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[Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones

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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 8 Nov 2017 - 21:44

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre


Je suis Arsène

Qu’est-que tu as fait Arsène ? Pourquoi sommes nous parties ? Il fallait rester au pensionnat, papa sera fâché ! Calme-toi Antonia, on avait besoin de partir un peu… On s’ennuyait là bas, et les dames étaient méchantes avec nous ! Elles te tapaient avec leur canne. On devait partir. Et on va où comme ça ? On a nulle part où aller. On peut essayer de rentrer ! Où partir loin ! Trouver une autre famille ! Mais j’aime notre père, il fait ce qu’il peut pour nous. Antonia ! Il ne nous aime pas ! Il nous a envoyées loin de la maison pour pas avoir à s’occuper de nous ! Il ne nous aime pas ! Ne dis pas ça ! Il nous aime !


- Eh ma petite ! On ne reste pas au milieu de la route comme ça ! Hurla un vieil homme.

Il interrompit ma conversation avec Antonia, même si tout se déroulait dans notre tête. Sans rien dire, je m’écartais du chemin pour aller sur le côté et ne gêner personne. Maintenant, je devais retrouver notre chemin et nous emmener en lieu sûr. Ce qui voulait dire : ne pas rentrer à la maison, quoi qu’en pense mon autre moi. Il fallait que nous trouve un vrai chez nous, loin du danger que représentait le juge. Je repris doucement ma route en réfléchissant à l’endroit où nous pouvions aller… Il fallait trouver quelqu’un qui comprendrait notre situation, qui comprendrait qu’il y avait Antonia et moi.

Arsène ! Je veux retourner au pensionnat ! Ramène-moi ! J’entendais Antonia pleurer dans ma tête. Je n’aimais pas ça… ça m’énervait de l’entendre pleurer alors que je faisais tout ce que je pouvais pour elle. Tout ce que je faisais, c’était pour l’aider, pour qu’elle soit en sécurité. Arrête de pleurer ! On ne rentrera pas ! C’est dangereux chez nous ! S’il te plait Arsène… J’ai peur… Je veux rentrer… On n’a rien à faire là… Tu veux rentrer ?! Bah rentre toute seule !

Je suis Antonia.

Arsène ? Arsène ? Non… S’il te plait… Ne me laisse pas toute seule… Je ne sais pas rentrer… Je suis perdue sans toi… Reviens… Arsène? Elle n’était plus là… Enfin si, elle était là, mais elle se taisait. Elle était toujours là, je la sentais toujours au fond de moi. Je n’étais jamais seule, parce qu’on était toujours toutes les deux ensemble. Sauf qu’elle avait décidé de ne plus parler, elle était fâchée… Elle était souvent fâchée contre moi, parce qu’on n’était pas souvent d’accord. Elle n’aimait pas notre père. Moi, je l’aimais bien même s’il était très sévère avec nous. J’étais sûre qu’il le faisait pour notre bien, pour que nous devenions quelqu’un de bien. Je le croyais vraiment. Mais maintenant, nous étions perdues, loin de l’école et loin de notre père. Je ne savais même pas où on était. Près de chez nous, il n’y avait pas la mer et là, je l’attendais, je la voyais… Nous étions vraiment loin de chez nous…

Du revers de la main, je séchais mes larmes pour essayer de me calmer… Mais j’étais terrorisée. J’avais peur de ne jamais retrouver mon chez moi, de ne pas revoir mon père et tous ceux que je connaissais. Je savais aussi que si je rentrais à la maison, il serait très fâché contre elle, mais contre moi aussi. Je pouvais faire ce que je voulais, il serait fâché. Si on partait comme Arsène le voulait, il serait encore plus furieux, et il nous chercherait sans relâche, il nous ramènerait de force à la maison et nos punirait… Je ne voulais pas ça. Cette pensée fit redoubler mes larmes. Je ne savais pas quoi faire. Arsène… Aide-moi, s’il te plait. Reviens… Toujours rien. Elle ne voulait pas revenir me parler. Elle était vraiment fâchée…

Je me remis à marcher pour essayer de retrouver mon chemin. Même si les larmes créaient un voile devant mes yeux, je vis un panneau où était inscrit “Nottingham”. Nottingham ?! Nous étions à des kilomètres de chez nous… Nous habitions à Camelot. Désespérée, complètement perdue, je m’assis par terre dans un coin d’une rue et me perdis dans mes larmes. Jamais je ne réussirais à rentrer à la maison.

J’étais complètement perdue…


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mar 14 Nov 2017 - 11:45

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre



J’étais arrivé trop tard.
Le visage fermé, les poings serrés, je fulminais intérieurement ne pouvant laisser exploser ma colère ainsi à la vue de tous.

Bien sûr, Dickerson était un marin stupide qui avait eu le tort de laisser son cœur dans les filets d’une bourgeoise mariée mais bon, il ne méritait pas ça.  
Il était persuadé de pouvoir la convaincre de laisser sa vie confortable derrière elle pour nous rejoindre sur le Jolly Roger.
Capitaine et Pirate depuis peu, en fait depuis la mort de mon frère Liam,  l’équipage était mixte, aussi, j’avais bien sûr rappelé les règles de toute nouvelle recrue à bord, précisant qu’elle devrait faire sa part comme les autres. J'avais aussi porté son attention sur le fait que le mari avait probablement quelques relations qui pourraient lui mettre des bâtons dans les roues et que pour une question d’honneur il pourrait vouloir se faire vengeance. Mais je ne m’étais pas opposé à la venue la dame.
Cela avait été pire que ça. S’était-elle ravisée ? Avait-elle eu peur ? Toujours est-il que Dickerson avait été pris dans leur maison et accusé de vol et de tentative de meurtre sur le propriétaire de la demeure. En réalité, il était tombé dans un guet-apens.

Mouillant dans un port à une journée de la ville pour plus de tranquillité, je n’avais été prévenu de son arrestation que la veille, il avait demandé quelques jours de repos et le Jolly Roger étant en carénage pour réparation durant un mois, je n’avais pas eu de raison de les lui refuser.
Il était parti pour Nottingham, là où vivait son amante.
Je regrettais de ne l’avoir pas consigné à bord, mais après tout qui étais-je pour contrôler leurs faits et gestes à terre. Je n’étais maître que sur mon navire. Mon équipage avait son  libre arbitre.
Ayant appris sa mise aux arrêts, avec quelques hommes nous étions partis pour tenter d’agir, de quelques manières que ce soit, mais le temps nous avait fait défaut.
L’arrestation, le jugement, la sentence s’étaient déroulés en moins de vingt-quatre heures.

Lorsque j’étais arrivé dans la cours du palais de justice, il se balançait déjà au bout d’une corde. La main gauche coupée. Comme les voleurs.
Je ne savais pas à l’époque que plus tard je vivrai pareille souffrance.

Ayant renvoyé les hommes qui m’accompagnaient sur le Jolly Roger, nos plans de le délivrer étant tombés à l’eau, sur le cheval que j’avais loué au port, je le poussais sur les routes histoire de me changer les idées.
Son corps finirait à la fosse commune. Tenter de le récupérer attirerait l’attention sur nous et pourtant je ne pouvais me résoudre à ne pas le rendre à la mer.
J’étais partagé, n’ayant pas encore décidé de la conduite à tenir. Peut-être en attendant la nuit et en soudoyant le fossoyeur pourrais-je le récupérer et le ramener à bord pour le laisser glisser dans les eaux sombres de la mer.

Traversant une grande forêt, je laissais mon destrier filer, ses sabots claquants sur le chemin, le vent chassant mes idées noires. Puis la mi-journée écoulée, je revins au trot vers Nottingham.
Les premières maisons en bordure de forêt ne semblaient pas des plus cossues, comme cela est souvent le cas aux périphéries, les plus pauvres sur les extérieurs, les plus riches au centre.

Mon attention fut attirée par un manteau inapproprié en ce lieu. Trop riche. De très belle facture et petit. Un visage blond comme les blés, joli comme un ange semblait en naître et sa mine si triste pinça douloureusement mon cœur.
C’était décidément une mauvaise journée.

Arrêtant mon cheval, je jetais un coup d’œil autour de nous. En ce milieu de journée, la plupart des paysans étaient aux champs et les rares passants fuyaient les abords de la ville aux rues boueuses en ce mois de mars.

La voyant en détresse, je descendis de mon cheval et la rejoignis.

« Damoiselle. Est-ce que tout va bien ? »

Je connaissais déjà la réponse, mais je me devais de lui poser la question.
Pirate d’accord, mais gentilhomme face à cette petite fille.



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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mar 14 Nov 2017 - 20:27

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre


Nous avions marché longtemps, parfois quelqu’un acceptait de nous prendre avec lui dans sa charrette. Arsène avait réussi à prendre quelques pièces avec nous, ce qui nous avait permis de payer de rares transports et de a nourriture. Même si ça avait été elle qui avait occupé notre corps pendant tout le trajet, je sentais que j’avais mal aux pieds, que j’avais froid et que j’avais aussi faim. On avait épuisé tout l’argent que nous avions trois jours auparavant. Nous avions quand même rencontré des personnes généreuses qui avaient eu la gentillesse de nous offrir des morceaux de pains et le l’eau, mais ce n’était pas ce dont nous avions l’habitude. Arsène et moi avions toujours de quoi manger à notre faim. Enfin, presque toujours. Que ça soit avec notre père ou au pensionnat, nous étions privées de bons repas quand Arsène faisait de grosses bêtises. Ce qu’ils ne comprenaient pas, c’était que ça me punissait moi aussi, alors que je ne faisais rien. J’essayais d’être le plus sage possible, de faire plaisir à tout le monde, même quand ma « sœur » voulait m’en empêcher. D’ailleurs, c’était elle qui avait décidé de fuguer alors que je ne le voulais pas, j’aurais préféré rester au pensionnat et attendre le jour où notre père allait venir nous chercher.

En plus, j’avais l’impression de faire tache dans ce village. Même si mes souliers étaient abimés par notre long voyage et que ma robe était crottée, on pouvait voir que mes vêtements étaient jolis, qu’ils avaient couté chers à mon père. J’étais étonnée qu’on ne se soit pas fait voler pendant notre fugue, ou encore kidnapper pour demander une rançon à notre famille. Même si Arsène avait essayé de choisir les vêtements les plus sobres que nous avions, il fallait avouer que dans ce paysage, ma robe bleue pâle et ma cape bleu nuit ressortaient beaucoup. Malgré la qualité et la noblesse de  nos habits, un vieil homme nous rouspéta dessus : on gênait. J’avais tellement envie de rentrer, ma place n’était pas ici, je voulais retrouver la sécurité du pensionnat, même si j’allais être punie. Je savais que je le méritais. Cependant, Arsène n’était pas d’accord. Elle ne voulait pas rentrer. Pour elle, il fallait fuir, aller loin pour refaire notre vie. Sauf que nous étions des enfants, nous ne pouvions pas nous en sortir seules. Face à ma volonté de rentrer, elle s’agaça et m’abandonna dans ce village que je ne connaissais pas. J’hurlais son nom dans ma tête dans l’espoir de la faire revenir, mais elle choisit de ne pas répondre, me laissant complètement seule, même si je sentais sa présence au fond de mon être.

Arsène était plus débrouillarde que moi, elle savait ce qu’elle voulait, elle avait confiance en elle. Elle était tout ce que je n’étais pas. Alors me laisser complètement seule, c’était comme me condamner. Je me sentais perdue, loin de tout. En voyant le nom de la ville où j’étais, je fondis en larmes. J’étais à Nottingham, c’était très loin de Camelot. Si ma « sœur » ne revenait pas, je ne pourrais jamais retrouver ma maison. Je partis alors me réfugier dans le coin d’une rue pour m’asseoir contre le mur d’une maison. Tête sur mes genoux, mes larmes coulèrent abondamment le long de mes joues. Je me demandais ce que j’allais faire, ce que j’allais devenir. Ça faisait des jours que nous avions fuit, on aurait dû nous retrouver depuis longtemps déjà. A moins qu’Arsène ait pris de grandes précautions.

Soudain, j’entendis une voix. Je relevais doucement le visage vers l’inconnu qui m’avait demandé si ça allait. Est-il stupide ? Ne voit-il donc pas que tu pleures ? Je dois répondre ? Je ne sais pas… il faut peut-être fuir, Antonia. Mais il peut peut-être nous aider ? Nous aider à quoi ? A rentrer à la maison. Oh non ! On ne rentre pas !! Si ! Cette fois, je déciderais. Pendant mon débat intérieur avec mon autre moi, mon regard terrorisé et embuée é de larme fixait le jeune homme. Je ne savais pas quoi dire et c’était difficile de me concentrer avec Arsène qui protestait dans ma tête.

- Je suis perdue… Je veux rentrer chez moi avec mon papa…

Tu es une idiote Non, je ne l’étais pas, je voulais retrouver la sécurité de ma maison. Est-ce que je devais à expliquer à ce monsieur comment je m’étais perdue ? Et comment lui expliquer ? Il fallait dire qu’un autre moi m’avait conduite ici ? Et si je lui disais la vérité, allait-il dire que j’étais une mauvaise fille ? Mon père le dirait, mes professeurs aussi. Ils auraient sans doute raison, parce que je n’aurais pas dû laisser faire Arsène. Je l’ai fait pour toi, pour te sauver. Non, tu l’as fait pour toi. Moi, j’étais bien. On s’occupait de moi, j’étais au chaud, j’avais mangé où on était. Ici, nous n’étions rien, et nous allions mourir de  faim.

- J’étais au pensionnat… Et… Et ma… Ma sœur m’a… Obligée à partir…. Mais elle m’a laissée toute seule en arrivant ici…

Ce n’était pas vraiment un mensonge, c’était ma façon à moi d’expliquer la situation sans faire peur, sans avoir à donner des explications que je n’avais pas. Maintenant, je me demandais si je pouvais faire confiance à cet inconnu ; peut-être que c’était lui qui allait nous kidnapper et demander une rançon. Mais si c’était le cas, c’était déjà trop tard, non ? Il n’avait qu’à tendre le bras pour m’attraper, autant tenter ma chance.

