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[FB] L’ile Verte souillée. [Ariel]

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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Dim 30 Juil - 21:02

Elle était touchante.
Innocente et naïve aussi.
J’avais envie de la protéger pour lui éviter toutes les rudesses de la vie, mais bien sûr c’était du domaine de l’impossible.

Sa simplicité me fit plaisir. Elle aurait pu se la jouer grande princesse, ce qui aurait mis fin immédiatement à notre complicité.
Je savais bien n’être qu’un simple mortel face à une fille de dieu, mais je déteste être méprisé et humilié.

Qu’elle me fasse confiance me toucha plus que je n’aurai voulu l’admettre. Je balayais ses remerciements d’un geste du crochet.

« N’aie crainte. D’autres me voient effectivement comme un « Horrible Pirate », mais en général c’est qu’ils ont fait des choses pas très correctes et je suis mes valeurs. Rendant la justice que la loi est trop lente à donner. Ou alors c’est parce que leurs biens me seront bien plus utiles qu’à eux car ils n’en ont pas besoin. »

Me voyais-je comme un justicier ?
Un peu. Mais surtout un voleur servant son propre intérêt.
Qui étais-je pour décider de quoi les autres avaient besoin ?  Et s’ils méritaient leurs possessions ? Durement acquises ou pas.
Peut-être pas horrible pirate mais pirate quand même.

Près du feu, mon équipage avait sorti un tambourin et une guimbarde et dansaient pour certains, chantaient pour d’autres, dansaient des gigues improvisées avec plus ou moins de succès en fonction de l’alcoolémie de chacun.

Sa question effaça le sourire qu’ils avaient dessiné sur mes lèvres.

Si j’avais connu l’amour ?
Je bus une gorgée de rhum, ma gorge devenue soudainement sèche.
Rebouchant ma bouteille, j’opinais de la tête avant de répondre

« Oui j’ai connu l’amour. »

Mon regard se perdit dans les flots, du côté du Jolly Roger.

« Elle s’appelait Milah. Elle était fière et libre. Le crocodile a arraché son cœur devant mes yeux et l’a réduit en cendres. C’est aussi lui qui m’a fait ce cadeau. »

Je levais brièvement mon crochet avant de reprendre.

« Je n’aurais de répit que lorsque je lui aurait fait payer la mort de celle que j’aimais. »

C’était une promesse que je m’étais faite en ce jour maudit où il m’avait tout prit.
Une étoile filante passa brièvement dans le ciel et je fis une fois de plus le vœu de le retrouver et de me venger.
Reposant mon regard sur la jeune sirène, je retrouvais mon sourire, même s’il était un peu crispé.

« N’aie pas de peine pour moi, je sais qu’un jour, je le retrouverai, je l’affronterai et je le tuerai. »

Il n’y avait pas dans mon esprit d’autre option possible.
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Ariel d'Atlantica
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Lun 14 Aoû - 13:59

L'île Verte souillée

Quand la Petite Sirène rencontre le Capitaine Crochet
« C’est ce que je pense, il faut toujours suivre ses valeurs, oh bien sûr, je n’irais jamais jusqu’à blesser quelqu’un pour suivre ce que j’entreprends mais en tout cas, je te suis sur le fait qu’il faut toujours suivre ses valeurs, après tout, c’est ça qui fait de nous ce que nous sommes. »

Ariel, par moment, il serait judicieux que tu l’as ferme. Mon oreille fut curieuse des bruits qui venaient du campement de l’équipage du capitaine Crochet, je nagea tout en restant cachée derrière le rocher et regarda les hommes du Capitaine en train de danser autour du feu, je trouvais ça rigolo car ils dansaient drôlement et pour la plupart très étrangement.

« Ils ont une façon très étrange de…de danser. » énonçais-je à Killian alors que je revenais vers lui. Je me replaça près du rocher, m’y adossant avant de demander au Capitaine s’il avait connu l’amour. Ce n’était peut-être pas mes oignons mais j’avais envie de savoir, après tout, peut être que c’était le cas et peut-être que je pourrais l’aider non ? Ce dernier perdit son sourire et je m’en voulais à l’instant même de lui avoir demandé. « Si tu ne veux pas me le dire, je ne t’en voudrais pas… »

Finalement, il m’expliqua qu’il avait connu l’amour et que le Ténébreux lui avait enlevé, qu’il l’avait tuée devant ses yeux. Quel malheur. Me mordant la lèvre inférieure, je l’écoutais néanmoins continuer et une idée me vint à l’esprit. Il voulait tuer le Ténébreux, peut-être que ce n’était pas une chose que je devais faire mais si je voulais lui venir en aide pour qu’il puisse venger la mort de celle qu’il aimait, je me devais de le faire non ? C’était lui aussi qui lui avait ôté sa main… Qu’elle horreur. Je reprends finalement la parole alors que ce dernier me fait comprendre qu’il fera tout pour le tuer.

« J’ai entendu dire que l’encre de sèche était quelque chose de très puissant pour bloquer les pouvoirs, ça marcherait sur le Ténébreux ? »

Après tout, si ça pouvait marcher sur le Ténébreux, il me suffirait d’aller en chercher, je savais exactement où trouver de l’encre de sèche, il me suffirait d’aller en chercher et de lui en ramener, après tout, ça ne manquerait pas beaucoup à mon père non ? Et puis pour ce que mon père en faisait, je préférais le donner au Capitaine Crochet. Ce n’était pas une bonne action mais qui n’a jamais fait de mauvaises actions dans sa vie ?
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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Mar 22 Aoû - 22:47

Oui, les valeurs d’un être font cette personne. Elles la subliment, la font croître et grandir.
Un homme ou une femme sans valeurs perd tout intérêt à vivre, à être côtoyé.

Le commentaire d’Ariel sur la danse engagée sur la plage me fit sourire.
En les regardant, je bus une nouvelle gorgée de rhum et lui répondit.

« C’est qu’il sont ronds comme des queues de pelle. Ils sont ivres quoi. La majorité a bu plus que son compte. »

Essuyant du pouce le goulot de ma flasque de rhum, je la lui tendis.

« Tu veux essayer. Prends-en modérément. Ca tape.  Tu risques d’être malade ensuite. »

Comment expliquer que des hommes et des femmes se rendaient sciemment malade, jusqu’à en vomir en buvant de l’alcool ?
Le regard dans le vague, je repris.

« Mais si tu en prends juste assez pour être bien, ça te fais te sentir bien. Ça te fait oublier tes soucis et parfois même que tu existes. »

Je m’étais aussi saoulé plus qu’à mon tour pour oublier la douleur de la perte de Milah.  Pour oublier mon impuissance. Pour m’oublier. Souhaitant la rejoindre.

« Quand on aime vraiment, plus rien n’a d’importance. C’est comme si l’être aimé devenait la moitié de soi-même et lorsqu’il nous est arraché alors on sombre… »

Tel un navire sans gouvernail, déchiré aux entrailles, dont le seul salut est une plongée définitive dans les eaux noires et glacées des abîmes. Pour disparaître et faire taire cette souffrance.
J’avais verbalisé ma pensée sans me rendre compte que je parlais à voix haute.
En prenant conscience, j’affichais un sourire sur mes traits, pure composition pour la rassurer et me raclait la gorge avant de reprendre.

« C’est pour ça que je vais t’aider à retrouver Éric. A lui transmettre ton message. Car quand il te verra, il saura. »

Pour moi c’était aussi clair que ça.

Le feu se mit à crépiter sur la plage de la plus belle des manières alors que la musique redoublait.

Soudainement, elle trouva les mots qui éveillèrent mon attention.

« L’encre de seiche… »

Ce n’était pour moi qu’une légende. J’en avais entendu parler mais ce n’était qu’une rumeur. Si cela s’avérait vrai, son existence, son pouvoir me donnerait un atout indéniable sur mon ennemi.

« Tu pourrais vraiment en trouver ? »


Avec cette encre en ma possession mes chances de succès s’en verraient pour le moins doublées.

« Serait-ce dangereux pour toi ? »

Des fois je me serai foutu des baffes.
La gentille sirène venait m’offrir sur un plateau d’argent une solution en or pour combattre le crocodile et moi je m’inquiétais pour elle. Où était donc passé le Pirate sans foi ni loi ? Le Killian Jones que tous craignaient ?

Quelque chose avait changé en moi depuis quelques mois. Depuis ce rêve étrange avec Miss Swann.
Je m’inquiétais plus pour les autres. Et même si je ne la connaissais que depuis quelques heures, j’avais envie de protéger Ariel comme si elle avait été ma petite sœur.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Lun 11 Sep - 9:27



L'île verte souillée
Tu veux de l'encre de seiche ?
« D’accord. » énonçais-je quand ce dernier exprima le fait qu’ils avaient bu plus que raisonnable. Par moment, les humains avaient des manies étranges comme boire beaucoup ou quelque chose comme ça, en tout cas, les voir ainsi me faisait sourire. Il me tendit sa gourde, sentant l’odeur, j’eu un léger haut le cœur mais gouta néanmoins d’une seule petite goulée et nettoya le goulot avec mon pouce avant de m’essuyer la bouche « J’aime bien l’arrière-goût. » énonçais-je au Capitaine Crochet. Il est vrai qu’il y avait un certain arrière-goût qui était plaisant. Je tendis la gourde au Capitaine avant de laisser retomber mes bras dans les flots.

Un léger sourire naquit sur mes lèvres. Très bientôt, Eric saura la vérité sur mon état, j’en étais certaine, j’avais confiance en Jones.

Ecoutant ses propos, je compris qu’il aimait bien le rhum et que ça lui permettait sans doute d’oublier les problèmes qui l’entoure, mais faisait-il face à ses problèmes ? Oui ça j’en étais sûre, il devait y faire face non ? S’il était là, ce n’était sans doute pas pour rien. Quelques instants plus tard, je me mis à parler de l’encre de seiche, mon père en avait parlé comme une encre dangereuse qui pouvait bloquer les pouvoirs. Et le Capitaine se trouva justement intéressé par ce fait. Me mordant la lèvre inférieure, je repris finalement la parole « Oui l’encre de seiche. Mon père en conserve dans sa réserve. Pour y accéder, je dois passer dans la salle du trône, et il s’y trouve très souvent. » énonçais-je. Sois mon père s’y trouvait, sois j’avais le droit à une réprimande de Sébastien.

Un silence se créa entre nous deux avant que je ne reprenne finalement la parole « Eh bien, ça peut être dangereux si je touche l’encre, étant donné que je suis dotée de magie mais si c’est nécessaire pour t’aider, je peux aller t’en chercher, il suffira juste que je me rende dans la réserve lorsque mon père ne regardera pas. » Oui il était clair que ça pouvait être dangereux mais après tout, le Capitaine était prêt à m’aider avec Eric alors pourquoi ne pouvais-je pas lui rendre la pareille en allant chercher de l’encre de seiche ? « Le soleil se lèvera dans peu de temps, il faut que je retourne sous les flots, je t’enverrais un message lorsque j’aurais l’encre de seiche. » énonçais-je avec un sourire.

Il me fit un signe de la tête, le saluant, je retournai sous les flots pour retourner au palais. La journée du lendemain passa sans que je ne puisse me rendre dans la réserve mais par chance, la salle du trône se trouva vide peu de temps avant le dîner et je pu me rendre en toute sécurité jusqu’à la réserve pour prendre de l’encre de seiche. La mettant dans un coquillage, je la mis ensuite dans mon sac bandoulière avant de sortir par une brèche au-dessus de moi et me mis à nager jusqu’à la surface avant de poser mon regard sur le bateau du Capitaine, il commençait à partir. « Eurêka ! » hurlais-je alors que le volatile arrivait vers moi. Je sortis de mon sac un bout de papier et pu par chance à l’aide d’encre de poulpe que j’avais dans mon sac écrire simplement « J’ai l’encre. ». Le mettant autour de la patte d’Eurêka, je le regardai s’envoler avant de se prendre le mat avant de glisser jusqu’en bas du mat et tomber aux pieds de Crochet.

Soupirant, je plongeai pour nager jusqu’au bateau avant de lever le regard, espérant croiser celui du Capitaine.
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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Ven 22 Sep - 23:27

Je ne voulais pas qu’Ariel soit blessée. Je voulais la protéger. Pourtant je ne la connaissais que depuis le matin.
Etrange comme l’on peut s’attacher à une personne en un court laps de temps.
Avec Emma cela avait été encore plus rapide. J’espérai un jour la revoir.
Je la revoyais dans mes songes, la nuit. Mais pas comme lors de cette nuit magique.

En la voyant repartir, je ne pus m’empêcher de lui lancer un :

« Sois Prudente. »

Sincère.
Puis je regagnais le campement. Terminant ma bouteille.
Mettant un peu d’ordre aux débordements. Une querelle entre deux femmes pour un homme. Des fois c’était des coups de poings qui s’échangeaient entre les hommes pour montrer leur force et conquérir une des membres de l’équipage ; cette fois c’était le contraire. Deux harpies qui s’échangeaient coups de griffes et tirage de cheveux. M’interposant, je dû hausser de la voix et user de mon crochet pour retenir la plus acharnée.
Puis une fois les humeurs calmées, je les laissais se réconcilier et profiter du reste de la nuit. Regagnant ma cabine au calme sur le Jolly Roger.

Ariel ne m’avait pas dit quand elle reviendrait. Ayant attendu une journée entière, le plein d’eau douce avait été fait et nous nous étions approvisionnés en fruits sur l’île, je n’avais pas de raison d’attendre plus longtemps.
J’espérais qu’elle pourrait me retrouver.  De toute façon je devais lui faire confiance.
Alors que nous levions les voiles, je vis cet imbécile d’oiseau tomber à mes pieds. Il venait de piquer dans les voiles.
Récupérant le message discrètement,  je saisis le volatile par le cou et le balançait par-dessus bord alors que déjà l’équipage parlait de le mettre au menu du soir.
Puis je donnais l’ordre au second quant au cap avant de revenir rapidement à ma cabine pour lire sa missive. Ouvrant alors la fenêtre de ma cabine, je passais la tête pour la chercher du regard.
Les vagues claquaient contre les flancs du navire, mais là personne ne pourrait nous voir parler si elle se glissait dans le sillage du navire.

« Ariel ? »

Je préparai un sac et une ficelle de trois mètres pour récupérer l’encre. Je n’aurai qu’à les descendre lorsque je la verrai afin de remonter le précieux trésor qui annihilerait les pouvoirs du crocodile pour assouvir ma vengeance.

« Ariel ? »

Je n’osais crier, même si le fracas de l’eau devait étouffer le son de ma voix. Scrutant du regard les vagues je cherchais une petite tâche rousse qui pourrait indiquer la présence de la gentille sirène.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Sam 21 Oct - 0:52



L'île verte souillée
Tu veux de l'encre de seiche ?
Plongeant dans les flots, je nage jusqu’au bateau du Capitaine. J’étais allée lui chercher de l’encre de Sèche, j’ignorais ce qu’il allait véritablement en faire mais si je pouvais l’aider, alors peu m’importait, puis mon père ne s’en rendrait pas compte, après tout, il ne vérifie jamais. J’étais remontée à la surface et Eurêka m’avait servi de messager et malgré la maladresse de ce fichu oiseau, le Capitaine eu mon message. Remontant à la surface, je ne tarde pas à croiser le regard du Capitaine Crochet.

« je suis là ! » énonçais-je au pirate.

Plongeant à nouveau, je plongea en profondeur avant de remonter et de me retrouver pile poil sous la fenêtre de Killian.

« Comment vas-tu le récupérer ? » demandais-je alors que je sortais le petit flacon de mon sac.

Je ne pouvais aucunement me permettre de perdre ce flacon, c’était un produit dangereux mais apparemment nécessaire à Crochet alors je me devais de lui donner même si je faisais une mauvaise chose à l’égard de mon père. Mais alors que je m’apprêtais à lui donner, c’était sans compter sur Sébastien et le fait qu’il ne sait pas tenir sa langue, je sentis une présence derrière moi et un frisson me parcouru l’échine. je me retourne et ne tarde pas à faire face à mon père.

« Papa… Je vais tout t’expliquer, si j’ai pris l’encre de sèche, c’est pour aider un ami. »

Il fait un mouvement de trident et le bateau se stoppe soudainement comme retenu par les vagues alors qu’il fait lever l’eau pour qu’on soit tous les deux à la hauteur du Capitaine Crochet dans deux tourbillons d’eau. Croisant les bras sous ma poitrine, mon père s’empare du flacon.

« père non.
Ariel, tu es trop naïve, c’est un pirate, il s’est servie de toi, uniquement pour avoir sa revanche. Il s’est servi de toi comme ses semblables l’ont fait en tuant ta pauvre mère.
Le Capitaine Crochet n’es pour rien dans le décès de ma mère. Père, s’il te plait, laisse lui prendre l’encre de sèche.
Il en est hors de question et puis, toute magie a un prix a payer, tu le sais mieux que quiconque Ariel. De toute manière, ce pirate n’a rien à offrir. »

Je regarde le Capitaine dans les yeux, essayant de lire dans son regard, on était si près du but, je ne voulais pas avoir fait tout ça pour rien.

« Papa, tu connais ma passion pour le monde humain. Si le Capitaine accepte de me montrer le monde humain pendant trois jours et qu’il veille à ce qu’il ne m’arrive rien, il aura l’encre d’accord ? C’est un échange de bon procédés non ? »

Mon père semble réfléchir. Il pose son regard sur moi.

« Ariel… »

Il soupire et fait apparaître un bracelet dans ma main, je le passe autour de mon poignet avant de me retrouver vêtue d’une robe violette aux reflets verts, mes longs cheveux roux tombant en cascade sur mes épaules. L’eau me dépose lentement sur le bateau alors que mon père regarde fixement le Capitaine avant de lui tendre l’encre de sèche.

« Tu as trois jours Ariel, ensuite tu récupéreras ta queue de sirène. » il se retourne vers Crochet « Veillez sur elle. S'il lui arrive quelque chose, vous subirez ma colère. »

Il disparut sous les flots, avant de libérer le bateau de son emprise et il pu repartir. Je descendis les quelques marches pour rejoindre le Capitaine Crochet.

« Je suis vraiment désolée, je… je ne sais pas pourquoi j’ai dit cela, c’est juste que… j’ai toujours rêvé d’en apprendre plus sur le monde humain. » énonçais-je.
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Killian Jones
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Dim 22 Oct - 9:13

J’avais été soulagé de la revoir, ayant eu peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose.
Bien sûr pour moi l’encre de seiche était important mais même sans j’aurais trouvé un autre moyen de tuer le crocodile.

Alors que je m’apprêtais à descendre un petit seau pour qu’elle puisse déposer ce présent inestimable, le temps sembla soudainement changer. L’horizon s’obscurcit comme s’il faisait nuit noire puis les nuages disparurent alors que le Jolly Roger était immobilisé et que le dieu des océans  se dressait soudainement derrière Ariel.

Bondissant de ma cabine, je grimpais sur le pont, près à tenter de prendre sa défense.
D’une main je fis signe à mes hommes de ne pas agir. Certains ayant déjà porté la main à leurs sabres pour défendre chèrement leur peau dans un dernier baroud d’honneur.

Je ne comprenais pas de quoi ils parlaient au sujet de la mère d’Ariel. Avait-elle été tuée par un pirate ? Par un homme ?

Ma gorge était sèche. Ce n’est pas tous les jours que l’on a devant soi un Dieu, furieux qui plus es, qui vous domine sur une colonne d’eau.

La transformation de la sirène en humaine devant les hommes et les femmes de mon équipage souleva une bordée de murmures et de jurons d’étonnements et de craintes.
Ainsi nous allions accueillir la fille du Dieu Poséidon  durant trois jours à nos côtés.

Osant regarder le père d’Ariel droit dans les yeux, je lui promis en prenant la fiole.

« Je prendrais soin d’elle. »

Lorsqu’il eut disparu dans les flots, un souffle de soulagement parcourut tous les membres de mon équipage, moi y compris.
Le vent soufflait de nouveau dans les voiles et mon navire fendait les flots.

Glissant la fiole dans ma poche, je lui pris une main, la regardant en souriant.

« J’ai eu peur qu’il ne te fasse du mal. »

J’étais sincère.
Me tournant face à mon équipage je parlais d’une voix forte et claire.

« Je vous présente Ariel. Je vous remercie de la traiter avec autant de soin que s’il s’agissait de ma sœur. »

J’aurai pu donner un ordre, mais ce n’était pas la façon dont je m’adressais habituellement à mon équipage.
Mes paroles mettaient automatiquement le cadre en place. Elle n’était pas mon amante, elle était une personne qui m’était chère et quiconque oserait porter la main sur elle aurait à encourir ma colère. Personne ici ne souhaitait voir ou subir ça.

« Mettez le cap sur le Fer de Lance. »


A l’intention de la sirène je précisais plus bas.

« C’est le port le plus proche, nous y serons dans une journée si les vents sont favorables. D’ici là, je vais t’apprendre les rudiments de la culture humaine. »

Si elle n’avait encore eu l’occasion de fréquenter des êtres humains, elle aurait beaucoup de choses à apprendre.

M’adressant à la cuisinière et médecin de mon navire, je lui demandais rassurant.

« Mariette, apportes nous une collation, comme tu le ferais pour moi habituellement. »

Je ne voulais qu’elle s’inquiète de ne pas être à la hauteur, ou qu’elle se pose trop de questions. J’aimais que les gens qui me côtoyaient soient à l’aise et je restais juste tant que l’on était correct à mon égard.

Tendant mon bras, j’invitais Ariel à me suivre dans ma cabine.
Il était étrange de la voir ainsi marcher alors que je ne pensais pas cela possible.
Une fois la porte refermée, je la lâchais pour la regarder des pieds à la tête.

« Tu es magnifique ! Vraiment. »

Je déposais un baiser sur son front, puis me reculait de nouveau.

« J’ai vraiment eu peur tout à l’heure. »

Je sortis le flacon et le rangeait dans un coffret placé dans une armoire, démontrant ainsi que je lui faisais confiance. Dans ce même coffret se trouvait des bijoux. Je pris un collier fait d’ambre et d’émeraudes qui allaient parfaitement avec sa tenue et sa chevelure et le lui tendit pour qu'elle puisse le prendre entre ses doigts.

« Voici un petit cadeau pour toi. »
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Jeu 2 Nov - 21:05



L'île verte souillée
Tu veux de l'encre de seiche ?
Le navire vint à repartir alors que je regardais le trident de mon père disparaître dans les flots. Je fus rapidement rejointe par Hook qui vint me dire qu’il avait eu peur qu’il ne me fasse du mal. Je lui fis un sourire bienveillant « Mon père est un peu rustre aux premiers abords mais tu peux être certain qu’il ne me fera jamais le moindre mal. Il nous aime plus que tout au monde mes soeurs et moi, il était juste en colère contre moi. » énonçais-je simplement. Je souris à l’équipage avant de poser mon regard sur le Capitaine « Je me sens en sécurité. »

« D’accord. » lui énonçais-je avec un sourire alors qu’il me disait qu’il allait m’apprendre les rudiments de la civilisation humaine. J’avais hâte d’en apprendre plus sur le monde humain et qui de mieux qu’un humain pour cela ? Je souris à la cuisinière du navire avant de suivre Killian dans sa cabine alors qu’il semblait surpris de me voir si facilement marcher sur deux jambes « C’est une faculté des sirènes ça aussi Killian, oh bien sûr, c’est dur tout de même de tout le temps tenir bien sur mes jambes mais je m’en sors plutôt pas mal. » lui énonçais-je avec un sourire.

Une fois que nous fûmes dans sa cabine, il me complimenta sur ma tenue « Merci beaucoup. » lui énonçais-je en souriant avant de reprendre « Les couleurs rappelle ma queue de sirène. » énonçais-je « Par chance, ça va avec ma chevelure rousse. » ajoutais-je en souriant légèrement. Lorsqu’il m’énonça le fait qu’il avait vraiment eu peur que mon père me fasse du mal, un nouveau sourire naquit sur mes lèvres avant qu’il ne sorte un collier magnifique de l’un de ses tiroirs « Oh Killian, il est magnifique. ». Le tenant entre mes doigts, je regardais chaque détails, j’adorais les bijoux, je trouvais toujours ça très beau, sous l’océan, je n’en portais pas, les sirènes n’en portaient pas mais là, pendant trois jours durant, je serais humaine alors… « Tu peux me l’attacher ? » Il accepte. Pendant qu’il m’aide à l’accrocher, je reprends la parole « Mon père fait difficilement confiance aux humains, encore plus aux pirates. Quand j’étais toute petite, ma mère a été tuée par des pirates, ça a brisé mon père pendant de longues années. Mes soeurs et moi avons tentées de lui rendre le sourire mais rien n’y faisais avant que je ne réussisse à lui rappeler comment était ma mère et ce qu’elle aurait voulu. Il est devenu un peu plus joyeux mais ma mère lui manque énormément et c’est pour cela qu’il était méfiant tout à l’heure. »
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Ven 10 Nov - 11:41

Avec plaisir, j’assurais le fermoir du collier sur sa nuque afin qu’il puisse orner son cou sans qu’elle ne risque de le perdre, puis lui tendis un petit miroir afin qu’elle puisse en constater l’effet avec sa robe et sa chevelure.

« Puisque tu sais marcher, je t’apprendrais à danser. Ainsi lorsque tu retrouveras Eric, tu pourras accepter son bras et te laisser porter par la musique. »


Déjà, je les imaginais ensemble. C’était pour moi une évidence.
Dans ses yeux, je lisais la profondeur de son amour pour lui lorsqu’elle l’évoquait, lorsqu’elle parlait de lui, lorsqu’elle le décrivait.

J’avais vraiment envie de l’aider.
Je tenais néanmoins à remettre les choses au point. Pour ne pas qu’il y ait de non-dits ou qu’elle se fasse de fausses idées.

La prenant par la main, je la fis asseoir sur une chaise près de la table qui me servait de bureau. Dessus était étirée une carte de la région, avec les îles et les courants, un compas, une lunette et le coquillage qu’elle m’avait offert. Il y avait aussi un encrier, une plume et mon journal de bord.

« Je ne veux pas que tu crois que je profites de toi. Je te rappelle que c’est toi qui m’a offert le coquillage et qui m’a proposé l’encre. »

J’imaginais la perte que représentait sa mère aux yeux de son père, car je l’assimilais à la perte de Milah.

D’une main douce, je caressais son visage, amicalement.

« Je suis  désolé pour ta mère, mais tous les pirates ne sont pas pareils, comme tous les hommes. Il y’en a des bons et des mauvais. Eric semble faire partie des bons, moi je me situerai entre les deux. »


Je pouvais être aussi bon que cruel aux yeux de certains. Lorsque je dépouillais des nantis ou un navire marchand pour mes intérêts et celui de mon équipage, cela n’avait rien de bon.
A côté de ça, je n’hésitais pas à tendre la main si j’estimais la personne face à moi ou si je la sentais dans la détresse.

« Ton père ne me connais pas. Ne me juge pas en fonction de ses propres croyances. Je veux vraiment t’aider et je m’y suis engagé. Je ferai en sorte que tu puisses retrouver Eric. »

Après cette mise au point, je lui désignais la pièce d’un large geste de la main.

« Voici donc ma cabine. Tu dormiras dans mon lit, je vais faire poser un hamac pour veiller sur toi. Non que tu ne risques quoi que ce soit avec mon équipage, ayant vu ton père, aucun n’oseras lever la main sur toi, mais je préfère ne pas être loin si tu fais un cauchemar. »


Attentionné jusqu’au bout.
Un poisson sorti de l’eau peut s’affoler, comme si moi j’étais plongé et maintenu sous l’eau. Sentiment d’oppression, d’insécurité.
Je serai là si cela devait advenir, pour lui tenir la main, pour la veiller. Et non car son père m’avait menacé mais parce qu’elle me semblait fragile et innocente.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Jeu 23 Nov - 17:35



L'île verte souillée
Tu veux de l'encre de seiche ?
« Ce serait merveilleux ! » lui énonçais-je avec un sourire.

Apprendre à danser pour pouvoir danser avec Eric quand je le retrouverais. Ce serait tellement merveilleux. Je souris à Killian alors que je regarde le collier qui se reflète dans le miroir.

« Il est vraiment très beau. » lui énonçais-je avec un nouveau sourire.

Je vins m’installer sur la chaise de son bureau lorsque Killian m’y invita et observa tout ce qui se trouvait sur le bureau et promena le bout de mes doigts sur le coquillage que je lui avais offert, un sourire aux lèvres. J’étais heureuse de voir qu’il l’avait conservé. Je venais de lui expliquer que ma mère avait été tuée par des pirates et que c’était pour cela que mon père avait énormément de mal avec les pirates et qu’ils les haissaient même. Mon regard se posa sur son visage alors qu’il me disait que je ne devais pas croire les dires de mon père, que tous les pirates n’étaient pas tous méchants.

Il me confia le fait qu’il y avait deux différences d’hommes, les bons et les méchants. Il m’énonça même qu’il se tenait entre les deux.

« Entre les deux ? Que veut-tu dire par là ? » demandais-je finalement.

Il m’énonça le fait qu’il était sincère et qu’il s’était promis de m’aider et qu’il le ferait, il voulait véritablement que je retrouve Eric. Me mordant la lèvre inférieure, je vins néanmoins sourire.

« Merci Killian. » ajoutais-je.

Je vins à me lever avant de faire les cent pas au sein de la cabine alors que le Capitaine m’expliquait que je dormirais dans son lit et qu’il ferait installé un hamac pour veiller sur moi en ajoutant que je ne risquais rien avec son équipage mais qu’il voulait tout de même prendre des précautions, juste au cas où.

« D’accord. » m’exclamais-je.

Me tournant vers Killian pour lui faire face, je reprends finalement la parole « Crois tu que l’on puisse aller sur le pont ? je rêve de voir les flots depuis le pont du bateau. » lui énonçais-je avec un sourire. Il me sourit, je compris qu’il acceptait enfin je n’en avais pas le moindre doute, je venais de quitter la cabine pour monter sur le pont et je m’étais dirigée vers le « poste de commande » avant de m’appuyer à la rambarde pour sentir le vent dans ma chevelure rousse alors que je regardais le soleil se refléter dans les flots calmes.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Mer 29 Nov - 9:39

Ce serait avec plaisir que je lui montrerai comment danser. J’avais à bord quelques musiciens qui accepteraient sans soucis de taper la mesure.
Ce n’était pas tous les jours que l’on approchait une sirène et plus encore la fille du Dieu des Mers et des Océans.

Le collier lui avait fait plaisir. J’en étais heureux.

Elle avait du mal à comprendre ce que j’entendais quand je disais être entre les deux. Ni bon, ni mauvais. En fait ce n’était pas tout à fait ça.
Souhaitant lui expliquer, je tentais d’être clair en lui donnant des exemples concrets.

« Quelqu’un de bon pardonnerait à son ennemi. Moi je ne le ferai pas. L’encre que tu m’as offerte va me servir à ôter ses pouvoirs à celui qui tué celle que j’aimais et ensuite je lui rendrai la pareille. »

Je lui couperai la main et je lui ôterai la vie.
J’avais déjà joué et rejoué dans mon imaginaire des milliers de fois notre rencontre, notre ultime combat, celui ou un seul d’entre nous en ressortirait vivant.
Le poing serré, mon visage s’était fermé un instant. Mon regard glissant sur le portrait de Milah accroché au mur, je me repris et peignis un sourire factice sur mes lèvres. Je ne voulais pas briser sa joie de vivre.

« Je suis aussi un pirate. Je dépouille les nantis, mais si je peux aider ceux qui sont dans le besoin, je le ferai. »

Comprenait-elle ce que je voulais dire ?
Je n’en étais pas sûr. Je ne voulus pas insister pour ne pas plomber sa joie. Pour ne pas non plus qu’elle change son regard sur moi.

« Ce n’est pas pire qu’un roi qui ne s’occupe pas du malheur de ses sujets ou qu’un changeur qui extorque les biens de ses clients avec des taux d’usure sans commune mesure. »

Je connaissais nombre de familles qui s’étaient retrouvés sur la paille ou sans toit parce qu’ils avaient fait confiance à la mauvaise personne pour garder leurs intérêts.

Après avoir mis au point les soucis d’intendance, je la laissais monter sur le pont tout en la suivant.

Le soleil brillait et semblait illuminer ses cheveux d’une aura de feu.
M’approchant d’elle, je posais ma main et mon crochet sur le bastingage et lui sourit.

« Cela doit te faire tout drôle de voir la mer de haut, non ? »

Lui prenant la main, je la guidais jusqu’au gouvernail et ayant fait signe au timonier de se reculer pour nous laisser agir, je plaçais ses doigts sur le bois poli par les mains de nombreux marins.

« Sens la force de l’océan. Mets-toi à l’écoute du Jolly Roger. Ce gouvernail c’est comme la colonne vertébrale du navire. Tu peux ressentir la puissance des courants marins qui luttent contre le vent dans les voiles et grâce à cet instrument que l’on appelle aussi la barre, c’est notre vie qui se dirige vers l’avenir. »


Ma main sur la sienne, je maintenais le cap, mon crochet maintenant un montant du gouvernail pour le stabiliser.
Il fallait de la force et de l’habileté pour conduire le Jolly Roger, mais derrière elle, je lui donnais la possibilité de ressentir cette sensation unique.

Les cheveux dans le vent, nous avions une vision dégagée sur le pont, sur l’avant du navire, sur les sept mers droit devant nous.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Dim 24 Déc - 16:41



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Tu veux de l'encre de seiche ?
Il m’expliqua en détails ce qu’il entendait par « entre les deux ». Je compris par ses propos qu’il voulait se venger d’un homme qui avait tué celle qu’il aimait et je pense même si je fais partie des « gentils », que je serais capable de faire la même chose pour protéger Eric ou pour le venger. Je posa mon regard sur le portrait de la femme accroché au mur et ramena mon regard vers le Capitaine.

« Elle était très belle. Comment s'appelait-elle ? » lui dis-je avec un sourire.

Nous bavardâmes un moment avant que je ne demande au Capitaine si nous pouvions aller sur le pont. Après tout, je rêvais de voir la mer d’aussi haut. N’attendant pas une réponse de sa part, je me rendis sur le pont et contre la barrière, je regardais le soleil qui se reflétait sur les flots bleus, là où tout mon monde se trouvait. Je souris à Killian lorsqu’il me rejoint avant de répondre à sa question.

« Oui, je n’aurais jamais cru voir la mer de cette hauteur, je suis plus habituée à être dedans. C’est tellement beau et ça paraît si vaste, si…immense. C’est magique. » énonçais-je tout en perdant mon regard dans le bleuté des flots.

Suivant Killian, je vins à fermer les yeux lorsqu’il posa mes mains sur le gouvernail. Je voulais sentir ce qu’il disait, sentir la force du navire sur les flots. Je sentais le vent qui soulevait mes cheveux roux, je sentais la puissance du navire sur les flots. Toujours les paupières closes, je vins à reprendre la parole.

« Je sens la force du navire sur les flots. L’océan est puissant mais le navire semble le combler de toute sa hauteur. Ma vie se résume à vivre dans les flots mais découvrir l’intensité de votre monde, ça me donne des ailes et ce n’est pas peu dire. »

Rouvrant les yeux, je souris à Killian avant de reprendre la parole.

« Est-ce-que tu as… » Je lui mina une flute « C’est un objet qui fait de la musique, mais je ne sais pas le nom, ça a pleins de trou mais j’adore la musique que ça fait et puis c’est un joli objet. » énonçais-je.

J’adorais les notes que pouvait faire cet objet mais j’en ignorais le nom. J’avais entendu Eric en jouer un jour et je m’étais dit que j’aimerais qu’il m’apprenne, quand il saurais qui je suis bien sûr. Souriant à Killian, j’attendis sa réponse. Il me la donna et je lui fis signe de me suivre avant que l’on ne s’approche de la rambarde.

« Tu m’as fait sentir le force de ton navire, maintenant, à moi de te montrer l’intensité de mon monde. Ferme les yeux, écoute le chant de l’océan. »

Je connaissais l’intensité du pouvoir de ma voix, je savais qu’à une certaine intensité, elle pouvait se montrer dangereuse mais pouvais-je chanter ? J’étais apte à contrôler mes notes, je pouvais contrôler mon pouvoir. Fermant également les yeux, je souris en entendant le souffle de l’océan, le cri des dauphins, les claquements de l’eau contre les rochers. C’était un si beau son. Rouvrant les paupières, je souris à Killian avant de reprendre la parole.

« Comme toutes les sirènes, je possède une voix enchanteresse mais contrairement aux autres, la mienne est plus puissante, néanmoins, je sais la contrôler et je connais les limites à ne pas dépasser. J’adore chanter, accepterais-tu que je chante pour ton équipage ? Vous êtes tous si gentils avec moi. » lui énonçais-je avec un sourire.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Dim 31 Déc - 17:01

« Milah »

Comme à chaque fois que je prononçais son nom, un pincement se faisait en mon cœur.
Mon regard glissa sur l’encre sur mon poignet qui dessinait en lettre déliées son doux prénom.

La conversation dévia heureusement pour ne pas que la nostalgie me submerge et une fois dehors toute tristesse s’était envolée.
J’étais vraiment à mon aise sur les flots, comme ne faisant qu’un avec mon navire, avec les éléments.
Elle sembla apprécier comme moi de tenir la barre du Jolly Roger et ce sentiment de liberté.
Elle avait tout compris et j’en étais heureux.

A ses mimiques, je souris de toutes mes dents, l’amusement se lisait dans mes pupilles bleus comme le ciel.

« Une flûte. Oui plusieurs hommes et femmes de mon équipage en possèdent. Nous pourrons t’en faire tailler une et t’apprendre à en jouer. »


Pas sûr néanmoins, que l’instrument apprécie d’être plongé dans les eaux salées, quoique l’idée me vint de demander au menuisier du navire d’en faire une dans du bois flotté.

« Tu seras toutefois forcée pour en jouer d’être à l’air libre car il s’agit d’un instrument à vent. »


Je ne savais pas si elle connaissait déjà tout ce qui se rapportait à la musique mais je comptais bien lui en apprendre autant que je pourrais.

Me conformant à sa demande, je rendis la barre au timonier et la suivit me penchant comme elle le disait.
A ses côtés, les sons parvenant de la mer, des animaux marins, les couleurs et la beauté des vagues scintillantes sous les rayons solaires, me semblaient amplifiés, sublimés. Je fermais les yeux et ce fut encore mieux, comme si je redécouvrais l’océan d’un tout nouveau regard. Avec tous mes sens.
Elle avait raison, c’était magnifique.
Je lui rendis son sourire. Heureux d’avoir partagé ce moment avec elle.

Face à sa proposition je tiquais légèrement et avouait avec une grimace.

« Je connais certains effets que peuvent avoir le chant des sirènes sur les hommes et je crains que les membres de mon équipage ne soient pas suffisamment fort pour résister et ne pas se jeter par-dessus bord. »

J’avais déjà eu une fois affaire à un banc de sirène et j’avais failli perdre le Jolly Roger. Je ne voulais pas recommencer.

« Mais allons plutôt dans ma cabine déjeuner pour que je puisses t’apprendre à te servir des ustensiles humains. »


Je voyais Mariette, sur le pont avec un plateau qui nous attendait.

« Viens vite, cela va être froid. Même si tu n’as pas faim, il serait bon que tu te familiarise avec la vaisselle et certains ingrédients de base pour tes retrouvailles avec Eric. »

Lui souriant, je la rassurais pour ne pas qu’elle soit triste.

« Et ce soir, nous danserons, nous chanterons et nous ferons la fête. Ce sera loin des réceptions royales mais cela te permettra d’avoir un léger aperçu du bon et du mauvais dans l’amusement des mortels. »

J’imaginais plus des mauvais côtés car la tenue d’un équipage pirate était loin de ressembler à celle pleine de chichis de la noblesse.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Jeu 18 Jan - 16:05



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Tu veux de l'encre de seiche ?
Je lui offris un sourire réconfortant lorsqu’il me parla de Milah. Je sentis dans sa voix qu’il ne valais mieux pas plus en parler alors la conversation dériva rapidement sur les objets musicaux dont Eric a joué au bord des flots. Killian m’expliqua qu’il s’agissait d’une flûte et qu’il m’en ferait tailler une et m’apprendrais à en jouer.

« Oh oui, j’aimerais beaucoup ! Eric en jouait aux bords de l’eau le soir et je l’écoutais depuis un rocher où je me réfugie souvent. » lui expliquais-je « Pendant longtemps, la musique a été bannie du royaume de mon père, je sais donc très peu de choses sur les instruments de musique, je sais juste que certains font des sons d’une rare beauté, tu pourras m’en apprendre plus ? » lui demandais-je.

A la mort de maman, la musique avait été bannie du royaume car cela rappelait à mon père les bons moments passés avec elle mais nous, nous en souffrions de tout cela, cependant depuis peu, la musique était de retour mais je devais avouer que je ne connaissais pas grand chose sur les instruments, mise à part la flute vu que j’écoutais Eric en jouer depuis mon rocher. Je lui fis un signe positif de la tête lorsqu’il me dit que je devrais en jouer à l’air libre et écouta attentivement ce qu’il me disait ensuite. j’en vins finalement à lui faire profiter de toute la magnificence et la magie de l’océan quand on prends le temps de l’écouter.

« D’accord, je comprends. » lui dis-je avec un sourire.

De toute ma famille, j’étais celle qui possédait la voix la plus enchanteresse et elle pouvait très vite devenir dangereuse alors Killian avait sans doute raison, il était mieux pour tout le monde que je ne fasse rien. Lui faisant un signe approbatif de la tête, je le suivis dans sa cabine pour déjeuner. Il avait raison, pour mes retrouvailles avec Eric, il fallait mieux que j’apprenne toutes les bases à savoir sur la vaisselle humaine et sur les ingrédients qui font la bonne nourriture. une fois dans sa cabine, nous nous installons et je m’empare d’une fourchette avant de la regarder.

« Oh oui, j’ai déjà hâte d’y être ! » m’exprimais-je avec un sourire avant de regarder le Capitaine. « Mon ami Eurêka m’a dit que c’était une tourninouflette et que vous vous servez de ça pour vous coiffer mais je suppose que c’est pas vrai ?… » dis-je avec un léger sourire.  
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Dim 21 Jan - 22:21

Ariel était adorable.
Touchante, fragile et sensible. J’avais envie de tout faire pour l’aider à retrouver son prince.

« Eric joue donc de la flûte ? »

Je notais ce détail. Il me semblait avoir une flûte en bois précieux dans un coffre de la calle. Souvenir d’une ancienne prise. Peut-être que je pourrai l’approcher en lui offrant ce présent. Ensuite, il me serait facile de lui transmettre le message d’Ariel.

Je fis une légère grimace à l’évocation de la douleur de son père. Je comprenais parfaitement ayant connu la même chose avec la mort de Milah.

« Il ne faut pas lui en vouloir. Le temps adoucit la souffrance et je suis sûr qu’avec ta voix, il n’a pu résister à réintroduire la musique et les chants sous la mer. »

Comment résister à la douceur que dégageait cette magnifique sirène.

Une fois dans la cabine, je la vis s’emparer d’une fourchette et répéter les bêtises du stupide volatile qui était son ami.

« Effectivement, ce n’est pas cela du tout. C’est une fourchette. Une petite fourche qui sert à piquer les aliments avant de les porter à la bouche. »

Retirant la chaise qui se trouvait contre la table, je l’invitais à s’asseoir.

« Mais commençons par le début. Dans les maisons de qualités, et notamment les palais où se trouvent des princes, rois et reines, il convient que l’homme retire la chaise pour permettre à la femme de se glisser entre la table et la chaise et tout doucement, il repousse légèrement la chaise contre la table pour permettre à la femme de s’asseoir. »

Accompagnant le geste à la parole, je la fis ainsi s’asseoir.
Sur la table, débarrassée de ses cartes habituelles, étaient disposés deux assiettes l’une en face de l’autre, deux verres à vins, deux verres à eau, une fourchette en face d’elle puisqu’elle tenait l’autre en main, deux grandes cuillères, deux petites, et deux couteaux, sans oublier deux serviettes et deux petits pains.  

Faisant le tour de la table, je m’installais sur un tabouret, puis je pris la carafe d’eau et servis le liquide cristallin.

« Il s’agit d’eau douce. Non salée. Je ne sais si tu es habituée. Je vais aussi te servir un peu de vin, juste pour que tu goûtes car c’est un alcool qui a tendance à désinhiber les mortels. Je ne sais quel effet il aura sur toi. Désinhiber cela veut dire que tu gardes moins le contrôle sur tes gestes, tes pensées, tu te sens plus joyeux aussi… »

Et tu oublies ta douleur.
Cette dernière pensée, je la gardais pour moi.
Après avoir servis également le liquide couleur rubis dans les verres de cristal, je soulevais le couvercle de la soupière ou se trouvait un délicieux ragoût et lui en versais une part généreuse.

« Tu mangeras ce que tu voudras. Il s’agit de bœuf. Un animal qui sert aussi sur terre à tirer des charrettes. »


J’essayais d’être aussi précis que possible, imaginant sans peine que pour elle tout était inconnu.
Reposant le couvercle après m’être servis, je pris la grande cuillère.

« Ceci est une grande cuillère, elle sert à prendre les liquides dans l’assiette, comme des soupes, ou des sauces. »

Je pris ensuite la fourchette et piquait un tout petit morceau de viande que je portais à ma bouche. Puis je le mastiquais en silence avant de l’avaler.
Saisissant ensuite ma serviette, je m’en essuyais délicatement la bouche, exagérant un tant soit peu mes gestes comme l’auraient fait les nobles.

« Il convient de ne pas parler la bouche pleine. Il s’agit d’une règle de maintien. »

Otant mon crochet, je le remplaçais par une main en bois qui me permettait de saisir plus facilement les objets. Attrapant ainsi le couteau, je découpais un morceau de viande un peu gros, puis un bout de légume, lui montrant ainsi comment se servir d’un couteau et d’une fourchette. »

« Le couteau sert à couper et la fourchette à maintenir ce que tu dois couper avant de le porter à ta bouche. Tu veux essayer ? »

Souriant, je l’encourageais à me suivre.

« Ne t’inquiètes pas, je ne suis pas là pour me moquer, juste pour t’apprendre à bien utiliser les éléments de bases pour un repas en bonne société. »


Mon souhait était vraiment de l’aider.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Mer 28 Mar - 11:43



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« Oui, il joue merveilleusement bien de la flûte ! » lui dis-je avec un sourire.

J’adorais écouter Eric jouer de la flûte, assise sur mon rocher, le vent fouettant ma chevelure rousse. Cependant, aujourd’hui et ce pour trois jours, j’avais deux jambes à la place de ma queue de sirène et je devais tout faire pour être « une bonne humaine ». Killian me fis donc part du fait qu’il allait m’apprendre tout ce qu’il y a a savoir. Je lui souris alors qu’il m’énonçait le fait que la tourninouflette que j’avais entre les mains ne servait pas à se coiffer mais à s’aider pour manger.

Je ris silencieusement avant de poser mon regard sur Killian qui tirait la chaise pour que je puisse m’asseoir. Je m’approche et m’assieds avant que le Capitaine ne repousse doucement la chaise pour que je sois proche de la table. Mon regard se promenait entre tout ce qui se trouvait sur la table, tellement de belles choses, pour la plupart, j’en avais dans ma caverne aux merveilles. J’écoutais attentivement ce qu’il me disait sur l’eau douce.

« Oui, je n’ai pas l’habitude de l’eau douce, je n’ai pas l’habitude de boire même, je vis dans l’eau tu sais mais je suis heureuse d’en apprendre beaucoup sur le monde humain. Je veux tout faire, tout goûter. » lui dis-je avec un sourire telle une enfant qui découvrait des nouveaux jouets « Tu aimes bien le vin toi ? » lui demandais-je.

Je le regardais ouvrir une jolie boîte avant de sentir une très bonne odeur. Cela sentait vraiment très bon. il me servit dans l’assiette et m’expliqua ce que c’était avant de me parler de l’accessoire qu’il avait utilisé. Approchant mon visage de l’assiette, je sentais l’odeur et souris.

« Cela sent très bon Killian. » dis-je simplement.

Je n’avais pas l’habitude de manger tout cela et ça me plaisait beaucoup de découvrir tout ça. Je le regardais faire, imprimant dans ma mémoire tout ce qu’il faisait et tout ce qu’il me disait. Le couteau coupe et la fourchette attrape la nourriture. Je fais un signe positif de la tête.

« Oui, je vais essayer ! » dis-je triomphante.

M’emparant de la fourchette que je tenais toujours dans ma main, je prends le couteau et commence à couper le bout de viande avant de faire un faux mouvement et de faire voltiger le bout de viande. Rougissant, j’aurais voulu me cacher sous la table. Posant un regard désolé sur Killian, je reprends la parole.

« Je suis désolée. » dis-je en posant les couverts sur la table, ne voulant pas tâcher plus que je ne venais de le faire en envoyer valser le bout de viande. Je crois que je n’avais jamais autant rougis.   
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Sam 21 Avr - 21:52

Elle était telle une enfant le jour de son anniversaire.
Déballant ses cadeaux, ouvrant de grands yeux devant chaque chose et mets proposés.
C’en était adorable et je souriais avec plaisir et devant son innocence.

« Si tu veux tout faire et tout goûter, une vie ne suffira pas. »

Je lui fis un clin d’œil avant d’ajouter.

« Et toi tu es peut être immortelle, mais pas moi. »

Il me semblait qu’Éric non plus ne l’était pas s’il était mortel.
Plus sérieusement, je repris.

« Nous ferons au mieux durant ces quelques jours. Ensuite tu découvriras plein d’autres choses aux côtés de celui que tu aimes. »

En tout cas, si je pouvais faire en sorte de les réunir c’est ce que je ferai. Non par peur de son père, mais parce que j’avais connu l’amour avec Milah et que ce sentiment était indescriptible. Fort. Puissant. Je voulais qu’elle vive la même chose.

En réponse à sa question, je pris mon verre à vin et y trempait mes lèvres avec un sourire.

« Oui, j’aime le vin et le rhum. C’est ce que je t’ai fait goûter dans la fiole sur la plage. Tu t’en souviens ? »

Sa tentative de couper sa viande était amusante et secouant doucement la tête je la rassurai.

« Allons, ne te décourage pas. Ça arrive même aux meilleurs. Il n’est pas évident de manipuler ces couverts quand on en a pas l’habitude. »

J’étais prêt à lui trouver toutes les excuses possibles car elle me touchait vraiment.

Me levant, je la rejoignis et utilisant ma main de bois et celle valide, je pris avec douceur les siennes pour la guider. Lentement je pris le temps de lui montrer comment appuyer, comment couper, puis comment piquer le morceau de viande et le porter à sa bouche.

« Ne te sens pas gênée. Je ne suis pas là pour te juger ou dire que c’est mal. Je suis là pour t’aider. Pour t’apprendre. À ton rythme. »

Et je prendrais le temps qu’il faudrait. Je pouvais me montrer très patient lorsque je jugeais la chose importante.

La laissant se débrouiller par elle-même, je revins à ma place et levais mon verre vers elle.

« Souvent nous trinquons, c’est-à-dire que nous entrechoquons légèrement nos verres en nous souhaitant mutuellement, la santé, bon appétit, la richesse ou simplement l’amour. »

J’attendis qu’elle lève son verre et lui montrait.

« Il est question d’une légende où pour être sûr que l’hôte n’empoisonnait pas le breuvage il était de coutume de choquer les verres pour qu’un peu de chaque liquide se mélange dans chaque récipient. Les humains ne se font que peu confiance. »

Prenant une pomme, je me mis à la peler puis je lui en tendis un quartier.

« Voici une pomme, c’est sucré et l’on en fait du jus, des tartes et gâteaux ou on la mange comme ça. »

Il y avait aussi dans une corbeille du raisin, des poires et des figues et sur la table dans une petite coupelle des amandes, des noix et des noisettes, mais aussi du pain, du fromage et de la charcuterie. Si elle voulait goûter à elle risquait à coup sûr l’indigestion.

« Nous avons une journée en mer avant d’atteindre des terres et un village paisible, aussi prends ton temps, tu pourras goûter à tout comme tu voudras, je te montrerai tout ce que tu voudras et n’hésites  pas à me poser toutes les questions que tu souhaites, j’y répondrais du mieux possible. »
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Jeu 10 Mai - 23:35



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Tu veux de l'encre de seiche ?
« Alors, je ne dois pas perdre de temps. » dis-je avec un sourire à l’attention du Capitaine avant d’ajouter « Tu sais, je vieillie quand même, mais plus lentement que les autres, c’est tout. » ajoutais-je pour clarifier les choses à l’égard de ma « nature ». Je demeurais la fille de Triton et bien que je sois la petite fille du Dieu Poséidon, je demeurais déesse mais avant tout sirène et c’était ça qui importait le plus dans l’entièreté de ma vie alors c’était sur ça que je m’axais le plus mais il est vrai que je vieillissais plus lentement que les autres, c’était tout de même étrange. Je souris à Killian « Je suis heureuse parce que je saurais les choses importantes à savoir et comme ça, il verra que malgré ma nature de sirène, j’ai pu apprendre à connaître le monde humain. » C’était mieux que tout. Après tout, je ne pouvais pas vivre aux côtés d’Eric sans connaître un minimum ce qui fait le monde humain.

Je vins finalement à lui demander s’il aimait le vin. Une réponse positive me parvint et je lui souris. Il me parla également du rhum, le liquide qu’il m’avait fait goûté sur la plage « oh oui, je m’en souviens. » dis-je avec enthousiasme « C’est très bon mais ce n’est pas quelque chose que je boirais tous les jours. » énonçais-je au Capitaine. Après tout, il devait être rare que les sirènes boient ce genre de choses et sans doute également les femmes humaines ne devaient pas non plus boire ce genre de breuvage. « Il faudrait que je te fasse goûter un jour les breuvages que nous dégustons en bas, bien qu’il y en est très peu. » dis-je en riant légèrement. Nous vivions entourés d’eau alors il était rare que nous nous abreuvions mais il arrivait que nous en ayons la possibilité et ce que buvions était délicieux mais inconnu par les humains.

Alors que je tentais tant bien que mal de manier le couteau et la fourchette, le morceau vint à terminer son vol sur Killian. Rouge comme une pivoine, je m’excusa de tout cela. Je me sentais gênée. Cependant, le Capitaine Crochet me rassura en me disant que ce n’était pas bien grave et que cela arrivait à tout le monde. Un sourire naquit sur mon visage, il était très gentil. Le laissant me guider, je compris comment je devais m’y prendre et pu découper avec facilité une seconde bouchée avant de la porter à mes lèvres. Mâchant lentement, je vins à essuyer mes lèvres à l’aide de la serviette qui était disposée sur mes genoux et leva un regard admiratif sur Killian « Tu as raison, c’est compliqué de manier des couverts mais on y arrive vite. Et la viande est très bonne. Je n’en avais jamais mangé tu sais. » avouais-je.

Après tout, ce n’était pas le genre de choses que nous mangions sous les eaux de l’océan. Il vint à lever son verre, je fis de même avant qu’ils s’entrechoquent. Je bu une gorgée avant de reposer le verre sur la table face à moi, près de mon assiette. Il m’expliqua que c’était une coutume des humains sur le fait qu’ils ne se faisaient que peu confiance « Les humains sont pires que les poissons lunes. » dis-je en riant. Les poissons lunes étaient particuliers mais les humains l’étaient encore plus et ça me faisait sourire. Je m’empara du morceau de pomme que me tendait Killian avant de croquer. C’était tellement bon, et tellement nouveau pour moi « Tout ça est tellement délicieux. » lui dis-je, profitant du sucré de la pomme.

Nous terminâmes le repas avant que je ne lève le regard vers Killian « Pour te remercier de tout cela, apprécierait tu que je vous conte des histoires sur mon royaume à ton équipage et toi ? Cela me ferait très plaisir. » ajoutais-je.    
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Dim 13 Mai - 14:09

Je l’aurai cru immortelle.
Quoi qu’il en soit elle vivrait néanmoins plus longtemps que son prince, à moins qu’elle ne trouve une solution, un charme, un sort.
Je faisais confiance en l’avenir pour les réunir et je tenterai avec mes moyens de l’y aider car elle me touchait vraiment.

« Tous les efforts que tu fais en ce moment te permettrons de mieux t’intégrer à la cour et de ne pas te sentir gênée. »

J’avais fréquenté suffisamment de notable pour connaître les bases de l’étiquette. Je lui transmettrai mes connaissances avec plaisir.

Au sujet du rhum, j’acquiesçais.

« Le rhum est plus fort que le vin et fait vite tourner la tête quand l’on  n’est pas habitué. De même, je t’invite à boire ce qui te sera présenté en petite quantités. Lorsque l’on est ivre on ne contrôle plus ses paroles et ses actes. On fait des choses que l’on regrette après. Alors méfies toi. »

Je ne voulais pas lui faire peur, juste la mettre en garde et je pense qu’elle s’en rendait compte.

« Tu as pu voir que sur la plage, les hommes et les femmes riaient et chantaient fort en dansant bizarrement. C’est un exemple parmi tant d’autres. Si tu n’es plus maître de toi parce que tu as trop bu, tu risques aussi de te laisser entraîner dans des situations déplaisantes. »


Lui ayant permis de couper sa viande, et voyant qu'elle se débrouillait très bien avec ses couverts, je regagnais ma place face à elle et mangeais pareillement.
Je me doutais effectivement qu’elle n’avait pas du manger de viande auparavant. Surtout cuite. Si certains poissons charognards pouvaient manger la viande des carcasses d’animaux des naufrages, je ne la voyais pas elle dans cette position.

« Je suis content que cela te plaise. Tu goûteras bien d’autres choses avant la fin de ce voyage. »

Je trouvais le temps impartis par son père assez court pour lui faire découvrir tout ce que je voulais lui montrer, mais rien n’empêchais que je prolonge son séjour, il suffirait de lui montrer qu’elle allait bien et qu’il était nécessaire de poursuivre un peu sa découverte.

Son allusion sur les poissons lune me fit froncer les sourcils. Je ne comprenais pas.

« Que veux-tu dire ? Que font les poissons lune ? En quoi sommes-nous pires ? »

Je n’étais pas vexé mais interrogateur.
Je voulais juste savoir.

Le repas terminé, j’acceptais avec plaisir sa proposition.

« Je suis sûr que nous serons tous enchantés par ton histoire si tu n’es pas fatiguée. Nous ferons cela ce soir.  Après le dîner. Là pour le moment les hommes et les femmes de mon équipage sont occupés à entretenir le navire et à veiller à utiliser au mieux les vents pour nous mener au port rapidement. Je vais t’inviter à monter sur le pont pour les voir travailler et je vais te donner ton premier cours de danse si tu le veux bien. »

Lui offrant mon bras, je la conduisis grand seigneur et donnait quelques ordres.
Je lui montrais les voiles, les cordages, la familiarisais avec les termes nautiques.

« Si tu veux, je peux t’aider à monter jusqu’en haut de la vergue. Je serai derrière toi et je t’assurerais, tu ne pourras pas tomber, mais il te faudra changer de vêtements, cette robe n’est pas adaptée pour grimper sur le filet. Je peux t’en trouver à ta taille. »

L’avantage d’avoir des femmes à bord. Une chemise et un pantalon corsaire lui iraient à ravir.
De toute façon vu comme elle était jolie tout lui irait.

« Tu préfères commencer par quoi ? La danse ou la vue sur les sept mers ? »

Hélant un matelot qui avait, étant jeune, œuvré à la cours du roi de Camelot, je lui demandais de réunir deux de ses comparses pour que nous disposions d’une flute, d’un tambourin et d’une vielle à roue afin d’avoir de la musique digne de ce nom.

« Ils connaissent des chansons de haute et basse-cour. Ainsi tu verras différentes facettes des danses humaines. »

J’étais à sa disposition et ce n’était en rien une corvée, je ne souhaitais que lui faire plaisir.
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MessageSujet: Re: [FB] L’ile Verte souillée. [Ariel] Dim 13 Mai - 20:57



L'île verte souillée
Tu veux de l'encre de seiche ?
« Et ça grâce à toi ! » lui dis-je avec un grand sourire.

Sans Killian, je ne pourrais pas faire tout ce que je fais maintenant, sans Killian, je n’apprendrais pas tout ce qu’il me dit sur le monde humain. Je me serais sentie bien bête devant Eric. Je goûtais à tout, en petite quantité, je n’étais pas encore habituée à ce genre de nourriture et je n’avais aucune envie de me rendre malade. Killian m’expliqua que le rhum était quelque chose de fort et que ce n’était pas très bon d’en boire beaucoup lorsque nous n’étions pas habitués.

J’aquiescait, me souvenant des personnes que j’avais vu sur la plage que j’avais trouvé très étranges. C’était donc pour cela ? Ils étaient…ivres ? J’eu cependant un petit sourire avant de finalement reprendre la parole.

« J’aime bien le goût du rhum mais je ne pense pas en boire beaucoup. C’est vrai que c’est fort quand on n’est pas habituée et en tant que sirène, ce n’est pas le genre de boisson que nous trouvons sous les flots. » énonçais-je avec un petit sourire qui ne disparaissait pas de mon visage.

Je lui fis un nouveau sourire lorsqu’il me dit que je goûterais à beaucoup d’autres choses avant la fin du voyage et cette idée me plaisait beaucoup. Comme je m’en doutais, il ne comprit pas lorsque je vins à énoncer que les humains étaient pires que les poissons lunes et je ne pu m’empêcher de rire devant son regard incompris. Ce n’était pas un rire moqueur, c’était simplement rigolo de le voir se demander ce que je sous-entendait.

« Eh bien, à Atlantica, les poissons-lunes sont réputés pour faire des choses…comment diriez-vous…peu communes. C’est pour ça que je dis que les humains sont pires que les poissons lunes car vous faites des choses encore plus étranges que ce que je connais mais ce n’est pas une reproche, c’est juste une constatation d’une sirène sur le monde humain. » lui dis-je avec un sourire qu’il commençait à bien me connaître.

Mais à contrari de ça, les poissons-lunes demeuraient des poissons très gentils et bienveillants à l’égard des sirènes et ils apprécient le monde humain bien qu’ils ne sortent jamais de l’eau. C’est des poissons en même temps. Un grand sourire vint éclairer mon visage.

« Avec grand plaisir. Et puis tu sais, je ne suis jamais fatiguée, je veux profiter de chaque instants que je peux vivre dans votre monde, c’est tellement plus merveilleux qu’Atlantica. Bien sûr, mon monde regorge de mille et une merveilles mais…c’est différent. » énonçais-je.

J’avais déjà hâte d’être le soir pour leur conter des histoires sur mon monde. Un monde qu’ils ne devaient sans doute que peu connaître et ça me plaisait de pouvoir leur apprendre des choses à mon tour. Une fois que nous fûmes sur le pont, j’écoutais tout ce que me disait Killian, regardant les voiles, les cordages, avec émerveillement. Je trouvais tout cela tellement beau. Il me proposa de me faire grimper en haut de la vergue, d’après ce que j’avais compris, il s’agissait de l’immense bout de bois qui retenait la voile.

« Je n’ai jamais vu les sept mers d’aussi haut. Je veux bien monter là-haut. Et après, j’adorerais danser ! » lui dis-je avec un sourire.

Une femme de l’équipage me fit signe de la suivre, pour que je puisse me changer. D’après ce que j’avais compris, ma robe ne convenait pas pour monter en haut du mat. J’étais contente de pouvoir porter de nouveaux vêtements et la femme de l’équipage m’aida à m’habiller car je n’avais pas vraiment l’habitude et après m’être coiffée rapidement, je revins sur le pont et souris au Capitaine.

« L’une des dames de ton équipage m’a aidée à m’habiller. J’ai encore pas mal de choses à apprendre. » lui dis-je en rougissant légèrement avant de reprendre « Tu crois que ça conviendra comme tenue pour monter là-haut ? » demandais-je au Capitaine.    
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