Partagez|

your knife, my back. My gun, your head + regina

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

avatar
Andreas Kostas
▻ Messages : 47
▻ Date d'inscription : 10/06/2018

MessageSujet: your knife, my back. My gun, your head + regina Mar 3 Juil - 22:32

There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames
Tell me would you kill to save a life? Tell me would you kill to prove you're right? Crash, crash, burn, let it all burn This hurricane's chasing us all underground.  No matter how many deaths that I die I will never forget. No matter how many lives that I live, I will never regret.
☛ Your knife, my back. My gun, your head.☚
Des milliers d'années marquaient mon regard à la noire profondeur abyssale. Et pourtant … la forêt bourdonnait de mille et un bruits qui ne m'étaient pas familiers. Le bruissement des feuilles giflées par le vent, les frappes de l'eau contre le sol bourbeux et le croassement incessant des grenouilles mêlé au chant strident des insectes éparpillés dans les bois. La vie m'embrassait … m'enveloppait dans un linceul qui m'asphyxiait. J'avais haï mon frère pour m'avoir exilé et m'avoir privé de ma liberté de choisir. Je l'avais exécré au point de m'abandonner à la haine et à la rage, sans savoir qu'il m'avait en réalité volé ce que les dieux fantasmaient le plus. La vie elle-même. La lame noire de la conscience taillada mes pupilles rétrécies tandis que j'entrouvrais les lèvres pour inspirer l'air chaud qui m'entourait. En voulant me réduire à néant, Zeus m'avait offert une arme à laquelle je n'aurais pu prétendre autrement. Je ne me battais plus seulement pour le voir dégringoler et s'échouer sous terre, mais également pour protéger ma propre vie jusqu'à le voir chuter. Mes lèvres tressaillirent tandis qu'une flamme sombre naissait à la naissance de mon poignet. Elle s'y enroula, tel un serpent noirâtre, marquant ma chaire et consumant mon vêtement à la manche brûlée. Le tissu noirci, s'abîma, s'effaça pour révéler ma peau pâle et parsemée de filaments sombres. Je retournai légèrement la main, fasciné par cette flamme autrefois si facile à créer. Désormais, elle s'esquissait lentement, comme de la pointe du pinceau d'un artiste dépassé. Mes doigts se replièrent, un à un, pour mordre la chaire tendre de ma paume. J'y sentis mes ongles s'y enfoncer jusqu'à ce que la douleur naisse dans une ligne sanguine, jusqu'à ce que la flamme prenne son envol pour braver le regard du maître auquel elle tenait tête. Elle ondula, crochant et brûlant la peau de l'ancien dieu qui n'était plus. La souffrance coula dans mes veines alors que l'ébène effaçait progressivement la blancheur de ma peau. Mes doigts ensanglantés formaient désormais une couronne d'un carmin sinistre sur une paume attaquée. Je serrais le poing, sans quitter des yeux celle qui se dérobait à mon emprise. Je ne contrôlais rien. Ni sa danse, ni sa rébellion, ni même les effets qu'elle pouvait avoir sur mon corps si elle le désirait. Mes prunelles se dilatèrent, perles gonflées d'orgueil et de détermination. Elle ploya, s'affaissa dans une main qui échappa au griffe de la mort. Elle lécha les plaies d'une blessure qu'elle avait créé, souffla sur les braises et la peau morte, apaisa la douleur, fit disparaître la noirceur. Je voyais ma peau se reconstruire, à la manière des vêtements que je créé jadis. Mais, si le tissu resta inchangé, la flamme docile laissa un souvenir à mon poignet. Un bracelet en pierre de lave, celle que j'affectionnais et que l'on trouvait en profusion en enfer. En enfer … Je ne parvenais même à cerner mes sentiments vis à vis d'un royaume qui m'avait été imposé. Plus que le fuir, j'avais fantasmé sur l'idée de réparer une injustice. Je réclamais ma liberté, mon droit de retrouver l'Olympe et les miens. Je condamnais sa tyrannie. Néanmoins … j'en étais venu, si ce n'est à aimer, à me considérer chez moi dans ces enfers que j'avais haï. Le rideau de mes cils dissimula momentanément la forêt joyeuse et vivante. Une demi seconde avant que je ne me redresse, quittant des genoux la boue et les restes de pluie qui maculaient la terre assoiffée. La détermination durcissait mes traits. Je quittais le couvert des arbres pour me diriger vers le quartier faussement chic de Storybrooke dans lequel avait élu résidence la tout aussi fallacieuse maire de la ville. Je n'y étais venu jamais venu qu'en tant qu'Andréas, cet avatar pathétique qui n'avait jamais osé tenir tête à son patron. L'humiliation mordit mes entrailles, alors que je poussai le portillon pour grimper félinement les marches conduisant à son perron. Mes coups résonnèrent. Puissants, sans appels. Pourtant, je frappais. J'écrasais même mon poing contre le battant, parfaitement conscient de mes faits et gestes. J'étais une ombre sur le territoire d'un ennemi, j'étais une figurine sur un immense échiquier guidé par des règles desquelles je devais m'inspirer si je voulais gagner. L'intelligence n'était-il pas le nerf de la guerre? La porte s'ouvrit, dévoilant le profil ténébreux d'une reine qui n'avait jamais abandonné ses privilèges ni ses atours. Ce qu'elle estimait être se lisait sur son visage, dans son maintien, dans sa manière de se vêtir, dans chacun des gestes et chacun des regards qu'elle lançait. Un sourire ironique plissa mes lèvres charnues alors que je penchais légèrement la tête pour l'observer. « Majesté. » ironisai-je d'une voix rauque. Les syllabes, murmurées d'une langue mordante, glissèrent sur les ailes du sarcasme et du mépris. Elle n'avait rien d'une Reine si ce n'est le port altier. « Je t'admire Regina, » enchaînai-je, un sourire chaud sur mes lèvres plissées, « pour ce talent naturel et incomparable que tu as de mieux détruire tes amis que tes ennemis. » Je plantais deux prunelles obsidiennes dans les siennes, sans dissimuler le mépris royal que sa personne et son manque de courage m'inspiraient. Elle avait tenté, durant des années, de tuer une femme sans jamais y parvenir. Et pourtant, son père, Daniel et Robin avaient tous trois succombé à son âme damnée. « Il aurait été plus facile, plutôt que ce sort pathétique, d'amener Snow White à tenir à toi, ne penses tu pas? » appuyai-je sans la quitter des yeux.
code et gifs par SWAN.
Revenir en haut Aller en bas
Apple Queen
Apple Queen

