolem m’avait offert. J’enlevais ensuite le collier que Killian m’avait donné pour le poser sur le bureau également, c’était un beau collier avec une pierre de topaze marron. Je sortis ensuite de ma petite boite la couverture de William, les quelques vêtements que j’avais, et la boule à neige de son dernier noël, à l’intérieur on y voyait un bonhomme de neige sur un traineau devant un igloo, en la secouant, les paillettes argentées volaient dans tous les sens. William aimait ce qui brillait, ça attirait toujours son regard. Je levais ensuite les yeux vers Aurore.

- Ma vie est faite de souvenirs, plus ou moins douloureux. Je ne garde pas les personnes avec moi, je ne peux pas. Je n’ai que des objets qui me rappellent ceux que j’ai aimés, et ce que j’aime aujourd’hui… Ce navire est aussi un souvenir, le souvenir de mon capitaine. J’ai déjà beaucoup souffert en aimant. Je souffre déjà en ayant de l’affection pour quelques personnes. Je pense avoir donné mon lot de douleur pour une vie entière. Je ne veux plus prendre le risque de souffrir comme tu souffres aujourd’hui… Si ces objets me rappellent le souvenir de ceux qui me sont chers, ils me rappellent aussi leur perte ou le fait que je sois loin d’eux. Si je devais tomber amoureuse comme tu es amoureuse de Philippe, je prendrais le risque d’avoir encore plus mal que j’ai mal aujourd’hui. Parce que ma vie ne me permet pas d’être auprès de ceux que j’aime, et parce que je risquerais de souffrir de la perte de « l’amour de ma vie », comme j’ai perdu mon fils et Jack.

Que deviendrais-je si je perdrais encore une fois quelqu’un que j’aimais profondément ? J’avais voulu mettre fin à mes jours à la perte de mon fils. Il m’arrivait même d’y penser encore aujourd’hui. Je ne survivrais pas à la perte de Killian, ni à la perte d’Absolem… Alors si ce dernier devait être l’amour de ma vie et que je le perdais, je perdrais la raison et ma vie… Et au vue de son style de vie, je savais qu’il prenait parfois des risques inconsidérés pour arriver à ses fins et obtenir ce qu’il voulait pour ses négociations. Non, le grand amour, ce n’était définitivement pas pour moi, et surtout avec lui… Je souffrirais plus qu’autre chose. Et pourtant, une petite part de moi aurait bien aimé tenter sa chance dans la quête de l’amour avec ce démon. Mais je m’y refusais catégoriquement.
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Jeu 7 Déc - 2:13

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore


Je sais pas si c'est nécessaire de continuer cette conversation, ça ne nous mènera pas à grand chose et cette pensée me fait rire doucement. J'écoute attentivement ces arguments. Elle en a des bons aussi et tout aussi légitime. Je vois bien qu'elle ne veut pas du tout le genre de vie que je mène et que je vais mener. C'est une femme libre, forte, indépendante. Je peux comprendre qu'elle ne veuille pas être lié à quelqu'un tout le temps, mais je sais que même marié elle saura imposer ses idées et faire ce qu'elle voudra. Je ne me fais pas trop de soucis pour cela, la concernant. Elle n'a pas eu une vie facile, je ne sais pas si elle supporterai une vie calme dans une propriété. Toute fois je me demande comment elle serai avec des enfants, ses enfants. Peut-être que ça l'amènera à revenir à une vie plus simple, mais sera t'elle heureuse pour autant ?

Moi tout ce que je veux c'est qu'elle soit heureuse. Peut m'importe que ce soit avec un homme une femme, volage ou pas, marié ou non, accompagnée ou célibataire. Je veux juste qu'elle soit heureuse.

Je suis soulagée qu'elle me confirme qu'elle serai prête à tout mettre en œuvre si elle voulait revoir quelqu'un. Tout espoir n'est donc pas perdu. On ne sait jamais, pour plus tard avec cet Absolem.