- Je m’appelle Antonia… Ne me faites pas de mal… Je veux juste rentrer à la maison.


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 15 Nov 2017 - 8:54

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre




Je ne donnais pas douze ans à cette jeune fille.
Elle semblait totalement perdue.

Jetant un regard autour, je vérifiais néanmoins qu’il ne s’agissait pas d’un guet-apens. Elle aurait fait un délicieux appât.
Ses bottes crottées de boue, les marques sur ses vêtements concordaient avec son histoire.

Descendant de cheval, je déplaçais  ma courte épée en arrière et lui tendit une main gantée de cuir noir.

« Très bien Antonia. Viens, je vais te ramener. »

Je l’aidais à se redresser.

« Tu sais monter à cheval ? Même si ce n’est pas le cas je te ferais monter devant moi et tu n’auras qu’à te tenir à moi. »


Je ne savais encore d’où elle venait ni où se trouvait son père, néanmoins si elle avait pu venir jusqu’ici à pied, il était tout à fait possible de la ramener rapidement à cheval.
J’essayais de ne pas lui faire peur.
L’aider me changerait les idées et de toute façon, je ne pouvais pas m’occuper du corps de Dickerson pour le moment.
Me rendant compte que je ne m’étais pas présenté, je rectifiais d'un ton calme pour la sécuriser.

« Je m’appelle Killian Jones. Je te promets de ne pas te faire de mal. »

Lui offrant un sourire rassurant, je m’évertuais à la traiter avec autant de douceur que j’en étais capable.
Afin de l’aider il m’en fallait savoir plus sur elle.

« Où habites ton père ? Et ta sœur ? Est-elle restée dans ton pensionnat ou faut-il la chercher ? »

Peut-être était-elle aussi en danger ?
M’apercevant que je la bombardais de questions, je revins à un domaine un peu plus terre à terre.

« Peut-être as-tu faim ? Je t’invite bien sûr. Il y a une petite auberge non loin d’ici où ils font un très bon poulet rôti. Tu pourras ainsi prendre ton temps pour me donner toutes les informations pour pouvoir  t’aider à rentrer chez toi ainsi. »

Je ne voulais pas la brusquer et je ne pouvais qu’imaginer ce par quoi elle était passée.
Avait-elle été blessée ? Violentée ? J’espérais que non tout en sachant que jolie et fragile comme elle paraissait, elle était la proie rêvée de tous les malfrats de la région.
En l’invitant dans un lieu public peut être se sentirait-elle plus en sécurité que seule avec moi.
Nous pourrions ainsi faire connaissance et je pourrai la mettre en confiance.
En souriant encore, j’ajoutais.

« Je n’ai moi-même pas eu le temps de manger ce matin. »


Peut-être cela l’inciterait-il à accepter.
L’heure du déjeuner était passée mais l’auberge du bon accueil servait toute la journée, depuis l’aube jusqu’après le coucher du soleil et au moins n’était-elle pas trop mal fréquentée.




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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 15 Nov 2017 - 16:19

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Une fugue, une rencontre


On me disait toujours de ne pas parler aux inconnus, mais cette fois, c’était un cas d’extrême urgence, il me semble. Et si Arsène ne voulait pas m’aider à rentrer, il fallait que je trouve de l’aide ailleurs. Si cet homme voulait bien me ramener, ou au moins, me faire faire un bout de chemin, je n’allais pas refuser. Peut-être faisais-je confiance trop facilement, mais je ne voyais pas d’autres solutions à mon problème. Sans ma sœur, ou sans aide extérieur, je ne pourrais jamais retrouver mon chez moi. Alors quand le jeune homme déclara qu’il me ramènerait à la maison, mon visage s’illumina et mes larmes arrêtèrent immédiatement de couler. Il était mon sauveur. Antonia, tu ne peux pas le suivre ! Tu ne le connais pas ! Il pourrait t’emmener n’importe où ! Non, il n’avait pas l’air méchant, il avait quelque chose de rassurant. Je voulais lui faire confiance. A ce moment là, il était mon seul espoir de retrouver mon père. Tu es trop naïve, Antonia. Sans doute, mais je souhaitais croire en la bonté des personnes. Nous n’étions pas juste bon ou juste mauvais, mais nous pouvions choisir de montrer aux autres ce que nous voulions : ce qui fait de nous une bonne ou une mauvaise personne. Cet homme me montrait que de la gentillesse et la générosité.

Il m’ada ensuite à me lever pour que me retrouve sur mes deux pieds. J’avais encore mal, mais je ferais avec ! C’est le bon moment pour fuir. Il veut m’aider, je reste avec lui. Elle ne pouvait pas décider à chaque fois, je devais apprendre à lui tenir la tête, même si c’était parfois difficile. Elle était plus forte que moi, c’était un fait.

Gentiment, il me demandait si je savais monter à cheval. Je penchais doucement la tête sur le coté pour voir l’animal. Il était immense ! Je me tournais vers l’homme, la mine un peu inquiète. Je savais monter à cheval, ça faisait parti de mon éducation, et qui sait à quel point mon père veillait sur les enseignements que je recevais. Mais les chevaux que je montais étaient beaucoup plus petit sque celui-là.

- Oui, je sais monter à cheval, mais le votre est vraiment très grand…

Si tu tombe et que je ne peux plus danser à cause de toi, je t’en voudrais pour toujours. Je suis sûre que ça ira, il monte avec nous en plus. Jusque là, nous avions su rester à cheval, pourquoi ça changerait aujourd’hui ? Et s’il voyageait avec cette monture, ça voulait dire qu’elle était assez calme pour faire un voyage entier sagement. J’avais confiance, et nous avions eu beaucoup de cours d’équitation, je saurais tenir à cheval. L’inconnu se présenta ensuite, il s’appelait Killian Jones. Il me promit également de ne pas me faire de mal. Ça me fit sourire. C’est facile de faire des promesses en l’air. Il est sincère, j’en suis sûre.

- Je suis enchantée monsieur Jones.


Je lui fis une belle révérence, comme on me l’avait appris, pour lui montrer tout mon respect et toute ma gratitude. On m’avait dit de toujours être polie et de faire bonne figure. Après une première impression plutôt mauvaise de moi qui pleurait, je devais faire en sorte de me montrer plus présentable. Mon père n’aurait pas été content de me voir submergée par mes émotions. Heureusement, monsieur Jones ne semblait pas m’en tenir rigueur. Il n’avait même pas l’air fâché de savoir que j’avais fugué avec ma sœur, il semblait même inquiet pour nous. Il voulait savoir où elle était, peut-être qu’il pensait qu’elle était en danger. Sauf qu’elle était juste là, avec moi. En moi.

- Mon père habite à Camelot, il est le juge Claude Frollo. Ma sœur ? C’est Arsène, elle est venue avec moi, mais elle est partie, elle, elle ne veut pas rentrer à la maison… Parce que c’est… Compliqué chez nous. Mais elle va bien.

Sauf que si tu rentres, je serais obligée de rentrer avec toi. Je le savais que trop bien, elle devait me suivre partout, comme je devais aller là où elle allait. Nous ne faisions qu’un. C’était comme ça, on ne pouvait pas faire autrement.

Lorsqu’il me parla de poulet rôti, je me sentis saliver et mon ventre se mit à gargouiller. J’avais faim, je ne pouvais pas le cacher. Et en sachant que je serais punie en rentrant, je pouvais encore moins refuser. Il fallait manger.

- Oui… J’ai vraiment faim. Je vous dirai tout ce que vous voudrez savoir. C’est promis.

Je lui donnerais toutes les informations dont il aurait besoin. Camelot était un lieu vaste, il fallait être précis dans mes descriptions et dans ce que je lui dirais. Lui non plus n’avait pas pu manger, j’étais attristée pour lui. C’était important de profiter d’un bon repas, j’espérais que ce n’était pas à cause de quelque chose de grave qu’il avait dû sauter l’heure du déjeuner.

- Vous voyagez beaucoup ?

Peut-être que c’était juste parce qu’il n’y avait pas d’auberge sur son chemin, et qu’il n’avait pas préparé son repas pour le trajet. En tout cas, je ne le remercierais jamais assez pour son aide.

- Merci beaucoup, monsieur Jones.

Doucement, je me rapprochais du cheval pour le regarde plus près. Il avait l’air gentil, mais fatigué. Il avait dû bien travailler en servant de monture à mon saveur.

- Je peux le caresser ? Il faudra lui donner à manger à lui aussi. Il doit avoir faim comme nous. Comme ça, tout le monde aura le ventre bien rempli. Dis-je sur un petit ton joyeux et soulagé.

Il fallait penser à tout le monde, même au cheval. On méritait tous un bon repas.


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Sam 18 Nov 2017 - 9:47

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Il est vrai que face à elle, le cheval que j’avais loué pouvait paraître impressionnant.
Elle était mignonne et innocente. Me faisant presque oublier mon humeur sombre suite à la perte de Dickerson.

Sa révérence était gracieuse et l’on voyait qu’elle avait de bonnes manières. Cela m’arracha un sourire, seulement bien vite, elle me rappela à la réalité.
Ainsi son père était juge ? Et pas des moindres ! Le plus craint de toute les terres de l'Est. Et c’était peu dire.
Les rumeurs à son sujet étaient qu’il valait mieux se frotter à un banc de requins qu’à son marteau qui était impitoyable. Un vrai cauchemar.

« Un bon conseil. Evites de dire de qui tu es la fille. Il n’est pas aimé par ici. »


Ni à Nottingham, ni à Camelot.
M’étant engagé à la raccompagner chez elle, j’étais bien décidé à honorer ma promesse, mais je la laisserai à la porte de chez elle. Avant de repartir très vite histoire qu’il ne s’intéresse pas trop à moi.
Il n’était pas le seul à être cruel, la preuve je l’avais eu le matin même. Il n’y avait eu qu’une parodie de jugement. C’était ainsi. La justice était toujours du côté de celui qui tenait la bourse.

« Si cela va si mal chez toi ne préfères-tu pas que je te ramènes à ton pensionnat ? »

Personnellement, si j’avais eu à choisir, j’aurai préféré cette option plutôt que d’aller me jeter dans la gueule du loup. De toute façon, je comptais bien prendre mes précautions pour ne pas qu’il puisse me mettre le grappin dessus.

Comme je m’en doutais, elle avait faim. Normal. Et moi aussi.
Avec un sourire, je hochais la tête.

« Oui, je voyage beaucoup. J’aime découvrir de nouveaux paysages, j’ai du mal à rester en place. Mais en générale, je suis sur les sept mers. »

Je ne voulais pas en dire trop.
Ma tenue dénotait par rapport à un matelot, toutefois, je doutais qu’elle puisse me voir comme un capitaine. Ma jeunesse jouait en ma faveur et je n’étais pas encore connu pour avoir trop martyrisé les nantis. Cela viendrait.

Comme tout enfant, elle était intéressée par mon destrier.

« Bien sûr tu peux le caresser. Il n’est pas méchant. »

Je la laissais faire quelques instants puis la soulevait par la taille comme si elle n’avait rien pesé et la plaçait sur la selle, grimpant juste derrière.

« Tiens-toi à moi. Et appelles moi Killian. Je ne vais pouvoir t’appeler Mademoiselle Frollo au risque de nous attirer des ennuis. »

Au pas, je conduisis notre monture dans les rues de Nottingham.
J’avais été étonné qu’elle se soucie du cheval. Cela ne collait pas avec le comportement et la réputation de son paternel.

« Ca doit te paraître étrange de voir les choses de haut non ? »

Je me souvenais être monté une fois sur un grand cheval étant enfant. J’avais été impressionné et ce moment était resté gravé dans ma mémoire.

Arrivés devant l’auberge, je nous dirigeais vers les étables et je descendis prestement avant de la faire descendre en faisant attention qu’elle ne se blesse pas. Je confiais l’animal à un enfant en lui donnant une pièce suffisante à faire briller ses yeux qui assurerait un bon traitement et de l’avoine en quantité.

La prenant par la main, je la conduisis à l’intérieur de l’établissement.
La salle était enfumée par le mauvais tirage de la cheminée et les odeurs de la nourriture du repas de midi flottaient encore et mettaient en appétit.
En passant devant le bar, je déposais deux pièces suffisant largement à payer pour ce que je comptais commander.

« Salutations Aubergiste. Je souhaiterai un poulet et son accompagnement, un pain, du fromage et des fruits, du vin et de l’eau s’il vous plait. Nous allons nous installer près de la cheminée. »

Je désignais une table un peu en retrait et les chaises positionnées contre le mur qui nous permettraient de vérifier les allées et venues dans la pièce. Avoir toujours le dos au mur pour éviter de se faire poignarder dans le dos.

Installant  Antonia près du feu pour qu’elle puisse se réchauffer, je lui conseillais en ôtant ma cape et en la posant sur le dossier.

« Enlève ton manteau, il semble mouillé. Tu te réchaufferas plus vite ainsi. »







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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Sam 18 Nov 2017 - 14:10

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre


Je savais que mon père n’était pas très apprécié… Il était juge et mettait les gens en prison, ou les faisait tuer. Mais il faisait ça pour faire respecter la loi, et ça, les personnes ne le comprenait pas. Moi-même j’avais parfois du mal à comprendre pourquoi il fallait tuer pour rendre justice. C’était un crime de tuer, alors pourquoi il fallait tuer pour montrer l’exemple ? Mais j’étais petite, je ne comprenais pas disait mon père. Peut-être que plus tard, je finirais par comprendre. Il n’y a rien à comprendre, le juge prend un malin plaisir à tuer tout ce beau monde. Je ne voulais pas y croire, je ne voulais pas admettre que mon père puisse être mauvais. Non, il ne l’était pas, il faisait juste ce qu’il y avait faire, il faisait ce que les lois lui demandaient de faire.

- D’accord… Je ferai attention…

Mon père ne faisait que son travail, et c’était ce qui faisait qu’il était détesté. Mais je l’aimais moi, il faisait ce qu’il pouvait pour moi, il me donnait une bonne éducation, et faisait en sorte qu’il ne m’arrive rien. Il était sévère, sauf que c’était pour mon bien, pour que je devienne quelqu’un de bien. Soudain, monsieur Jones me demanda si je ne préférerais pas retourner au pensionnat plutôt qu’à la maison. C’était une bonne question… Peut-être qu’en retournant à l’école, mon père n’en saurait rien et que je ne serais pas punie en rentrant. Tu plaisantes ? Ils seraient très heureux de tout dire à notre père… Nos professeurs sont aussi mauvais que lui. Arsène avait toujours un avis catégorique sur les choses, elle voyait le mal partout. Moi, peut-être que je voyais le bon là où il n’y en avait pas ? Pour moi, nos professeurs et le juge faisaient juste leur travail, ce qu’on leur demandait, mais ils n’avaient pas un mauvais fond.

- Je crois que je veux rentrer à la maison… Je veux voir mon père…

Tu sais ce qu’il va se passer en rentrant, Antonia. C’est une meilleure idée d’aller directement au pensionnat, il a raison.

- Je ne sais pas ce que je veux encore… Je peux décider après manger ?

On serait puni de toute façon, quoi qu’il arrive… De façon différente c’est vrai. Arsène et moi avions fait une bêtise, et nous devions assumer la conséquence de nos actes. Nous n’aurions jamais dû fuir, il n’y avait aucune raison de fuir. Aucune ? Vraiment ? Combien de fois as-tu pleuré à cause de notre père? Combien de fois as-tu pleuré au pensionnat ? A chaque fois, c’était à cause de toi… Pour la poupée, c’était à cause de moi ? Non… Je déciderais plus tard de l’endroit où j’irais. Je réfléchirais à ce qu’il y avait de mieux. Je préférais discuter d’autre chose pour l’instant, savoir pourquoi il n’avait pas pu manger et je pensais que c’était parce qu’il voyageait beaucoup et qu’il n’y avait pas eu d’auberge sur son chemin. J’avais raison sur le fait qu’il voyageait beaucoup, mais il passait du temps à traverser les Sept Mers. Je trouvais ça fascinant.

- Vous avez vu plein de choses alors ! Vous m’en parlerez un peu ?

Ça serait plus intéressant et plus drôle que de parler de ma maison… Comme je ne pouvais pas voyager pour l’instant, j’arriverais peut-être à voyager un peu à travers ses récits ? ça devait être formidable de voir le monde, d’aller là où on voulait, en tout cas, d’aller là où le capitaine avait décidé d’aller. Sauf s’il était lui-même le capitaine de son bateau ? Il faudrait que je lui demande. Mais avant ça, il fallait aller manger. On avait fait tous les deux.
Avec son autorisation, je vins caresser son cheval. Il était tout doux et c’était vrai, il était vraiment gentil. Il avait l’air d’aimer les câlins. On avait tous besoin d’un peu d’affection et d’amour. Et toi ? Tu as assez d’amour et d’affection pour te sentir bien ? Oui… Laisse-moi rire. Elle aussi, elle était parfois méchante avec moi… Alors que je me disputais avec elle, monsieur Jones me porta pour me mettre à cheval. Comme il me l’avait conseillé, je me tenais avec lui.

- D’accord… Je vous appellerai comme ça.

On ne m’avait jamais autorisé à appeler un adulte par son prénom, ça faisait bizarre. Il avait vraiment l’air gentil… Mon attention s’écarta de ces réflexions au fur et à mesure que nous avancions dans les rues de Nottingham. J’avais l’impression devoir la ville d’une façon différente. Je voyais tout de haut, et les personnes semblaient plus petites. Ça me fit sourire.

- Oui ! J’ai l’impression d’être une grande !

Peut-être avais-je aussi l’impression d’être un peu plus forte à cette hauteur là ? Tout ça, grâce à un gentil cheval. Et aussi grâce au gentil monsieur. Notre petit tour sur le dos de son destrier fut trop court à mon goût, j’aurais aimé que ça dure plus longtemps… Mais c’était déjà bien d’avoir pu en profiter un petit peu. Grâce à l’aide de Killian, je descendis sans encombre de la grande monture. Un jeune garçon s’occupa de l’animal, il avait pour mission de bien le traiter et de bien le nourrir. Tout le monde aurait son compte de nourriture.

Le jeune homme me prit ensuite par la main et m’emmena à l’intérieur de l’auberge qu’il avait choisie. Il n’y avait pas beaucoup de monde, ce n’était pas l’heure de manger normalement, on était en plein milieu de l’après midi. Il y avait de la fumée partout, mais ça sentait bon la nourriture. Je me serais mise à baver si je n’avais aucune retenue… Par contre, mon estomac ne se fit pas prier pour grogner et me rappeler que j’avais atrocement faim. Je suivis le marin jusqu’au comptoir pour qu’il puisse payer nos deux repas. Rien que d’entendre la commande, je trépignais d’impatience pour nous mettre à table. Après le pain et l’eau des derniers jours, j’allais être heureuse de manger du poulet et des fruits ! J’avais du mal à me contenir. J’étais si contente ! Si père te voyait, il serait fâché de te voir si heureuse. Elle avait tord, il ne serait pas fâché parce que j’étais contente, mais parce que je laissais mes sentiments s’exprimer à la vue de tous… Mais cette fois, il n’était pas là alors je pouvais le faire. Tu vois bien qu’on est mieux sans lui… Je préférais ignorer cette remarque pour aller m’installer près du feu. J’enlevais mon manteau à la demande de Killian, il avait sans doute raison, j’allais mieux profiter de la chaleur du feu sans ma cape. Je la posais sur le dossard de la chaise. Je souris, et puis, me tournais vers lui pour le regarder. Il avait vraiment l’air gentil…

- Je peux vous poser une question… ? Je n’attendis pas vraiment qu’il réponde. Est-ce que quand quelqu’un vous puni, ou qu’il n’est pas toujours gentil avec vous, ça veut dire qu’il ne vous aime pas ?

Antonia, tu ne devrais pas poser ce genre de questions. En plus, j’ai déjà répondu à tes questions… J’avais besoin d’entendre les réponses de quelqu’un d’autre. D’avoir un autre avis pour m’éclaire, pour savoir si ce que je faisais était bien ou mal, pour avoir une idée de ce que pensait mon père peut-être… Je l’aimais beaucoup mon papa, même s’il était parfois dur envers nous…

Alors qu’on nous rapportait les plats commandés par Killian, j’entendis une dispute éclater vers le comptoir. Je regardais ce qu’il se passait. Il y avait un vieux monsieur qui essayait de demander un peu de nourriture, il avait l’air très pauvre et aussi très triste. Il cherchait juste à manger et un endroit où se réchauffer. Mais l’aubergiste n’avait pas l’air d’accord, il voulait mettre l’intrus dehors… ça me faisait de la peine de voir qu’on n’aidait pas les plus démunis. C’était triste de voir qu’on ne pensait qu’à l’argent et pas aux autres. Une idée me traversa soudain l’esprit, et je me demandais pourquoi je n’avais pas eu cette idée plus tôt pour avoir moi, quelque chose à manger… Même Arsène n’avait pas pensé à ça. J’enlevais l’une de mes boucles d’oreille et regardai de nouveau mon sauveur. Tu es trop gentille, tu devrais la garder pour nous, c’est une bonne idée que tu as eu… ça pourrait nous sauver, garde la.

- Vous pensez que si je la lui donne, il pourrait l’échanger contre un repas ? Ou des pièces pour se payer à manger ?

J’avais envie d’aider ce monsieur, comme Killian m’avait aidée. On devait tous recevoir un peu d’aide. Et ça lui éviterait de voler de quoi se nourrir et de prendre le risque d’avoir la main coupée s’il se faisait prendre. Mon père m’avait expliqué ce qu’on faisait aux voleurs , je trouvais ça horrible.
Le vieil homme commençait déjà à partir, sans avoir eu le moindre morceau de pain.

- Je peux aller la lui donner ?


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 22 Nov 2017 - 10:57

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre




Elle persistait à vouloir rentrer chez son père.
Voir le juge Frollo ne m’enchantait guère mais je ne voulais le lui montrer, aussi fis-je bonne figure.
Je ne sais pas si elle avait tout de même pris conscience de ma réserve, toujours est-il qu’elle se proposa encore d’y réfléchir et de me donner la réponse après le repas.
En riant, je m’engageais sur cette voie.

« Tu as raison. On réfléchit mieux le ventre plein. »

Dès que l’on parlait Navire et Sept Mer, je pouvais être intarissable. Je savais l’effet que faisaient les récits de mes voyages sur la gente féminine et les enfants les appréciaient tout autant.
Je lui répondis avec grand plaisir.

« Je te raconterais nombres d’aventures qui nous sont arrivés lorsque nous serons au chaud et repus. »

La faim faisait gronder mon ventre, ce matin-là, je n’avais pas même pris le temps de déjeuner, cherchant à sauver l’un des membres de mon équipage. Et j’avais échoué.
La tristesse et l’accablement qui auraient pu m’envahir furent chassés par la présence de l’enfant.
A travers les rues de la ville, nous dominions du haut de notre monture, et comme je m’y attendais, cela lui fit le même effet qu’à moi lorsque j’avais son âge.
Comme il est plaisant de voir briller les yeux des petits et des grands.
Cela me rappelait Liam, mon frère. Il avait toujours été enjoué, passionné, bien qu’un peu trop sérieux à mon goût. Avant de perdre la vie.

Arrivés à l’auberge et enfin installés, sa question me surpris.
Je pris le temps de réfléchir un instant avant de répondre le plus sérieusement possible car cela semblait vraiment être important pour elle.

« Il y'a d’autres moyens qu’une punition pour expliquer que l’action commise est une erreur. Une punition cela peut être une réprimande, une privation de liberté ou une restriction des droits, mais je suis contre la brutalité sur les enfants. Vous apprenez chaque jour et si l’on vous enseigne que la violence est la seule réponse à une faute alors vous trouverez cela normal et vous vous y habituerez et le reproduirez. Parler, échanger son point de vue, voilà ce qui fait bien grandir. »


N’ayant pas tout à fait répondu à sa question, je poursuivis.

« Maintenant, on peut punir et être méchant tout en aimant la personne, si l’on n’a pas appris à être gentil. Si l’on a vécu la même chose toute sa vie. La personne dont tu parles ne sait peut-être pas aimer ou montrer son amour car on ne le lui a pas appris avant. »


J’imaginais qu’elle parlait d’un professeur ou de son père. Peut-être d’une amie de classe.

« Quelqu’un t’a fait du mal ? »

Elle n’eut pas le temps de répondre que déjà notre commande arrivait et qu’en même temps un éclat de voix jaillissait du comptoir.
J’observais la scène et le comportement de la gamine me stupéfia.

Je lui pris de la main la boucle d’oreille et la lui remit en place.

« C’est trop. Laisses moi m’en occuper. Si tu lui donnes ça on risque de se faire attaquer en sortant. »


Levant la main je hélais la serveuse qui vint rapidement.

« Monsieur ? Quelque chose ne va pas ? »

Elle semblait inquiète et je la rassurais d’un sourire. Posant une pièce sur la table je la glissais vers elle.

« Non. Tout va bien, mais prenez cette pièce et donnez à manger à l'homme qui se trouve près du comptoir. »

La jeune femme fit une grimace.

« Vous êtes sûr ? Il n’arrête pas de harceler les clients, c’est un voleur et il vient régulièrement dégrader les lieux. Son plaisir et de venir pisser sur la porte de l’auberge tous les soirs. Le patron ne peut plus le voir. Il m’a déjà agressé car je ne voulais pas l’embrasser. »

Regardant Antonia, je lui fis un signe de tête.

« Tu veux toujours qu’on lui donne quelque chose ? »


Je la laissais décider. Forçant ainsi son apprentissage.

« On ne sait jamais vraiment ce qui se passe dans la tête des gens. C’est toi qui décide. »

Au comptoir l’homme était en train de changer de registre et de vociférer pour avoir du vin et de la viande.






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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 22 Nov 2017 - 22:29

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre


Assise près de la cheminée, j’écoutais sagement ses conseils pour me réchauffer le plus rapidement possible. Il faisait chaud à l’intérieur, ça me faisait du bien.  Etre assise, c’était agréable également, j’avais mal aux pieds à cause de la marche alors pouvoir me reposer était très plaisant. Malgré mon bien être physique, quelque chose dérangeait mon esprit. Je voulais lui poser une question que je me posais tous les jours. Arsène me répondait à chaque fois, mais ce qu’elle disait ne me plaisait pas, elle était trop catégorique dans ses réponses. Peut-être que Killian aurait une réponse qui me conviendrait plus, qui serait plus argumentée. Je lui demandai timidement si une personne nous punissait ou si elle n’était pas toujours gentille avec nous, ça voulait nous dire qu’elle ne nous aimait pas.

J’écoutais avec attention sa réponse, en essayant de comprendre tout ce qu’il disait, pour saisir les nuances de ses propos. Il n’était pas comme Arsène, chez lui, tout n’était pas noir ou blanc. Il expliquait que la punition n’était pas une obligation dans l’éducation. Il fit également une liste des punitions qui pouvaient être appliquées, tout en rejetant la brutalité sur les enfants. Pour lui, la violence pouvait devenir une habitude qui pourrait être reproduite ensuite. Il préférait les discussions pour que chacun puisse donner son point de vue. Ainsi, les enfants grandissaient bien. Est-ce qu’un jour je serai comme papa ? Je ferai comme lui ? Toi ? Comme le juge ? Jamais. Tu es trop gentille pour ça… Tu ne feras jamais de mal à personne, si ce n’est à toi-même… Tu trouves normal d’être punie comme il le fait ? On mérite d’être punie des fois Arsène… Tu fais de grosses bêtises… Tu enfermerais des gens toi ? Non, c’est méchant de faire ça… Tu n’es pas comme lui, et tu ne seras jamais comme lui.

Killian repris la suite de ses explications. Il disait que malgré nos mauvais actes envers une personne, cela ne nous empêchaient de l’aimer. Que c’était peut-être dû à manque d’amour, à un aspect de notre éducation qui nous manquait… Ma maman m’avait dit que c’était important d’aimer, d’aimer mon père malgré la personne qu’il était. Et elle m’aimait vraiment beaucoup, elle faisait tout pour me faire plaisir. Il me demanda alors si qu’un m’avait fait du mal. Je ne savais pas quoi répondre à la question, et je n’eus pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il y eut une dispute vers le comptoir de l’auberge. Je regardais ce qu’il se passait. Jevfis un vieil homme qui semblait bien pauvre, quémander de la nourriture au tavernier, ça me faisait de la peine. Je voulus alors l’aider malgré les protestations d’Arsène dans ma tête. Je demandais à Killian si je pouvais donner une boucle d’oreille au mendiant. Il prit le bijou que je lui montrais pour me le remettre délicatement. Il expliqua que c’était beaucoup trop, qu’on risquait de se faire attaquer si je le lui donnais. Il voulait s’en occuper lui-même.

- D’accord.

Le marin fit venir une serveuse. Je suivais avec attention leur échange. Comme promis, il voulut donner une pièce à celui qui semblait en avoir besoin mais ça ne semblait pas plaire à la jeune femme qui expliqua que l’homme en question n’était pas quelqu’un de bien. Il harcelait les clients, il était un voleur, et venait souvent ici. Il faisait même pipi sur la porte… Le propriétaire des lieux ne voulait plus de lui dans son établissement. Il avait même été méchant avec la jeune femme. Killian me demanda alors si je voulais toujours lui donner la pièce, expliquant qu’on ne pouvait jamais savoir qui étaient les personnes en face de nous, mais que c’était à moi de décider. Je regardais alors le monsieur que j’avais voulu aider. Maintenant, il n’avait pas l’air très gentil, mais plutôt vilain. Regarde le bien Antonia… Tu penses vraiment qu’il le mérite ? Il est méchant, c’est ce qu’a dit la serveuse et elle connait mieux les lieux que toi. Et si c’était parce qu’il était pauvre qu’il était comme ça ? Ce n’est pas ça qui va changer les choses, ce n’est pas une pièce qui le rendra moins pauvre… Et s’il dépense la pièce en vin, il ne sera que plus vilain… Mais si personne ne l’aide, il ne changera jamais. Certaines personnes ne changeront jamais… Il ne changera jamais, Antonia. Je regardais alors Killian et finit non de la tête.

- Non… Je ne veux plus… ça fait de moi quelqu’un de méchant ?

Personne ne peut dire que tu es méchante… Tu es de loin, la personne la plus gentille que je connaisse… J’espérais qu’elle avait raison. Je ne voulais pas être une méchante. J’essayais toujours d’être gentille avec tout le monde, de faire plaisir à tout le monde. Ça me faisait bizarre d’avoir changé d’avis en refusant de donner cette pièce à cet inconnu.

- Comment on fait pour savoir si quelqu’un est bon ou mauvais ?

C’était une vraie question… j’avais tendance à croire que tout le monde était gentil, mais apparemment ce n’était pas le cas. Il y avait des personnes qui étaient méchantes et qui profitaient des autres de toute évidence. Il serait sans doute très simple de profiter de ma gentillesse et de ma naïveté.

- Et pour vous répondre, personne ne m’a fait de mal… Enfin… J’ai parfois été punie parce qu’Arsène a fait des bêtises… On est toujours punie ensemble… Au pensionnat, on nous punit avec des coups de canne… Papa lui, il nous enferme dans le grenier pendant longtemps et dans le noir… Il sait que j’ai peur du noir… Arsène n’a peur de rien, alors elle s’en fiche d’être dans le noir, mais moi, je n’aime pas ça…

Ils n’avaient pas vraiment le choix de nous punir ensemble puisqu’Arsène et moi étions toujours ensemble… Mais quand même, je n’aimais pas tout ça, parce que j’étais punie alors que je ne faisais rien. Sauf qu’Arsène méritait tout ça… Enfin, je crois. Je ne punirais jamais quelqu’un comme ça, mais quand même, des fois elle faisait vraiment de grosses bêtises. Même pas vrai d'abord.


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 29 Nov 2017 - 9:46

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre




Elle s’était ravisée.
Et culpabilisait. Normal.

Posant ma main sur la sienne, je secouais doucement la tête.

« Non, bien sûr que non. Cela ne fait pas de toi une personne mauvaise mais au contraire une personne qui réfléchit. »

J’étais étonné de sa maturité pour son âge. Elle semblait avoir gardé son innocence et en même temps avoir grandi trop vite.

« Merci, ce sera tout pour le moment. » dis-je à la serveuse qui repartit vers le comptoir avec un soupir de soulagement.

Je ne souhaitais pas la mettre plus mal à l’aise.
Servant de l’eau dans le gobelet d'Antonia et du vin dans le mien, je l’invitais d’un geste à se servir en viande et accompagnements avant de lui répondre.

« On ne peut jamais être sûr de rien. Une personne peut paraître très bonne et derrière être réellement méchante. Pareillement, elle peut être gentille avec certains et odieuse avec d’autres. Ou en fonction du moment. »

Haussant les épaules, je continuais.

« Moi-même, je me méprends parfois, c’est pour cela que je n’aime pas juger les gens. Le mieux est d’observer et de se faire sa propre opinion et non seulement sur les dires d’untel  ou untel. »


Ce n’était pas évident, tout comme la vie. C’était aussi ce qui faisait son piquant.

Si des coups de canne et être enfermée dans le noir n’étaient pas lui faire du mal, je la trouvais bien tolérante.
Qui était donc Arsène ? Une amie ? La sœur dont-elle avait parlé ?
Buvant une gorgée de vin, je lui posais la question.

« Qui est Arsène ? »

Je restais doux dans mon ton pour ne pas l’effrayer.

« Et au fait, ta sœur est-elle en danger ? Dois-t-on lui porter secours ? »

Etait-elle restée au pensionnat ?
Je supposais que si elle ne s’inquiétait pas plus que ça cela ne devait pas être le cas.
Découpant de mon couteau un morceau de fromage, je le piquais du bout de ma lame pour le porter à ma bouche, puis l’accompagnait de deux grains de raisins.

« Sers-toi, le poulet a l'air délicieux, n’hésites pas, et tu peux me tutoyer si tu en as envie. Je ne prendrais pas cela pour une offense. »

J’avais faillis ajouter, «bien au contraire », mais je ne voulais pas qu’elle se sente obligée de me tutoyer pour ne pas me contrarier. J’aurais souhaité qu’elle soit à l’aise. Tranquille, sans soucis.
Mais le carcan dans lequel elle avait dû être élevée, formatée, devait être étouffant.
Difficile de sortir du  dressage que son père et le pensionnat avait instauré à coup de bâton ou de privation sensorielle.

Bien sûr, lorsqu’il le fallait, je faisais moi-même faire des exemples sur le Joly Roger, par le fouet ou la privation d’alcool la plupart du temps, l’équipage préférant de loin recevoir une bonne volée, que de ne pas avoir sa ration de rhum, mais cela était extrêmement rare. Depuis que j’étais devenu pirate et que je commandais mon navire, j’avais dû deux fois prendre ces mesures pour vol dans la coffre de l’équipage et pour récidive d’abus  d’alcool, un marin ayant failli mettre le feu aux cales. C’était pour des motifs intolérables. Quel motif pouvait justifier les punitions qu’elle avait reçues.

« Et pourquoi as-tu été punie pour les bêtises d’Arsène ? »

S’était-elle sacrifiée ?
Je l’imaginais bien ainsi.






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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 29 Nov 2017 - 11:33

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre


J’étais assez attristée de voir que certaines personnes pouvaient être mauvaises jusqu’à profiter de la naïveté des autres. Heureusement que la serveuse nous avait expliqué qui était réellement l’homme qui quémandait un peu de nourriture. C’était un homme vulgaire, mal élevé, profiteur de toute évidence. Mais tout de même, est-ce que j’avais le droit de changer d’avis en refusant de l’aider ? Arsène m’avait expliqué que non, qu’il ne méritait pas mon attention et ma gentillesse. Je l’avais écoutée. Comme toujours. Je choisis tout de même de poser la question à Killian. Est-ce que ça faisait de moi quelqu’un de mauvais ? Sa réponse me rassura un peu. Pour lui, je n’étais pas une mauvaise personne, mais une personne réfléchie. Je lui souris pour le remercier et le laissais congédier la serveuse qui sembla ravie de pouvoir partir sans à aller voir l’inconnu du comptoir.

Le marin me servit un verre d’eau en m’invitant à me servir. Je le fis avec plaisir, remplissant mon assiette comme il fallait, sans en prendre trop. Si j’aurais encore faim, je me servirais après. En mangeant, je lui demandais comment faire pour savoir si une personne était bonne ou mauvaise. Il n’avait pas réellement de réponse à apporter, les choses étaient compliquées. Les apparences étaient parfois trompeuses, et on ne pouvait jamais être sûr de la gentillesse des autres. Il rajouta que lui aussi pouvait se tromper. Le mieux était d’observer les personnes pour savoir qui elle était, sans se fier aux rumeurs à son propos. Je hochais la tête.

- Je comprends… Dis-je en réfléchissant.

Il y avait aussi certaines personnes qui pouvaient sembler mauvaises pour les uns, et bonnes pour les autres. Pour moi, mon père était une bonne personne. Mais beaucoup pensaient qu’il était un être mauvais. Sauf qu’il faisait que son travail, c’était pour cette raison qu’il en mettait en prison, ou qu’il les faisait exécuter. Il n’avait pas le choix. Il travaillait pour le roi, et ne faisait qu’appliquer la loi. Il n’y était pour rien. Le juge prend un malin plaisir à faire exécuter ses sentences, et tu le sais. Non, c’est pas vrai… Il ne veut pas faire de mal aux autres. Il doit juste faire son travail. Si, c’est vrai. Et au fond de toi, tu le sais. Non… Je ne voulais pas croire que mon père était une mauvaise personne. Il était quelqu’un de bien, j’en étais sûre. Il faisait ce qui était juste.

J’expliquais ensuite à Killian comment on faisait pour me punir. Vue l’expression de son visage, il ne semblait pas pour ce genre de punition. Mais si j’étais punie, c’était que je le méritais non ? Même si c’était Arsène qui faisait des bêtises en général. On n’avait pas le choix de me punir pour ses bêtises puisqu’on était la même personne. Enfin, c’était un peu plus compliqué que ça. Il voulut savoir qui était Arsène.

- Arsène, c’est ma sœur. Ma sœur jumelle même. On se ressemble beaucoup, sauf que ses cheveux sont tout noirs, sinon on est pareil. Nos caractères sont très différents aussi. On est l’opposé pour le caractère…

Elle était tout ce que je n’étais pas. Et j’étais tout ce qu’elle n’était pas. Deux parfaits miroirs dans l’intérieur était complètement différent. On se complétait bien par conséquent. Si nous étions qu’une seule et unique âme, on serait peut-être parfaite ? Mais ce n’était pas le cas. Les choses étaient plus compliquées. J’essayais de la tempérer quand elle essayait de me secouer un peu. Il voulu savoir si elle était en danger. Je fis non de la tête.

- Oh non, elle est en sécurité. Elle ne craint rien où elle est.

Si j’étais en sécurité, elle l’était aussi. Je me sentais en sécurité en ce moment, alors il en allait de même pour Arsène. Peut-être qu’elle restait un peu sur ses gardes au cas où, mais elle était bien là. Il faut bien que je fasse attention à toi… tu fais confiance trop facilement. Killian avait prouvé qu’il était une bonne personne à mes yeux. Il m’avait aidée, et il se montrait gentil avec moi. On mangeait ensemble et on parlait de tout. Il semblait vouloir me donner quelques conseils et il voulait m’apporter son secours.

Il m’invita de nouveau à me servir, précisant que le poulet avait l’air très bon. J’étais d’accord avec lui. Lorsqu’il m’autorisa à le tutoyer, je le regardais avec les yeux ronds. C’était que ça ne se faisait pas… Que dirait mon père s’il le savait ? et les professeurs aussi ?

- C’est que… Je n’ai pas le droit de tutoyer les adultes… Mais je peux essayer si personne ne sait que je vous ai tutoyé.

S’il t’invite à la faire, ce n’est pas lui qui va te dénoncer. Si tu sais tenir ta langue de ton côté, personne n’en saura rien. Peut-être pensait-elle que si je commençais à contourner certaines petites règles, j’allais fini par contourner d’autres lois plus importantes. Tu as tout compris Antonia… Allez, ce n’est rien de le tutoyer, il t’en a donné l’autorisation. Je ne voulais pas être punie pour ça, mais si personne ne le savait, je ne serais pas punie…

Reprenant un morceau de viande, Killian voulu savoir pourquoi j’étais punie pour les bêtises d’Arsène. C’était assez compliqué à expliquer sans lui dire qu’elle était moi et que j’étais elle. Il fallait trouver une explication plausible et assez convaincante…. Ou peut-être que je devais lui dire mon secret ?

- Arsène fait des bêtises, et après elle se cache… Alors on me punit à sa place... Ils essayent peut-être de la faire sortir de sa cachette comme ça ? Mais ça ne fonctionne jamais. Et ils ont aussi peur que je devienne comme elle, que je fasse les bêtises avec elle après, alors ils me punissent pour me prévenir de ne pas le faire…

Même si c’est toi qui domines le corps, je suis avec toi quand tu es punie. On me punit avec toi, et quand tu as mal, j’ai mal aussi… Tu aurais pu lui dire quand même. Mais j’ai plus mal que toi à chaque fois… Bougeant doucement les aliments dans mon assiette en réfléchissant, je finis par lever mes yeux vers le jeune homme.

- En fait, Arsène et moi, on a un secret… Commençai-je avec hésitation.

Ne lui dis rien, il va te prendre pour une folle et on se fera enfermer ! Trop tard, j’avais commencer à parler, je ne pouvais pas m’arrêter là.

- Arsène et moi, on est la même personne… Avant j’étais toute seule… J’étais juste Antonia… Et un jour, Arsène est arrivé alors sur mon papa a été méchant avec moi. Il n’a pas voulu m’acheter une poupée et il m’a giflée dans la rue. C’est ce jour là où Arsène est arrivée… C’est comme s’il y avait quelqu’un d’autre dans mon corps… Et quand elle est là, mes cheveux deviennent tout noirs et je ne contrôle plus ce qu’elle fait. Je ne peux que regarder ce qu’elle fait. Quand mes cheveux sont blonds, c’est que je suis Antonia et qu’Arsène est dans ma tête, elle me parle…

C’était tellement compliqué à expliquer, je ne savais pas si j’étais claire. Mais je ne savais pas comment expliquer les choses. Continuant de le regarder, j’ajoutai :

- Je ne sais pas si vous… Tu as compris… Mais je ne suis pas folle… C’est vrai… y avait vraiment Arsène dans ma tête… Elle peut même venir si vous voulez… Mais elle n’est pas vraiment comme moi…


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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Dim 3 Déc 2017 - 19:40

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre



Une sœur Jumelle ?
J’aurai voulu avoir un frère ou une sœur jumelle. Avoir ce lien unique. Enfin j’imaginais.
Je n'avais eu qu'un frère. Il était mort.
Liam m’avait été enlevé par la trahison d’un roi cupide. Cette trahison avait fait de moi un pirate. Reniant à tout jamais l’ordre et l’obéissance des autorités.

Une sœur jumelle au caractère opposé.
La vie ne devait pas être des plus faciles tous les jours.
Liam et moi nous entendions bien, même s’il était un peu moins tête brûlé que moi. Souvent il m’avait tiré de mauvais pas tandis que je n’avais pas écouté ses conseils. Il était mon soutien, mon ami, la seule famille que je n’avais jamais eu depuis la mort de ma mère puisque notre père nous avait vendu contre un canot pour se tirer comme un lâche alors que nous étions enfants.

Le tutoiement semblait lui poser problème.
Haussant les épaules j’essayais de la rassurer.

« Tu peux me tutoyer si tu veux, mais si tu préfères me vouvoyer, fais-le. Je ne désire pas que tu sentes mal à l’aise. »

Prenant de la pointe de mon couteau un morceau de poulet, je le portais à ma bouche et commençais à manger la viande. Ma bouchée avalée, je confirmais mes dires.

« Sérieusement, je veux que tu te sentes bien à mes côtés. »


Une petite fille perdue et innocente qui aurait pu très mal tomber. Sur un esclavagiste, sur un brigand ou l’une des victimes de son père qui aurait pu vouloir se venger. Je ne voulais que l’aider et la soutenir.

Ses explications sur la présence de sa sœur me firent froncer les sourcils. Je ne comprenais pas.
La même personne ? Quelqu’un d’autre dans son corps ? Qu’entendait-elle par-là ? Arsène dans sa tête et la couleur de ses cheveux qui changeait ?
Elle n’avait pourtant pas l’air d’être folle.
Comme si elle venait de lire dans mes pensées, elle dénia cette option. Me proposant même de la faire venir.

Portant lentement, le gobelet de vin à mes lèvres, j’en bu une gorgée avant de reprendre.

« C’est un bien grand secret pour une si petite fille. »


Elle semblait si jeune et si innocente.

« Je ne mets pas en doute ta parole, rassures-toi. Il est possible que tu sois victime d’un sortilège. »


Oui, j’avais vu bien pire que ça. La magie pouvait autant faire le bien que le mal.
A moins que ce ne soit qu’un refuge qu’elle se soit inventé, un méchante Antonia surnommée Arsène pour pouvoir excuser les moments où elle se lâchait. Avoir un père juge, surtout de cet acabit, ne pouvait qu’obliger à trouver un exutoire.

« Et vivre avec Arsène, ce n’est pas trop difficile ? Je suppose qu’elle doit avoir aussi ses bons côtés. Par exemple donner des leçons à ceux qui te font du mal ? »

Avoir quelqu’un pour la protéger, pour la consoler. C’est ce qui devait lui manquer.
Et donc soit elle avait créé ce personnage imaginaire, soit elle était vraiment victime d’un sort.
J’imaginais sa solitude, sa détresse pour en arriver à une telle extrémité si c’était la première solution.






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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Dim 3 Déc 2017 - 22:13

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre


On m’avait appris beaucoup de choses. Il y avait de nombreuses règles à respecter en société. Le tutoiement m’était interdit envers les adultes par exemple. Entendre un grand me demander de le tutoyer me faisait bizarre, mais si c’était ce qu’il voulait, je ferais un effort. Il essayait de me rassurer, il m’autorisait à faire ce que je préférais. Il désirait me mettre à l’aise, faire en sorte que je me sente bien. Je lui fis alors un sourire en hochant la tête. Je ferais selon mes envies alors, selon ce qui me viendrait naturellement.

Au fil de la conversation, je finis par me confier à lui. J’essayais de lui expliquer qui j’étais, et qui étais Arsène. La façon dont on vivait ensemble dans me corps. C’était compliqué à faire comprendre, et surtout, je ne voulais pas qu’il me prenne pour une folle. Je n’étais pas folle, on était juste deux dans mon corps, c’était tout. Je ne savais pas pourquoi Arsène était là, mais elle était là. Et je serai toujours là maintenant. Je sais. Et ça ne me dérangeait pas. Au contraire même. Depuis qu’elle était là, je n’étais pas seule, j’avais quelqu’un avec qui parler. Même si nous n’étions pas souvent d’accord, elle voulait juste me protéger, faire en sorte que je ne me fasse pas marcher sur les pieds. Mais ses choix étaient parfois extrêmes à mes yeux. Tu exagères quand même… On s’est enfuit du pensionnat ! Ce n’est pas rien ! Tu n’es pas bien là bas, je l’ai fait pour toi. Je sais… Mais je ne veux pas partir de la maison… Je l’aime bien papa, moi. C’est parce que tu ne te rends pas compte de ce qu’il fait. Il ne fait rien de mal… Tu te trompes. On verra qui a raison plus tard… En attendant, essaye de convaincre notre sauveur que tu n’es pas folle… Il déclara alors que c’était un grand secret pour une petite fille…

- Papa ne veut pas que j’en parle normalement… Mais tu avais l’air de t’inquiéter pour Arsène. Comme ça, tu sais qu’elle va bien.

Killian avait l’air d’être vraiment gentil, je voulais lui faire confiance. Il s’inquiétait pour ma sœur alors qu’il n’y avait pas lieu de se faire du souci. Elle allait très bien, et râlait dans le fond de ma tête. Le marin dit alors qu’il me croyait, en émettant l’hypothèse que j’étais peut-être victime d’un sort. Un sort ? Mais pourquoi faire ? Pour que je puisse avoir une amie ? Si c’était le cas, je ne voulais pas que ce sort prenne fin. Malgré tout, j’aimais beaucoup Arsène. Elle était ma sœur jumelle, et j’avais besoin d’elle, même quand on n’était pas d’accord. On n’est jamais d’accord. Mais je t’aime beaucoup aussi Antonia. Elle était parfois gentille aussi Arsène. Elle essayait juste de me secouer un peu, pour que je m’affirme. Sauf que c’était compliqué, je voulais faire plaisir et faire en sorte que mon papa m’aime, et il était très exigeant. C’était difficile de faire tout ce qu’il désirait, de respecter toutes les règles qu’il m’imposait.

Le jeune homme me demanda ensuite si ce n’était pas trop difficile de vire avec Arsène, soulignant le fait qu’elle avait sans doute de bon côté, comme celui de donner une bonne leçon à ceux qui m’embêtaient. Je commençais par hocher la tête à ses dires. Ce n’était pas toujours simple d’être à deux dans un corps, mais il arrivait que l’ont puisse s’entendre. Quoi qu’il arrivait, nous devions faire en sorte de cohabiter ensemble, nous n’avions pas le choix.

- Je l’aime beaucoup Arsène, c’est vraiment comme une sœur pour moi… Une grande sœur qui essaye de me défendre, et de faire en sorte que je sois bien. Mais c’est compliqué, parce qu’elle fait beaucoup de bêtises. Et on n’est pas toujours d’accord sur ce qu’il faut faire.

C’est parce que tu as peur de tout, et que tu n’oses jamais rien faire… Tu vas être malheureuse à rester comme ça… J’étais sûre que non. Je ne serais pas malheureuse si mon père finissait par m’aimer. C’était tout ce que je désirais : je voulais qu’il m’aime. Il ne t’aimera jamais comme tu le voudrais… Je ne voulais pas croire à ça.

- Par exemple, je n’étais pas d’accord pour fuir le pensionnat… Mais Arsène ne voulait pas rester là bas. Les professeurs y sont très sévères, et elle pense que je suis malheureuse là bas, sauf que ce n’est pas vrai. Je ne suis pas malheureuse.

Enfin, je ne pensais pas l’être. J’espérais ne pas l’être. Peut-être que les choses auraient été différentes si maman avait été là. Elle me manquait beaucoup. Elle était gentille et douce, elle était très différente de papa. J’aurais bien aimé la connaitre ta maman.

- Depuis qu’Arsène est là, je ne suis plus toute seule… Depuis que maman n’est plus, je suis toute seule… Alors je suis contente qu’Arsène soit avec moi. Arsène est arrivée quand j’avais neuf ans. Papa n’a pas voulu m’acheter une poupée, et il m’a giflée… Arsène est arrivé à ce moment là. Mais si papa m’a frappée, c’est parce que j’ai insisté, je n’aurais pas dû. C’était mérité.

J’avais fait une bêtise et j’avais été punie, c’était normal. C’est cher payé le caprice quand même… et puis je lui ai fait comprendre que tu ne méritais pas ça. Peut-être qu’elle avait raison. Ma maman ne m’aurait punie comme ça, j’en étais sûre.

- J’aurais été avec maman, elle m’aurait laissée prendre la poupée, mais Arsène ne serait pas là… Ma maman me manque… je me rappelle qu’en hiver, on jouait dans la neige pour faire des bonhommes de neiges, on faisait même des touts petits igloos. On se baladait en traineau tirés par de beaux chevaux tout noirs. On fêtait Noël ensemble aussi, et des fois papa fêtait Noël avec nous. Là, j’étais heureuse, vraiment heureuse…

Je ne parlais pas souvent de ma maman. Personne ne voulait parler d’elle avec moi… Mais en parler ça m’empêchait de l’oublier…


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Ven 8 Déc 2017 - 21:45

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre



Que son père ne veuille pas qu’elle parle de cette « sœur », c’était tout à fait normal.
J’imaginais le grand juge impitoyable avec à ses côtés une fille qui aurait une double personnalité. Quelle honte ! Quelle infamie ! Quel scandale !
Jamais il n’accepterait qu’une telle chose se sache. Elle deviendrait son point faible. Il n’envisagerait pas une telle chose.
C’était probablement la raison pour laquelle il l’avait faite enfermée dans ce pensionnat.
La mettre à l’écart pour ne pas avoir à gérer le problème.

« Quel genre de bêtises fait Arsène ? »

Tout en mangeant, je lui avais posé cette question, ma curiosité piquée à vif.
Etait-ce simplement des bêtises d’enfants ou des choses plus graves qui impliquait que le sang soit versé ?

« Un gifle pour avoir demandé une poupée c’est cher payé. »

Mais cela ne m’étonnait pas de son père.
Il n’avait pas la réputation de faire des cadeaux, mais de là à frapper sa fille simplement parce qu’elle avait réclamé une poupée…

« Quel âge as-tu ? »


Je ne voulais pas la faire souffrir aussi ne posais-je pas de questions sur sa mère. En lui demandant son âge je pourrai ainsi savoir depuis combien de temps existait Arsène.
Indirectement pour savoir néanmoins quand sa mère l’avait quittée, je demandais.

« Et c’était quand ton dernier beau noël ? »


Personnellement, je ne le fêtais pas. Je ne l’avais jamais fêté. Même quand mon père était encore avec nous, nous ne fêtions pas cet évènement.  Ce n’était pour moi qu’un jour comme un autre, plus triste et plus sombre encore car je savais que d’autres le fêtaient mais pas nous.
J’en voulais à mon père de nous avoir abandonnés, ou plutôt vendus. D’avoir fui. Elle ne semblait pas en vouloir au sien, au contraire. Elle se rendait elle-même coupable de tous les maux.

Me resservant en vin, je bus une gorgée avant de reprendre.

« Une enfant ne devrait pas être battue.  Et tu ne devrais pas te sentir coupable. »

Du bout de l’index, je fis le tour du rebord de mon verre en réfléchissant.

« Il est normal à ton âge de faire des erreurs, des bêtises. Quand on est jeune, on ne connait pas tous les interdits, toutes les façons de se comporter. Tu apprends. »

Malheureusement je doutais que son père ne voit les choses de cette façon alors qu’il aurait dû être indulgent.

« Peut-être devrais-tu écouter Arsène quelquefois. Etre trop gentille risque de t’attirer beaucoup d’ennuis. Tu ne dois pas tout supporter, tout accepter. Ou alors tu deviendras une victime. »

Je lui souris et cherchais à accrocher son regard.

« Tu ne veux pas devenir une victime n’est-ce pas ? »


Désignant l’entrée de l’auberge d’un signe de tête, je poursuivis.

« Tout à l’heure tu as faillis donner l’une de tes boucles d’oreilles à cet homme qui n’était en rien dans la détresse. Tu aurais pu devenir une victime. Tu t’es ravisée et tu as bien agis et tu as donc prouvé que tu n’en étais pas une, mais il faut que tu fasses attention. Rester sur le qui-vive pour toujours évaluer la situation et éviter que ta gentillesse soit utilisée à mauvais escient. »

Ainsi, je cherchais à la conforter dans sa possibilité de choisir entre le bien et le mal, à être responsable et à prendre confiance en elle.
Si son père l’avait durant des années soumis à un matraquage en lui bourrant le crâne sur sa position de petite fille bien sage, en la dressant pour qu’elle reste naïve et innocente, je comptais bien lui redonner son libre arbitre.
Il suffit parfois d’une simple rencontre, la bonne, pour que l’avenir d’un être change. Pour qu’il ouvre les yeux et qu’il se prenne en mains.

Antonia était comme une simple poupée d’argile prête à être façonnée, souhaitant à tout prix faire plaisir à son père et ce qu’il envisageait de faire d’elle ne présageait rien de bon. Pour elle.
Qu’il prévoit d’en faire un mini-lui à son image, aussi cruel et vil, ou une simple potiche qu’il marierait à celui qui pourrait servir ses intérêts, elle ne serait pas heureuse. Et j’en étais peiné pour elle.






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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Sam 9 Déc 2017 - 11:28

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre


C’était toujours un peu compliqué de parler d’Arsène. Je ne comprenais pas d’où elle venait et pourquoi elle était là, mais j’étais contente qu’elle existe. Avec elle, je n’étais jamais seule, j’avais toujours quelqu’un pour m’aider et m’écouter, même si nous n’étions pas souvent d’accord. Elle m’écoutait quand même, pour me contredire ensuite, mais au moins elle m’écoutait. Mon père n’avait pas de temps à m’accorder, il ne pouvait pas prêter une oreille attentive à ce que je lui disais parce qu’il avait toujours quelque chose à faire. Je ne lui en voulais pas, le travail de juge était important, et ça ne lui laissait pas beaucoup de temps pour lui. On devrait toujours avoir le temps pour ses enfants… Tu es très peu à la maison, il pourrait faire un effort pour toi. Il en fait. Laisse-moi rire. Il était inutile de continuer cette conversation, nous ne serions jamais d’accord à propos de mon père.

Killian semblait plus enclin à parler d’Arsène que mon père, il voulait en savoir un peu plus sur elle ; savoir qu’elle genre de bêtise elle faisait. Elle en faisait beaucoup, et de tout genre. Arrête d’exagérer… Je ne fais pas tant de bêtises que ça. Juste quelques unes de temps en temps. Même quelques bêtises, c’était trop pour moi. Je ne faisais jamais de bêtise, j’étais sage et je faisais tout ce qu’on me demandait. Et tu ne peux jamais t’amuser… Je préférais ne pas relever.

- Par exemple, c’est elle qui s’est enfuit du pensionnat… Elle contredit papa et les professeurs, elle salit nos robes en courant dans la boue, elle se cache quand il faut aller travailler, elle fait des caprices, elle crie et hurle quand elle n’est pas contente. Elle ne veut jamais écouter les adultes, elle ne veut faire que ce qu’elle veut, elle veut jouer tout le temps ou danser. Elle n’est pas très sage… Elle dit qu’elle fait tout ça pour moi…

Et toi, tu es trop sage. Et oui, je fais tout ça pour toi, pour essayer de te faire comprendre que tu n’es pas heureuse. Mais j’étais heureuse, enfin je crois. Mais ce n’était pas comme quand j’étais avec maman. Avec elle, je me sentais bien, et j’avais l’impression qu’elle m’aimait vraiment beaucoup. Elle avait du temps à m’accorder, elle voulait me faire plaisir. Si elle avait été là le jour où Arsène était arrivé, elle m’aurait laissé prendre la jolie poupée. Sauf qu’elle n’avait pas été là… Killian trouvait que j’avais payé assez cher ma demande…

- J’ai fait un caprice… Je n’aurais pas dû. Je n’ai plus recommencé après.

J’avais appris la leçon, il ne fallait pas insister quand on disait non. Non, c’était non. Surtout avec papa. Il ne changeait jamais d’avis. S’il disait non, ça serait toujours non. Tu l’entends souvent dire oui ? Non… Mais il devait avoir ses raisons de refuser mes demandes. Sans doute pour que je sois pas pourrie gâtée, ou quelque chose comme ça. Killian voulut ensuite savoir quel âge j’avais.

- J’ai onze ans.

J’étais une grande fille maintenant, c’était fini les jouets d’après mon père de toute façon. Maintenant, je ne demandais plus jouets, mais des livres et parfois des vêtements. Mais j’essayais de demander le moins de choses possibles, sauf si c’était pour l’école. J’écrivais beaucoup, alors j’avais souvent besoin de nouvelles plumes. Parfois, Arsène demandait de nouveaux chaussons de danse. Papa disait encore plus souvent non à Arsène qu’à moi. Il ne l’aimait pas beaucoup, parce qu’elle faisait des bêtises, parce qu’elle ne l’écoutait pas. Je me demandais ce que maman aurait pensé d’elle, si elle l’aurait aimée et si elle l’aurait comprise. Je parlai un peu de maman à Killian, d’un de nos Noël ensemble. Il voulut savoir quand était mon dernier beau noël.

- C’était il y a 5ans… Avec maman. Papa n’a pas le temps pour Noël… Il vient un peu avec moi des fois, mais je suis souvent toute seule pour Noël maintenant. Enfin, il y a toujours Arsène. Précisai-je avec un petit sourire.

Heureusement qu’il y avait toujours Arsène. Toujours là, même quand tu es fâchée. Oui, elle était toujours là. On n’avait pas le choix de toute façon, nous serions toujours ensemble et pour toujours je suppose. En discutant, je mangeais tranquillement, remplissant mon estomac vide avec plaisir. C’était très bon, et j’avais très faim. Ça faisait du bien de manger ! C’était bien meilleur qu’un morceau de pain. Il fallait que je trouve quelque chose pour dire merci au marin…

Ce dernier expliqua ensuite que les enfants ne devraient pas être battus, et que je ne devais pas me sentir coupable. Je le regardais jouer avec son verre alors qu’il rajoutait qu’il était normal de faire des erreurs, des bêtises, c’était la façon d’apprendre des enfants. Ce n’était pas ce qu’on m’avait dit, pas ce qu’on m’avait appris, ça ne me semblait pas logique, ou pas normal.

- Ce n’est pas ce qu’on m’a dit… Si on me dit ne ce qu’il ne faut pas faire, il suffit de ne pas le faire pour apprendre, non ? Comme ça, je ne fais pas de bêtise, et pas d’erreur…

Si on écoutait les adultes, on apprenait me semblait-il. C’était ce qu’on m’avait dit. Mais Killian était un adulte aussi, il devait savoir ce qu’il fallait faire pour apprendre aussi. Ça contredisait tout ce que j’avais appris, mais il devait avoir ses raisons de croire ça, et je voulais comprendre. Ce qu’il veut dire, c’est qu’on peut apprendre grâce à ses propres expériences. Si on te dit de ne pas t’approcher du feu, tu ne le fais pas. Mais si tu le fais, tu vas comprendre pourquoi il ne faut pas le faire : parce que ça brûle. Mais en le faisant, tu te fais mal pour rien… si tu avais écouté, tu ne te serais pas fait mal. Il faut aussi apprendre par soi-même Antonia, chercher à comprendre pourquoi c’est interdit… Ils me laissaient perplexe tous les deux. Si on m’interdisait les choses, c’était pour me protéger, pas pour me faire du mal. Le jeune homme me conseilla ensuite d’écouter Arsène de temps en temps, parce qu’être trop gentille pouvait m’attirer des ennuis. A tout supporter, et tout accepter, je deviendrais une victime. Avec un sourire, il me regarda dans les yeux. Il me demanda si je voulais être une victime.
Je fis non de la tête.

- Je ne veux pas être une victime… Mais je ne veux pas être coupable non plus. Papa punit les coupables… Tous les coupables.

C’était son travail de juge après tout. Il mettait en prison les méchants, et pire… Des fois, il les faisait exécuter. Et je savais qu’il n’hésiterait pas à me punir moi aussi. Son travail lui tenait très à cœur, il voulait être parfait de son rôle. Malgré tout, Killian essayait de m’expliquer les choses, il prit l’exemple du mendiant de tout à l’heure. J’avais failli être une victime. Si j’avais choisi de lui donner la boucle d’oreille, j’aurais été une victime, mais je ne l’avais pas fait. J’avais bien agi selon lui. Il m’expliqua qu’il fallait que je fasse attention, pour éviter qu’on utilise ma gentillesse contre moi. Mais papa ne laisserait pas faire ça, il ne laisserait personne me faire du mal… C’est lui qui te fait du mal, Antonia… Il faut que tu le comprenne. Ce n’est pas vrai…

- Arsène dit que mon père me fait du mal… Mais ce n’est pas vrai… Il ne veut que mon bien.

Non, il ne voulait que mon bien. Il voulait que j’aille bien. J’étais gentille parce qu’il m’avait appris à être gentille. S’il ne m’aimait pas du tout, il me laisserait me débrouiller toute seule. Mais il m’avait envoyée dans une bonne école pour que je devienne quelqu’un de bien. Il n’était pas très présent, sauf qu’il faisait de son mieux. J’en étais sûre…

J’avais aussi envie de dire merci à Killian pour tout ce qu’il faisait. Pour être gentil, pour m’écouter et pour être celui qu’il était.

- Et si je te donnais ma boucle d’oreille à toi ? Pour te dire merci. Est-ce que ça irait… ? Tu es gentil avec moi… J’ai envie d’être gentille avec toi aussi…


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 13 Déc 2017 - 8:46

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre



Toutes les bêtises décrites me rappelaient mon propre comportement lorsque j’étais enfant.
C’était Liam le sage, le réfléchis. Moi j’étais la tête brulée, le fonceur. Et c’était lui qui rattrapait mes fautes.
Une grimace glissa sur mon visage alors que les souvenirs affluaient.

L’histoire de ce caprice l’avait profondément marqué. Cela devait être encore plus douloureux que je ne l’avais pensé.
Lui resservant un peu d’eau, je lui offris un sourire d’encouragement.

« Tu n’as pas crié, tu ne t’es pas roulée par terre, tu n’as pas proféré des insultes n’est-ce pas ? Alors tu n’aurais pas dû être réprimée pour ce caprice. Il aurait dû t’expliquer pourquoi il ne voulait ou ne pouvait pas acheter cette poupée. »

Onze ans ce n’est pas être adulte. En tant que père, il était responsable de son éducation, il aurait dû la protéger, la chérir. Mon image de ce juge s’égratignait encore alors qu’elle était déjà bien écornée.

Orpheline de mère depuis 5 ans, je la trouvais bien courageuse.
Pour la consoler un peu, je partageais avec elle mon opinion.

« Tu sais, il vaut mieux être seule qu’en mauvaise compagnie. »

Je pensais à son père bien sûr. L’imaginant dans une grande pièce, au bout d’une longue table chargée de victuailles, elle à un bout, lui à l’autre. Ne s’adressant pas la parole, chaque geste, chaque partie de la soirée codifiée selon les règles paternelles.

« Et avec Arsène tu n’es plus seule. »

Je comprenais ce besoin de se créer une amie imaginaire, mais dans son cas, je n’étais pas tout à fait sûr de sa non réalité. J’avais déjà vu de la magie et je me réservais quand à poser trop vite un jugement. Antonia semblait parfaite saine d’esprit et tenais un discours cohérant.

Je ne partageais pas son avis sur ce qui lui avait été enseigné.

« Faire des erreurs c’est forger sa propre expérience. Imagine que je te montre un fruit et que je te dise qu’il ne faut pas le manger alors qu’il est très beau et qu’il semble très bon. Si tu m’obéis tu ne sauras jamais si j’ai dit  vrai ou  si j’ai mentis. Il peut être excellent et je pourrais dire ça juste pour le garder pour moi. Au contraire, je pourrai dire vrai et si tu désobéissais tu pourrais t’empoisonner. »

Tout était question de jugement et souvent de bon sens.

« Si tu ne goûtes pas tu ne sauras jamais ce qu’il en est. Si tu goûtes, tu pourrais tomber malade, voire pire. Que ferais-tu ? Resterais-tu la petite fille sage ou chercherais-tu à découvrir la vérité ? Au risque de te blesser ? »

Ayant cessé de jouer avec le bord de mon verre j’en avais pris une petite gorgée.

« Veux-tu rester une jolie petite image, un peu pâle et fade ou vivre vraiment et explorer le monde ? »

Je connaissais déjà la réponse d’Arsène.

« Pour bien apprendre, il faut écouter, regarder et se faire sa propre expérience. Tu ne peux faire confiance aveuglément et avaler toutes les sottises que l’on peut t’apprendre dans le pensionnat. Etre une gentille petite fille soumise ou devenir toi. Antonia. Avoir ta propre personnalité et ton libre arbitre. »

Tranquillement, je la laissais réfléchir à mes propos et l’écoutais, heureux de constater qu’elle ne souhaitait pas être victime.
Après une nouvelle gorgée de vin, je la repris.

« Dans ce cas ton père est coupable. Coupable de ne pas te donner l’amour que tu mérites, et de t’avoir giflée pour une simple demande. »

Se passerait-il la corde au cou pour autant ? J’en doutais.

« S’il veut tant que ça ton bien, il devrait user d’autres moyens que de te battre pour t’éduquer. S’il t’aime vraiment, il s’y prend très mal pour te le prouver car dans ce cas ton dernier bon noël ne remonterait pas à 5 ans. »

Sa proposition me fit lever un sourcil surpris.
Me donner l’une de ses boucles d’oreille ?
Je secouais la tête.

« Non. Garde tes bijoux pour toi. »

Bien que pirate, je dépouillais ceux qui le méritaient et j’essayais autant que possible d’aider ceux dans le besoin.
Je comprenais néanmoins qu’elle veuille m’offrir quelque chose. Aussi après avoir a mangé un morceau de poulet, je lui proposais.

« Par contre si tu veux m’offrir un cadeau, tu peux me donner un bout de ruban de ta robe ou de ta cape. Ou une petite mèche de cheveux. Comme ça j’aurais toujours avec moi un souvenir de cette belle rencontre. »

Moi de mon côté, je comptais bien lui offrir une poupée pour réparer le tort de son père. Peut-être qu’ainsi je pourrai lui apporter un peu de bonheur.

« Offres-moi quelque chose qui ne te coûte pas et ne risque pas de t’apporter des ennuis. »


En pensant à la mèche de cheveux, je me demandais si elle changerait de couleur en fonction de la personnalité qui prendrait le dessus même à distance. Ce serait une possibilité de savoir si elle avait des ennuis.




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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Mer 13 Déc 2017 - 23:09

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Une fugue, une rencontre


Arsène et moi, nous ne nous ressemblions pas du tout, nous étions deux opposés. Même si nous ne nous entendions pas toujours pas bien, on s’appréciait énormément. Elle essayait de me protéger, et j’essayais de rattraper ses bêtises. Si nous formions une seule personne, nous serions peut-être plus équilibrées que nous l’étions chacune de notre côté… Peut-être, mais ça serait tellement moins drôle… Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle dans notre situation… On est toujours deux, et on ne s’ennuie jamais. Je n’étais pas convaincue par ce qu’elle disait, mais ça me ferait sans doute bizarre de me retrouver seule maintenant, j’avais l’habitude de toujours avoir Arsène avec moi. Ne plus l’entendre me ferait même de la peine, j’avais besoin d’elle maintenant… Même si elle faisait des bêtises. Je racontai d’ailleurs à Killian comment Arsène était arrivée. Enfin, dans quelle circonstance elle était arrivé, parce que je ne savais pas pourquoi elle était là, comment elle était apparue… Je suis venue pour te protéger…

- Non, je n’ai rien fait de tout ça… J’ai juste pris la poupée pour la montrer à papa… Et il a dit que j’étais une voleuse… Mais le marchand était d’accord pour que je la prenne pour la lui montrer…

Je me rappellerais de ce jour toute ma vie, c’était la première fois que quelqu’un me frappait… Je ne voulais plus que ça arrive, ça faisait mal, et je n’avais pas l’impression de le mériter. Je ne faisais pas de bêtises. Il ne te frappe plus… Il t’enferme dans le noir. Mais les professeurs nous donnent des coups de canne… C’est vrai… Mais on s’en sort bien à chaque fois. ça fait mal quand même… Et j’étais punie pour les bêtises d’Arsène en plus… Malgré tout, j’étais contente de l’avoir avec moi.

- j’ai peur toute seule… Je ne sais rien faire toute seule… Oui, heureusement qu’il y a Arsène.

Je n’étais pas débrouillarde, si j’étais vraiment seule, je ne m’en sortirais pas, je le savais. On m’avait toujours aidée, on ne m’avait jamais laissée. Et maintenant, je savais que je n’aurais jamais l’occasion de faire mes preuves seules. De toute façon, je ne le voulais pas. Arsène était là, je voulais qu’elle reste maintenant. Je ne compte pas partir, je serais toujours là… Même quand tu te montres chiante et parfaite. Tu sais bien que quand je pars, je ne suis jamais loin. Oui, même quand elle se taisait, je sentais sa présence. Je savais qu’elle était là.

Vint ensuite une conversation sur l’éducation. Tout ce qu’il disait allait à l’encontre de ce qu’on m’avait appris, mais il semblait d’accord avec Arsène. Il prônait l’idée qu’on devait apprendre en faisant des expériences. Je l’écoutais avec attention, sans l’interrompre pour essayer de comprendre son point de vue. Ce qu’il e disait me semblait logique, mais apprendre toute seule semblait être quelque chose de dangereux… Est-ce que je prendrais le risque de m’empoisonner ? Non, sans doute pas.

- Je crois que je resterais une petite fille sage…

La réponse pouvait être décevante… Et le décevoir me chagrinait. Mais j’étais comme ça, j’étais sage et obéissante. J’écoutais tout ce qu’on me disait. En l’écoutant lui, je me rendais tout de même compte qu’il n’y avait pas qu’une seule et unique vérité. Il pouvait y avoir des idées justes qui s’opposaient, sans pour auatant être des mensonges. Chacun avait sa vision du monde, sa façon de penser. Tout n’était pas noir ou blanc, il y avait des nuances à apporter dans les propos de chacun, il fallait chercher à comprendre ce qu’on me disait… Cependant, j’avais l’impression que ce qui était le plus adapté à ma personne, c’était les paroles de mon père. Je vivais avec lui, je devais surtout lui faire plaisir à lui non ? Mais la seconde question de Killian me laissait perplexe. Je ne savais pas quoi répondre…

- Je ne sais pas ce que je veux… Je veux faire plaisir à mon papa…

Non d’un chien Antonia ! Tu as le droit de vivre et de voir le monde ! Réveille-toi un peu ! Tu dois vivre pour toi, et pas pour notre père ! J’entendais ce que disait Arsène, mais je ne voulais pas y répondre. Je n’avais pas de réponse à lui donner. Ni à elle, ni à lui. Pour le marin, écouter, regarder et faire ses expériences étaient nécessaire pour bien apprendre. Il fallait que j’apprenne à me méfier de ceux qui m’entouraient. Je devais réussir à devenir moi, à avoir ma propre personnalité. J’avais l’impression que tout était compliqué… Je ne savais pas comment il voulait que j’arrive jusque là, que j’arrive à devenir Antonia. En arrêtant d’écouter le juge et les professeurs, en faisant tes propres choix. Mais si mes choix ne plaisent pas ? ça n’a pas d’importance ça… Tout ça me demandait beaucoup de réflexion, je n’arrivais pas à peser correctement le pour et le contre, tout s’opposait à ce qu’on m’avait enseigné. Ça me secouait beaucoup.

Aux yeux de Killian, mon père était coupable. Parce qu’il ne m’aimait pas comme il fallait, parce qu’il m’avait giflée. Il ne devait pas me battre pour m’éduquer, s’il m’aimait, il s’y prenait mal, car mon dernier beau noël était avec ma maman il y a cinq ans… Il n’avait pas le temps... Il travaillait beaucoup, il n’avait pas le temps pour noël, il essayait de venir passer un petit moment avec moi… Mais c’était compliqué pour lui. Tu lui trouves toujours une excuse. Je ne disais, ou du moins pensais, que la vérité. C’était ce que je croyais.

Si nous pouvions remettre en doute l’amour que mon père me portait, personne ne pouvait se tromper sur la gentillesse de Killian. Il était quelqu’un de généreux et de prévenant. J’avais envie de faire quelque chose pour lui. Je voulais lui offrir ma boucle d’oreille. Elle pouvait lui servir si un jour, il avait des problèmes d’argent, il aurait pu la revendre, mais il déclina l’offre. Ça me surprit un peu, mais je n pouvais lui forcer la main. Il me proposa ensuite de lui offrir un ruban de mes vêtements ou une mèche de cheveux. Je trouvais ça étrange comme demande, mais si c’était ce qu’il voulait, j’étais d’accord pour lui donner tout ça. Ayant fini de manger pour ma part, je détachais un ruban de ma robe pour le lui tendre.

- Je n’ai rien pour couper une mèche de cheveux, mais je veux bien t’en donner une.

C’est vrai que c’est bizarre comme cadeau des cheveux… Mais bon, ça ne nous coutera rien, et ça ne nous apporteras pas d’ennuis. Ça remplit ses demandes. Oui, et en plus c’était lui qui avait demandé tout ça. Ça ne pouvait que lui faire plaisir. Silencieusement, je descendis de ma chaise pour aller voir Killian et lui faire un câlin. C’était une sorte de cadeau aussi. Je ne faisais pas souvent de câlin, personne n’aimait les câlins chez moi. Mais j’avais envie de lui en faire un… Je l’aimais beaucoup.

- Merci beaucoup Killian…

La situation ne s’y prêtait pas, mais je me mis soudainement à pleurer. Les larmes se mirent à rouler abondamment sur mes joues. Comment un inconnu pouvait-il se montrer aussi attentionné envers moi, alors que mon père était toujours froid et distant ? Je faisais tous les efforts du monde pour lui faire plaisir, pour essayer de le satisfaire, et pourtant, il ne semblait jamais content… Toujours blottit contre Killian, je finis par demander :

- Pourquoi on ne m’aime pas… ? Pourquoi mon papa n’est pas gentil avec moi ? Je veux ma maman… Elle m’aimait beaucoup et elle était gentille avec moi…


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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Jeu 21 Déc 2017 - 22:14

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre



Si le marchand l’avait laissé prendre la poupée pour qu’elle la montre à son père ce n’était pas du vol. Et son père prouvait encore une fois qu’il ne la connaissait guère.
Il aurait dû la défendre et non l’accuser et la frapper.
Pour moi, il agissait comme ceux qu’il condamnait.
Quel juge pouvait ainsi poser un verdict sans même chercher à comprendre ? Un monstre sans humanité et sans pitié. Il n’avait de père que le nom.

« Un père devrait protéger son enfant et non pas le battre. »

Je revenais encore sur le sujet mais pour moi c’était inacceptable.
Buvant une nouvelle gorgée de vin, je secouais la tête.

« Non, tu es bien plus forte que tu ne crois. Même si Arsène est importante dans ta vie, ne minimise pas ta propre existence. Tu es aussi capable de prendre tes propres décisions. »

J’en étais sûr.
Tout comme je savais que si pour le moment elle était persuadée de demeurer toute sa vie une petite fille sage, ce ne serait pas le cas.
La plaie était ouverte. C’était bien ça. Tout ce qu’elle désirait c’était faire plaisir à son père et c’était la raison pour laquelle elle voulait être cette petite fille sage. Cela m’attristait profondément.

Le repas terminé tout doucement pendant que nous discutions, je poussais vers elle quelques fruits apportés par la serveuse.
Prenant son ruban entre mes doigts, je la remerciais.

« Merci beaucoup. Tu n’es pas obligée pour la mèche de cheveux, le ruban suffira. Je ne souhaite pas que tu ais des ennuis, je te l’ai déjà dit. »

A son tour de me remercier, pour le repas bien sûr mais probablement plus encore pour mon écoute.
Surpris par son élan, je la serrai dans mes bras, la gardant contre moi pour la rassurer, caressant doucement sa jolie chevelure blonde. Posant mes mains sur ses épaules, je l’écartais légèrement de moi pour plonger mes yeux dans les siens.
Avec un sourire malicieux, je murmurais doucement.

« Tu me remercieras lorsque je t’offrirai tout à l’heure une poupée. »


Il devait bien y avoir un commerçant qui vendait des poupées dans cette ville. Cela n’effacerait sûrement pas la douleur causée par le comportement de son père mais j’espérai que cela lui mettrait un peu de baume au cœur.

« Bien sûr il faudra la partager avec Arsène. »


Hors de question de nier cette part d’elle qui l’avait soutenue contre vents et marées.
Je ne désirais pas la voir disparaître, elle lui apportait un équilibre. Une sorte de protection.

Les larmes qui roulèrent sur ses joues serrèrent mon cœur. J’avais mal pour elle.
Je la serrai de nouveau contre moi, troublé par sa déclaration de souffrance.
Je restais ainsi quelques instants, caressant doucement son dos pour lui prouver que j’étais là, à ses côtés.

« Tu mérites d’être aimé, chérie, choyée. Il est injuste que ta mère t’ait été enlevée si tôt, mais où qu’elle soit n’oublies pas qu’elle veille sur toi. »

Enfin elle reconnaissait que son père n’était pas gentil avec elle. C’était déjà un grand pas dans sa prise de conscience, dans la construction de son être.
Peut-être qu’en ôtant le vernis de l’admiration inconditionnelle le verrait-elle sous un autre jour. Plus réaliste.

« Ne crois pas que tu n’es pas aimée. Tu es adorable, aimable et je t’aime beaucoup. »

Je déposais un doux baiser sur son front, puis essuyais du ruban ses larmes.

« Ne pleures plus, il ne mérite pas ton chagrin. »

La soulevant, je la posais sur mes genoux.

« Prends un fruit et si tu n’as plus faim, nous irons chercher ta poupée. Ainsi toi aussi tu te souviendras de moi. »

Je fis un signe à la serveuse et lui demandais de faire un paquet avec nos restes pour les donner aux mendiants dans la rue, puis je remis Antonia sur pieds et recouvris ses épaules de sa cape qui avait séchée.





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Claude Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Ven 22 Déc 2017 - 2:09

@Anne Bonny a écrit:
Ma fille et un pirate
Feat Anne Bonny et Killian Jones


Cela fait peut de temps que nous somme revenu à Camelot après la malédiction de la méchante reine mais je ne peux pas quitter Nottingham comme ça. J'ai encore beaucoup d'affaire qui ne sont pas réglé. Cela m'arrive de passer plusieurs jours dans le comté pour terminer deux trois choses et venir enfermé les crapules que j'ai laissé derrière moi. Je leur avait promis que je ne les raterai pas et je tien toujours mes promesses.

C'est après une longue semaine à Nottingham que je rentre enfin à Camelot. Le roi m'a convoqué le lendemain pour parlé d'affaire du palais, je vais devoir revoir les cas dont il veut m'entretenir. Cet imbécile me manges dans la main mais pour pouvoir le manipuler à ma convenance je dois lui faire croire que toutes les idées viennent de lui et pour ça je dois lui présenter mes affaires sous un certain angle. C'est qu'il me donne du travail en plus ce demeuré.

Il se fait tard et je n'ai rien mangé de toute la journée. Je décide de m'arrêter à la taverne la plus proche pour me reposer et manger un peu. Même si je déteste ce genre d'endroit je vais avoir de la route avant de revenir à Camelot. Je descend de cheval et m'étire un peu pour me détendre, j'ai le dos complètement endolorie. Je confie ma monture au palefrenier et rentre dans la taverne. Quel endroit bruyant, et quelle odeur c'est pas croyable tant de saleté quand un si petit endroit. Je m'installe le plus loin possible des paysans enfin je devrais plutôt dire des soulards ... Autant de bovins réunies c'est affligeant. Cela me donne l'idée de venir plus souvent dans les
tavernes pour y trouver les crapules qui rempliront mes geôles. Elles sont trop vide je n'aime pas cela. Je pourrai presque tous les enfermé pour ivresse et pour les autres je trouverai bien quelques choses j'en suis sur. Mais je ne suis pas là pour ça, je ne vais pas m donner du travail en plus même si ce n'est pas quelques choses qui me dérangerait.

Je commande un pichet de vin et de quoi manger. Je garde ma cape sur le dos ainsi que ma capuche. Il est possible que ma réputation m'est précédée et étant seul je ne préfère pas prendre le risque de provoquer une émeute. Je me fais le plus discret possible tout en observant l'assistance. Des poivrots, des pirates certainement pour certains. Je sais que source sur que le capitaine Crochet est pas loin son équipage doit être dans les parages. Je remarque qu'un homme grand de carrure plutôt élancé et très bien habillé, rentre dans la taverne un enfant avec lui. Mais quelle idée d'emmener un enfant dans un endroit pareil. Je constate que c'est une petite fille! Encore mieux. Quel exemple lui donner! Je me fais la réflexion qu'elle a les même cheveux qu'Antonia, longs, blonds, un peu bouclés. Ma fille est dans un internat en ce moment bien loin de cet endroit de débauche.

Les deux arrivant semblaient en pleine discutions. Je me demandais si l'enfant n'avait pas été kidnappé mais la petite ne semblait pas traumatisé alors je ne m'en suis pas plus soucier. Ce n'était pas mes affaires.

Je finis vite de manger pour rependre la route. L'homme et l'enfant discutaient toujours et je fais exprès de passer près d'eux tout en restant discret pour écouter leur conversation. Soudain je reconnais la voix d'Antonia, ma fille ?! Mais qu'est-ce qu'elle fait là non de Dieu ! La surprise m'a empêché de faire quoi que ce soit. Pour gagner du temps je fais semblant de m'intéresser à une partie de carte à la table juste à côté d'eux. Il conversent toujours. Antonia parle de moi et cette maudite poupée qui a fait entrer Arsène dans nos vies. Je jure de me débarrasser d'elle ! Son interlocuteur lui promet de lui acheter une poupée et de la ramener chez elle. Au vue de ses vêtements, cet homme n'est pas qu'un simple matelot. Il n'est pas claire... Je commence à les connaitre les pirates .... Quel heureux hasard il semble que ma fille ait fait ami ami avec lui. Cela pourrai me servir par la suite. Je fais confiance à ce pirate de pacotille au grand cœur pour ma ramener ma fille chez moi ou à l'internat. D'ailleurs ils vont m'entendre eux!

Je décide de ne pas intervenir. Je vais laisser les choses se dérouler. On verra bien où cela nous mène. J'enfonce un peu plus ma capuche sur ma tête et quitte la taverne avec bon espoir de pouvoir attraper ce pirate qui pourra me mener à un plus gros poisson, cela grâce à ma fille chérie ....
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Antonia Arsène Frollo
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MessageSujet: Re: [Flashback] Une fugue, une rencontre ~ PV: Killian Jones Dim 24 Déc 2017 - 13:49

Killian Jones et Antonia Arsène Frollo

Une fugue, une rencontre


Killian semblait vraiment contre l’idée que l’on puisse lever la main sur ses enfants. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi, j’avais l’impression que c’était normal de punir les bêtises comme ça. Mais je n’avais pas vraiment de point de comparaison, je ne parlais pas beaucoup aux autres enfants. C’est plutôt eux qui ne te parlent pas beaucoup… Ils ne veulent pas avoir d’ennui avec le juge, alors ils préfèrent t’éviter. ça non plus je ne le comprenais pas. S’ils étaient des gens bien, ils ne devraient pas avoir peur de mon papa, il ne punissait que les personnes qui commettaient des crimes. Il était quelqu’un de juste et bon. Laisse moi rire. Nous n’étions vraiment pas d’accord au sujet de mon père, mais c’était comme ça. Un jour, si je viendrais à être d’accord avec elle, elle me dirait peut-être « je te l’avais bien dit », mais j’étais persuadée que ça n’arriverait jamais. Je savais qui était mon père, qu’il était quelqu’un de bien, je ne regretterais pas d’être sa fille même s’il était parfois très dur et très sévère. Tout le temps dur, et tout le temps sévère. Arsène avait un certain don pour l’exagération… Il nous faisait des cadeaux parfois, et parfois il voulait même jouer avec moi. Preuve qu’il était un bon père. Je sentais l’exaspération de ma sœur, mais elle ne dit rien de plus.

J’expliquais ensuite au marin que j’avais peur d’être toute seule, que seule je n’arrivais à rien. Par chance, je n’étais jamais vraiment seule. Arsène était toujours là pour me guider. Je ne suivais pas toujours ses conseils, mais elle était là quand même, et sa présence avait quelque chose de rassurant. Elle était l’amie dont j’avais besoin. Elle était cette personne qui ne me quittait pas et qui était toujours là pour moi, même dans les pires situations. C’était souvent elle qui nous mettait dans des situations folles, mais elle était là. Killian ne semblait pas d’accord avec ceux que je disais. Il pensait que j’étais plus forte que ça, que j’étais capable de prendre mes propres décisions. Pourtant, j’avais juste l’impression d’écouter ce qu’on me disait, de faire ce qu’on m’ordonnait de faire. Tu ne m’écoutes pas toujours, tu l’as dit. Preuve que je te laisse décider parfois. Oui, mais tu me conseilles toujours, tu es toujours là pour me guider. Je te guide, mais parfois je te laisse choisir. Oui, c’était vrai. Par exemple, elle m’avait complètement abandonnée après notre fugue, sauf que la seule chose que j’avais fait, c’était m’asseoir dans un coin pour pleurer. Ensuite Killian était arrivé, et j’avais de nouveau demandé de l’aide à Arsène. J’avais choisi de parer à l’inconnu, alors que ma sœur avait été plus méfiante… J’avais choisi toute seule, j’avais décidé.

- Arsène ne voulait pas te parler au début… Mais j’ai décidé d’accepter ton aide. Ça veut dire que j’ai pris ma décision toute seule.

Si c’était vraiment le cas, ça voulait dire qu’il avait raison. Que j’avais moi aussi le droit de choisir certaine chose, de faire des choses par moi-même. Mais face à mon père, serais-je capable de le contredire et d’aller à l’encontre de ses volontés ? ça, j’en étais beaucoup moins sûre. Je l’avais contredit une fois, et je l’avais payé assez cher. Je ne voulais pas recommencer. Je ne voulais pas qu’il soit de nouveau fâché contre moi. S’il est bon père, il saurait pardonner tes décisions et tes choix. Même s’il n’est pas d’accord avec toi. Il est un bon père. Bien évidemment, elle ne répondit rien à cette affirmation. Elle était d’accord avec Killian pour dire que le juge Claude Frollo était un mauvais parent. Il n’y avait que moi qui croyais en lui. Je ne comprenais pas comment on ne pouvait pas voir ce qu’il y avait de bon en lui…

Nous continuions de manger en discutant, en parlant de tout. Enfin surtout de mon père, d’Arsène et de la façon dont elle était arrivée dans ma vie. Elle était arrivée grâce à une poupée que j’avais demandée à mon père, et il avait refusé de me l’offrir. Après une gifle, mon autre moi était arrivé pour prendre ma défense et dire les quatre vérités à mon père. Ça avait été surprenant, terrifiant, mais maintenant j’étais heureuse de l’avoir avec moi. Killian avait fait tellement de chose pour moi, que je voulais lui faire un cadeau. Il déclina l’offre de la boucle d’oreille. Par contre, il voulait un ruban ou une mèche de cheveux. Je décrochais tout de suite un ruban de ma robe. Par contre, je n’avais rien pour couper une mèche de cheveux, ce qui me désola. Il répéta alors que je n’étais pas obligée pour le deuxième cadeau, il ne vouait pas m’attirer d’ennui.

- Une petite mèche de cheveux, ça ne se verra pas. On trouvera comment les couper tout à l’heure. Répliquai-je avec un petit sourire.

En attendant, je voulus lui faire un autre cadeau. Je descendis de ma chaise pour lui faire un câlin. Je l’aimais beaucoup, et je voulais le lui dire. J’aimais beaucoup ma maman, et pour le lui dire, je la prenais dans mes bras. Il me serra contre lui, me faisant ainsi sourire. Sa main glissa le long de mes cheveux avant qu’il ne pose ses mains sur mes épaules pour me faire reculer un peu. Il me regarda dans les yeux en souriant pour me murmurer que je lui dirais merci lorsqu’il m’offrirait une poupée. Je le regardais alors avec des grands yeux surpris.

- Une poupée ? Pour moi ? C’est vrai ? Oui, promis je partagerai avec Arsène.

Il m’avait déjà offert le repas, promis de me ramener où je voulais… Il voulait aussi m’offrir un jouet ? ça me surprit beaucoup, il avait déjà fait tellement de chose pour moi ! Pour nous même, parce qu’il avait précisé qu’il fallait partager avec ma sœur. Tu as raison, il est vraiment quelqu’un de bien et de gentil. Tu as bien fait de ne pas m’écouter et de lui parler. Killian ne me connaissait pas, et il était très gentil avec moi. Je me demandais alors pourquoi mon père n’était pas comme lui. Cette pensée m’arracha des larmes, je me mis alors à pleurer. Mon sauveur me reprit contre lui, me serrant contre son torse, caressant mon dos pour essayer de mon consoler. Antonia ! Regarde à droite, à la table des joueurs de cartes ! Ce n’est pas notre père ??? Tout en écoutant Killian, je tournais doucement les yeux vers la direction indiquée par Arsène… J’avais l’impression que c’était la silhouette de papa. Je tournais alors mon visage contre le torse du marin, dans l’espoir que le juge ne m’ait pas vue. S’il me trouvait, il me punirait, et me ramènerait de force à la maison. J’avais encore envie de rester un peu avec mon nouvel ami… Je voulais rester encore avec quelqu’un de gentil avec moi. J’écoutais alors le marin, essayant d’oublier la présence pensante de mon père. Il expliqua que je méritais d’être aimée, chérie et choyée, que ma mère était toujours entrain de veiller sur moi.

- J’aime beaucoup maman… Je suis sûre qu’elle me surveille tout le temps.

En tout cas, j’aimais à le croire. Ça me faisait une présence en plus dans mon quotidien. Ainsi, j’étais encore moins seule. Si Arsène me contredisait toujours à propos de notre père, elle ne disait jamais rien contre notre mère. Elle ne l’avait pas connue, et semblait croire ce que je lui disais sur elle. Ma maman avait été douce, attentionnée, généreuse, faisant tous les efforts du monde pour me combler de bonheur. Elle était la plus jolie et la meilleure maman du monde. J’aurais tant aimé qu’elle soit encore là, avec moi… Toujours contre Killian, il rajouta qu’il ne fallait pas que je croie ne pas être aimée. Il me dit que j’étais adorable, aimable et qu’il m’aimait beaucoup. Il m’embrassa sur le front avant d’essuyer mes larmes. Il ne voulait plus que je pleure, parce que mon père ne méritait pas mon chagrin. Il me prit ensuite sur ses genoux et m’invita à prendre un fruit. Ensuite, nous irons chercher la poupée pour que je puisse moi aussi, avoir un souvenir de lui. Assise sur ses jambes, je pris une pomme. Il remit ma cape sur mes épaule alors que je jetai un regard inquiet vers la personne qui semblait être mon père, et qui nous avait observés. J’étais sûre que c’était lui, mais je ne comprenais pas pourquoi il n’était pas venu me chercher. Peut-être parce qu’il s’en fiche, et qu’il serait bien content de se débarrasser de nous. Ce n’est pas vrai ! Je fis alors mon père s’en aller. Je tirais doucement sur la chemise de Killian en lui montrant le grand homme caché sous sa cape qui sortait de la taverne.

- Le monsieur qui s’en va, c’est mon papa… Expliquai-je la voix encore cassée à cause des sanglots versés.

J’avais arrêté de pleuré, mais j’étais toujours chagrinée par mes confidences. Je me rendais compte que mon père n’était pas toujours gentil avec moi. Par contre, je ne pouvais pas remettre en doute son amour pour moi. Il m’aimait, j’en étais persuadée. Je me tournais ensuite vers le marin pour demander :

- Pourquoi il n’est pas venu me chercher ? Tu crois qu’il est fâché contre moi ? Tu crois qu’il pense que tu m’as enlevée ? Si c’est ça, je dirais que ce n’est pas vrai… Tu m’as aidée et tu as été très gentil avec moi… Je ne veux pas que mon papa te punisse… Je ne veux pas qu’il te mette en prison.


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