avatar
Regina Mills
▻ Messages : 3473
▻ Date d'inscription : 15/01/2017
▻ Localisation : La mairie de Storybrooke

MessageSujet: Re: your knife, my back. My gun, your head + regina Sam 7 Juil - 23:08

There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames
Tell me would you kill to save a life? Tell me would you kill to prove you're right? Crash, crash, burn, let it all burn This hurricane's chasing us all underground.  No matter how many deaths that I die I will never forget. No matter how many lives that I live, I will never regret.
☛ Your knife, my back. My gun, your head.☚


Ma vie avait pris un drôle de tournant. Enfin, « drôle » n’était peut-être pas le mot adéquat. Après avoir enfin eu droit à un bonheur, une fin heureuse que je n’aurais jamais crue possible autrement que par la vengeance, j’avais enfin entrevu ce dont tous ces héros qui avant me donnaient la nausée parlaient, l’Amour véritable, celui qui donne des ailes, celui qui nous fait dire aussi niaisement que ma belle-fille Blanche-Neige que tout est possible et qu’il faut toujours garder espoir. Seulement voilà, ce bonheur personnifié en l’archer le plus célèbre de tous les royaumes confondus m’avait été ôté. Il avait perdu la vie et il ne se passait pas un jour sans que je n’en culpabilise. Il faut dire que lorsque cela arriva, alors que nous avions été emportés, ainsi que d’autres personnes de Storybrooke, aux Enfers par la lyre d’Orphée, et que Robin avait voulu, tel le héros qu’il était, nous protéger en affrontant un kraken invoqué par ma meilleure amie, ou du moins son alter-égo la Méduse, pour se protéger. La créature mythologique l’avait alors projeté dans le Styx sous mes yeux horrifiés et mes mains impuissantes à l’aider. J’étais arrivée trop tard. Je lui avais obéi en faisant partir notre fille adoptive CJ mais mon instinct m’avait forcée et rebrousser chemin, et j’eus tout juste le temps de le voir se faire jeter par un balayage de tentacules dans le fleuve maudit. Je le savais, il en mourait et en serait prisonnier pour toujours. Sur le moment, je n’avais eu qu’une seule envie, l’y rejoindre. Mais j’avais CJ à ramener à Storybrooke, Henry qui m’attendait sur place, et ma meilleure amie Neïlina, inconsciente dans les tentacules du kraken qui avait ouvert un portail sur les Sept Mers. Je devais sauver les miens avant de songer à tout autre chose.

Depuis, nous étions tous rentrés à Storybrooke et j’avais dû organiser les funérailles du plus grand héros que nous avions connu (en toute objectivité, bien sûr) et faire mettre en terre un cercueil vide. Toute la ville était là, la tristesse se lisait sur les visages, et son pauvre petit garçon était désormais orphelin. Ce petit Roland que j’aimais comme s’il était mon fils, je n’avais pas le droit de le garder avec moi. Il avait rejoint son parrain Petit Jean et Aeline qui se trouvait être sa tante. Tous trois avaient regagné le monde des contes. J’étais donc seuls avec les deux enfants que j’avais adoptés, Henry que j’avais depuis son plus jeune âge, et CJ qui avait rejoint le foyer depuis seulement quatre mois. Mais cette adorable adolescente était aussi bien ma fille que ce qu’Henry pouvait être mon fils. Je les aimais tous deux si fort, ils m’aidaient énormément. Et puis j’avais aussi un autre enfant, un autre espoir qui me permettait se sortir la tête de l’eau, qui m’empêchait de m’enliser dans la dépression. J’avais appris par la fée bleue que j’étais enceinte. Un véritable miracle. Bon, j’y avais travaillé, évidemment. Peu après notre retour du désert de glace et avant les fêtes de fin d’année, Robin m’avait confié qu’il souhaitait que nous fondions une famille. J’avais dû lui faire part de mon incapacité à enfanter à cause d’un poison que je m’étais administrée plus jeune, et lui avait fait la promesse de chercher un antidote. J’étais loin de m’imaginer que j’avais réussi. Le plus triste dans l’histoire, c’est qu’il n’avait pas été là pour apprendre la bonne nouvelle en même temps que moi. J’étais seule, seule avec mes deux autres enfants. Et mes deux meilleurs amis que j’avais également informés tant j’étais déroutée au début. Neïlina et Durnik m’étaient d’un immense secours.