Anne me prend à mon propre jeux et me provoque sur le terrain de l'intimité. je n'avais pas pour ainsi dire que peu d'expérience d'intimité. Encore plus avec Philippe. Nous ne sommes pas encore mariés nous ne pouvions pas vivre ensemble lorsque nous étions encore dans le royaume de mon père. Toute fois entre les deux malédictions je me rappelle d'un Noël que nous avons passé au royaume. Notre premier en faite, au château et avec mon fiancé. C'était magique. La neige tombait doucement dans la cours du château et formait un moelleux manteau blanc. Le plus grand sapin de la forêt avait été coupé pour être installé dans la salle du trône. Les serviteurs l'ont décoré aux couleurs de mon père Jaune et Noire. Philippe et moi devions respecter la tradition de déposer les deux dernières boules de noël sur le sapin. Nous l'avons avec plaisir, en même temps nous avons déposé nos décorations. Juste après avoir inauguré notre sapin nous nous étions éclipsé dans les jardins pour nous retrouver tous les deux. Malgré nos fiançailles, nous étions rarement seuls et cela nous pesait un peu. Cette fois nous étions seuls dans les jardins. Accrochée à son bras nous nous étions promenés et je lui racontais les histoires que mes tantes me narraient à tous les noëls. C'était des histoires de fées, lutins, animaux mystérieux. C'était de très belles histoires. Philippe semblait beaucoup les aimer aussi. Et c'est là, caché par la neige tombante nous avons échangé quelques baisers.
Je ne peux m'empêcher de penser à ce souvenir quand Anne me taquine sur ce sujet. Je donnerai tout pour revivre ce mot si précieux à mon cœur. J'aime Philippe pour tout ce qu'il fait pour moi : m'avoir sauvé par deux fois, m'avoir attendu, me chérir tout comme je le chéris. Il y a quelque chose de particulier entre nous, qui ne peut pas se briser.

Je ne sais pas si Anne trouvera une tel relation avec Absolem, mais qu'ils s'aimeront d'une autre manière, leur manière.

-L'amour peut faire de choses incroyables, changer les personnes qu'on pense inchangeables. Tout est possible, même pour le démon de la luxure.

Anne veut me montrer quelque chose et elle revient avec divers objet donc une boule à neige avec un bonhomme de neige, un traineau. Elle m'explique que cette boule appartenait à son fils William. Sa disparition est une source inépuisable de douleur pour elle. Tout comme ce navire qui était à son capitaine également décédé. Elle ne veut plus aimer, elle ne veut plus souffrir. Elle ne prendra pas ce risque.

-Pourquoi garder une vie de douleur quand on peut avoir une nouvelle de bonheur ?

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Anne Bonny
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Jeu 7 Déc - 13:51

“Même si tu nies,

Tu souris car tu l'aimes.”
Feat Aurore de Boisdoré

On dit qu’il faut avancer, arrêter de regarder de la passer pour vivre le présent. Mais en ne pensant plus à mon passé, j’avais peur d’oublier ceux que j’avais aimé. Etait-il possible d’oublier William ? Non, je ne l’oublierais jamais, je ne pouvais. Il avait été ce que j’avais de plus cher, et il restait la personne que j’aimais le plus. D’autres m’avaient quittée, comme Jack, mais je n’avais pas la même affection pour lui. Mon fils était la chaire de ma chaire. J’aurais tout fait pour le retrouver, tout fait pour le revoir une dernière fois. Pour le ramener peut-être, ou au moins pour lui dire au revoir comme il se le devait. Je n’avais pas pu lui faire mes adieux, je n’avais pas eu de corps sur lequel pleuré. Je n’avais que des souvenirs et des objets sur lesquels me reposer. Penser à lui quand mon cœur le demander, me rappeler des bons moments passés avec lui. Il en allait de même pour tous ceux qui me manquaient, ceux que je ne reverrais jamais plus, et ceux que m’arrivaient de recroiser quand le hasard me l’accordait.

Je n’avais personne à présenter à Aurore, je n’avais que des objets à lui présenter. Chaque personne qui avait marqué ma vie m’avait laissé un petit objet en plus d’une trace dans mon esprit. Jack avait de moi celle que j’étais aujourd’hui, il m’avait appris tout ce que je savais de la piraterie et j’étais parvenue à récupérer son navire après m’être échappée de ma prison. Absolem m’avait laissée une rose de cristal et une broche en plus d’une marque indélébile dans mon cœur. Killian m’avait offert bien des présents, et il était le frère que mon âme avait choisi. De William, j’avais bon nombre d’objet que j’avais gardé : couverture, jouets, vêtements et de nombreux souvenirs étaient rattachés aux affaires de mon fils. J’avais montré une boule à neige à la princesse, je me rappelais de William qui la secouait dans tous les sens, assis devant notre sapin de Noël alors que je l’avais habillée en petit lutin du père Noël. Je n’avais fêté que deux Noël avec lui, j’aurais aimé en fêter plus, le voir grand et devenir un jeune homme accompli. Mais le destin en avait décidé autrement. Je ne pouvais qu’imaginer qui il aurait pu devenir…

J’avais aimé de tout mon cœur… Et j’en avais par la suite souffert. Je ne voulais pas revivre la souffrance de perdre un être cher. Aujourd’hui encore, j’avais offert beaucoup trop de ma personne à certaine personne. Si e venais à perdre Absolem ou Killian, je ne me relèverais pas cette fois. Je ne pouvais pas. Ce n’était pas imaginable. Pas envisageable. J’avais besoin d’eux, mais pour des raisons différentes. Killian était mon frère, mon jumeau, une part de moi. Le perdre, ça serait perdre en partie ce que j’étais. Absolem ? Je ne savais pas. Si je le perdais, j’en deviendrais certaines folle, mais je ne saurais pas pourquoi. J’étais incapable d’identifier le lien qui nous unissait. Je ne le comprenais pas, et sans doute ne voulais-je pas chercher à comprendre. Peut-être avais-je peur de comprendre, mais qu’importe. Le plus important, était que je vivais chaque instant que je vivais avec lui. Je savourais chacune de nos retrouvailles et j’espérais pouvoir le revoir un autre jour, plus tard, quand le destin nous le permettrait. En attendant, je pensais à lui, comme je pensais aux autres. Sans doute pensais-je à lui avais plus d’intensité… Ou d’une autre façon. C’était compliqué de mettre à un nom à notre relation, de définir et d’expliquer notre lien. Quoi qu’il en soit, j’essayais d’expliquer mon point de vue. Ce que je pensais de l’amour, et j’aimais déjà Absolem d’une certaine façon, mais pas comme elle aimait Philippe. Non, ce n’était pas pareil. Impossible que ça soit pareil. Elle répliqua alors que l’amour peut faire faire des choses incroyables, changer les personnes, que tout était possible même pour le démon de la luxure.

- Admettons un instant que je puisse l’aimer autant que tu aimes Philippe. Qu’est-ce qui te faire dire que lui puisse m’aimer, moi ? Une pirate, sans foi, ni loi.

La question se posait non ? Lui était un prince, avec un rang à tenir. J’étais tout ce qu’il n’était pas, je ne faisais pas partie de ce monde. Si le hasard n’avait pas joué aux jeux des rencontres, jamais nous ne nous serions croisés. Jamais, il ne m’aurait vue. Je serais passée inaperçue, habillée en homme, à piller l’un de ses clients peut-être.

Il fallait aussi que j’explique à Aurore pourquoi je ne voulais pas aimer. L’amour était autant une source de bonheur que de souffrance, et j’avais déjà beaucoup trop souffert. J’avais trop perdu, je souffrais de l’absence de ceux que j’avais rencontrée… Je ne voulais plus prendre le risque d’être ainsi torturée par la perte d’un être cher. Je souffrais assez. Je ne pouvais pas supporter plus.

- Je ne souffre plus autant qu’auparavant, le temps a fait son œuvre. Et je me sens bien en mer… La mer est mon salut, elle me permet de m’échapper… Même s’il est vrai qu’elle m’éloigne de certaines personnes. Mais j’aime ma vie telle qu’elle est aujourd’hui.

Je ne pouvais pas nier que j’étais heureuse dans les bras d’Absolem, que je me sentais bien contre Killian. Sauf que chacun avait sa vie… Chacun avait son lot de souffrances. Nous avions des vécus différents. Peut-être serais-je plus heureuse si j’avais la possibilité de les voir plus souvent, de rencontrer Absolem plus régulièrement. Mais je m’étais faite à ma vie de pirate. C’était mon refuge, ce que je connaissais, je savais ce que je risquais en restant en mer. L’inconnu était terrifiant, la peur de souffrir était trop présente.

- Je ne suis pas malheureuse. Je ne nage peut-être pas dans le bonheur, mais je me sens bien. Bien mieux que part le passé. Et je ne veux pas perdre ça.
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Aurore de Boisdoré
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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré Sam 16 Déc - 0:03

Même si tu nies, tu souris car tu l'aimesft. Anne et Aurore



-Alors pour quoi tu vis ?

Après l'avoir dit je me rend compte que c'est peut-être un peu cru de le demander comme ça. Cela m'a un peu échappé je le reconnais. Bon tant pis je verrai bien sa réponse je m'excuserai au besoin. Mais je voulais comprendre, je voulais savoir ce qui l'a faisait se lever tous les matins. Ce qui l'a faisait tenir aussi longtemps depuis la mort de William. Je ne devrais pas aller aussi loin sur ce terrain. Je n'ai en réalité aucune certitude de Philippe est vivant. C'est un rêve qui m'a poussé à partir à sa recherche pour de bon et seule. Je me revois seule avec Maléfique, me soumettant aux plus terribles tortures. Elle est allée jusqu'à introduire un doute profond, qui me ronge tous les jours un peu plus. A t-elle tué Philippe ou pas .... ? Je ne sais pas du tout mais je ne vis que dans l'espoir de le retrouver vivant, au plus vite....

Il fallait que je le retrouve, je ne peux pas vivre sans lui. Me rappeler tout cela fait remonter des souvenirs qui me semble déjà si loin. Peu de temps après mon réveille une grande fête a été donné en entre honneur. Nous nous sommes tous ralliés autour de traditions. Ces dernières années ont été très particulières pour le royaume. Une terrible sorcière lance une malédiction sur le pays, la princesse disparaît dans la nuit sans donner aucune nouvelle pendant 18ans. Le royaume est endormie pendant un an par les bonnes fées pour laisser au prince le temps de retrouver la princesse.
Quelle aventure ... Une fois que la malédiction a été levé par Philippe nous avons tous le désir de nous retrouver. Nous avons officialisé nos fiançailles lors d'une cérémonie spéciale. Tous deux nous sommes les futurs souverain et nous avions à cœur de reprendre les traditions royales. Notamment celle de "la danse des amants". C'est une belle coutume qui est pratiqué par tous le pays. Le but étant que tous les jeunes fiancés doivent danser un danse traditionnelle sur ... une table. Oui c'est le point le plus étrange peut-être. Ma mère m'avait expliqué qu'aux origines nos ancêtres la table sert à rassembler toute la famille. C'est devenu un signe pour une famille heureuse et nombreuse. C'était très important à l'époque et ça l'est toujours aujourd'hui.

Selon la tradition Philippe et moi avons mit des tenues elles aussi traditionnelles. J'avais une coiffe traditionnelle pour tenir mes cheveux. Ma robe ressemble à celle d'une bergère tout en ayant les symboles royaux. J'ai un petit tablier très jolie avec de la dentelle tout autour. Philippe est venu me chercher pour aller rejoindre notre "table". Lui était habillé en berger tout comme moi avec les insignes du roi. Il portait le même chapeau qu'il avait dans la forêt. Il était très beau dans cette tenue, mignon même. Tout les spectateurs et nos parents étaient déjà installés, ils nous attendaient. Je pose ma main sur celle que Philippe me tend et nous avons rejoint la salle de réception aménager pour cela. Nous arrivons sous les acclamations, Philippe m'a aidé à monter sur la "table" et m'a rejoint. Dans un dernier sourire complice nous commençons notre danse, que nous avons répéter, accompagné par les musiciens. C'était une très belle cérémonie.

Je suis partie trop loin dans mes pensées, je me suis laissée en emportée...

Je reprends mes esprits pour me concentrer de nouveau sur Anne.

-Quand tu aimes quelqu'un et qu'il t'aime en retour tu le saura dis - je en souriant.

Ce ne sont pas des paroles en l'air je le pense vraiment. L'amour rapproche les gens, même les plus différents.

-Je ne souhaite que ton bonheur. Si tu me dis que tu es heureuse c'est tout ce qui compte pour moi. Je rester persuadée que ton bonheur réside dans l'amour que cette homme peut te donner. Dis-je avec un sourire.

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MessageSujet: Re: [Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré

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[Flashback] "Même si tu nies, Tu souris car tu l'aimes" ♪ ~ PV : Aurore de Boisdoré
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