Ma vie avait cependant une nouvelle fois connu un retournement de situation. En effet, ma précieuse CJ m’avait montré un article de New York qu’elle avait trouvé sur lequel Robin apparaissait. Par je ne sais qu’elle miracle, il s’était retrouvé à New York, complètement amnésique. J’étais alors partie dès le lendemain avec ma meilleure amie et Aeline, que j’avais fait revenir du monde des contes et ensemble, avant de découvrir CJ cachée dans le coffre de ma voiture, nous avions ramené Robin à Storybooke. Cela faisait seulement deux jours, il était toujours amnésique et je voulais faire venir Petit Jean et Roland pour l’aider à retrouver la mémoire. Je l’avais laissé loger dans les chalets que j’avais fait construire en forêt voilà plusieurs mois pour lui et ses joyeux compagnons. J’avais le cœur brisé qu’il ne me reconnaisse pas. Je songeais encore à ces rêves qui m’avaient accaparée quelques nuits après son enterrement, où ses sages paroles me parvenaient, plus vraies que nature, où il me disait qu’il n’avait jamais cessé de m’aimer malgré cette fausse Marianne qui nous avait séparés avant son trépas. Aujourd’hui, il était de retour et je comptais bien tout mettre en œuvre pour qu’il retrouve la mémoire, qu’il retrouve mes bras et qu’il puisse avoir ce qu’il voulait. Il devait savoir que je portais ses enfants. Oui, la veille j’avais été consulter un médecin et j’avais appris que je portais deux bébés. Les miracles n’avaient de cesse de se produire, décidément. Si seulement le miracle pouvait poursuivre en me rendant mon Robin entièrement. Je ne pouvais supporter davantage de voir son regard bleuté se poser sur moi comme si j’étais une étrangère. J’étais têtue et je n’arrêterai pas jusqu’à ce qu’il ait recouvré la mémoire.

J’achevais de me préparer, cherchant une robe que je parviendrais à fermer avec mon ventre qui s’était considérablement arrondi (et je comprenais pourquoi à présent- apparemment, une grossesse gémellaire était bien plus fatigante et surtout bien plus visible). Je dus user d’un peu de magie pour avoir une tenue à ma taille et je résolus de faire les magasins. Je voulais éviter la magie autant que possible, j’avais peur de succomber à mes vieux démons. Je mettais mes chaussures lorsque des coups brusques retentirent à la porte. Surprise, je jetais machinalement un coup d’œil vers celle-ci tandis que le fracas se reproduit. Mécontente d’un tel traitement, je m’avançais vers mon entrée et ouvrit, découvrant avec méfiance celui qui avait été pendant vingt-huit ans mon informaticien. Je ne l’avais plus revu depuis la levée de la malédiction… Il se souvenait, comme tous les autres. Il avait été le dieu des Enfers, nous avions passé un accord et je n’avais pas respecté mon engagement. J’étais cependant à des années lumières de penser à Andreas, ou Hadès. J’avais bien d’autres chats à fouetter. Il était là, avec son air suffisant à m’appeler « majesté ». Je roulais des yeux.

- Qu’est-ce que tu veux ? Demandai-je sans dissimuler mon agacement.

Le voilà en train de me narguer sur mon destin certes peu reluisant quand on savait que j’avais perdu quasiment tous ceux à qui je tenais. Mais j’avais changé, et depuis, de bonnes choses m’arrivaient. Je soupirai.

- Il fallait me donner ce conseil trente ans auparavant, très cher. A présent, les choses ont changé. Si tu veux bien m’excuser, j’ai à faire.

J’avais l’intention de sortir de ma maison, mais j’avais comme l’impression qu’il ne serait pas de cet avis. Son regard me glaçait le sang, mais je tachai de n’en rien laisser voir.

code et gifs par SWAN.

_________________
 
Heart broken

I miss you so much...
©️ Miss Pie
Revenir en haut Aller en bas
your knife, my back. My gun, your head + regina
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
" R.M.S TITANIC IS BACK!
" DART to Haiti - Words of Thanks to Canadian Head of State
" Flash-Back with Hitsu [PV: Zelles Hitsugaya]
" Gloglo is back avec un diplome en poche !!!!
" Made in Flash Back

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HAPPY ENDINGS CHRONICLES :: Storybrooke & le monde sans magie :: Les habitations :: Villa de Regina Mills-
Sauter vers: